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MAGASIN
DE ZOOLOGIE
D'AMTOMB COMPAREE
DE PALEONTOLOGIE;
DESTINÉ A FACILITER AUX ZOOLOGISTES DE TOUS LES PAYS LES MOYENS DE PUBLIER
LEl'RS TRAVAUX, LES ESPÈCES NOUVELLES Qu'lLS POSSÈDENT, ETA LES TENIR
SURTOUT AU COURANT DES NOUVELLES DÉCOUVERTES ET DES PROGRÈS
DE LA SCIENCE.
Par ÏH. F.-E. Cuérin-Ifléneville,
y//^ ytfuVRAlSOK -ANNÉE 18<^
MAMMIFÈRES
, texte et pi., n°
ANNÉLIDES ,
texte et pi., n°
OISEAUX ,
texte etpt,, n°
CRUSTACÉS ,
texte et pi., na
REPTILES ,
texte et pi., n°
ARACHNIDES,
texte et pi., n° -> - t
texte et pi., n° %'/' A 4
POISSONS ,
texte et pi., n°
INSECTES ,
MOLLUSQUES ,
texte et pi., n°
ZOOPHYTES ,
texte et pi., n* ^/
PARIS ,
ARTHUS BERTRAND, LIBRAIRE -ÉDITEUR,
LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE ,
23, RUE IIAUTFEITLLE.
SERIE, - ANNÉES 1831 A 1838,
Le magasin de zoologie a commencé à paraître en 1831.
Les huit années , 1831 à 1838 , forment la première série de ce recueil , dont
l'utilité est reconnue et garantie par cette longue existence. L'empressement que
les savants et les zoologistes de tous les pays ont mis à l'enrichir de leurs mémoires
et à y consigner leurs travaux en assure désormais la réussite. C'est un livre indis-
pensable à toutes les personnes qui s'occupent de zoologie, tant à cause de l'im-
portance que du nombre des mémoires qu'il renferme; il est aujourd'hui le
recueil à figures le plus considérable qui existe.
Cette première série, terminée par des tables méthodique, alphabétique et par
noms d'auteurs , nécessaires pour la facilité des recherches, forme 8 volumes in-8,
ornés de 635 planches gravées et soigneusement coloriées, prix. . . 259 fr.
On veisd séparément :
Première année, 1831, 80 planches, 25 fr., par la poste, 28 fr.
Deuxième année, 1832, 100 planches, 36 fr.,
Troisième année, 1833, 95 planches, 36 fr.,
Quatrième année, 1834, 54 planches, 18 fr.,
Cinquième année, 1835, 76 planches, 36 fr.,
Sixième année, 1836, 83 planches, 36 fr.,
Septième année, 1837, 69 planches, 36 fr.,
Huitième année, 183S, 78 planches, 36 fr.,
S Mammifères. )
Reptiles" I 149 pl"' 3 vo1*' " f*' par la P0^6' 108 f*
Poissons. j
Deuxième section, j l^p^"6/' j 162 pi., 3 vol.»/,, 77 f. 50, par la poste, 85 f.
/ Annélides. i
Troisième section. ) AracSes ( 324 pl'>6 vo1, '/2,ï37 f* 50>par la poste, i5of.
(insectes. J
mammifères, 30 planches. . . 22 fr. » c, par la poste 24 fr. » c.
oiseaux, 86 planches. . . 66 fr. » c, » 70 fr. » c.
reptiles, 16 planches. . . 12 fr. » c, » 13 fr. » c.
poissons, 17 planches. . . 12 fr. » c, » 13 fr. » c.
mollusques, 159 planches. . . 76 fr. 50 c, » 80 fr. » c.
zoophytes, 3 planches. . . 2 fr. » c, » 2 fr. 50 c.
annélides, 1 planche. . . » fr. 75 c, » 1 fr. » c.
crustacés, 27 planches. . . 13 fr. » c, • 14 fr. » c.
arachnides, 18 planches. . . 10 fr. » c, » il fr. » c.
insectes, 278 planches. . . 127 fr. 50 c, » 135 fr. » c.
»
42 fr.
»
42 fr.
»
21 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
MAGASIN
DE
ZOOLOGIE.
ANNEE 1839.
M^-(gHSH
INSECTES, Pl. 1
SPHOENOGNATHE. Sphoenognathus. Buquet,
Revue zoologique par la Société Cuviérienne>
1838, page 104.
Lorsque , dans la séance de la Société entomologique
du 7 juin dernier, je communiquai l'insecte qui fait l'objet
de ce petit travail, il n'était connu que de nom, et n'avait
figuré , jusqu'alors , que dans le cabinet de M. Dejean , à
qui je m'empressai d'offrir la femelle qu'il ne possédait pas
encore. Je crois donc faire plaisir aux entomologistes , en
donnant une description et une figure de ce genre curieux.
Mandibules beaucoup plus longues que la tête chez les
mâles , très courtes dans les femelles , droites , anguleuses ,
dentées en scie au côté interne , et terminées par un cro-
chet. Antennes de dix articles ; le premier aussi long que
tous'Jes autres réunis , le deuxième très court , arrondi , le
1839. 3
2 INSECTES, PL. 1.
troisième et le quatrième cylindriques , plus longs du dou-
ble que le second article, les suivants composés de feuillets
épais , disposés en manière de peigne. Palpes maxillaires de
trois articles, assez longs , filiformes , l'intermédiaire plus
court de moitié que les deux autres , le dernier terminé en
pointe. Tête large , anguleuse , presque plate. Corselet ré-
tréci en devant , trapéziforme dans les mâles , plus large du
double que long chez les femelles. Écusson assez grand ,
serai-circulaire, arrondi au bout. Élytres parallèles, gla-
bres , luisantes , peu allongées , très larges , légèrement re-
bordées extérieurement , arrondies à l'extrémité. Pattes de
moyenne longueur , jambes arquées , les antérieures den-
tées le long de leur côté interne , trois petites épines du
côté opposé (dans les mâles seulement), les jambes posté-
rieures munies extérieurement de petites dentelures qui
varient de quatre à cinq. Corps couvert en dessous d'un
duvet blanc , soyeux et assez long.
S. Prionoide. S. Prionoïdes.
Orthognathus prionoïdes, Dbj., Cat., 3e édit. , p. 193.
S. castaneus ; capite thoraceque subrugosis, laleribus cupreo'
œneis ; elytris corrugatis, tibiis anticis spinosis, posticis
flavis ■, antennis tarsisque nigro-piceis .
Longueur, avec les mandibules, 38 millim.; largeur, 15 millim.
La tête est carrée , deux fois plus large que longue, apla-
tie, les angles antérieurs sont très aigus, et entre eux , à
Une égale distance de l'un et de l'autre , se trouvent deux
tubercules très saillants : elle est d'un brun rougeâtre, ainsi
que les mandibules ; les yeux sont gris, assez forts. Les an-
tennes sont d'un brun noir. Le corselet est de la couleur de
la tête, mais un peu plus foncé ; il est arrondi sur les côtés .
convexe, visiblement rugueux, et il offre sur le milieu une
Insecils, PI. 1. .3
ligne enfoncée ; sur les bords latéraux on voit des reflets
métalliques, et çà et là un léger duvet blanc. L'écusson, qui
est caché en partie sous le duvet du corselet , est couvert de
points enfoncés. Les élytres sont arrondies sur les côtés, lé-
gèrement bombées et plissées dans toute leur longueur ;
elles sont d'un brun rougeâtre, avec un reflet cuivreux assez
éclatant qui n'existe pas dans les femelles. Le dessous du
corps et les pattes antérieures sont d'un brun-noirâtre mé-
tallique. Les jambes intermédiaires et les postérieures sont
de couleur fauve et les tarses noirs. Les mâles (fig. 1) va-
rient singulièrement pour la taille. J'en ai reçu un qui est
plus petit d'un tiers au moins que l'individu figuré ici : les
femelles (fig. 2) , au contraire, ne paraissent pas différer
entre elles, et sont presque totalement dépourvues des
nuances métalliques qu'on observe dans l'autre sexe.
Ces insectes se trouvent dans la Nouvelle-Grenade , en
Colombie.
LUCIEN BUQUET.
Juillet 1837.
Nota. Nous avons dû changer le nom que M. Dejean a
donné à ce genre dans sa collection ; car le nom d'0///*o-
gnathus est employé par Schcenherr pour un genre de Cha-
rançon publié dans son Gênera et specles Curculionidum ,
tome iv, part. 2 , pag. 813.
Mm/ île Zoo/o<fi<> îSJç
//i.rettrj- PI 1
Splurnooiial luis prwnotdet, /i^uet
/s?/?*v/fW«/*t' .'V
Insectes, Pt. 2.
SPHINX. Sphinx. Linné.
S. de Année. S» Annei. Guérin,
Cette nouvelle espèce de Sphinx vient encore montrer
combien l'entomologie du Chili a d'affinité avec celle de
notre midi de l'Europe , car elle a les plus grands rapports
avec nos Sphinx hippopkaeset vespertiloïdes , que l'on trouve
dans le midi de la France , et elle ne diffère bien essentiel-
lement de ces deux espèces que par le plus grand nombre
de taches noires et blanches des côtés de son abdomen.
Nous l'avons dédiée à M. Année, attaché au consulat fran-
çais au Chili , à qui Ton doit la découverte de plusieurs
espèces rares de ce pays.
Sphinx hippophaes et vespertilioides ajjinis, alis anticis cine-
reo-umbrinis , fascia lata sinuataque brunneo-sub-vires-
cens. Macula baseos alba, nigro-vqçiegata, macula nigro-
fusca supra disco. Alis posticis rubro-incarnatis, basi et
fascia lata sinuataque nigris, macula magna alba prope
angulo anali. Abdomine supra brunneo-viridescens , macu»
lis latcralibus quinque nigris et albis.
longueur, 5 cent. \ enverg., 10 cent.
Son corps est, en dessus, d'un brun verdâtre obscur, avec
les côtés de la tête et les épaulettes bordés de blanc. Les
côtés de l'abdomen sont entrecoupés par cinq taches blan-
ches séparées par autant de taches noires, allant en dimi-
nuant de grandeur vers l'anus. Le dessous du corps est d'un
blanc jaunâtre faiblement lavé de rose. Les antennes sont
d'un brun roussâtre en dessus, avec le dessous plus pâle.
Le dessus des premières ailes est d'un gris pâle un peu ver-
1839. 3
2 Insectes, Pl. 2.
dâtre, faiblement rosé au milieu , avec le bord postérieur
longé par une large bande oblique beaucoup plus foncée ,
surtout au côté interne, qui est un peu sinué. La base est
garnie par une touffe de poils blancs divisée en deux par
une autre touffe de poils noirs ; il y a en outre, vers le mi-
lieu, une assez large tache d'un brun verdâtre assez foncé.
Le dessus des secondes ailes est d'un rouge carminé plus
intense au milieu, avec la base et une large bande près du
bord postérieur noires : il y a au côté interne, près de l'an-
gle anal , une grande tache carrée d'un blanc assez lavé de
rose sur les bords. La frange des quatre ailes et le bord pos-
térieur des supérieures sont d'un blanc rosé.
Le dessous des premières ailes est gris, avec le milieu tra-
versé par une large bande dentée , d'un rougeâtre très pâle
piqueté de gris. Le dessous des inférieures est d'un rose un
peu moins pâle que la bande des supérieures, sablé de pe-
tites taches grises, avec le bord postérieur gris et une tache
triangulaire noirâtre à l'angle anal. Les pattes sont blanches
du côté externe.
Ce Sphinx a été pris aux environs de San Yago, au Chili.
GUÉRIN-MÉNEVILLE.
Sphinx .//i/w/, c
Cl UT 1/1
X.Jiemo/uJ unp
Insecte, Pi.. 3. i
DESCRIPTION
d'un nouveau genre de Coléoptères xylophage s ,
par M. MAX. DE SPINOLA.
G. TESSEROCÈRE. Tesserocerus, Saunders1 ,
Corps cylindrique ; faciès du G. Platypus, Herbst.
Antennes distantes , insérées sur la face , près de l'angle
antéro-interne des yeux8, de six articles apparents. Le pre-
mier article long , fortement arqué , recourbé constamment
du coté interne, se prolongeant dans ce sens bien au delà de
la naissance du second article , prolongement assez mince à
« Nous n'avions pas encore reçu le troisième cahier des Transac-
tions de la Société entomologique de Londres^ quoiqu'il eût paru à la
lin de 1836, lorsque M. de Spinola nous fit parvenir ce me'moire, le
11 novembre 1837, accompagné d'une excellente figure que nous
avons fait graver immédiatement. M. de Spinola ne connaissait pas
non plus le travail de M. Saunders, et il avait donne à ce genre le nom
de Damicerus. Il a approuve le changement de nom que nous avons cru
devoir faire. Le sien était peut-être le plus ancien , comme on peut
le présumer en le trouvant dans la deuxième édition du catalogue
de M. Dejean \ mais cette espèce d'annonce doit céder le pas à une
description complète, telle que celle de M. Saunders. Le mémoire
de M. Spinola n'en est pas moins très intéressant, et nous sommes
heureux de pouvoir enfin le mettre au jour. On verra, dans la Re-
vue zoologique par la Société Cuviérienne , n°6, juin 1838, p. 104 et
suivantes, que nous avons trouvé dans les collections de Paris quatre
autres espèces de ce genre curieux; nous en donnons des descrip-
tions abrégées, mais suffisantes ponr les faire reconnaître.
Gl.lîlUN MÉNBVILLE.
1 11 en est de même dans le G. Plat/pus, et c'est sans doute à la
suite d'une faute d'impression qu'on lit dans La treille, Gen. Crust.
ci Ins., t. n, p. 277, à l'article cclxxxvii : Anlennœ (capite breviores)
capitis marginibus superis insertœ.
1830. 4
2 Insectes, Pi,. 3.
sa base , se dilatant ensuite insensiblement , aussi long que
les cinq articles suivants pris ensemble , garni en dessous
d'une frange de poils serrés et allongés. Second article inséré
sur le bord extérieur du premier, à peu près aux deux cin-
quièmes de la longueur totale de celui-ci , obconique, très
court , proportionnellement au premier, mais double de
chacun des suivants. Troisième, quatrième et cinquième très
courts , aussi larges que longs , cylindriques ou très faible-
ment obconiques , égaux entre eux et peu distincts. Le
sixième plus long que les quatre précédents réunis , large et
aplati en forme de palette ovale , pubescent et spongieux ,
à l'exception d'un petit espace triangulaire , près de la base
de la face extérieure, lequel est glabre et coriace.
Tête aussi large que le prothorax ; le cou et le vertex se
confondent ensemble, et sont doucement arrondis; le front
et la face sont dans un même plan perpendiculaire qui
tranche brusquement avec le cou et le vertex , en sorte que
la tête paraît tronquée en avant. L'épistome n'est pas net-
tement séparé de la face , il est antérieurement un peu
échancré , et laisse apercevoir le labre.
Labre large, court et arrondi. Mandibules fortes, trian-
gulaires et tridentées. La dent extérieure est la plus forte :
l'intérieure est la moins prononcée. Parties extérieures de
la bouche comme dans le G. Platypus. Pièces intérieures de
la bouche non observées.
Dos du prothorax se prolongeant au dessus du mésotho-
rax , et faisant à lui seul le tiers de la longueur totale.
Flancs dépourvus de fosses ou cavités propres à recevoirles
pattes antérieures pendant la rétraction. Prosternum très
étroit , à l'insertion des pattes antérieures , et caché en par-
tie par les hanches de la même paire.
Mésothorax très court. Partie postérieure de l'écusson non
recouverte par le prothorax , petite et triangulaire. Méso-
sternum plane et en trapèze , dont les côtés parallèles sont
très inégaux ; le postérieur est le plus étroit,
Iivsixtès , Pr.. 3. :$
Mètathorax très développé , et occupant la moitié de
toute la partie du corps couverte par les élytres. Métaster-
num acuminé en avant , pour rejoindre le mésosternum ,
entre les hanches intermédiaires.
Èlytres couvrant la moitié postérieure de la longueur to-
tale , mais laissant l'anus à découvert : base coupée en ligne
droite ; bords parallèles ; dos convexe; apex courbé brusque-
ment , et presque perpendiculairement à Taxe du corps.
Ventre n'ayant que cinq anneaux apparents. Le premier,
acuminé en avant , va rejoindre le métasternum près de la
naissance des pattes postérieures. Parties sexuelles cachées
intérieurement , ainsi que les sixième et septième anneaux ,
s'ils existent réellement. Dernier anneau dorsal de l'abdo-
men perpendiculaire et découvert en partie.
Pattes. Les deux premières paires de pattes rapprochées ,
à cause de la petitesse du mésothorax; la troisième, au
contraire , très éloignée des deux autres , par le dévelop-
pement extraordinaire du mètathorax.
Hanches antérieures globuleuses et très fortes ; inlermé~
diaires également globuleuses, mais un peu moins grosses ;
postérieures en ovale transversal très allongé, chacune
d'elles occupant presque la moitié de la largeur totale du
ventre. Cavités coxales du prothorax et du mésothorax
rondes. Èpimères des mêmes parties non apparents. Cavités
coxales du mètathorax étroites et transversales. Épimère
métathoracique ne consistant qu'en une pièce triangulaire
petite , mais assez apparente.
Fémurs assez épais , ne dépassant jamais en longueur la
moitié de la largeur totale , aplatis , larges , mais toujours
moins larges que longs , mutiques. Dans la première paire,
le bord inférieur est mince et tranchant; dans les deux
autres , il est aplati et canaliculé , mais seulement près de
son extrémité tibiale , et de manière à ne pouvoir donner
retraite qu'à une portion du tibia correspondant.
4 Insf.ctks, Pr.. 3.
Tibias un peu plus courts que les fémurs , pareillement
larges et épais ; dos épineux. Dans la première paire , l'cx-
trémité tarsienne se prolonge notablement au dessus du
premier article du tarse , en sorte que celui-ci paraît inséré
obliquement sur le tibia , et le côté inférieur est sillonné dé
manière à embrasser le bord inférieur et tranchant du fé-
mur correspondant ; dans les deux autres , le bord inférieur
est étroit; la partie voisine de l'extrémité fémorale peut se
loger dans le sillon inférieur du fémur ; mais l'extrémité
tarsienne est libre , même pendant la rétraction ; elle est
terminée par deux épines , dont une , supérieure , est très
petite, l'autre, inférieure, se prolonge notablement au
dessous du premier article du tarse.
Tarses de cinq articles bien apparents : le premier fili-
forme , plus long que le tibia de la même paire , mais plus
court que le tibia et le fémur pris ensemble, est dépourvu
de la frange de poils qui garnit le bord inférieur, dans les
espèces du G. Platfpus; mais son bord supérieur est , en
revanche . armé d'une rangée d'épines droites et roides ,
semblables à celles qu'on observe sur les tarses de la plu-
part des Hyménoptères fouisseurs ; second et troisième ar-
ticles beaucoup plus courts , obconiques , égaux entre eux ;
le quatrième en grain de chapelet , plus petit , mais encore
visible à l'œil nu ; le cinquième aussi long que les trois pré-
cédents pris ensemble , plus ou moins arqué , terminé par
deux crochets simples.
La place des Tesserocères est évidemment à côté des Pla-
types : même faciès, même bouche, même nombre d'arti-
cles aux tarses. Les premiers ne diffèrent des seconds que
par les caractères suivants :
1° Le prolongement arqué et frangé du premier article
des antennes, au delà de l'insertion du second article ;
2° L'absence des cavités latérales du prothorax ;
3° La rangée d'épines qui garnit supérieurement le pre-
ÏNiF.rTKS, Pl. 3. h
niier article des tarses , en remplacement de la irange qui
manque au bord inférieur.
Qu'on pense donc ce que l'on voudra du système tarsal ,
qu'on refonde , d'une autre manière , l'ancienne famille des
Xylophages, qu'on fasse un groupe à part de tous les genres
Pentamères , les Tesseroccrcs et les Platypcs auront tou-
jours à se suivre l'un l'autre et à voyager de concert.
Tesserocère remarquable, Tesscrocerus ins'gnis ,
Saunders , Transact. eut. Soc. of London ,
t. i, p. 155, pl. 14, fig. 6. — Damicerus
agilis , Spinola MSS. — Damicerus melano-
cephalus , Dr]., Cat.
Longueur, 8 millim.; largeur, 2 millim.
Corps plus ou moins ponctué ; points piligères très serres
sur le front , sur ià face et sur l'apex des ély très ; poils de
ces parties fauves; points moins serrés sur le dessous du
corps, beaucoup moins et même clair-semés sur le dos du
prothorax et sur les élytres; poils de ces parties tins et
blanchâtres. Antennes corps et pattes fauves; tête, genoux
et apex des élytres noirs. Deux taches noires sur le dos du
corselet. Frange des antennes fauve. Trois côtes, arrondies
et peu élevées ; partent de là base de chaque élytre et se
prolongent longitudinalement sur son dos , au delà du point
où commence la portion apicale et perpendiculaire, en
sorte que le contour supérieur de celle-ci présente l'aspect
d'une couronne à six dents. On voit encore , des deux côtés
de chacune des côtes , une ligne de points enfoncés , et
quelques petits tubercules le long de l'espace intermédiaire,
près de la base. Cet insecte a été pris au Brésil.
Les mœurs du Tesserocère me sont inconnues. C'est aux
observateurs locaux à en faire l'histoire. L'élude des formes
G Insectes, Pi.. 3.
peut cependant nous mettre sur la voie, et justifier quel-
ques conjectures plausibles. Ne pourrait-on pas , par exem-
ple , conclure , de l'absence des cavités latérales du protho-
rax , que , dans les moments de danger, le Tesserocère ne
saurait songer à se cacher en se rapetissant , et en serrant
ses membres les uns contre les autres , de manière à ce
qu'ils n'augmentent pas le diamètre irréductible du corps?
Ne pourrait-on pas encore conclure que les pattes plus allon-
gées du Tesserocère lui ont été données pour courir avec
une certaine célérité dans le cas où , ne pouvant pas se ca-
cher, il serait forcé de chercher son salut dans la fuite? Ce
sont ces considérations , telles que je les soumets au juge-
ment des savants qui m'avaient suggéré le nom spécifique
à'Agilis, que j'avais assigné, dès 1832, à l'individu de l'es-
pèce qui m'est connue, et que j'avais reçu, à cette époque ,
de M. Adolphe-Marie Martin , établi à Rio-Janeiro. Il y a
environ trois ans que j'ai communiqué le genre et mon
individu de l'espèce à M. Chevrolat. Il m'a rendu celui-ci
en me disant que l'espèce existait dans la riche collection de
M. le comte Dejean , et qu'elle y portait le nom spécifique
de Melanocephalus. Effectivement , les dernières éditions
du catalogue de cette collection en font mention et indi-
quent de plus une seconde espèce du même genre, le Da-
micerus denticornis, Dej. , que je ne connais pas.
Mil'/ '/'' yfoo/i'i/K' là. 'h;
BiMttmr l'i .1.
IVsserocerilS itisignis, Sausutcrs
~1nn*J,>m/if .r,
Insectes , Pl. 4. I
G. SPHÉNISQUE. Spheniscus. Kirby.
S. fer a cheval. S '. ferrum equineum.
Vander-Hœven.
S. muter nitidus , e ly tris duabus fasciis transversis pallide
brunneis , anteriori postiee exsecta, ad suturant non pto-
ductis.
Longueur, 13 à 15 millim.
Cet insecte ressemble beaucoup à certains Erotyles ; mais
il est hétéromère et appartient au genre Spheniscus de
M. Kirby. Il est tout noir, luisant, avec deux bandes d'un
jaune brun sur les élytres , qui ne s'étendent pas jusqu'à la
suture. La première bande est sinuée postérieurement et
représente un fera cheval. Il y a un point de même couleur
à côté de cette bande dans un des deux exemplaires, qui
«st le plus grand des deux. Peut-être n'est-ce qu'une variété
accidentelle.
Le corselet a deux impressions vers son bord postérieur.
L'écusson est triangulaire. Les élytres sont parsemées de
points épars.
Ce Coléoptère m'a été communiqué par mon ami Gys-
bertiHodenpyl, à Rotterdam, et lui a été envoyé de Surinam.
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
a. Antenne grossie.
b. PatU ante'rieure grossie.
c Patte de la troisième paire grossie.
J. VANDER-HOEVEN.
1839.
vm.deZookfi* tSJç.
<.re<tr.i- /'/ J
j.6
2,
SpHeniscUS /errutn equmeufn, frtjftr ftr
landfr /i<t*>f/> ,
N Semon-d an?
Insectes', Pl. h. 1
NOTICE
sur deux Longicornes nouveaux de la tribu des Laraiaires,
par M. LUCIEN BUQUET.
Dans la dernière édition de son Catalogue, M. le comte
Dejean a pris pour base de sa méthode , au moins en ce qui
concerne la grande famille des Longicornes , la nouvelle
classification publiée par M. Audinet-Serville, dans les An-
nales de la Société entomologique de France , travail cons-
ciencieux digne du savant estimable qui l'a produit ; mais
M. Dejean a cru devoir augmenter encore le nombre des
genres nouvellement créés par M. ServiUe , surtout dans le
groupe des Acanthocinus d'autrefois, Il a donc pris pour
type de son genre Phacellus un ch armant petit Coléoptère
de Cayenne , publié dans ce recueil, ire série, cl. IX, pl. 45,
année 1 832, par M. Gory, sous le nomd' "Acanthocinus Boryi.
Dans un envoi qui m'est tout récemment parvenu de l'in-
térieur du Brésil, j'ai été assez heureux pour trouver deux
insectes qui m'ont paru avoir une parfaite identité de formes
avec le genre qui nous occupe, et la comparaison que j'en ai
faite m'a confirmé dans ma première idée. Je me suis donc
déterminé d'autant plus volontiers à les décrire , que les
caractères du genre dont il s'agit ne sont connus que d'un
petit nombre d'entomologistes.
G. PHACELLUS. Dej. Inéd.
Corps très court , ramassé , ailé , un peu convexe en des-
sus. Antennes pubescentes, assez longues, écartées entre
elles à leur base , de onze articles , les premier, deuxième ,
troisième et quatrième, aussi longs que tous les autres réu-
nis, le sixième orné d'une tourte de poils roides et serrés
qui s'étend quelquefois jusqu'au cinquième article. Corselet
1839. 6
2 Insectes, Pt. 5,
plus large que long, uni, épineux latéralement. Tète
moyenne , face légèrement bombée. Yeux entiers. Mandi-
bules très courtes , point saillantes au repos. Palpes courts,
article terminal pointu. Élytres peu allongées, larges à la
base , étroites et légèrement tronquées à l'extrémité, con-
vexes , ayant les angles huméraux relevés et très saillants.
Ecusson moyen, presque triangulaire. Pattes courtes, éga-
les, à cuisses légèrement renflées. Tarses légèrement velus.
P. Latreillii. Buquet. (Fig. 1 .)
P. rufo-jerrugineuS) punct&tus ; thorace elytrisque maculis
tribus viridi-argentatis y apice subtruncatis ; antennis pedi-
b usq uefcrrugineis.
Longueur, 11 millim.; largeur, 6 rnillim.
Un peu plus grand que le P. Boryi : cet insecte , d'un
ferrugineux rougeâtre et luisant, est couvert de longs poils
bruns et rares. La tête , très légèrement pointillée , est
creusée entre les antennes. Le corselet est orné , sur les
bords latéraux , d'une large tache d'un vert argenté très
brillant, qui s'étend en dessus et en dessous. Les élytres sont
ponctués et ont les angles huméraux très relevés ; au milieu
de chacune d'elles se trouve une tache transversale presque
triangulaire , de la couleur de celle du corselet, qui prend
naissance sur la bordure et n'atteint pas la suture, et une se-
conde tache longitudinale plus étroite , commençant à l'ex-
trémité et remontant en s'élargissant jusqu'au quart environ
de leur longueur. Les antennes sont rougeâtres , et , sur le
sixième article seulement, se trouve une touffe de poils
assez longs et d'un brun noirâtre. Le dessous du corps et
les pattes sont d'un brun fauve comme les antennes ; sur
chaque côté de la poitrine, se trouve une petite tache allon-
gée , verte et brillante.
Du Brésil.
Insectes, Pi. 5. 3
P. Dejeanii. Baquet. (Fig. 2.)
P. supra rufo-nitidus ; elytris basi profunde punctatis, ma-
culis duabus, thoracisque marginejlavis, antennis pedibus-
queferrugincis.
Longueur, 10 millim. ; largeur, 5 millim.
Plus petite que la précédente , cette espèce est, en des-
sus, d'une couleur cuivreuse rougeâtre et très brillante;
elle est couverte de poils roides , noirs et plus serrés. La
tête, sans ponctuation apparente, est à peine creusée entre
les antennes. Le corselet est plus brillant que les élytres , il
est bordé dans toute sa longueur d'une tache étroite d'un
jaune mat. Les élytres , très fortement ponctuées à la base ,
à angles huméraux très saillants, ont sur le milieu une
bande jaune mat, étroite et transversale, terminée à chaque
bout par une sorte de crochet, et, à leur extrémité , on voit
une seconde tache de même couleur, en forme de virgule
renversée. Les antennes sont rougeâtres, et sur le cinquième
et le sixième article se trouve un flocon de poils bruns très
serrés. Dessous du corps et pattes entièrement rougeâtres.
Du Brésil.
Les mœurs de ces insectes nous sont inconnues.
May.dt Zoolojpr .jS.Jç fi mai /'/ . .i.
Phacellus
i . P . L tUretUa 2.V. Dg'mnii . #,«/,„>< .
N-Ifànenft rrrtp.
ImsCTES , Pt. 6 à 10.
ICHNEUMONIDARUM,
ad Faunani Dania; pcrtincntium gênera et species novae , descripsit
GEORGIUS SCHIODTE.
Ex innumera , cui jamdudum studeo, Iclmeumonidarum
familia , paucas elegi in hisce paginis breviter tractandas
iconibusque pro viribus illustrandas species (omnes venis
alarum duabus recurrentibus, palpis maxillaribus quinque
articulatis labialibusque quadriai ticulatis praeditas , itaque
ad genuinas Ichneumonidas recensendas), quae a generibus
in Gravenhorstiano opère editis nonnihil mini discrepare
videbantur. Quarum unum genus, sive Polyblastus , struc-
tura ovorum larvarumque optime observata, a clarissimo
professore Th. Hartig jam est indicatum ; alterum autem ,
Megastylus nempe, et tertium , sive Cylloceria, quantum
scio , ab auctoribus nondum sunt descripta.
i.
MEGASTYLUS'. N. G.
Caput transversum vertice rotundato, hypostomate triangulari pro-
tubérante ; clypeo magno fornicato.
jilarum areola cubitalis intermedia nulla.
Pedes médiocres : tertii paris elongati, coxis validis; unguiculi
simplices.
Abdomen spathulatum, segmento primo lagenasformi : petiolo
lineari, tuberculis lateralibus medio sitis. Terebra abscondita ,
oviductu setaceo simplici.
Antennœ médiocres setaceae, radicula exserta scapo subgloboso ;
flagelle piloso , apicem versus submoniliformi.
Palpi filiformes inaequales; maxillares articulo terminali elongato.
Lingua bilaciniata , laciniis margine crenulatis.
' Méyar , maguus, gtvKqÇ) scapus.
1839. 6
2 Insectes, Pc. 6 à 10.
Antennœ (tab. 6, fig. 2) corporis circiter longitudine, ar-
ticulis plerumque 5o, post mortem extensa? ; ab animalculo
vivo in spiram ad radicem usque retractam celerrime convo-
lutae iterum citissime extenduntur, magisque sunt vibratiles
quam in ullo alio, quem vidi Ichneumone. Radicula co-
nica ; scapus reliqua antenna triplo fere crassior, laevis , an-
gulo supero exteriore oblique truncato excavatoque, quo
angulo pedicellus brevis, paterœformis, immersus est; arti-
culus accessorius perpusillus, annuliformis , flagello arcte
contiguus. Flagellum articulo basilari cylindrico, longo,
reliquis omnibus brevissimis , magnitudine sensim decres-
centibus, discretis ; articulo terminali minimo , ovato.
Labrum sub anteriori clypei margine ita reconditum , ut
vix , nisi dissectione , discernatur, membranaceum, sub-
elongatum apice rotundato , tenue ciliatum. Mandibulœ
angustae compressée planiusculse, lœves, dorso tenue pilosae ;
apice profunde incisœ , dentibus inaequalibus obtusis.
Maxillœ labii longitudine ; stipes latus triangularis , con-
vexus , lsevigatus , margine exteriori rotundato ; mala sub-
quadrata vel subovata , pellucida tenuis membranacea ,
stipite dimidio latiore ejusdemque fere longitudine ; lacinia
superiore fornicata, pubescente, margine ciliata, inferiore
triangulari minuta , nuda , maximam partem ab illa tecta.
Palpi maxillares triplo longiores maxillis , tenuissimi , pu-
bescentes : articulo basilari mala dimidio breviore, oblongo-
clavato, secundo obscure cultriformi , longitudine circiter
malae , omnium latissimo ; tertio aliquantulum longiore
prœcedenti, filiformi-clavato, quarto dimidio illo breviore ,
clavato-compresso, basi angusta ; terminali duos antécé-
dentes articulos simul sumptos longitudine adaequante,
ferme filiformi, tenuissimo. Mentum angustum compres-
sum corneum , laeve , nitidissimum , insertionem linguae
versus coriaceum, apice tripartitum, laciniis lateralibus
acutis triangularibus, ascendentibus, média latiore rectan-
gula, ad apicem truncata. Lingua menti longitudine, basi
Insectes, Pl. G à 10. , 3
dilatata, apice angustior, laciniis sursum flexis conniventi-
bus, ovatis. Palpi labiales totius labii longitudinem haud
superant ; articulus eorum basilaris obconicus, brevis, se-
quentique arcte adnexus ; liic sub-quadratus, omnium latis-
siinus, subdepressus, prœcedenti vero articulo haudlongior ;
tertius clavato-compressus, apice oblique abscisso, obtuso,
antécédente articulo dimidia parte longior, terminalis te-
nuis filiformi-ovatus .
Caput antice visuin triangulare , valde versatile, fronte
supra antennas retusa, hypostomate elevato , cujus superiori
margini inseruntur antennae ; clypei margine anteriore ro-
tundato ciliatoque. Ocelli triangulum formantes aequilate-
rum, sat magni elevatique. Oculi magni, longitudinaliter
elliptici prominentes. Prothorax humilis , compressus ,
subelongatus, in quo quasi collo caput insidet. Mesothorax
valde elevatus, antice subcompressus, lobis haud indistinc-
ts supra divisus. Scutellum satis magnum , triangulare, ele-
vatum. Metathorax rectangularis convexus ; pars anterior
horizontalis, punctulata, linea arcuata subelevata utrinque
inclusa, altéra que transversa, antrorsumangulata, insequali,
a posteriori parte discreta ; bœc pars , brevissima , ad abdo-
minis insertionem oblique descendit, lineisque duabus sub-
elevatis, postice convergentibus, in areas très divisa est.
Pedes structura? solitae ; tibiarum calcaria tenuia, subelon-
gata, acuta. Alœ angustae, posticarum venis radiantibus
nullis vel perobsoletis. Abdomen capite thoraceque nonnihil
longius, fœminœ paullo crassiusquam maris, dorso subcon-
vexum, ventre concavum , segmentis tertio usque ad sextam
plerumque subaequilatis, ultimis brevissimis et sa3pe re-
tractis. Tcrebra prorsus abscondita, brevissima : oviductus
acutus, subarcuatus, aculei partibus apicem versus su bdila-
tatis ; vaginae latœ , sublanceolatae, nudae, vel exteriori mar-
gine vix pubescentes.
Obscrv. Hoc genus Mesoleptis nonnullis affine, a quibus
tamen structura antennarum et capitis abdominisque forma
4 , Insectes, Pl. 6 à 10.
diversum ; etiam ad Perilitos » nonnullos habitus ejus ac-
cedit.
Sp. 1 . Megastylus cruentator. N.(tab. 6, fig. 1).
Niger, pedibus rufis, pectore scutelloque rubris.
Mas et fœmina.
Long., 3 1/2-3 1/2 lin.
Caput atrum nitidissimum laeve ; clypeus testaceo-rufus ,
anteriorem marginem versus sensim pallidior, apice albes-
cens; labrum, palpi et mandibule alba, lise apice summo
rufo-testacese. Antennaafusconigrse, subtus basin versus ple-
rumque fuscescentes, articulo primo flagelli saepe piceo.
Thorax subpubescens, ater nitidus, metathorace œqualiter
puncto, basi média fossula impresso sat distincta longitudi-
nalique ; scutellum aut totum splendide rubrum, aut ni—
grum apice rubro-castaneum ; pleurae et pectus splendide
rubra. Alae hyalinse iridese, stigmate venisque omnibus pal-
lide fuscis, radice et squamula albissimis , hac interdum
basi rufescente. Pedes pallide rufi, troçhanteribus flavescen-
tibus ; postici tibiarum inferiori parte tarsisque fuscis. Ab-
domen nigrum nitidum, subtilissime remote punctulatum ,
albido-subpubescens, incisuris secundo tertioque piceis ;
segmenta ultima dua aut tria in vivo insecto tenuiter albi-
do-marginata.
VARIETATES.
$. Pectore pleurisque hinc inde nigro-maculatis, Mas,fsm.
* Altero jam loco monui, ut Spathios, ita Perilitos, ab Ichneu-
monidura braconoideorum série Neesiana removendos esse, quod
palpi eorum maxillares sexarticulati, labiales quadriarticulati sint.
(Cf. IVaturhistorisk Tidsskrift, I, p. 598, Kjobenhavn, 1837, 8.)
Insectls , Pi,. 6 à 10. 5
y. Abdomine segmentis secundo et tertio, aut secundo tantum ,
piceonigris, Mas,Jem.
J\ Metathoracis parte anteriore utrinque macula obsoletiore cas-
taneo-rubra. Mas.
Habitat in Sjaellandiae sylvis , autumno frequens , in
alnetis interdum copiose obvius.
Sp. 2. Megastylus mediator. N.
Niger, pedibus rufis, abdomine medio piceo. Femina.
Long. lin. 2 1/2.
Statura et affinitas praecedentis. Caput et antennae ut in
Megastjlo cruentatore omnino , vertex tamen nonnihil la-
tior ; clypeus piceoniger, margine albido. Thorax etiam ut
in illo, sed totus ater. Alae subfumato-hyalinse irideœ, stig-
mate et venis pallide stramineo-piceis, radice et squamula
albis. Pedes laete rufi , tibiarum posticarum apice tarsisque
posticis pallide fuscis. Abdomen vix punctulatum , obsole-
tissime griseo-pubescens, nigrum , segmenti primi mar-
gine, secundi dimidia posteriori parte, tertio quartoque
totis, piceis.
Feminas nonnullas cepi mense octobri in sylvis Hav-
niensibus.
Sp. 3. Megastylus impressor. N.
Niger, pectore scutelloque rufis, abdomine medio , pedibus
antennarumque basi lestaceis. Femina.
Long. lin. 3 1/2.
Caput nitidissimum laeve, oculis maximis , hypostomate
minus protubérante , fossula utrinque impresso laevi longi-
tudinali. Clypeus valde fornicatus, pallide testaceus. Os
album. Antennae graciliores, fuscae, articulis inferioribus
G Insectes, Pl. 6 à 10.
quinque pallide testaceis, scapo supra picescente. Thorax
laevis nitidus glaber, metathorace fortius puncto, basi mé-
dia subelevata fossulataque ; colli margo superior, scutel-
lum, postscutellum, pleurae et pectus rufae. Alae hyalina?
irideae, stigmate venisque nigropallidis, radiée et squamula
albidis. Pedes testacei, coxis anterioribus trochanteribus-
que flavescentibus, tibiis tarsisque posticis pallide fuscis.
Abdomen subnitidum nigrum, apicem versus pallido sub-
pubescens , segmento petiolari apice summo , secundi
margine posteriore tertioque toto, testaceis, hoc lateribus
fuscescente ; quarto fusco, basi média piceo-testaceo. Seg-
mentum petiolare dimidii thoracis fere longitudine , subti-
lissime rimosum , tuberculis lateralibus distinctioribus ;
segmenta secundum et tertium crebre obsoletissime puncta,
ultima lœvia.
Exemplum unum cepit Cl. Drewsenad Skousborg Sjael-
landiae, die 21 maio 1834.
Sp. 4. Megastylus orbitator. N.
Niger, prothorace, abdomine medio pedibusque rufis^facie
jiava. Femina.
Long. lin. 2.
Caput atrum nitidissimum lseve, orbitis oculorum supe-
ris et frontalibus albis, facie, clypeo et ore flavo-testaceis ;
mandibula? summo apice nigricantes. Oculi maximi magis-
que quam in antecedentibus speciebus prominentes. An-
tennae corpore paullo breviores, validiores , pallide fuscse ,
articulis inferioribus quinque flavo-testaceis, scapo supra
striola longitudinali atra. Thorax nitidus ater, metathorace
fortius puncto ; prothorax testaceo-rufus ; scutellum puncto
notatum apicali castaneo. Ala? hyalinse irideae, stigmate ve-
nisque pallidis, radice et squamula testaceo-albidis. Pedes
anteriores toti rufo-testacei ; postici rufi , coxis basi nigri-
Insectes , Pl. 6 à 10. 7
cantibus, trochanteribus tibiarumque basi subpallidis. Ab-
domen nitidum glabrum, apicem versus nonnihil compres-
sum , segmento tertio rufo-castaneo ; primo segmento quam
in antecedentibus speciebus latiore, tuberculis lateralibus
obsoletis, subtilissime rimoso.
Unum cepi hujus speciei exemplum exeunte septem-
bri 1832 in quercu Sjaellandiae.
Sp. 5. MEGASTYLUS LINEA.TOR. N.
Niger, abdomine medio pedlbusque testaceis, capite et tho-
race albo-pictis. Femina.
Long. lin. 2 1/3.
Caput nitidissimum, vertice occipiteque profundius re-
mote punctatis; orbita oculorum frontalia lata, faciès, cly-
peus, genae orisque partes alba ; bypostoma tenue albo-pu-
bescens. Antennae fusco-nigrae, articulis inferioribus qua-
tuor albidis , scapo pedicelloque supra piceis. Thorax
nitidus; metatliorax aequaliter punctus , lineis lateralibus
subobsoletis ; prothorax , mesothoracis suturse spuriae, nec-
non sutura obliqua, mesothoracem a metathorace disjun-
gens, alba ; pleurae maculis notatae duabus obliquis obso-
letioribus piceo-albidis ; pectus basi et apice irregulariter
albido-maculatum. Aise purae iridese , stigmate venisque
pallide fuscis, radio basin versus stramineo, radiée et
squamula albidis. Pedes gracillimi ; anteriores albido-tes-
tacei, tarsorum apicibus fuscis; postici pallide testacei ,
coxis et trochanteribus albidis, illis puncto basilari nigri-
cante, inferiori tibiarum parte tarsisque fuscis. Abdomen
quoadformam etsculpturam ut in précédente specie omnino,
petiolo tamen magis elongato ; pallido pubescens, segmento
tertio testaceo-rufo, ultimis dorsi albidis.
A reliquis hujus generis speciebus hœc discedit antennis
corpore aliquantulum longioribus , gracilioribus scapo
8 Insectes, PI. 6 à 10.
paullo angustiore, necnon hypostomate paullo minus pro-
tubérante.
Feminam descriptam cepit cl. Drewsen ad Skousborg
Sjaellandise, mense septembri.
MONOGRAPHIA POLYBLASTORUM DANI^.
POLYBLASTUS. Hartig.
Tryphon. P. Gravenhorst.
Caput tratisversum , verlice lato, facie quadrata.
Thorax brevis gibbus, mesothorace œquato, metathorace brevi ro-
tundato clatbroso.
Alarum areola cubitalis intermedia triangularis.
Pedes médiocres, subœquales : utiguiculis pectinatis (tab. 7, fig. 2).
Abdomen ovato-fusiforme, subpetiolatum, segmento primo apicem
versus sensim latiore, lineis duabus elevatis. Terebra exserta bre-
vis, ova petiolata ex oviductu deorsum pendentia gereus.
Antennœ médiocres setacese.
Palpi filiformes, înaequales.
Lingua bilaciniata, lâchais triangularibus acutis.
Antennœ corporis longitudine, filiformi-setaceae, maribus
paullo validiores quam feminis. Radie ula brevis rotun-
data, oblique subimmersa. Scapus duplo latior illa , ob-
longo-cylindricus , externe pubescens. Pedicellus scapo
dimidio angustior et brevior, ovalis, apice truncatus. Arti-
culus accessorius annuliformis, distinctus. Flagellum tenue
pubescens , articulis cylindricis longitudine sensim decres-
centibus, primo ad basin angustiore, extremo ovali sub-
acuminato.
Mandibulœ brèves curvatœ, facie exteriore lala, pilosa
punctulataque , basi emarginata ; apex incisus , dentibus
IVSHCIKS, Pi.. G Ù 10. 0
aequalibus obtusis. Labrum, sub clypeo plane reconditum ,
coriaceum basi membranacea, semicirculare, apice pro-
ductum truncatum , utrinque longius setosum. Maxillw
cardine transverso subtriangulari, basin stipitis versus acu-
minato. Stipes ; corneus angustus , interne emarginatus ,
facie externa convexa lœvi pilosa, supera subplana glabra,
apice dilatato emarginato, angulo interiore acuto. Mala
bilaciniata : lacinia inferior subplana membranacea, pubes-
cens trapezoidea, supcrior fornicata coriacea subtriangu-
laris, angulo externo acuto , marginibus ciliata. Mentum
rectangulare convexum, basi subcompressum, apice tripar-
titum ; laciniaî latérales dentiformes obtusa? ascendentes ,
intermedia bifida, inter palpas producta. Lingua menti
longitudine membranacea bipartita, laciniis porrectis for-
nicatis, triangularibus margine ciliatis. Palpi breviores pu-
bescentes ; maxillares duplo longiores maxillis, articulo
basilari brevi clavato, secundo omnium latissimo, duplo
longiore basilari, marginibus anteriore subangulato, supe-
riore concavo ; articulis sequentibus tribus longitudine sub-
œqualibus, cyhndricis, secundo paullo longioribus, termi-
nali ad apicem acuminato ; labiales maxillaribus duplo
breviores, articulis longitudine vix diversis : primo obco-
nico, secundo omnium latissimo, curvato, apice oblique
truncato, tertio angusto obcuneiformi ad apicem rotun-
dato, apicali tenui filiformi.
Caput thoracis latitudine subquadratum , vertice lato
rotundato, fronte convexa crebre punctulata, facie quadrata
sericea. Clypeus linea arcuata aut subrecta discretus , sub-
planus vel subconvexus, margine anteriori reflexo subcal-
loso, setis rigidis dense ciliato. Ocelli in triangulum œqui-
laterum dispositi. Oculi magni ovales. Prolhorax brevis,
humilis. Mesothorax valde elevatus, suturis non divisus.
Scutellum triangulare subelevatum. Mesothorax rotunda-
tus, parte anteriori clathroso, inferiori brevissima, perpen-
diculariter fere ab illa descendente , ad longitudinem
10 Insectes, Pl. 6 à 10.
rimosa. Abdomen (tab. 7, fig. 3) capitis et thoracis longitu-
dine et latitudine , convexum, segmentis tertio quai toque
subaequilatis. Terebra crassa, longitudine trium ultimo-
rumsegmentorum, oviductu cum aculeo cetaceis simplici-
bus, vaginislatis pilosis ; styli anales filiformes pubescentes.
Ova (tab. 7, fig. 4 ) elliptico-piriformia , petiolo instructa
curvato et apice in capitulum dilatato, quo capitulo in
oviductu incluso terebra adhaerent ovula.
Adnot. Ichneumonidaruin genuinarum plures obveniunt
species, quse pectinatis uti Polyblastus instructae sunt un-
guiculis. Quales sunt Mesoleptus testaceus, Ophiones\ Ban-
chi str. s. d., Glyptœ, Menisci*, Phytodieti, str. s. d., et
Tryphones illi omnes, quorum tertium pedum per calca-
ribus caret, quse igitur species ad cl. flartigii genus Exen-
terus sunt adnumerandae ; quales sunt Tryphon, apiarius
Gravh. , Marginatorius Fabr. , Sexcinctus Gravh. , lucidu-
1 G eneribus Atractodes, Gravh., et Collyria , n. (Pachymerus,
Gravh., Pachymerus , Lepelletier et Serville , genus Hemiptero-
rum), unguiculi sunt longissimi, curvati et acutissimi.
2 Meniscus, n. (Lissonotœ, Gravenh., unguiculis pectinatis, an-
tennis brevioribus, terebra abdomine breviori, vaginis depressis lan-
ceolatis. E. G. Meniscus catenator, Panz., Murinus, Gravh.).
Adnotatio. Unguiculi reliquis Piroplis aut omnino simplices sunt
(Schizopygœ , Lissonotis , str. s. d., Ephiallœ medialori) aut setis
longis spiniformibus subtus instructi (Pimplœ instigatori , P. Tu-
rionellas), aut subtus bilobi , lobo posteriore vel triangulari acuto
{Pimplœ visitatori, Clistopygœ) vel ovali (Ephiallœ manifestatori).
3 Exenterus similatorius niger, an tennis fuscis, subtus rufescenti-
bus basin versus flavis, facie, ore et genis flavis, illa linea longitu-
dinali nigra ; alis amplis subfumato-hyalinis, stigmate et radio pal-
lidis,radiceet squamulaalbis ; pedibus rufo-testaceis,trochanteribus
omnibus coxisque anterioribus stramineis, posticis nigris; abdo-
mine rufo-testaceo , segmento primo sequentique macula didyma
baseos nigris, segmentis ultimis flavo-marginatis. Femina longit.,
lin.2 3/4-3 1/4.
Mas niger, antcnnis fusco-nigris scapo pedicelloque subtus flaves-
Insectes, Pl. 6 à 10. 11
lus Gravh., Sexlituratus Gravh., Scalaris Gravh., Gna-
thoxanthus Gravh., Cephcdotes Gravh., Similatorius* n. ,
Orbitatorius* n. , Jntcnnatorius*, G cniculo sus en.,excepto
centibus, clypeo et ore flavis ; abdomine nigro, segmenti secundi
margine, tertio quartoque totis, rufo-testaceis, his basi fuscescenti-
bus, ultirais tenuissime pallido marginatis. Long, lin., 2 3/4.
VARIBTA.TBS.
#. Femoribus posticis nigris. Mas ,fem.
y. Antennis totis nigris. Mas.
Habitat in Sjaellandiœ sylvis, julio et augusto mensibus frequens.
Obterv. Statura et affinitas Exenleri cephalotis. — Mirum sane,
quod in hoc génère Jnares semper minus pallidopicti sunt quam fe-
minae, id quodapud cœteras Ichneumonidas vice versa occurrit.
4 Exenlerus orbitalorius niger, antennis subtus apicem versus
fusco-rufescentibus , capite thorace latiore, vertice quadrato, clypeo
apice rufo, orbitis oculorum facialibus mandibulisque flavis ; alis
fusco-hyalinis stigmate venisque nigris , radice flavescente , squa-
mula fusca; pedibus anterioribus rufis, trochanteribus coxisque
nigris, femoribus subtus basin versus fuscis ; posticis nigris, tibiis
tarsisque interne rufescentibus ; abdomine clavato rufo, pallide seri-
ceo , segmento petiolari nigro. Femina. Long. lin. 4.
Observ. Statura haec species nonnibil accedit ad Exenterum sex ■
cinctum; sedcaput adhuclatius, abdomen magis clavatum segmento
petiolari angustiore, pictura in cœteris ab illo diversissima.
Feminam cepi julio mense in sylva Sjaellandiœ; alteram cepitcl.
Drewsen adSkorsborg.
5 Exenterus anlennatorius niger, antennis rufis, scapo pedicello-
que nigris subtus flavescentibus ; facie, ore et genis flavis, illa ma-
cula triangulari infra antennas nigra ; alis flavescenti-hyalinis venis
pallidis , stigmate et radio rufescenti-pallidis, radice et squamula
flavo-albidis; pedibus rufis, trochanteribus et coxis flavis, harum pos-
ticis basi rufescentibus ; abdomine flavo-testaceo segmento petiolari
nigro apice rufo, secundo punctis duobus mediis fuseis, ultimis
fuscoscentibus flavo-marginatis. Femina. Long. lin. 2 3/4.
Statura et affinitas Exenteri cephalotis. — Exemplum unicum
cepi augusto mense 1832, in alnetis Havniœ vicinis.
6 Exe/itei us gcniculosus nitidus niger, antennarum Uagello rufo,
articulo primo basin versus nigro; capite thoraceque tenue pubes'
12 Insectes, Pl. 6 à 10.
tamen Exystone cinctulo* ( Mesolepto cinctulo , Gravli.) ,
qui unguiculis gaudet ad basin modo setis nonnullis spini-
formibus armatis.
Sp. 1 . PoLYBLASTUS PINGUIS.
SYNONYMIA.
Tryphon pinguis Gr avenh., Ichneumonologia Europaea, II, 150, 97.
Pubescens niger, pedibus anterioribus posticorumque trochan-
teribus et tibiis flavis . Mas.
Long. lin. 3. 4.
Corpus totum griseo-sericeum, subnitidum ; faciès dense
albo-sericea. Antennse vixcorporis longitudine, validiores,
nigrse, subtus apicem versus fusco-ferrugineœ, scapo pedi-
celloque subtus flavis. Cap ut subbuccatum, liypostomate
medio subelevato. Labrum flavorufum. Mandibulaî flavae
apice brunnese. Palpi pallidi. Thorax capite paullo angus-
tior, metathorace opaco subtiliter puncto, parte anteriore
area média laeviuscula. Alee hyalinae irideae, venis gracilibus
fuscis , stigmate, radio, radiée et squamula flavis. Areola
centibus, illo maculis duabus quadratis faciei aliaque subrotundata
genarura, clypeo orisque partibus flavis, hujus mandibulis apice
brunneis; alis flavescenti-hyalinis venis fuscis, stigmate radioque
luridis, radiée et squamula flavis, areola cubitali intermedia rhom-
boidali petiolata ; pedibus rufis, extremo tarsorum articulo nigro-
f usco , tertii paris femoribus , tibiis tarsorumque articulis apice
summo nigris j abdomine segmento petiolari rut'o basi nigra, secundo
tertioque rufis, ultimis albo-marginatis. Femina. Long . lin. 3 3/4.
Statura et proportio partium fere Exenteri gnathoxanthi. Exem-
pla duo cepit cl. Drewsen ad Skorsborg média œstate.
1 Exyston n. — Char, g en. Caput transversum, vertice lato;
alarum areola cubitalis intermedia triangularis; pedes graciles
œquales, unguiculis simplicibus, tibia sec undi paris calcare unica,
tertii nulla j abdomen clavatum petiolatum , petiolo quadritubercu-
lato carinatoque.
Insectes, Pl. G à 10. 13
cubitalis intermedia irregularis subpetiolata obliqua ; areolae
cubitalis prima vena postcrior angulata, superior interior
fere recta ; venae alarum radiantes subobsoleta?. Pedes sub-
graciles, flavi ; antici coxarum basi nigra, femorum et ti-
biarum latere altero fulvescente ; medii coxis basi nigris ,
femoribus externe rufescentibus, litura interdum notatis
fusca, tibiis interne apicem versus fulvescentibus, tarso-
rum articulis apice fuscis , articule» ultimo toto fusco-
nigro ; postici coxis et femoribus nigris , his apice
summo pallidis, tibiis apice fusco-nigris, tarsorum arti-
culo basilari flavo apice nigro, secundo tertioque nigris
basi summa pallidis, reliquis fuscis. Calcaria flava. Abdo-
men crassum, subclavatum , obsoletius punctuin, segmen-
tis margine rufescentibus subelevatisque. Segmentum
petiolare latum subtrapeziforme , basi dimidio angustius ,
postice convexum angulis oblique subdepressis ; carinis ab-
breviatis. Venter flavus.
Mares nonnullos cepit cl. Drewsen ad Skorsborg Sjael-
landiae, mense maio, sabulosa arida circumvoli tantes.
Femina.
(A me non visa) radio alarum fuscescente ; pedibus va-
lidioribus, tarsis flavis aut fulvis , articulorum apicibus
fuscis. {Gravenhorst, 1. c.)
Sp. 2. POLYBLASTUS PAL^EMON. N. ( tab. 7 , fig. 1 ).
Niger, pedibus rufis, posticorum tarsis tibiisque nigris, his
medio albis. Femina.
Long. lin. 2 1/2-3 1/2.
Antennae corporis longitudine nigrae, apicem versus fusco-
ferruginese, subtus dilutiores, scapo, pedicello et articulo
accessorio, aut scapo tantum pedicelloque? nonnullis in in-
14 Insectes, Pl. 6 à 10.
dividuis solo scapo, subtus flavis. Caput vix thorace latius,
vertice rotundato, crebre subtilissime punctum , obsolète
griseo-pubescens ; faciès dense albo-sericea. Clypeus orisque
partes flava ; mandibulae apice nigro-brunneœ ; palpi pal-
lidi. Thorax uti caput punctatus , lateribus et pectore
albido-sericeis. Scutellum scabrum, utrinque rugoso-punc-
tatum. Metathorax subnitidus , anteriori parte brevi sub-
horizontali, fortiter clathrosa, inferiore subperpendiculari ,
evidentius rimosa. Aise purœ irideae, venis et stigmate
fusco-nigris, hoc basi albida , radio pallide fusco basin ver-
sus stramineo, radice et squamula albidis , hac interdum
puncto nigro. Areola cubitalis intermedia obliqua, non-
nunquam subirregularis vel subpetiolata ; areola? cubitalis
anterioris vena interior subcurvata, inferior curva subau-
gulataque. Pedes lœte rufi; anteriores extremo tarsorum
articulo fusco, postici tarsis et tibiis nigris, his annulo me-
dio albo. Abdomen latitudine thoracisj nitidum, subpubes-
cens. Segmentum petiolare subtrapeziforme, rugoso-punc-
tatum, basi profunde foveoleatum tuberculoquesat distincto
utrinque praeditum, lateribus marginatum; carinae latœ,
ante apicem abbreviatœ ; tuberculi latérales obsoleti. Seg-
menta secundum et tertium basi punctulata, secundum
striola obliqua utrinque impressum; sequentia laevia
(ova 8-39).
Mas (tab. 7, fig. 1).
Long. lin. 2 1/3 à 3 1/2.
Antennse plerumque subtus dilutiores quam feminse.
Pedes anteriores fulvi, tibiis et tarsis pallidioribus, coxis et
trochanteribus flavis, tarsorum articulis apice rufescenti-
bus; postici rufi, trochanteribus stramineis, tibiis albis basi
fuscis apice nigris ; tarsis nigris, articulis anterioribus tri-
bus basi albidis.
Habitat in fruticibus non infrequens, prsesertim salicetis,
Insectes, Pl. 0 à 10. 15
Nemati salicis Linn. et N. ochracei Hart.% larvas investi-
gans.
VARIRTATES.
jg. Trochanteribus anterioribus coxisque anticis flavis. Femina.
Long. lin. 3 1/3.
y. Abdomine incisuris secunda tertiaque rufescentibus. Mas.
Long. Hn. 3 1/3.
£. Abdomine incisuris omnibus rufescentibus, segmenti primi tu-
berculislateribus acute prominentibus. Mas. Long. lin. 3 3/4.
Cum genuina varietate cohabitant, sed rarius occurrunt haec
varietates.
Sp. 3. Polyblastus Drewseni. N. (tab. 8 , fig. 4).
Niger, tibiis anterioribus femoribusque rufis, abdomine seg-
mentas secundo tertioque castaneis. Femina.
Long. lin. 4 1/6.
Antennae corpore aliquantulum breviores, nigra?, apicem
versus fuscae, flagello subtus fusco«ferrugineo basin versus
nigro. Caput crassum subnitidum, densius griseo-pubes-
cens, obsolète punctulatum , vertice genisque latis , illo
quadrato. Faciès canosericea. Clypeimargo et os obscure-
rufa ; mandibulae basin versus nigrae, palpi sordide albidi.
Thorax obsolète punctulatus, utrinque longius grisescente
pubescens, hinc subopacus ; metathorax fortiter clathrosus.
Alae fumato-hyalinae sub-irideae, venis et stigmate fusco-ni-
gris, hoc basin versus sordide pallido , radio piceo-strami-
neo, radice fia va , squamula nigra. Areola cubitalis prima
vena interiore omnino recta, inferiore angulata, initio vense
dividentis ; areola cubitalis intermedia triangulum subre-
gulare mentiens. Pedes anteriores saturate rufi, tibiis et
tarsis paullo dilutioribus , coxis et trochanteribus nigris ,
1 Havtig, Die aderfliïger deutschlands II , 218, 61 .
16 Insectes, Pl. G à 10.
condylis castaneis, unguibus fuscis ; postici validiores nigi i,
femoribus ru fo- castaneis, apice summo nigris. Abdomen
nitidum subglabrum, vix punctulatum. Segmentum petio-
lare basi metathorace, fere diniidio angustius ibidemque
tuberculo utrinque instructum parvo subacuto; supra con-
vexum, tuberculis lateralibus obsoletis, lateribus declivis
marginatisque ; caninae satis elevatae, latiores, postice con-
niventes, fossulam includentes angustam, basi profunda.
Segmentum quartum basi média puncto notatum obscure
castaneo. Terebra crassa, ultima tria segmenta longitudi ne
adaequans, oviductu aculeoque castaneis, vaginis atris pilo-
sis. Styli anales lineares graciles pubescentes nigri (ova 9).
Individuum unum prope Skorsborg Sjaellandiaa cepit
Drewsen vir clarissimus, optime de historia insectorum na-
turali meritus.
Sp. 4. PoLYBLASTUS BoiEI. N.
Niger, tibiis anterioribus femoribusque rufis, horum postici s
nigro-pictis ; abdomine segmcntis secundo tertioque fulvis.
Long. lin. 3 3/4.
Femina statura et affinitas Polyblasti varitarsi.
Antennae corporis fere longitudine, nigrae, apicem versus
subtus fusco-ferruginese. Caput nitidum, subtilius punctu-
latum, vix pubescens, facie obsoletius albo-sericea ; labrum
margoque clypei sordide straminea. Thorax punctulatus,
nitidus, subsericans ; meta thorax brevis rotundatus decli-
vis, médiocre clathrosus. Aise subfumato-hyalinœ irideaa,
stigmate nigro basi albina, radio nigro-fusco basin versus
piceo-stramineo, radice fia va, squamula nigra. Areolœ cu-
bitalis primœ vena inferior angulata , vestigium venae divi-
dentis emittens ; areola cubitalis intermedia subirregularis
pyramidata, obliqua. Pedes anteriores fulvi, coxis et tro-
chanteribus nigris, lus apicem versus castaneis, condylis
Insfxtes , Pl. 6 à 10. 17
genubusque flavescentibus. Tarsi antici rufi, unguibus
fuscis, medio nigro-fusci basi articule» rum unguibusque
pallidis. Tertium pedum par nigrum, femoribus rufis basi
et apice nigris, supra linea notatis nigro-fusca. Abdomen
ut in Polyblasto varitarso conformatum ; segmentum ejus
petiolare nigrum apice rufo, secundum et tertium rufo-
fulva , sequentia nigra tota , nitida. Oviductus castaneus
vaginis nigris (ova 2).
Ovam liic descripsi feminam, medio maio epupa Nemati
cujusdam Kiliae progressam, benignissime suppeditavit
Boie, vir clarissimus, qui observavit, insecto jam inde a
partu ova aihaerere.
Sp. 5. POLYBLASTUS VARITARSUS.
SYNONYMIA.
Tryphonvarilaisus Gravenh., Ichneumonologia Eur., II, 146,222.
Niger, abdomine medio , tibiis anlerioribus femoribusque
rufis, tibiis tarsisque posticis albo-annulatis. Femina.
Long. lin. 3 1/2—3 3/4.
Antennae corporis longitudine eove paullo breviores,
nigrae apice fusco ferrugineaï, flagello subtus rufo-fusco ,
basin versus sensim obscuriori. Caput tborace nonnibil
latius, vertice rotundato, nitidum griseo subpubescens,
facie albo-sericea. Clypeus rufo-testaceus margine nigro.
Palpi et mandibulae flava, beec apice nigricantes. Tliorax
nitidus , lateribus et pectore pubescentia tenui grisescente
obductus; metathorax subglobosus, minus fortiter clatbro-
sus. Aise subfumatohyalinae irideaî venis nigris, stigmate
fusco basi pallescente, radio lurido, radice flava, squamula
nigra. Areola cubitalis prima vena interiore recta, inferiore
angulata, hac interdum vestigio obsoleto vena? dividentis.
1839. 7
18 Insectes, Pt. 6 à 10.
Areola cubitalis intermedia irregularis obliqua, subpetio-
lata. Coxae nigrae, anteriores subtus et interne plus minus
rufo-flavae. Trochanteres anteriores flavi, postici-fulvi, su-
pra aut nigri vel picescentes, aut rufi. Femora rufo-testa-
cea, postica geniculo nigro. Tibia? anteriores pallide rufae ,
vel flavescentes apice rufae ; posticae nigrae , annulo lato ante
basin albido. Calcaria testacea. Tarsi antici testacei , medii
fuscescentes basi articulorum pallidiore , postici nigro-fusci
vel nigri , articulis primo secundoque basi albidis. Abdo-
men obsoletiuspunctum, tenuiter pubescens, nigrum niti-
dum; segmentum petiolare rarissime totum rufum, carinis
tantum tuberculisque nigris, plerisque autein nigrum apice
solo rufo ; segmenta secundum , tertium quartique margo
anterior vel punctum médium baseos, rufa. Segmentum
petiolare latitudine baseos foveolatae tuberculoque subacuto
utrinque praeditae triplo longius, carinis mediocribus pos-
tice obsoletis, tuberculis lateralibus distinctis ; anguli pos-
tici hujus segmenti ut in plerisque generis speciebus sub-
elevati intraque marginem depressi. Terebra castanea ,
vaginis nigris (ova 2-18).
Mas,
Long. lin. 3 1/3 — 3 1/2.
Antennœ corpore paullo breviores, nigra?. Palpi albidi.
Tborax minus quam femina? gibbus. Stigma alarum pallide
fuscum. Coxœ anteriores flavae supra nigrae , mediae inter-
dum totae flavae ; posticae subtus apice rufescentes. Trochan-
teres postici fulvi, supra nonnunquam puncto nigro. Tibiae
anteriores flavescentes apice rufae, posticae albae basi apice-
que nigrae. Abdomen segmentis secundo , tertio quartoque
neenon apice primi , rufis.
Habitat in pratis , praesertim sylvaticis , maio, junio et
julio mensibus frequens. Mas rarior.
Ivskctps , Fi.. (! à 10 ig
VARIETAS FEMIN.T-.
[è. Antcnnac nigrœ, ftr.gello pedicelloque subtus fuscis. Areola cu-
bitalis prima vena interiore basin versus subcurvala 5 intermedia
obliqua petiolata. Coxre anleriores fulvœ basi summa nigricantes ,
posticœ rufrcbasi nigropunctatœ. Tibiae posticœ cum feroorum geni-
culo nigrœ, annulo medio lato albœ ; tarsi postici fusci, articulorum
omnium basi albida. Long, lin., 3 1/2.
Cepi frequentem cum varietate genuina.
Sp. G.Polyblastus alternans. N. (tab. 8. fig. 2).
Niger, pedibus fulvis, tibiis tarsisque posticis albis nigro-
annulatis ; ab domine fus co- sir amineo nigronotato. Femina.
Long. lin. 3.
Antennœ coi po ris longitudine fuscae, subtus dilutiores,
scapo pedicelloque nigris subtus flavis. Caputthoracelatius,
nitidum , parce pubescens , fronte facieque creberrime
punctulatis, illa média subcaniculata , hac iusolitœ latitu-
dinis medio subelevato, vix sericea Clypeus et os alboflava,
hoc mandibulis apice brunneis, mento maxillarumque sti-
pitibus piceis. Thorax lateribus et pectore subsericans, ni-
tidus; metathorax obsolète clathrosus, parte anteriore
rotundata, inferiore média subconcava Alae pura? iridea? ,
stigmate venisque fusco-nigris , radio lurido basin versus
flavicante, radice et squamula stramineis. Areola cubitalis
anterior ampla, venis interiore et inferiore œqualiter curva-
tis ; intermedia obliqua subirregularis, vena exteriore sub-
obsoleta. Pedes graciles pallide fulvi, trochanteribus et coxis
flavis, harum posticis fulvescentibus , tibia? et tarsi secundi
paris flavo albida , articulis tarsi apice fulvescentibus , un-
g uibu s fuscis ; tertiialba, apicibus tibiarum articulorumque
tarsi omnium pallide nigris. Abdomen nitidissimum lœve ,
apicem versus subsericans, segmento primo nigro apice fusco-
flavo, secundo fusco-flavo maculis duabus quadratis baseos
nigris , tertio , quarto quintoque sordide fusco-stramineis
20 Ixsectes, PI. G à 10.
basi nigricantibus ; sequentia cum terebra slylisque anali-
bus lurida immaculata. Segmentum petiolare latitudine
baseos triplo longiiis, lateribus declivis marginatisque. Tu-
berculi latérales obsoleti, basilares lati prominentiores ;
carinaî basi tantum distinctse, approximatse (ova 9).
Cepi unam feminam julio mense in quercu Sjaellandise
vicinam larvis Platycampi hypogastrici* {Leptopi hypogas-
fn'a^Hartig') et Selandriœ (Blennocarnpœ, Hart.) Furcatœ,
Drewsen J.
III.
CYLLOCERIA. N. G4.
Phythodietus, pars ; Gravenhorst.
Caput transversum, vertice rotundato angusto.
Thorax gibbulocylindricus, mesothorace lobato, metathorace sub-
horizontali, scabro carinatoque.
Alarum areola cubitalis intermedia nulla.
Pedes médiocres, unguiculis simplicibus j postici subelongati.
Abdomen subsessile convexum, segmento petiolari basin versus sen-
sim angustiore, scabro, tuberculis lateralibus ante médium sitis.
Terebra extricata.
Antennœ graciles , flagello marium setaceo , articulis
tertio quartoque latere erosis , feminarum filiformi. Palpi
inaequales filiformes. Lingua bilaciniata , laciniis ovalibus
apice acutis.
1 Fausse chenille cloporte, Re'aumur, V. I, pi. xij, fig. 7-12. —
Fausse chenille cloporte à vingt pattes, verte , tachetée de noir, à
corps large et très aplati; de l'aune Degeer, II, pi. 38, fig. ii-i3. —
Secundum observationes cl. Drewsen.
2 Hartig, Le, I, 184, i. — Platycampus genus hoc appellaba-
mus, quum nornen Leptopus jam alii generi datum esset, ad Hemip-
terorum ordinem pertinenti.
3 Fausse chenille e'pineuse du chêne, Re'aumur, V. I, pi. xij»
fig. 17,18. — Observante cl. Drewsen.
4 KvàA.V , mancus , mutilus ; Kêpotia, antenna.
Iksicctes, Pl. G à 10. 21
Antennœ ( tab. 10, fig. 2) longitudineni corporis adae-
quantes eove paullo breviores ; radicula subimmersa, ro-
tundata; scapo subcylindrico vel subovali, mediocris cras-
situdinis ; pedicello conico-cylindrico, longius exserto ; arti-
culo accessorio in inaribus exserto rotundato , quadruplo
breviore dimidioque angustiore pedicello, in feminis bre-
vissimo aimuliformi, vix distinguendo. Flagellum mfemr
nis filiforme, 25-articulatum, articulo basilari longissimo ,
secundo illius dimidiae longitudinis, sequentibus brevibus
longitudine sensini decrescentibus, fere contiguis, extremo
elongato-ovali. — In maribus paullo crassius , setaceum ,
25 aut 27-articulatuin, distinctius pubescens, articulis in-
ferioribus duobus longitudine parum diversis tertio et
quarto brevioribus, illo basi hoc apice latere externo pro-
funde emarginato-incisis ; sequentibus sensim minoribus ,
sat discretis , ultimo ad apicem acuto.
Labrum, sub anteriori clypei margine reconditum, par-
vum, membranaceum, subrotundatum. Mandibulœ mé-
diocres curvae, trigonaa , superficie externa quadriangulari
convexa pubescente, ad longitudineni rimosa , posteriore
internaque ti iangularibus laeviluis ; hac latiore concava ;
apicis incisi dens superior latus triangularis basi interna
emarginata, inferior tenuis angustus.
Mentum brève quadratum, subconipressum, valde con-
vexum, apice tridentatum ; dentés latérales triangulares
acuti ascendentes, intermedius dens latior truncatus. Lin-
gua dimidio brevior mento, lata, valde fornicata, laciniis
tiïangularibus acutis, conniventibus, minute ciliatis, mar-
gine exteriori rotundato-ampliatis.
Maxillœ labii longitudine. Stipcs triangulus et convexus,
mento paullo longior, lœvis. Mala magna subfornicata ;
lacinia ejus superior oblongo-quadrata , margine exteriori
reflexo coriaceo, inferior tota membranacea, oblongo-trian-
gularis.
Palpi tenues pubescentes ; mcuil/ares plus duplo Ion-
22 Iksectes, Pl. G à 10.
giores maxillis, articulo basilari obconico basi angusta,
stipite duplo breviore ; secundo omnium latissimo , crasso,
dimidio breviore prœcedenti, superficie antica planiuscula;
tertio duplo longiore antécédente , adeoque omnium lon-
gissimo , filiformi-clavato , coinpresso , arcuato ; quarto
quintoque longitudine subaequaîibus, cylindricis, apice ob-
tusis ; labiales paullo longiores labio, articulis inferioribus
tribus triangularibus, secundo latissimo, extremo longiore
oblongo.
Caput thoracis latitudine , antice visum triangulare,
f route supra antennas inaequali excavataque; faciès in pro-
tuberantiam triangularem infra antennas obsolète elevata,
quse piotuberantia linea obliqua utrinque impressa ab alia
parte subprotuberante ad superiores clypei angulos sita ,
discreta est. Occiput a vertice lineari déclive, medio cana-
liculatum. Clypeus linea subarcuata discretus, brevis, an-
tice truncatus, medio obsolète transversim impressus. Pro-
ihorax brevis. Mesothorax valde elevatus , anterius rotun-
datus, dorso lineis duabus postice con\ ergentibus in lobos
très divisus. Scutellum magnum triangulare elevatum , a
mesathorace foveola profunda disjunctum. Metathorax
convexus, mediocris longitudinis; pars anterior subhori-
zontalis, scabra, carinis sex notata distinctis, aîquali fere
spatio remotis ; pars posterior%brevissima descendens, ru-
goso-punctata. Abdomen capitis et tboracis longitudine ac
latitudine, elongato-ovatum, maribus interdum subcylin-
dricum; segmenta ultitna tria dorsi in femina sub ventre
deflexa, fissa, oviductum amplectentia. Terebra abdominis
longitudine eove paullo longior, gracilis ; vagina? filiformes
pilosae, oviductus cura aculei partibus setaceus simplex.
Color corporis in speciebus mihi cognitis unicolor niger,
segmentis abdominis nonnunquam ( Cjlloceriœ margina-
tori) castaneo marginatis ; pedes rufi aut rufi et nigri. Ca-
put et thorax crebre puncta, opaca, pleuris pectoreque
nitidioribus ; piotuberantia faciei superior in Cyll. nigra
Insectes, Pe. G à 10. 23
laeviuscula, nitida. Abdomen subtiliter punctulatum , sub-
nitidum, scgmento petiolari scabro opaco. Alae subamplœ,
venis radiantibus distinctis, vena inferiori areolœ cubitalis
prima? vcnaque exteriori areolœ disci intermedia? hinc inde
hyalinato interruptis.
Qbserv. Genus inter Cryptos et Pimplas médium illorum
Phylodietis liarumque Lissonotîs praesertim affine , ab
utroque vero génère satis diversum. Antennarum in mari-
bus structura ab omnibus Iclmeumonibus hue usque co-
gnitis longe discedit.
Sp. 1 . Cylloceria nigra.
SYNOKYMIA.
Phytodietus nigei , Gravenh. , Ichneumologin europœa , II, g35, 3i8
(fœmina).
? iïassus affinis, Zetterstedl, Fauna insectorum laponica, fascic. II ,
38a, a3 (mas, fœm.).
Tibiis anterioribus femoribusque rufis. Femina.
Long. lin. 4 1/2.
Antennae corpore aliquantillum breviores. Mandibule
rufo-fuscae, basi nigra. Palpi pallide fusci. Pleura? et pectus
obsolète sericantia. Metathorax carinis distinctis, secunda a
latereapicem versus sensim elevatiore. Ala? iuniato-hyalina?,
stigmate venisque fusco-nigris , radice sordide straminea ,
puncto interdum notato nigro, squamula nigra fusco-mar-
ginata. Pedes sericei ; anteriores rufi , coxis et trochanteri-
busnigris, ambobus tamen apice summo subcastaneis ,
condylis tarsisque dilute fuscis ; postici nigri, femoribus
rufis , tibiis et tarsis paullo validioribus quam speciebus
sequentibus duabus. Abdomen subglabrum, nilidum, srg-
menti secundo, tertio, quarto quintoque ejusdem fere Ion-
24 Insectes, Pl. 6 à 10.
gitudinis. Segmentum petiolare latitudine baseos triplo
longius , supra basi summa foveolatum ; tuberculi latérales
anguliformes. Terebra abdominis longitudine, fusco-nigra
oviductu castaneo.
Mas.
Long. lin. 4 1/2. *
Antennae corpore subbreviores, 29-articulatae, minus gra-
ciles , mutilatione flagelli profunda distinctissimaque.
Coxse anteriores subtus fusco-castaneae. Trochanteres fusci.
Tibiae tarsique postica fusca, illa? basi interdum rufescentes.
Abdomen capite thoraceque longius, fere cylindricum ,
apicem versus fusco-sericeum, nitidum. Segmenti primi
tuberculi latérales acuti , dentiformes. Yalvula analis sub-
conica compressa , fusco-castanea.
Habitat in Danise segetis rarius , média aestate.
Sp. 2. Cylloceria marginator. N. (tab. 9, flg. 1).
Pedibus rufis, coxis et trochanteribus nigris ; abdomine
segmentis margine castaneis. Femina.
Long. lin. 4 1/4.
Antennae longitudine corporis. Palpi obscure fusci. Tho-
rax vix obsolète sericeus ; metathorax brevior, magis ro-
tundatus magisque declivis quam Cylloceriœ nigrœ ; carinis
mediocribus , aequalibus. Pedes obsoletius sericei ; anterio-
res rufi coxis et trochanteribus nigris , condylis unguibus-
que fuscis; postici nigri femoribus rufis; tibiis tarsisque
fusco-nigris ; calcaribus rufis. Alae fumato-hyalinœ, venis et
stigmate fuscis, radio et radice fusco-stramineis, squamula
nigra. Abdomen subnitidum glabrum , minus convexum ,
segmentis secundo tertioque subœquilatis, sequentibus vero
latitudine sensiin decresccntibus , ano rotundato , quo
Ixsectes, Pi.. G à 10. 26
forma abdominis ovalis fit. Segmenti secundi anguli basi-
lares margoque posterior, reliquorum omnium margines
tantum postcriores, auguste castanei ; anus fuscus. Seg-
mentum petiolare latitudine baseos plus duplo lonoius,
tuberculis lateralibus angulum obsoletum efïormantibus.
Terebra abdominis circiter longitudine , nigra, oviductu
castaneo.
Mas.
Long. lin. 4 1/3.
Antennae longitudine corporis eove paullo breviores^ pe-
dicello piceo. Mandibulae rufescunt. Pedes rufi; anteriores
coxis nigris , subtus plus minus rufescentibus , trochante-
ribus piceis, condylis unguibusque fuscis ; postici coxis
trochanteribusque nigris , tibiis tarsisque fuscescentibus.
Abdomen capitistlioracisque longitudine, elongato-ovatum,
segmentis posterioribus dorsi fusco-sericeis. Segmenti pe-
tiolaris tuberculi latérales paullo acutiores quam feminae.
VAR1ETAS MARIS.
£. Abriominc segmento secundo picco.
Habitat cum specie antécédente, iisdem locis et tempori-
bus, frequentia obvia.
Sp. 3. Cylloceria caligata. (tab. 10, fig. 2).
SYNONYMIA.
Phylodietus caligatus , Gravenh., Ichneumologia europœa, II, <)3G,
3ig (mas, foem.).
? Bassus nuntiator, Zetterstedt, Fauna insectovum laponica, fasc. If,
38 1 , 22.
Pedibus rufîs, posticorum tibiis tarsisque nigris. Femina.
Long. lin. 3 1/2—2 2/3.
Antennae thoracis et abdominis longitudine, articulo
26 Insectes, Pl. 6 à 10.
extremo breviore ovato. Mandibulae rufae basi nigra. Palpi
fusci. Faciès obsolète fusco-sericea. Thorax lateribus et
infra subsericans; metathorax ut in Cylloceria nigra omnino
conformatus , quae ratio etiam abdomini valet; terebra
abdomine subbrevior ejusve longitudine. Aise fumato-hya-
linae, venis stigmateque dilutius fuscis , radio , radice et
squamula obscurius sordide stramineis, hac basi piees-
cente. Pedes Isete rufi, tarsis anterioribus fuscis; calcaria
omnia rufa.
Mas.
Long. Hn. 3 2/3.
Antenna? seque ac corpus longse , articulis 31 . Pedes an-
teriores toti rufi, unguibus tantum fuscescentibus. Abdo-
men capitis thoracisque longitudine, subcylindricum, seg-
menti primi tuberculis lateralibus subacutis.
Utriusque sexus individua cepit cl. Drewsen ad Skors-
borg Sjaellandiae, mense augusto.
Observ. Vix dubitari poterit, quin Phytodietus caligatus ,
cl. Gravenhorstii hue sit referendus , tametsi antennarum
structura? nullam mentionem fecitauctor laudatus.
De Basso nuntiatore Zetterstedtii , sect. 2 , subdiv. 2 :
« Cauda ( ! ! ) feminarum longe exserta. Abdomen sessile ,
segmento primo subdepresso. Pedes médiocres, » quan-
quam verosimile est, eum hue pertinere, tamen propter
descriptionem omnino insuflîcientem nihil pro certo dicere
audeo. Ovae eademest ratio ejusdem scriptoris Bassi affinis,
quem ad Cylloceriam nigram dubitansadhibui.
Insectes, Pl. C» à 10. 27
FIGURA RUM EXPLICATIO.
Tabula VI, i. Megastylus cruentator, Scht. df
2. Antennœ generis Megastyli inferior pars a latere
visa.
Tabula VII. I. Polyblastus palaemon , Scht. <?
2. Extremus tarsorum articulus generis Polyblasti.
3. Abdomen Polyblasti Palaemonis feminae a latere
visum.
4. Ovulum.
Tabula VIII. t. Polyblastus Drewseni, Scht. J
2. Polyblastus alternans, Scht. J
Tabula IX. i Cylloceria marginator, Scht.^
Tabula X. i. Cylloceria caligata, Gravenh. c?
2. Antennae masculœ generis Cylloceriœ inferior pars.
Nota. Une courte analyse de ce mémoire a été publiée
dans la Revue zoologique par la Société Cuvierienne ,
année 1838, p. 139.
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Cylloceria calu/aut , SMmét*.
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Insectes , Pr. 11. 1
G. SATYRE. Satyrus. Latreille.
S. Cocteau. Coctei. Guérin.
.5". obscurus , alis integris lœvitcr sinuosis, supra, mari nigro-
fuscis, fœminœ fulvescentibus ; subtus brunneis , anticis
macula latissima discoidali rubro-fufoa, ad apicem ma-
cula rotundata nigra {aliquando insuper scripta) albo-bi-
pupillata; posticis, vit ta obsolcta pallidiori versum margi-
nem puncto albo minuto ad médium notata.
Ce petit Satyre , que nous avons seulement indiqué dans
le Voyage de la Coquille, Zoologie, tome II, deuxième
partie, lre division, page 281, a la plus grande analogie
avec quelques uns dés Nègres de nos montagnes. Chez le
mâle, les quatre ailes, en dessus, sont d'un brun foncé un
peu chatoyant et uniforme ; le dessous est de la même cou-
leur, avec le disque des supérieures ferrugineux fauve ;
elles ont, vers le sommet, un grand œil noir à deux pu-
pilles blanches , avec l'iris jaunâtre. Les inférieures ont une
faible bande , à peine visible , un peu plus pâle , avec un
très petit point blanchâtre au milieu. Dans Ja femelle, que
M. Lefebvre a bien voulu nous communiquer, les ailes
sont d'un brun plus pâle, avec le disque un peu roussâtre
aux antérieures et aux postérieures en dessus ; le dessous ne
diffère pas de celui du mâle , seulement l'œil des supé-
rieures a l'iris jaunâtre un peu plus large , et la bande
transverse des inférieures est un peu plus visible.
Cet insecte vient du Chili.
Nous avons consacré cette espèce à la mémoire de notre
ami M. le docteur Théodore Cocteau, connu par ses excel-
lents travaux sur l'Erpétologie , et trop tôt enlevé à la
science, qu'il cultivait de conviction et non comme un
moyen d'arriver aux places.
1839. ,,
2 Insectes, Pl. 1J.
A la suite de cette description nous indiquerons deux
espèces de Procris , crépusculaires dont nous avons seule-
ment un individu en assez mauvais état , mais qui diffèrent
assez par leurs caractères et par leur habitat pour qu'il soit
utile de les signaler aux naturalistes. Peut-être cette notice
attirera-t-elle l'attention des voyageurs sur ces deux petites
espèces, restées jusqu'ici inconnues à cause du peu de bril-
lant de leurs couleurs.
P. Mêlas. Guérin. (Fig. 3).
P. atra , alis rolundatis , ulrinque nigris, superwribus cya-
neo submicantibus ; lingua rubra.
Hab. Chili.
Longueur, 8 millim.; enverg., 21 millim.
P.? Viridipulverulenta. Guérin. (Fig. 4.)
P. atra , alis oblongioribus, utrinque nigris pulvere viridi
adspersis ; corpore simili ; antcnnis elongatis, flabellatis.
Hab. Nova Hollandia.
Longueur, 7 millim.; enverg., 19 millim.
GUÉRIN-MÉNEVILLE.
i5 Juillet i83q.
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IMSKCTM, Pi.. 1?.
G. CERCOPTÈRE. Cercoptera. Spinola,
Antennes (glabres ?) (f. 2) (filiformes, beaucoup plus lon-
gues que le corps , distantes à leur origine , insérées sur le
devant de la tête, en face et hors de l'échancrure .interne des
yeux , de onze articles. Le premier, épais , arqué , mais non
renflé en massue , n'atteignant pas le bord postérieur de la
tête. Le second , très petit , globuleux ; le troisième , deux
fois plus long que le premier, plus mince, cylindrique ou
très faiblement obconique ; les suivants, 4~10> semblables
au troisième, diminuant insensiblement en diamètre et aug-
mentant progressivement en longueur ; le onzième et der-
nier, deux fois plus long quel'avant-dernier. — Tête (f. 3)
comme dans le genre Ibidion. Joues (f. 3 a) prolongées en
dessous beaucoup plus bas que la bouche , verticales et
terminées en pointe. — Mandibules (f. 3 b) courtes ; face
externe bombée, extrémité bidentée. — Palpes égaux, fili-
formes : le dernier article tronqué, n'étant ni dilaté ni
dolabriforme. — • Prothorax comme dans le genre Ibidion,
cylindrique , mutique , de la largeur de la tête , mais trois
fois plus long, ayant deux sillons transversaux, l'un près du
bord antérieur , l'autre près du bord postérieur. — Écusson
extérieur nul. — Élytres (f. 4) un peu plus larges que le pro-
thorax, près delà base, étroites, à côtés parallèles, déprimées
et à dos plane, ne commençant à se rétrécir qu'en face des
derniers anneaux de l'abdomen, se prolongeant notablement
en arrière , au delà de l'anus ; prolongements postérieurs ,
en forme de queues très étroites , fortement rebordés et
terminés en pointe mousse. — Pattes (f. 5) proportion-
nellement plus courtes que dans le genre Ibidion. Fé-
murs n'étant pas renflés en massue. Les quatre postérieures
n'ayant qu'une seule épine apicale , placée au bord interne
1831». ' 11
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Cercoptera ftanonù' sPùu>hi
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I Remitiui i/ri/t
Insectes, Pt. 13. i
G. DIORYMÈRE. Diorymerus. Schœnherr.
Ce genre , fondé par M. Schœnherr, dans son ouvrage
intitulé Curculionidum disposido mcthodica, p. 31 1, n° 180,
se compose, dans son Gênera et species Curculionidum, t. 3,
p. 799,dedix-neur"espècesde l'Amérique méridionale. Parmi
celles-ci on en distingue une, que ce savant nomme D. mo-
noceros, parce qu'elle a sur le thorax une grande épine
comprimée , dirigée en arrière et aiguë vers le bout. C'est
à côté de cette espèce que viendront se placer les deux
singuliers insectes dont nous donnons la description.
1. D. de Pradier. D. Pradierii. Guérin.
(Fig. 1 à 3.)
D. ni gro-cupreus , nitidissimus , glaber ; fronte Iransversim
impresso; rostro arcuato, punclulato ; llwrace impunctato ,
ante scutellum in spinam compressant fur catam , retrorsum
arcuatam , elcvalo; elytris subtriangulatis , subtiliter punc-
tatostriatis , interstitiis lœvibus ; tibiis posterioribus extus
angulatis.
Longueur, 8 millim.; largeur, Gmillim.
Cet insecte remarquable est tellement distinct de celui
que M. Schœnherr a nommé D. monoceros , qu'il nous pa-
raît superflu de faire ressortir les différences qui séparent
ces deux espèces ; aussi nous nous en tiendrons à la dia-
gnose ci- dessus et à la figure que nous en donnons. Nous
avons représenté ( fig. 3) sa tête et son rostre pour mieux
montrer qu'il appartient évidemment au genre Diorymerus.
Cette espèce a été trouvée au Brésil, près de Rio- Janeiro :
nous l'avons dédiée à notre ami M. Pradier, l'un des plus
célèbres graveurs de notre époque , de qui nous le tenons
1839. 11
2 Insectes, Vl. 13.
et qui a enrichi notre collection de plusieurs autres espèces
intéressantes envoyées par M. Taunay.
2. D. porte-lance. D. lancijer. Guér. (Fîg. 4 à 8).
D. subovatus, nigro-cœruleus, paululum nilidus ; fronte de-
pressûy valde rugoso; rostro arcuato , crebre punctato et
rugoso, versus médium dilatato; thorace gibbo, punctulato,
in medio disci rubro et in Ma parte in spinam acutam an-
tice desinentem arniato ; scutello rolundato , punctato ;
elytris triangulatis , basirufis, striis lœvibus, intus punc-
tulatis.
Longueur, 7 1/2 millim. ; largeur, 5 millim.
Cette jolie espèce se distingue, au premier coup d'oeil, par
l'épine de son corselet , qui est dirigée en avant. Tout son
corps est d'un noir bleu assez luisant ; il n'y a que le milieu
du corselet jusqu'à la tête , et une tache transverse et
oblique à la base de chaque élytre, qui soient rouges. Nous
l'avons reçue de l'intérieur du Brésil.
La figure 6 représente sa tête et son rostre vus de profil ;
7, son antenne très grossie et sans l'article basilaire ; 8, une
jambe postérieure avec son tarse.
GUÉRIN-MÉNEYILLE.
1er Juillet 1839.
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Insectes, P/.. 14 , 15, 1G.
NOTE
sur la monographie des Anthics ,
et description d'une nouvelle espèce de ce genre,
par M. GORY.
M. Lequien , dans sa monographie du genre Anthia,
publiée en 1832, dans le Magasin de zoologie 3 classe IX ,
pi. 38 à 41, en décrit vingt-une espèces ; M. Delaporte,
dans ses Éludes entomologiques (supplément), p. 149 et 150,
en a décrit deux autres provenant de ma collection ;
enfin, pour compléter ces travaux , je vais en donner une
nouvelle , ce qui portera le nombre des espèces de ce genre
à vingt-quatre.
PREMIERE DIVISION.
Corselet des mâles prolongé en arrière*
1 . Anthia maxillosa, Fabr., Syst. El., I, p. 220, n. 1 ; Oliv., t. III ,
n. 3o, p. 13, n. 1, pi. 8, fig. 90 , et pi. l,fig. 10. Schh., Syn. ins.,
t. I, p. 232, n. 1. Dejean, Spec., t. I, p. 339. Lequien , Magas. de
zool., 1832, cl. IX, pi. 38 à 41, n. 1.— Carabus agilis, î Thunberg,
Nov. (ins. sp., t. III, p. 70). — Carabus alacer, Linné (éd. Gm.,
t. IV, p. 1967, n. 76).
2. Anthia marginipennis S, Gory. Delaporte, Études cntom.,fas-
cic. 2 (suppl.), p. 149.
Comme cette belle espèce n'a pas encore été figurée ,
nous la représentons ici , pi. 14.
3. Anthia thoradca, Fabr. , Syst. El., t. I, p. 221, n. 2. Oliv., t. III,
n.35, p. 14, n. 2, pi. 10, fig. 5 bt. Schh., Syn. ins., t. I, p. 232, n. 3.
Dej., Spec, t. l,p. 340, n. 2. Lequien, Rîag. de zool., 1832, etc.,
n.2. Erullé, Hist. nat. des ins. , t. IV bis, p. 269, n. ï. —
Carabus fimbriatus p , Thunberg, Nov. ins. sp. , t. III , p. 70,
fig 83. Oliv, t. III, n,35, p. 14, n.3;pl. 1, fig. 5.
1839. il
2 Insectes, Pl. 14, 15, 16.
4. Anthia cinctipennis , Lequien , Mag. de zool. , 1832, etc., u. 3,
pl.38.
5. Anthia sexguttata , Fabr., Syst. El., t. I, p. 221 , n. 4. Oliv. ,
t. III, 35, p. 15, n. 4, pl. 1 , fig. 6. Schh., Syn. ins., t. 1, p. 233 ,
n. 8. Dej., Spec. , t. I, p. 341, n. 3. Lequien, Magas. de zool.,
1832, etc. , n. 4. Brullé, Hist. nat. des ins. , t. 4 bis , p. 270, n. 2,
pl. 9, fig. 2.
Nota. Je possède un individu de cette espèce dont les
taches sont plus petites et dont le corselet est plus prolongé
en arrière. Il a été pris au Bengale.
DEUXIEME DIVISION.
Corselet non prolongé en arrière chez les mâles. Convexe.
6. Anthia -venalor, Fabr., Syst. El., t. I, p. 222, n. 5. Schh., Syn .
ins., t. I, p. 234, n. 9. Dej., Spec., t. I, p. 342, n. 4. Latreille.
Ins. d'Egypte,p. 2. Voyage deCaillaud. — Carabus cursor , Oliv.,
t. III, 35, p. 16, n. 5; pl. 10, fig. 116. Lequien, Magas.de zool.
1832, etc., n. 5.
J'ai reçu cette espèce de Galam.
7. Anthia homoplaia, Lequien, Mag. de zool., cl. IX, 1832 , etc.,
n. 6, pl. 39.
8. Anthia Burchellii, Hope, Griffith the anim. Kingdom, t. XIV,
p. 270, pl. 13, fig. 1. Lequien, Mag. de zool., 1832, etc., n. 7.
Cette espèce vient de Sierra Leone.
9. Anthia nimrod, Fabr., Syst. EL, t. I, p. 222, n. 9. Schh., Syn.
ins., t. 1, p. 234, n. 13. Dej., Spec, t. I, p. 343, n. 5. Lequien,
Mag. de zool., 1832, etc., n. 8. — Carabus errans, Oliv., t. 111,35,
n. 6, pl. 10, fig. 117.
10. Anthia sulcata, Fabr., Syst. El., t. I, p. 222, n. 6. Oliv., t. III
36,p. 24, n. 17, pl. 8, fig. 97. Schh., Syn. ins«,t. I,p.234,n. 10.
Dej., Species, t. I, p. 345, ri. 6. Lequien, Mag. de zool.,
1832, etc.,n. 9.
M. Dejean , dans la première édition de son Catalogue ,
Insectes , Pl. 14, 15, 16. 3
avait désigné une variété de cette espèce sous le nom
d' Angustata.
11 . Anthia sexmaculata, Fabr., Syst. El., t. I, p. 222, n. 7.Schh.,
Syn. ins., t. I, p. 234, n. 10. Dej., Spec., t. I, p. 346, n. 7.
Lequien, Mag. dezool., 1832, etc., n. 10.
Je possède un individu qui a deux taches de plus que
celui qui a servi à faire la description de Fabricius. Il a une
très petite tache oblongue près de la tache numérale , et
une autre arrondie en dessous.
12. Anthia marginata, Klug., Symb. phys. atlas. Dej. , Spec,
t. I, p. 347, n. 8. Dej. et Boisduval, Icon. des Col. d'Europe,
t. I, p. 182, pi. 19, fig. 6. Latreille, Ins. d'Egypte, p. 3.
Voyage de Caillaud. Lequien , Magasin de zoologie , 1832 , etc.,
n. 11.
M. Lequien dit que le seul caractère constant qui dis-
tingue cette espèce de la précédente est la bordure blanche,
toujours entière dans la Marginata , et qui ne commence
qu'à moitié de l'élytre dans la Sexmaculata. Je ne suis pas
tout à fait de son avis , car je possède deux individus de la
Marginata dont la bordure blanche ne commence qu'à la
moitié de l'élytre ; je crois donc que les caractères, pour dif-
férencier ces deux espèces, doivent être tirés de leur ponc-
tuation et de leurs taches : la Marginata est plus fortement
striée, les points dans les intervalles des stries sont beaucoup
plus sentis , et , à la base des élytres , il y a trois taches
oblongues.
13. Anthia duodecimguttala, Bonelli, Observ. ent., Mém. del'acad.
de Turin, t. V, p. 348, n. 9, Latreille et Dej., Icon. des Colëopt.
d'Europe, p. 94, pi. 6, fig. 1 . Lequien , Mag. dezool., 1832, etc.,
u. 12.
14. Anthia decemguttata, Linné, Sy st. nat., t. I, p. 669, n. 10.
Linné, Mus. Ludov. rcg., n. 96. Fabr., Syst. El., t. I, p. 221, n. 3.
Oliv., t. III, 35, p. 23, n. 16, pi. 1, fig. 15 a, pi. 9 , fig. 15 e .
Schh.,Syn. ins., t. I, p. 232, n. 5. Dej., Spec, t. I, p. 349,u. 10.
4 Insectes, Pl. 14, 15, 16.
Gue'rin, Iconog. ins., pl. 4, fig. I . Lequien, Mag. de zoo]., 1832, etc.,
n. 13. — Var. Anthia quadriguttata, Fabr., Syst. El., t. I, p. 223,
n. 10. Dumëril, Considérât, gêner, sur les ins., pl. 1, fig. 1.
— Carabus quadriguttatus, Fabr., Ent. syst., t. I,p. 142, n. 80.
Oliv., Ins., 35, pl. 2," fig. 15. Herbst. arch., pl. 29, fig. 1. —
Carabus elongatus, Oliv., t. III, 35, pl. 24, n. 18; pl. 9, fig. 107.
Var. A. Quadriguttata, Fabr.
Noire ; élytres avec quatre sillons et deux taches blanches
sur chaque élytre; la première à l'angle humerai, la se-
conde à l'extrémité.
Var. B. Albogultata , Schcenherr.
Corselet rougeâtre; trois taches sur chaque élytre; une
numérale, une après le milieu, dans le troisième sillon, la
troisième à l'extrémité.
Var. C. Lœvicollis , Schœnherr.
Corselet rouge, élytres un peu plus larges, sillons bien
prononcés, presque lisses.
Var. D. P'illosa, Wesiermann.
Corselet rougeâtre, sillon des élytres couvert d'un duvet
cendré. Les dix taches blanches assez visibles.
Var. E. Guttata, Lequien.
Corselet ferrugineux, les dix taches blanches, bien pro-
noncées et bien arrondies.
Var. F. Nigrila, Miln.
Noire , sans aucune tache, les sillons bien prononcés.
15. Anthia riZ/osa , Thunberg, N. ins. sp.,3, p. 70. Schh., Syn.
ins., t. I, p. 233, n. 7. Dej., Spec, t. V, p. 465, n. 14. —An-
thia decemsulcala, Bonelli, Obs. ent., Me'm. de l'acad. de Turin ,
t. V, p. 452. Lequien, Mag. de zool., 1832, etc., n. 14.
16. Anthia biguttata, Bonelli, Obs. ent., Me'm. de l'acad. de Turin,
t. V, p. 452. Dej., Spec, t. I, p. 351, n. ll.Wied., Mag. de
Germar., t. IV, p. 108, n. 3. Lequien, Mag. de zool., 1832, etc.,
n. 15.
Insectes, Pl. 14, 15, 1G. 5
C'est par erreur que M. Lequien cite M. Westermann
connue ayant décrit cette espèce dans le Magasin de Ger-
mai-, c'est M. Wiedeinann.
17. Anthia limbala, -Dej. , Sprc, t. V, p. 400, n. lô. Lequien,
Mag. de zool., 1832, etc., n. 10.
Les A. biguttata et limbata ne peuvent être confondues ;
la première est plus étroite ; les stries , au nombre de qua-
tre , sont assez saillantes , et l'intervalle de ces stries est
couvert de petits poils roussâtres; la deuxième a la marge
entière; les stries sont au nombre de sept et peu saillantes.
18. Anilùa costata , Mihi. ( Pl. 15.)
Cette espèce est voisine, à la vérité, de la Limbala; mais
elle s'en distingue facilement : tête assez forte , creusée ,
avec un fort sillon dans son milieu ; entre ce sillon et les
yeux on aperçoit un duvet jaunâtre ; les quatre premiers
articles des antennes couverts d'un duvet blanchâtre. Cor-
selet guère plus long que large, assez dilaté aux côtés anté-
rieurs, fortement déprimé aux postérieurs; il est couvert de
petites stries longitudinales à son bord antérieur, et a une
forte et large impression au milieu, dans laquelle on aper-
çoit un petit trait longitudinal. Elytres avec neuf sillons ,
dont les impairs sont plus sentis. Ces sillons ont , de
chaque côté, une ligne longitudinale formée de petits
points dans lesquels sont de petits poils roux ; elles sont un
peu méplates à l'extrémité et ont chacune une tache assez
grande et un peu ovale sur les septième et huitième sillons,
un peu au dessous de l'angle humerai, et une bordure mar-
ginale qui prend après les deux tiers de leur longueur, et
s'étend, en s'élargissant un peu, jusqu'à leur extrémité;
cette tache et cette bordure formées d'un duvet d'un beau
blanc. Dessous du corps et pattes ponctués d'un noir bril-
lant. Cette espèce vient du cap de Bonne-Espérance.
6 Insectes, Pjl. 14, 16, 16.
TROISIÈME DIVISION.
Corselet déprimé , en cœur.
19. Anthia septemgutlata, Fabr., Syst. EL, t. I, p. 222, n. 8. Schh.,
Syn. ins., I. I, p. 234, n. 12. — Anthia sexnotala , Thunberg.
Schh., Syn. ins., t. I, p. 233, n. 6. Dej., Spec, t. I, p. 352,
n. 12. Latreille et Dej., Icon. des Col. d'Europe, p. 94, pi. 6,
fîg. 2. — Car abus seplemgultatus , Fabr., Ent. syst., t. IV.Fab.,
app., p. 442, n. 78-79. Lequien, Mag. dezool., 1832, etc., n. 17.
Pour l'adoption du nom de Septemguttata, je suis de
l'avis de M. Lequien. Voir sa monographie, . n. 17,
20. Anthia rugosopunctata^hunherg. Schh., Syn. ins,, 1. 1, p. 234,
n. 17. Lequien, Mag. de zool., 1832, etc., n. 18. — Anthia Dre-
gei, Dej., Cat., 3e éd., p. 16.
21. Anthia tabida , Fabr., Syst. El., t. I, p. 223, n. 11. Dej., Spec,
ins., t. I, p. 367, n. 13. Schh., Syn. ins., t. I, p. 234, n. 15. Le-
quien, Mag. de zool., 1832 , etc., n. 19. — Carabus tabidus, Fabr.,
Ent. syst., 1. 1, p. 142, n. 8. Fabr., Maut., t. I,p. 196, n. 13. Fabr.,
Sp. ins., t I, p. 300, n. 8. Fabr., Syst. ent., p. 237, n. 6. Oliv.,
Eut., t. III, 35, p. 25, n. 19, pi. 2, fig. 17. Oliv., Dict. ins. carab. ,
n. 20. Thunberg, N. ins. sp., p. 70. Linn.,Syst. nat., Gmel., l,t. IV ^
p 1965, n. 66. — Carabus spinosus, Linné', Syst. nat., éd. Gmel.,
t. IV, p. 1967, n. 77. Voèt, Coléopt., t. I, pi. 38, fig. 41 .
QUATRIÈME DIVISION.
Corselet en cœur allongé, presque cylindrique.
22. Anthia Caillaudi , Gory, Delaporte , Études ent., 2e fascic,
(suppl.),p. 150.
Cette espèce n'a jamais été figurée, nous la représentons
pi. 16.
n. Jnthia muctlenta, Oliv., t. III, 35, p. 26, n. 20, pi. Il, fig. 130.
Schh., Syn. ins., t. I, p. 234, n. 14. Dej., Spec, t. V, p. 476,
Insectes, Pi,. 14, 15, 16. 7
n. 16. Lequien, Mag. de zool., 1832, etc., n. 20. Brullë, Hisl. nat.
des ins., t. IV bis, p. 271, n. 4.
24. Anihia gracilis, Dcj., Spec, t. V, p. 4G8, n. 17. Lequien , Mag.
de zool., 1832, etc., n. 21.
M. Lequien , en faisant sa Monographie, n'avait vu que
très peu d'individus de ces deux dernières espèces , et il
avait mis celle-ci en doute; depuis, ayant reçu le mâle et
la femelle de ces deux espèces , je puis assurer qu'elles
sont bien distinctes et doivent rester séparées.
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Insectes , Pi,. 17 à 19.
LÉPIDOPTÈRES NOUVEAUX
recueillis pendant le voyage autour du monde de la Favorite,
sous le commandement de M. Laplace , capitaine de frégate ,
illustres et décrits
par M. le baron FEISTHAMEL,
Membre de plusieurs Societe's savantes nationales
et étrangères.
PAPILIO ARCHIDAMAS. PI. 17.
Boisduval, Spec.gén. des Lépid.f p. 321 — 1G3.
Alis dentatis nigricantibus , fascia sub-maculari , incisu-
risque pallide luteis ; posticis subtus pallide ochraceis ma-
culis sub-marginalibus rubris, adj écris maculis argenteis.
Il est un peu plus petit que le Poly damas , dont il est assez
voisin. Les quatre ailes sont d'un brun-noir chatoyant , à
reflets violâtres, traversées, vers l'extrémité, par une bande
maculaire d'un jaune pâle , un peu plus étroite sur les
inférieures. Les premières ailes sont légèrement sinuées ,
avec les incisions liserées de jaune ; les secondes sont
dentées, avec une tache jaune lunulée dans chaque échan-
crure. Le dessous des supérieures est plus clair vers le bout,
et offre à peu près le même dessin que le dessus ; celui des
inférieures est d'un jaune pâle , avec une rangée marginale
de sept taches d'un rouge fauve , linéaires , transversales ,
un peu flexueuses, accolées chacune, en arrière, à une
tache argentée. Les échancrures des ailes sont jaunes,
comme en dessus. Le corps est noir, avec le prothorax, les
côtés de la poitrine et de l'abdomen ponctués de fauve.
Chili.
1839. t 1*
2 Ixsectes, Pr. 17 à 19.
PIERIS ENARETE. PI. 18,fîg. 1.
Boisd., Spec. gën. des Lépid.,\). 48g.
Alis subrotundatis , integerrimis , albis, margine exte-
riori utrinque nigro : macula apicis alba, subtus lutea :
posticis luteis margine latissimo nervoque bifido nigro.
Dessus des ailes blanc, avec une bordure noirâtre, dentée
régulièrement en dedans sur les quatre ailes ; dessous des
premières ailes blanc, avec une tache ovale jaune au som-
met ; dessous des inférieures d'un jaune d'ocre vif, avec
une large bordure brune, un peu dentée en dedans ; une
raie noirâtre, fourchue, longitudinale, naissant de la base
et suivant le trajet de la seconde nervure; la première ner-
vure noire; la partie du fond comprise dans les bifurca-
tions de la raie longitudinale , d'un jaune un peu blanr-
cliâtre ; corps d'un gris blanchâtre en dessus et blanchâtre
en dessous.
Moluques.
PIERIS EGA. PL 18, fig. 2.
Boisd., Spec. gén. des Lépid., p. 536.
Alis suboblongis, integerrimis, albis ; anticis apice macu-
lisque duabus nigris ; anticis apice posticisque totis ochra-
ceis.
Dessus des ailes blanc ; les supérieures avec la côte d'un
cendré bleuâtre ; ces dernières ailes ayant le sommet noir
et un peu pointu, précédé de deux taches de la même cou-
leur, placées l'une au dessus de l'autre ; ailes inférieures
d'un blanc légèrement jaunâtre ; dessous des premières ailes
blanc, avec le sommet d'un jaune d'ocre , précédé de deux
taches noires; dessous des secondes entièrement d'un
jaune d'ocre, avec l'origine de la côte d'un jaune plus vif.
Habite la Nouvelle-Hollande.
Insectes, Pr. 17 à 19. 3
CALLYDRIAS AMPHITRITE. Feîstll. PI. 18, fig. 3.
Alis integerrimis , rotundatis, flavis; posticis subtus
puncto , anticis punctis duobus ferrugineis.
Le docteur Boisduval , dans son excellent ouvrage , Spe-
cies général des Lépidoptères, p. 617, mentionne cette
espèce comme une variété locale de la Callidrias dry a; mais
un examen attentif nous a confirmé dans l'opinion qu'elle
était entièrement distincte.
Dessus des ailes d'un beau jaune citron , sans tache ,
avec une petite bordure d'un jaune un peu plus mat , peu
distincte du fond , un peu plus large , et dentée sur les pre-
mières ailes ; dessous des ailes d'un jaune pur et sans tache,
un peu plus clair que le dessus ; les premières offrant sur
la cellule discoïdale un petit trait ferrugineux. Celui des
secondes ailes avec deux petits points discoïdaux ferrugi-
neux , l'un placé à l'extrémité de la cellule discoïdale , et
l'autre plus petit et situé au dehors. Corps jaunâtre, avec
des poils verdâtres sur le thorax , palpes jaunes.
Chili.
SATYRUS SINGA. PI. 1 9, fig. 1 .
Boisd., Faune de l'Océanie, p. 145.
Alis anticis basi late fulvo, apice ocello nigro, albo pu-
pillato maculis sex vel septem fulvis ; posticis fulvis ocello
anali, fascia média nigricante; posticis subtus griseis, fascia
média nigricante.
Ailes supérieures noirâtres, avec la base largement fauve ;
un œil noir pupille de blanc, et six ou sept taches fauves
vers l'extrémité ; les inférieures fauves , avec un œil anal ,
une bande transverse noirâtre , dessous des inférieures gris,
avec une bande noirâtre.
Il est de la taille ÏÏAEgcria et ressemble un peu , par le
faciès, à Megœra, et surtout en petit au mâle de Mérope.
4 Insectes, Pc. 17 à 10.
Outre la bande du milieu , les inférieures ont l'extrémité
noire , avec une rangée de lunules de la couleur du fond.
Se trouve à la Nouvelle-Hollande.
SATYRUS PHILEROPE. PI. 19, fig. 2.
Boisd., Faune de l'Océanie, p. 147. — Sat. Klugii, Guërin, Koy.
de la Coq., pi. 17, f. 2. Plarich., — S aty rus Phllerope, texte.
Alis omnibus supra anticisque subtus fulvis, nigro variis
ocello unico ; posticis utrinque (fœminae) ocellis duobus ,
subtus cinereo-lutescentibus (fœminae cinereo-violaceis) ,
strigis tribus undulatis nigris.
Les ailes supérieures sont noirâtres, avec une tache noire
foncée discoïdale, et six ou sept taches jaunes disposées
transversalement, offrant, sur celle qui est à l'extrémité de
l'aile, un œil noir pupille de blanc.
Chez la femelle , les ailes inférieures sont fauves , avec
une bande transverse et une autre marginale noires ; elles
ont également au bas de l'aile un petit œil noir pupille de
blanc, et un autre au bord supérieur plus petit encore. Le
dessous des premières ailes ne diffère du dessus que par les
taches jaunes de l'extrémité de l'aile, qui disparaissent et
font place à une couleur brune. Le cercle noir de l'œil est
entouré d'un autre petit cercle jaune.
Les ailes inférieures sont d'un gris lilas pâle , coupées
transversalement par trois lignes ondulées, noires ; les deux
petits yeux reparaissent comme dessus.
Le mâle de cette espèce a déjà été figuré par M. Guérin ,
dans le Voyage de la Coquille, et porte sur les planches le
nom de Klugii. Pendant que ces planches étaient sous
presse, le docteur Boisduval faisait paraître la Faune de
l'Océanie, et décrivait le même sexe de cette espèce sous le
nom de Philérope , qui fut ensuite adopté par M. Guérin
dans son texte. Nous avons pensé faire une chose utile
pour la science en donnant la figure et la description
d'une variété femelle rapportée par M. Laplace, qui diffère
beaucoup du mâle connu.
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LÉPIDOPTÈRES NOUVEAUX
recueillis pendant le voyage autour du monde de la Favorite ,
sous le commandement de M. Lai-lace , capitaine de frégate ,
illustrés et décrits
par M. le baron FEISTHAMFX ,
Membre de plusieurs Sociétés savantes nationales
et étrangères.
( Suite et fin de ce mémoire.)
satyrus Montrolii. Feist. , PI. 20.
Satyrus Lejebvrii, Guérin, Voyage de la Coquille, texte, p. 281.
Àlis denticulatis, fusco-ferrugineis , fascia postica den-
tata dilutiori, ad apicem anticarum lutescente; ocello
didymo caeco; anticis subtus ferrugineis, ad apicem cine-
reis, fascia lutea ocello didymo bipupillato alteroque mi-
nute; posticis fusco-cinereo marmoratis, fascia pallidiori.
Ce Satyre se place dans le groupe de nos espèces eu-
ropéennes, près d'Hermione , A rit lie , Semele, etc. Les
quatre ailes sont, en dessus, d'un roux ferrugineux, presque
brunesaubord ; le disque des antérieures est d'un roux assez
vif, avec une large bordure marginale crénelée, élargie en
haut, d'un jaune fauve vers le bas, d'un jaune plus pâle au
sommet, avec une grande tache ocellée noirâtre dans cette
partie, et une tache ronde plus petite vers le bas. Les infé-
rieures ont une large bande fauve non loin du bord , den-
tée des deux côtés, n'atteignant pas l'angle anal, et offrant,
près de son extrémité postérieure, un petit point noir peu
marqué. Le dessous des antérieures est presque semblable
au dessus ; la grande tache ocellée placée vers le sommet
offre deux pupilles blanches ; les bords antérieurs et ex-
ternes sont plus grisâtres , marqués de petites stries blan-
châtres et noirâtres. Les inférieures sont variées de gris , de
1839. 18
2 Insectes, Pr. 20 à 26.
brun jaunâtre et de noir; elles ont une large bande blan-
châtre au delà du milieu, bordée de noir plus vif des deux
côtés, avec de petites stries noires et brunes. Le corps est
gris , ainsi que les antennes
Ce Satyre se trouve au Chili.
M. Guérin Méneville, dans le texte du T^oyage de la
Coquille, a publié la phrase diagnostique de ce Satyre sous
le nom de Lefebvrii; il nous a prié de le dédier à M. Mont-
roi, attendu qu'il existe déjà un Satyre européen portant le
nom de M. Lefebvre.
HECATESIA THYRIDION. Feist. , PI. 21, fig. 1.
Alis anticis nigris maculis albis triseriatis, maculaque
diaphana ad costam; posticis luteis, margine lato, puncto-
que discoidali, nigris ; abdomine luteo punctis nigris trise-
riatis.
Les ailes supérieures sont d'un brun noir, avec trois
lignes transverses de points blancs légèrement jaunâtres, et
une large tache transparente arquée vers le milieu de la
côte. Les lignes de points blancs dont j'ai parlé partent,
les deux premières , des deux extrémités de la tache trans-
parente , et s'étendent jusqu'au bord interne; la troisième
ligne est située près de la base de l'aile, et est parallèle aux
deux premières.
Les secondes ailes sont d'un jaune fauve , avec une bor-
dure noire, large et sinuée intérieurement ; elles vmt, en
outre , une tache noire discoïdale , qui se lie par un côté à
la bordure interne.
Le dessous des quatre ailes est semblable au dessus, seu-
lement on aperçoit à la base des premières une touffe de
poils d'un jaune fauve. La frange des ailes est brune, avec
une rangée marginale de petits points blancs.
Le corselet est de la même couleur que les ailes , avec
une raie blanche sur les épaulettes. L'abdomen est fauve ,
I\sEf.n:s, Pi.. 20 à 2G . 3
avec une série dorsale de points noirs qui diminuent de
grosseur, à partir de la base , et qui disparaissent près de
l'anus , qui est terminé par un bouquet de poils bruns.
Les antennes sont blanches en dessus et brunes en des-
sous. Les pattes sont entrecoupées de noir et de blanc.
Se trouve à la Nouvelle-Hollande.
DEILEPHILA ERAS. PI. 21, %. 2.
Boisd., Faune de l'Océanie, p. 185.
Alis anticis ad basin fusco-olivaceis, dein rubricantibus
fusco-reticulatis sphacelatisque, strigaque obliqua fusca ;
posticis aurantiacis margine fusco-ferrugineo , omnibus
subtus rufo-fërrugineis.
Ailes supérieures d'un brun olivâtre à la. base, ensuite
rougeâtres, avec des ondes, quelques plaques et une raie
oblique, brunâtres ; les inférieures d'un jaune orangé, avec
une bordure d'un brun ferrugineux ; dessous des quatre
d'un roux ferrugineux.
Se trouve à la Nouvelle-Hollande.
bombyx socialis. Feist. , PI. 22, flg. 1.
Alis cinereis, anticis strigis duabus maculaque obliqua
albidis ; posticis immaculatis ; omnibus subtus striga com-
muni alba.
Les ailes sont d'un gris cendré, ayant à leur base des
touffes de poils longs et roussâtres ; les supérieures pré-
sentent, sur le milieu de l'aile, une tache blanche ayant la
forme d'un 7 dont la queue est tournée vers la base , la
pointe supérieure de ce chiffre tombant plus ou moins à
une raie blanche , sinuée et transverse.
Les inférieures sont sans taches ; le dessous des ailes est
semblable au dessus, à l'exception d'une bande blanche
sinuée, qui traverse horizontalement les ailes inférieures,
Iasectes, Pl. 20 à 26.
Le corps est grisroussâtre ; le corselet est couvert de
longs poils bruns; les antennes sont d'un blanc sale; la
tête et les pattes sont brunes.
Nous n'avons vu que la femelle.
Il se trouve au Chili.
bombyx cinnamomea. Feist., PL 22, fig. 2.
Alis fusco-rufis ; anticis strigis duabus obscurioribus , in
medio macula alba ; posticis striga sinuata nigro fusca , in
medio punctoque lineari albo.
Le dessus des quatre ailes est d'un brun roux, avec des
poils à la base ; les supérieures sont traversées par deux
lignes noirâtres liserées de blanc, dont la première, en par-
tant du corselet, est arquée et la seconde presque droite.
Entre ces deux lignes on voit un point ou plutôt une petite
tache blanche placée obliquement et ayant ordinairement
la forme d'un carré long. Les ailes inférieures sont traver-
sées, un peu au delà du milieu, par une seule ligne noi-
râtre , précédée d'un point linéaire blanc. Le dessous des
quatre ailes est d'un roux clair, avec quelques vestiges des
caractères du dessus ; mais les quatre points blancs y sont à
peine indiqués.
La tête et le corselet participent de la couleur des pre-
mières ailes ; l'abdomen est noir en dessus, avec sa base et
les côtés roux. Le dessous du corps est entièrement de cette
dernière couleur, ainsi que les pattes et les antennes.
Cette description est faite d'après une femelle.
Ce Bombyx a été trouvé au Chili.
Sa chenille est inconnue.
bombyx affinis. Feist. , PL 23, fig. 1 .
Alis anticis cinereis, strigis duabus undulatis. punctoque
discoidali nigro ; osticis cinnamomeis.
Insictks , Pc. 80 à 20. f,
Le dessus des premières ailes d'un gris blanc, travers»*
dans son milieu par une bande plus obscure que renferment
deux lignes noires , dont l'antérieure est courbe et sinuée
et la postérieure anguleuse. Sur le milieu de cette bande
ferrugineuse figure un point noir. Il y a, en outre , vers
l'extrémité, une ligne blanclie transverse et flexueuse, der-
rière laquelle on aperçoit la frange , qui est entrecoupée
par des points bruns.
Le dessus des secondes ailes est de couleur rouille. La
frange est blanchâtre et entrecoupée également , mais d'une
manière moins distincte qu'aux ailes supérieures.
Le dessous des quatre ailes est d'un gris plus ou moins
clair, teinté de rouille , notamment sur les supérieures ,
avec une ligne ferrugineuse transverse et légèrement cour-
bée sur les inférieures.
Le corselet est du même ton que les ailes supérieures ;
l'abdomen du même ton que les inférieures. Les antennes
ont la tige rousse et les barbes blanchâtres.
Se trouve au Chili.
BOMBYX DEDECORA. Feîst. , PI. 23, fig. 2.
Alis anticis brunneis, strigis tribus undulatis fuscis
punctoque discoidali nigro ; posticis cinereo-fuscis , striga
postica obscuriori.
Les ailes antérieures sont brunes et coupées transversa-
lement par trois lignes noirâtres; celle près du bord ex-
terne, dentée, s'appuie en quelque sorte sur la frange; les
deux autres sont sinuées et doublées d'une ligne blanche ;
sur le milieu de l'aile est un point noir discoïdal. Le bord
supérieur de l'aile est couvert , dans sa longueur, d'une
teinte plus foncée que le reste de l'aile, et qui s'arrête en
forme de tache brune près du sommet.
Les ailes inférieures sont d'un gris cendré, avec une lé-
1839. 1S
6 Insectes, Pl. 20 à 2G.
gère teinte plus foncée, longeant parallèlement le bord in-
férieur.
Le dessous des quatre ailes ressemble au dessus ; mais les
dessins sont moins prononcés et le point noir disparaît.
Le corselet, couvert de poils , est de la même couleur
que le fond des ailes supérieures. Le corps et les antennes
participent de la couleur des ailes inférieures. La tête est
brune.
Se trouve au Chili.
saturnia laplacei. Feist. , PI. 24 et 25.
Mas. Alis anticis fusco-rufis, lineis tribus nigris quarum
ultima serrata fusco-cincta, medio puncto rufo , duabus
maculis fenestratis ad apicem positis. Posticis valdefuscis,
in medio striga rosea, ad marginem linea undata fulva.
Fœmina. Alis omnibus murino-fuscis, cum lineis punc-
to que maris, baud fui vis , sed albidis.
Mâle. Sur un fond brun saupoudré de roussâtre, cha-
cune des ailes supérieures est traversée en dessus par trois
lignes noires placées obliquement , et dont la plus rappro-
chée du bord terminal est fortement dentée et liserée de
jaune roux intérieurement. Entre cette ligne et ce bord , on
voit une raie largement ondée, de couleur blanchâtre, qui,
avant d'aboutir à l'angle apical , est interrompue par deux
petites taches vitrées, de forme ovale et séparées seulement
par une nervure. On voit, en outre , sur le disque de l'aile ,
un point roux placé entre les deux premières lignes noires
précitées ; enfin on aperçoit, à peu de distance de la base ,
une raie sinuée d'un jaune roux bordé de brun. Le dessus
des ailes inférieures est d'un brun foncé uni : elles sont
traversées au milieu par une ligne presque droite d'un
blanc rosé , se terminant par une large bordure d'un noir
brun, sur laquelle serpente une ligne ondulée d'un jaune
litSECius, Pli. 20 à 2li. 7
fauve, surmontée d'une rangée de points de la même cou-
leur, placés sur les nervures. Celles-ci sont rousses et for-
ment, en se dilatant dans leur partie inférieure, une
seconde rangée de points à l'extrémité de l'aile.
Le dessous des quatre ailes est d'un gris blanchâtre, avec
la moitié antérieure des premières d'un noir brun : cette
moitié est bordée de blanc extérieurement et marquée, vers
son extrémité supérieure, d'un point deltoïde également
blanc , qui correspond au point fauve du dessus. Les se-
condes ailes sont traversées , au milieu, par deux lignes
noires ondulées.
La tête est roussâtre, les palpes et les antennes sont d'un
brun foncé ; celles-ci sont deux fois aussi longues que le
corselet, plutôt plumeuses que pectinées, et dont les bar-
bules très serrées se courbent pour se joindre par leur ex-
trémité. Le corselet est roux, avec les épaulettes ou ptéry-
godes bordées de noir brun. La poitrine est d'un blanc
roussâtre, avec les pattes entièrement brunes, à l'exception
des antérieures , dont les tibias sont garnis de poils fauves.
Femelle. Le dessus des quatre ailes est entièrement d'un
gris de souris, avec le même dessin que dans le mâle ; mais
les lignes et le point discoïdal des premières ailes, qui sont
fauves dans celui-ci, sont blanchâtres chez celle-là. Du
reste, elle a également deux petites taches vitrées au som-
met des ailes supérieures ; mais ces taches sont plus petites
et moins transparentes. La tête et les palpes sont de la même
couleur que dans le mâle , ainsi que les antennes ; mais
celles-ci sont beaucoup moins pectinées, comme cela a lieu
dans toutes les espèces de la famille des Bombycites. Le
corselet et l'abdomen sont de la couleur des ailes. La poi-
trine et les pattes sont comme celles du mâle.
La chenille, que nous n'avons vue que desséchée, est gar-
nie, comme celle du Satumiapyri, de tubercules surmontés
de poils roides, divergents et d'inégale grandeur ; mais ces
8 I>sectes, Vl. 20 à 26.
poils sont plus épais, et il ne paraît pas que les plus longs
soient terminés* comme chez celle-ci, par une petite boule.
Quant à la couleur de cette chenille, il me serait impossible
d'en rien dire d'exact , vu l'altération qu'elle a éprouvée.
Celle que j'ai sous l'es yeux a le fond du corps d'un brun
tanné, avec les poils roux, parmi lesquels il s'en trouve
quelques uns de blancs sur les côtés, et le clapet de l'anus
rouge.
Le cocon a une forme elliptique et ressemble assez à
celui de Lasiocampa quercifolia. Il est comme feutré, d'un
gris blanchâtre et hérissé d'une multitude de petits poils
courts très roides et très acérés, et qui, au moindre tou-
cher, entrent sous la peau, causent une douleur assez aiguë
et sont très difficiles à extirper.
La chrysalide est cylindrique, brune, avec l'étui des
antennes un peu plus foncé ; elle est terminée postérieure-
ment par un petit bouquet de poils très courts, roides et
inégaux .
Cette espèce, en raison de la forme de ses antennes, qui
diffèrent absolument de celles des Saturnin, , à cause de l'ab-
sence des taches ocellées sur les ailes, doit former un genre
nouveau ; mais nous laissons le soin de l'établir à celui qui
s'occupera d'un travail général sur les Bombyx.
Nous l'avons dédiée à M. le capitaine Laplace, à qui la
science et l'histoire sont redevables d'une si grande quan-
tité d'observations nouvelles et intéressantes.
LITHOSIA LIBORIA. PI. 26, flg. 1,
JYoclua liboria, Cram., 345, D.
Alis nigris ; anticarum disco sanguineo, posticarum lu-
teo ; corpore thoraceque nigro collari sanguineo.
Les ailes supérieures sont rouges et entourées d'une
bande noire plus large dans le mâle, sur le côté interne.
IlISCCIKS, Pi.. 20 à 2G. 9
Les ailes inférieures sont jaunes, avec une large bande
noire sinuée intérieurement.
Le dessous des ailes est semblable au dessus, seulement
le rouge des ailes supérieures ne paraît que près du som-
met , et fait place à une couleur jaune semblable à celle des
ailes inférieures.
Cette' espèce a déjà été figurée par Cramer; mais la
figure laissant à désirer, nous avons pensé bien faire en la
donnant de nouveau, afin d'y joindre la description du
mâle.
Se trouve à la Nouvelle-Hollande.
La fig. la représente ses ailes vues en dessous ; 1 b offre
sa tête grossie et vue de profil.
crambus concinnalis. Feist., PI. 26, fig. 2.
Alis nigris, anticis luteo-bimaculatis, apice utrinque
rubro ; posticis fascia lata transversa aurantiaca.
Ailes d'un beau noir. Les supérieures ayant à l'extrémité
une tache apicale rouge orangé, et sur le disque deux
taches blanches, dont l'une arrondie, placée sur le milieu
de l'aile , et l'autre , linéaire, près de la base.
Les inférieures sont coupées transversalement par une
large bande d'un rouge orangé qui occupe un grand tiers
de la largeur de l'aile.
Le dessous des ailes est noir. Les quatre ailes sont
coupées transversalement par une large bande d'un rouge
orangé. L'extrémité des supérieures est marquée, comme
en dessus, par une tache apicale marginale rouge orangé.
Le corps, le corselet et les antennes sont noirs.
Se trouve à Amboine.
La figure 2 a représente ses ailes vues en dessous ; 2 b
offre la tête grossie et vue de profil.
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I. Lit ho si a lidoria/. Cranv.
'2 (.'ramhus <-o/>n'nna6\r Fe<\rt .
X Rrmond imp
IlYSËCIbS, Pfc. 57 1
G. CHELOCHIRE. Chelochirus. Spinola.
Ordre des Rhyngotes. — Tribu des Géocorises.
Famille des Aradites, Spin. — des Meinbranace's, Lalr. et Butin.
Corps aplati, comme dans les autres genres de la menu:
famille : poitrine large et déprimée ; pattes écartées.
Antennes de quatre articles , légèrement pubescentes , à
pubescences clair-semées sur les premiers articles, et plus
serrées sur les autres, assez fortes, insérées à l'extrémité
d'un gros tubercule horizontal et dirigé en avant sur la
ligne qui va du centre des yeux à réseau au sommet anté-
rieur du lobe intermédiaire. Les quatre articles à peu près
d'égale épaisseur; le premier subcylindrique, moitié plus
court que la tête, la dépassant néanmoins, à cause de son
origine avancée; le second obconique, le plus long de
tous, faisant environ le tiers de la longueur de l'antenne ;
le troisième de la même forme que le précédent, mais
moitié plus court; le quatrième en fuseau, terminé en
pointe, plus long que le troisième et plus court que le
second.
Téle petite , horizontale , plane , lisse , mutique , sub-
triangulaire. Col distinct, mais très court. Ferlex court ,
s'élargissant insensiblement de la base jusqu'aux yeux à
réseau; ceux-ci latéraux, ronds, moyens et un peu moins
saillants que dans les autres Aradites connus. Deux ocelles
distants et très apparents à la base du vertex. Division de
la tête en trois lobes, commençant vers les deux tiers de la
longueur de la tête. Lobes latéraux beaucoup plus minces
que le troisième, un peu divergents , ne dépassant pas les
tubercules antennaires. Lobe intermédiaire avancé , extré-
mité arrondie. Portion du canal rostral tracée au dessous
de la tète , ouverte en arrière , peu profonde : ses parois
subparallèles , verticales, peu saillantes , à rebords bisi-
nueux ou faiblement unidentés.
1839. 18
2 Insectes, Pl. 27.
Origine du rostre peu distante du sommet antérieur de
la tête et sur la même ligne que l'origine du suçoir. Rostre
droit, de quatre articles : le premier très comprimé, pins
long que la tête , n'atteignant pas l'origine des pattes anté-
rieures ; le second , moins long , mais aussi comprimé que
le premier, atteint le bord postérieur du mésosternum ; le
troisième, moins comprimé que les précédents, le plus long
de tous, va jusqu'à l'origine des pattes postérieures; le
quatrième, pareillement déprimé, beaucoup plus court, dé-
passe n peine l'extrémité postérieure de la poitrine. Canal
rosirai continu sous la poitrine, ouvert en arrière ; ses pa-
rois saillantes , rapprochées et subparallèles sous le méso-
sternum , plus écartées et presque effacées sous le méta-
sternum.
Labre étroit, contenu dans le rostre, aussi long au moins
que le premier article, ridé transversalement. Suçoir caché
et inobservé.
Dos du prothorax quatre fois plus large que la tête, fai-
sant à peu près le quart de la longueur totale du corps.
Angles antérieurs effacés et arrondis. Bord antérieur échan-
cré au milieu; échancrure arrondie et proportionnée à la
largeur du cou. Angles postérieurs obliques et largement
tronqués. Bord postérieur largement et faiblement échan-
cré. Lobe postérieur, ou le prolongement du prothorax au
dessus du mésothorax aussi long ou plus long que le lobe
antérieur ou que le prothorax proprement dit.
Écusson plane , en triangle presque équilatéral, moitié
moins large que le prothorax, et ne dépassant pas, en ar-
rière , l'origine des pattes postérieures.
Poitrine presque aussi longue que l'abdomen. Ostiole
odorifique placé sous le metapectus , en avant et en dehors
de l'origine des pattes de la troisième paire , consistant en
une espèce de fente arquée, insensiblement rétrécie de de-
dans en dehors, représentant assez bien l'ouverture d'un
cornet transversal qui serait aplati et collé contre le mctapec-
i\si;<:rts, Pi.. IT; A
tus , qui commencerait au dessus des hanches, et qui s'épa-
nouirait en dehors, en se courhant un peu en arrière.
Abdomenne débordant pas les ailes croisées; dos plane ;
ventre faiblement convexe, sans sillon longitudinal.
Pattes antérieures impropres à la marche et organisées
comme des armes offensives et préhensiles. Fémurs très ren-
flés , coudés dès leur naissance et dilatés en dehors, armés, à
leur face interne, de deux rangées de grosses épines distan-
tes ; celles de la rangée supérieure plus fortes que les autres.
Tibias arqués, assez comprimés pour pénétrer entre les deux
rangées des épines fémorales. Arête interne armée d'une seule
rangée d'épines semblables à celles des fémurs.
Pattes intermédiaires et postérieures propres à la marche,
moyennes et de la forme ordinaire.
Tarses des trois paires de trois articles ; le premier aussi
long que les deux autres pris ensemble, tapissé, en dessous,
de poils flexibles et serrés disposés par rangées transversales;
le second très petit, presque rudimentaire , et néanmoins
soyeux comme le précédent ; le troisième muni de deux cro-
chets simples et d'une pelote moyenne au dessous dés cro-
chets.
Ailes supérieures étroites, allongées , à bords extérieurs
subparallèles, quand elles sont croisées, biparties, hétéro-
gènes. Portion antérieure opaque et subcoriacée : bord pos-
térieur en ligne droite dirigée obliquement de dedans en
dehors et d'avant en arrière. Des nervures principales , la
plus saillante est la seconde extérieure , celle que j'avais
nommée le radius dans mon Essai sur les Hém. Hétéropt. ,
et que j'ai cru devoir nommer le cubitus dans mon Essai sur
les Fulgorelles , en restituant le nom de radius à la première
externe, que j'avais désignée auparavant par le nom de
cote. Portion postérieure moins consistante , submembra-
neuse , un peu translucide, quoique très colorée, posté-
rieurement arrondie , n'ayant que cinq nervures longitudi-
nales arquées et sinueuses, dont les deux internes partent
1839. 18
4 Insectes, Pl. 27.
seules de la base , et dont aucune n'atteint le bord posté-
rieur.
Ailes inférieures entièrement membraneuses et translu-
cides , un peu plus courtes que les supérieures.
Sexe. La femelle seule est connue. Voy. la fig., pl. 27.
C. atroce. C. atrox. Spinola.
Proportions. Longueur du corps, 7 lignes ; des antennes,
2 lignes; de la tête, 1/3 de ligne; du dos du prothorax,
1 ligne 1/2 ; de la poitrine , 3 lignes ; de l'abdomen ,
3 lignes 1/2 ; des fémurs antérieurs, 1 ligne. — Largeur de
la tête , 1/2 ligne. — Maximum de la largeur du corps
prise à la base de l'abdomen , 2 lignes.
Formes. Dessus de la tête et du prothorax luisant. Lobe
postérieur du dernier fortement ponctué : points ronds ou
oblongs , assez rapprochés , mais toujours distincts. Ecusson
ponctué, opaque ; une carène longitudinale, large à la base,
rétrécie vers la pointe, luisante comme le dos du prothorax.
Flancs du mésopectus ridés transversalement. Métapectus
profondément rugueux : rugosités irrégulières. Creux du
canal rostral lisse. Ventre finement pointillé. Trois épines
plus fortes que les autres , à la rangée supérieure des fémurs
antérieurs; la troisième ou la plus voisine de l'extrémité
tibiale, la plus grande de toutes. Ailes supérieures d'une cou-
leur mate comme l'écusson , les deux nervures externes
étant seules luisantes.
Couleurs. Le noir en dessus et le brun en dessous. Tarses
un peu plus clairs. Trois taches blanchâtres sur la partie
membraneuse des ailes supérieures ; la première courte et
étroite le long du bord interne et près de l'origine de la
portion membraneuse; la seconde, en bande transversale
et allant rejoindre l'extrémité de la première; la troisième,
grande, ronde , près de l'extrémité de l'aile.
Sexe. Mâle inconnu. Dans la femelle, les cinq premiers
anneaux du ventre sont de la forme ordinaire. A la place
I.\sixri:s , Pi.. 57- h
du sixième, on voit un agrégat dp six pièces extérieures ,
dont deux médianes impaires, et quatre latérales symétri-
ques et paires. Il est évident que la première paire de ces
dernières, ou la paire antérieure est formée par les divisions
du sixième anneau , qui est fendu au milieu, comme dans la
plupart des femelles de Rhyngotes , et que la première pièce
médiane est l'opercule inférieur de l'oviducte. La seconde
paire est probablement celle des écailles vulvaires. Mais la
seconde pièce médiane est-elle l'anus? est-elle l'extrémité de
l'oviducte? est-elle l'orifice de ce cloaque commun qui
existe dans le plus grand nombre des Insectes , qu'on a cru
commun à tous, et qui n'existe cependant pas dans les Ful-
gorelles et dans plusieurs autres Rhyngotes , où l'anus et
l'orifice de la vulve sont séparés et distants?
De Java. — Envoyée par M. Reiche.
En suivant ma méthode , notre Géocorise se place sans
difficulté dans la famille des Aradites , dont elle a le faciès,
et dont on ne saurait l'éloigner sans la placer à côté d'autres
Insectes qui contrasteraient visiblement avec elle. Mais
M. de Laporte aurait été obligé de la réunir aux Phymati-
des , s'il eût voulu être conséquent à l'importance qu'il a
donnée au caractère pris de la conformation des pattes an-
térieures. M. Burmeister aurait pu également songer à la
placer dans ses Coréodes, s'il eût persisté à refuser à ses
Membranacés quatre articles au rostre, trois aux tarses,
deux pelotes aux crochets tarsiens et deux ocelles au ver-
tex. Trop jaloux du temps qui m'échappe , je ne m'expose-
rai pas à le perdre en cherchant à deviner ce que mon Che-
lochirus serait devenu sous le sabre tranchant de M. Blan-
chard et sous la main de ceux qui repoussent, comme
lui, la plupart des nouvelles divisions génériques. Il n'ap-
partient qu'à eux de voir clair dans le labyrinthe inextri-
cable de leur pêle-mêle sans fin. Je pense que notre Insecte
s'y trouverait partout également bien et également mal. Au
lait, ces synthèses présomptueuses, parce qu'elles sont
G Insectes, Pl. 27.
prématurées, incomplètes, parce qu'elles n'envisagent
qu'une minime partie de ce qui a été consciencieusement
analysé, sujettes à erreur parce qu'elles se confient à des
principes arbitraires, qui n'ont pas eu de démonstration et
qui n'en auront peut-être jamais , sont tout ce qu'on peut
oser de pire en entomologie ; elles feraient rétrograder la
science , si elles en avaient le pouvoir.
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
a. Chelochirus atrox grossi.
b. Une patte droite antérieure, vue en dessus et. considérablement
grossie.
c. La même patte vue en dessous, avec le même grossissement.
d. La tête et les antennes, vues en dessus, très grossies.
e. Derniers anneaux du ventre de la femelle grossis pour montrer
les pièces extérieures des parties sexuelles.
i . Pièce médiane impaire, antérieure.
2. Pièce latérale paire, antérieure.
3 . Pièce latérale paire, postérieure .
4. Pièce médiane impaire, postérieure.
DE SPINOLA
Gênes, novembre i83<).
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MAGASIN
DE ZOOLOGIE
D'AMTOMIE COMPARÉE
DE PALEONTOLOGIE:
DESTINÉ A FACILITER AUX ZOOLOGISTES DE TOUS LES PAYS LES MOYENS DE PUBLIER
LEURS TRAVAUX, LES ESPÈCES NOUVELLES Qu'lLS POSSÈDENT, ETA LES TENIR
SUItTOUT AU COURANT DES NOUVELLES DÉCOUVERTES ET DES PROGRÈS
DE LA SCIENCE.
Par M. F-E. Gtiérin-Ifléneville.
S j£^*? LIVRAISON. - A1YNÉE 18/^
mammifères, texte et pi., n°
oiseaux, texte et pi., n°
reptiles , texte et pi., n°
poissons , texte et pi., n°
mollusques, texte et pi., n°
annélides , texte et pi., n°
crustacés , texte et pi . , n°
arachnides, texte et pi., n°
insectes , texte et pi., n°
zoopiiytes, texte et pi., n»
$fi&
PARIS ,
ARTHUS BERTRAND, LIBRAIRE -ÉDITEUR,
LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE ,
23, RIE UAUTFEUILLE.
PREMIERE SERIE, — ANNÉES 1831 A 4838.
Le magasin de zoologie a commencé à paraître en 1831.
Les huit années , 1831 à 1838 , forment la première' série de ce recueil , dont
l'utilité est reconnue et garantie par cette longue existence. L'empressement que
les savants et les zoologistes de tous les pays ont mis à l'enrichir de leurs mémoires
et à y consigner leurs travaux en assure désormais la réussite. C'est un livre indis-
pensable à toutes les personnes qui s'occupent de zoologie, tant à cause de l'im-
portance que du nombre des mémoires qu'il renferme; il est aujourd'hui le
recueil à figures le plus considérable qui existe.
Cette première série, terminée par des tables méthodique, alphabétique et par
noms d'auteurs, nécessaires pour la facilité des recherches, forme 8 volumes in-8,
ornés de 635 planches gravées et soigneusement coloriées, prix. . . 259 fr.
©ai veiatï séparément :
Première année, 1831, 80 planches, 25 fr., par la poste, 28 fr.
Deuxième année, 1832, 100 planches, 36 fr.,
Troisième année, 1833, 95 planches, 36 fr.,
Quatrième année, 1834, 54 planches, 18 fr.,
Cinquième année, 1835, 76 planches, 36 fr.,
Sixième année, 1836, 83 planches, 36 fr.,
Septième année, 1837, 69 planches, 36 fr.,
Huitième ' année, 1838, 78 planches, 36 fr.,
»
42 fr.
»
42 fr.
»
21 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
»
42 fr.
Première section.
I Mammifères.
) Oiseaux.
Reptiles.
Poissons.
49 pi., 3 vol., 99 f., par la poste, 108 f.
Deuxième section, j zoophYtesS' I ÏG2 p1'' 3v0,*,A)Tr7f. 50, par la poste, 85 f.
# Annélides.
.
RO^SHcnb». ]%%&
[324 pi., 6 vol. '/>.
137 f. 50, par la poste, 150 f.
f Insectes.
1
mammifères, 30 planches. .
. 22 fr. » c,
par
la poste 24 fr. » c.
oiseaux, 86 planches. .
66 fr. » c,
» 70 fr. » c.
reptiles, 16 planches. .
12 fr. 9 c,
» 13 fr. » c.
poissons, 17 planches. .
12 fr. » c,
» 1 3 fr. » c.
mollusques, 159 planches. .
76 fr. 50 c,
» 80 fr. » c.
zoopiiytes, 3 planches. .
2 fr. » c,
» 2 fr. 50 c.
annélides, i planche. . .
» fr. 75 c,
» i fr. » c.
crustacés , 27 planches. .
13 fr. » c,
o 14 fr. » c.
arachnides, 18 planches. . .
10 fr. » c,
» il fr. » c.
insectes, 278 planches. . .
127 fr. 50 c,
» 135 fr. » C.
Iksectes, Pi. 28 à 38. 1
SUPPLÉMENT
à la
MONOGRAPHIE DES TRACHYDÉRIDES ,
PAR M. H. DUPONT.
G. GALISSUS. Dupont.
Prœslernum tuberculiforme, vix proeminens.
3/esosternum snbdepressum, subretractum.
Caput parvum, subquadratum, inter antennas canaliculatum.
Mandibula et Palpi in specimine lustrato desunt.
Antennes 12-articulatœ, articulis subœqualibus, secundo minuto.
Thorax ut apud Lissonotos genuinos construcfcus.
Sculellum elongatum, triangulare lœve.
Elytva parallela, elongata, inermia, punctata, apice pilis densis bre-
vibus fîmbriata.
Pedes antici et medii aequales , femoribus clavatis; pedispostici
lougiores, tibiis compressistarsisque gracilioribus.
Ce genre se place naturellement après les Lissonotus.
G. CYANOPTERUS. Dupont. PI. 28.
Aterrimus , elytris nitidissime cyaneis , tarsis subtus rufes-
cenlibus.
Longueur, 8 1/4 ; largeur, 2 1/4 lignes.
Ce bel insecte , quoiqu'en mauvais état , nous a permis
d'établir avec certitude un nouveau genre dans les Tra-
chydérides.
Il est de la taille d'un petit Aromia moschala; la tête
est petite , noire , parsemée de quelques points enfoncés ,
avec une petite impression longitudinale entre les anten-
nes ; celles-ci sont de la même couleur, avec le premier
article fortement ponctué ; le corselet est aussi long que
large, arrondi, semblable à ceux des Lissonotus, d'un beau
1840. 1
a Ix sectes, Vl. 28 à 38.
noir luisant et couvert de points enfoncés ; il est, en outre,
coupé carrément à la partie postérieure , où Ton voit une
impression transversale assez prononcée; l'écussonest noir,
lisse et courbé en avant; les élytres sont d'un bleu très bril-
lant, à reflets violets faiblement ponctués, et offrant à leur
extrémité une bordure ou plutôt une frange épaisse de petits
poils noirs très serrés : tout le dessous du corps et les pattes
sont noirs et lisses , les jambes postérieures sont longues ,
comprimées et bordées de poils roides très serrés.
Cayenne. — Coll. Reiche.
G. JEGOIDUS. Buquet.
Prœsternum \ix transversim canaliculatum , inter pcdes anticos
spina instruotum.
Mesosternum antice in spinam validiorem, horizontalem desinens.
Caput médiocre , ad frontem sub-canaliculatum tubercule- minute-
ad radicem antennarum prseditum.
Antennes 1 1 -articulatse , sub-compressœ , maris fere corpore duplo
longiores ; feminae vixillo longiores; articulo primo basi excavato,
alteris crassiori.
Palpiàeipressi apice truucati,articuli9 ultimis alteris magis dilatatis.
Mentum transversim canaliculatum. crebre punctatum.
Thorax latior quam longior, sub-deplanatus , punctatus, supra
quinque lateraliter bituberculatus.
Sculellum ensiforme, canaliculatum.
Elytra elongata, angulis basalibus prominulis.
Pedes médiocres, compressa sub-œquales, femoribus ^ix clavatis.
M. peruvianus. Buquet PI. 29.
Fuscus , thorace tuberculato , antennis apice fulvescentibus
sericeis ; elytris immaculatis dilutissime castaneis ; pedibus
fuscis.
Revue zoologique par la Société Ciunerienne , année 1838, p. 253.
Longueur, 14; largeur, 4 lignes.
Cette espèce est de la taille du Trachydercs succinctas ;
Insectes, Pl. 28 à 38. 3
la tête est brune , rugueuse et couverte en avant de petits
poils grisâtres très serrés , avec les yeux et les mandibules
noirâtres. Les trois premiers articles des antennes sont
bruns ; les suivants sont d'une couleur plus claire et soyeuse
avec leur extrémité brunâtre. Le corselet est d'un brun
noirâtre , aussi large que long , presque hémisphérique ,
couvert d'une forte ponctuation et d'un duvet très fin à
reflet argenté ; il offre sur son disque cinq tubercules lisses
et arrondis , disposés sur deux rangs , et une pointe peu
saillante sur chaque bord latéral : l'écusson est brun, creusé
longitudinalement avec une bordure noirâtre ; les élytres
sont longues , cylindriques , presque parallèles , et d'un
rouge - marron uniforme , avec une ponctuation assez
sentie : tout le dessous du corps est d'un brun noirâtre et
couvert d'un fin duvet argenté : les pattes sont de la même
couleur que les élytres , fortement ponctuées et couvertes
de petits poils noirâtres , avec les jambes antérieures gar-
nies de poils jaunâtres : les tarses sont larges, surtout ceux
des premières pattes , et d'un jaune roussâtre en dessous.
Pérou. — Co!l. Dupont.
Nota. Chez la femelle le corselet et les pattes sont plus
obscurs et presque noirs : l'écusson est d'un noir profond,
avec les élytres beaucoup plus claires.
G. PH.EDINUS. Dupont.
Les deux belles espèces que nous allons décrire nous
ont été communiquées par M. Guérin-Méneville , qui les
a déjà indiquées dans la Revue zoologique , mais d'une
manière abrégée, depuis que nous avons créé le genre dans
notre Monographie. Si nous avions eu à notre disposition,
dans le principe , ces trois espèces à la fois, nous n'aurions
pas manqué d'indiquer, comme aujourd'hui , qu'on pou-
vait les subdiviser en deux sections , savoir :
Insectes, Pl. 28 à 38.
PREMIÈRE SECTION.
Élytres fortement ponctuées avec des lignes longitudi-
nales , ou côtes élevées.
1. lanio.
2. microthorax.
DEUXIÈME SECTION.
Élytres sans lignes élevées, tout à fait luisantes.
3. Debauvei.
4. tricolor.
P. lanio. Guérin-M. PI. 5o.
Ruber subtus lutescens, elytris medio longitudinaliter infus-
catis, thorace rugoso tuberculalo.
Guérin-M. , Revue zoologique par la Société Cuvie vienne , année
1838, p. 287.
Longueur, 16 1/2; largeur, 5 1/3 lignes.
Il est de la taille du Prionus canaliculatus d'Olivier {sole-
noptera Serville) et d'un rouge bri quêté de part et d'autre ,
mais plus pâle et un peu jaunâtre en dessous ; la tête est
petite , ridée en avant , couverte de points enfoncés à sa
partie supérieure , plissée transversalement en dessous ,
avec les yeux et l'extrémité des mandibules d'un brun
noir; les antennes de cette espèce sont beaucoup plus grêles
que celles des deux autres ; le corselet est un peu plus
rouge que la tête , rugueux en dessus à l'exception des
tubercules, qui sont lisses et un peu plus larges que longs :
l'écusson est rouge , légèrement creusé longitudinalement;
les bords marginaux et la suture sont d'un rouge de corail
plus ou moins vif.
Les élytres sont d'un rouge assez vif, avec le milieu de
chacune d'un brun noirâtre qui se fond insensiblement avec
la teinte du contour ; elles sont fortement ponctuées , et
liNsi;<:iis, Vl. 28 à 38. 5
offrent, en outre, chacune deux côtes élevées très saillantes :
tout le dessous du corps est d'un rouge clair tirant sur le
jaune ; les pattes sont un peu plus rouges avec l'extrémité
des crochets noire.
L'intérieur de l'Amérique méridionale.
P. debauvei. Guérin-M. PI. 3j.
Niger, clylrisdilulioribusflavissime trifasciatis\ thoracevalde
tuberculato.
Iîuérin-M., Revue zoologique par la Société Cuvierienne , année
1838, p. 287.
Longueur, 14 1/4 ; largeur, 4 1/2 lignes.
Cette belle espèce est moins grande que la précédente ;
elle est d'un brun obscur et noirâtre de part et d'autre ;
la tête est couverte de rides et de points enfoncés avec la
lèvre supérieure ferrugineuse : les antennes sont noires
et garnies çà et là de poils de même couleur , avec le
premier article brun et creusé longitudinalement vers sa
base : le corselet est d'un brun noirâtre, soyeux en dessous,
plus large que long , entièrement rugueux , à l'exception
des tubercules, qui sont lisses. L'écusson est d'un brunrou-
geâtre, avec une impression longitudinale assez sentie. Les
élytres sont d'un brun obscur , luisantes , et elles offrent
chacune à leur base une bande transversale irrégulière d'un
beau jaune citron qui s'arrête à l'écusson. Une seconde
bande de même couleur, également transversale à peu près
au milieu , mais qui n'atteint pas tout à fait à la suture , et
enfin une tache ovale , oblongue , du même jaune que les
deux bandes , à l'extrémité : tout le dessous du corps est
d'un brun plus ou moins obscur avec la poitrine soyeuse :
les pattes ont la même couleur que le corps , avec l'extré-
mité des jambes et les tarses d'un brun noirâtre.
Guiane anglaise. — Demerary.
6 Insectes, Pl. 28 à 38.
P. microthorax. Perty, Pl. 32.
Aier thorace tuberculato-spinoso, tibiis tarsisque luteis ; elytris
ba$i subcostato, punctatis.
Trachyderes microthorax , Perty, "Voy. de Spix et Martius, anima-
lium arlicul., pl. 17, fîg. 11, p. 88.
Longueur, 17 ; largeur, 4 1/2 lignes.
Il est plus grand que le P. tricolor, et noir de part et
d'autre. La tête est petite et rugueuse à sa partie supé-
rieure , avec une impression longitudinale entre les anten-
nes. Celles-ci sont également noires, avec les quatre pre-
miers articles maculés de fauve obscur. Le corselet est noir,
rugueux , aussi long que large , ridé , et offre , de chaque
côté, deux épines assez fortes , dont la postérieure un peu
plus longue , et cinq tubercules lisses vers le milieu. Les
élytres sont criblées de points enfoncés , mais ces points
deviennent insensiblement moins visibles à mesure qu'ils
approchent de l'extrémité , qui est armée , à son bord la-
téral , d'une petite épine. Tout le dessous du corps est éga-
lement noir, avec les anneaux de l'abdomen légèrement
ponctués ; le présternum et le mésosternum sont couverts
de petits poils grisâtres , soyeux. Les cuisses et la plus
grande partie des jambes postérieures sont d'un noir pro-
fond. Les jambes antérieures et intermédiaires , ainsi que
tous les tarses , sont d'un beau jaune testacé.
Brésil. — Coll. Reiche.
Dendrobias basalis. Reiche* Pl. 35.
Ferrugineus , thorace tuberculato-spinoso ; elytris teslaceis,
fascia basali nigra ; antennis fusco flavoque annulatis ;
pedibus ferrugineis tibiis tarsisque luteis.
Longueur, 10; largeur, 3 1/4 lignes.
Cette espèce ressemble beaucoup , par la disposition de
Insectes, Pi.. 28 à 38. 7
ses couleurs, au D. testaceus ( que nous avons décrit comme
n'étant peut-être qu'une variété du Mandibularis); il est un
peu plus petit. La tête est d'un jaune plus foncé , avec les
mandibules plus grêles et moins ridées. Les antennes ont les
trois premiers articles et l'extrémité des suivants d'un brun
beaucoup plus foncé. Le corselet est proportionnellement
plus long. Les élytres sont du même jaune testacé, ou à peu
près , avec une bande transversale noire , assez régulière à
leur base; elles offrent, en outre, une ponctuation très
serrée sur toute leur étendue , ce qui ne se rencontre pas
dans l'autre espèce. Le dessus du corps est d'un brun
obscur. Les pattes sont d'un jaune testacé, avec l'extrémité
d'un brun noirâtre.
Santa-Fé de Bogota. — Coll. Reiche.
Nota. La femelle est plus petite , d'une couleur plus fon-
cée , avec la bande noire de la base des élytres notablement
plus large. Tout le dessous du corps et la totalité des cuisses
sont noirs.
Trachyderes juvencus. Dejean. PI. 54.
V illosus , ferrugineus , subtus niger ; elytris dilutissime cas-
taneis y fascia transversa flava antice posticeque nigvo lim-
bala; antennis ferrugineis , apice pallidioribus ; articulis
fuscis ; pedibus ferrugineis.
Longueur, 6 1/4 j largeur, 2 1/4 lignes.
Il est beaucoup plus petit que le Cayennensis , très velu
et d'un brun ferrugineux au dessus. La tête est rouge fer-
rugineux , ridée en avant , avec une élévation longitudinale
qui sépare deux impressions assez profondes à la partie
supérieure. Les yeux sont d'un brun obscur et les mandi-
bules noires. Les antennes sont de la couleur de la tête ,
avec l'extrémité de chaque article brunâtre, et les deux
8 Insectes, Pjl. 28 à 38.
derniers d'un jaune testacé. Le corselet est un peu plus
court que large, fortement chagriné de couleur noire , avec
une large tache d'un ferrugineux obscur au dessus , qui
couvre la plus grande partie de sa moitié postérieure , qui
est , à son tour, bordée de noir. L'écusson est de la couleur
de la tête , bordé de noir et couvert , ainsi que le corselet et
tout le dessous du corps , de poils jaunâtres , longs et serrés.
Les élyties sont d'un roux clair , médiocrement longues ,
presque parallèles, fortement chagrinées, surtout vers leur
base ; et elles sont traversées , à peu près vers leur milieu ,
par une bande jaune , bordée de noir et un peu sinuée.
Le dessous du corps est noir, sauf le dernier segment , qui
est rougeâtre. Les pattes sont ferrugineuses , avec l'extré-
mité antérieure des cuisses noirâtre.
Colombie. — Coll. Dupont.
Nota. Cette espèce doit être placée avant le T. elegans.
T. blandus. Dejean. PI. 35.
Obscure- ferrugineus , supra dilutior , elytris medio Jiigris
superjacente fascia transversa jlava; antennis nigris, arti-
culis ultimis luteis ; pedibus obscure-ferrugineis.
Longueur, 9; largeur, 3 lignes.
Il est un peu plus petit que le Succinctus, et lui ressem-
ble beaucoup pour la forme et la couleur, mais il se rappro-
che encore davantage de Y Elegans; il est d'un brun ferru-
gineux plus ou moins clair. La tête est d'un ferrugineux
obscur et un peu plus ridée en avant que dans Y Elegans.
Les antennes sont moins épaisses , avec les deux ou trois
premiers articles moins rugueux ; elles sont d'un noir
clair jusqu'au huitième article , avec les derniers d'un jaune
testacé. Le corselet est proportionnellement plus court que
celui du Succinctus; il présente à peu près la même sinuo-
Insecies, PI. 28 a 38. 9
site; mais les épines de ses bords latéraux sont notablement
plus avancées et plus aiguës. Les élytres sont à peu près de
même couleur ; elles paraissent un peu plus lisses, et la
bande qui les traverse vers leur milieu est plus rapprochée de
l'écusson , et est bordée de chaque côté, de même que chez
YElegans, par une bande noire d'inégale largeur. Le des-
sous du corps est noir ou noirâtre , garni de quelques poils
courts, plus abondants vers le prothorax. Les pattes sont
d'un rouge ferrugineux , avec l'extrémité des jambes, et
quelquefois les jambes entières , d'un noir mat. Les tarses
sont , en dessus et en dessous , de cette dernière couleur.
Colombie. — Coll. Dupont.
Nota. Cette espèce doit être placée après le Succinclus.
T. badius. Dupont. PI. 36.
Immaculatus, dilute-fcrrugineus, elytris dilutioribus ; subtus
sericeo-pubescensj antennisferrugineist apice pallidioribus,
articulis subfuscis.
T. spadiceus , Dejean, gravé sous ce nom dans notre planche .
Longueur, 11 ; largeur, 3 1/3 lignes.
Il esta peu près de la grandeur d'un Succinctus ordinaire,
et d'un roux ferrugineux assez foncé de part et d'autre. La
tête est ferrugineuse , un peu rugueuse en avant , lisse à sa
partie supérieure , avec une élévation longitudinale un peu
noirâtre. Les yeux et les mandibules sont noirs. Les anten-
nes sont de la couleur de la tête , plus pâles vers leur extré-
mité , avec la moitié antérieure du premier article , l'extré-
mité des suivants et la presque totalité du dernier, d'un
brun foncé. Le corselet est plus long que large, aplati ,
avec les quatre pointes ou épines des bords latéraux assez
saillantes L'écusson est finement bordé de noir, et est ainsi
10 Insectes, Vl. 28 à 38.
(jue les élytres. Ces dernières sont un peu plus claires vers
leur extrémité. Tout le dessous du corps est d'un brun
noirâtre, recouvert de poils grisâtres. Les pattes sont de la
couleur du corselet et des élytres.
Colombie. — Coll. Dupont.
Nota. Cette espèce doit être placée après le Subfascialus.
G. OZODERA. Dupont.
Prcesternum transversim emarginatum, inter pedes anticos cunéi-
forme, prominulum.
Mesosternum médiocre conoideum .
Capul minutum, rugulosum, antice profonde excavatum.
Antennœ feminae, n-articulatœ, corpore breviores, articulis gra-
datim decrescentibus j primo tertioque alteris multo longioribus.
Mandibula breviora, vix arcuata.
Palpi mandibula vix superantes ; articulis ultimis ovatis.
Meatum transversim canaliculatum.
Thorax nodulosus, deplanatus, longior quam latior, valde rugosus,
lateraliter spina retrorsum arcuata, instructus.
Scutellum médiocre, triangulare.
Elytra elongata parallela, rugulosa .
Pedes modice elongati , femoribus vix clavatis.
Nota. Ce nouveau genre se place naturellement entre les
Trachyderes proprement dits et les Xylocharis.
0. xanthospilos. Dupont. PL 57.
Niger thorace noduloso . elytris rugulosis apice sensim sub-
dilutioribus , medio singulatim macula transversa lutea
signatis.
Longueur, 9 ; largeur, 2 1/2.
Cette espèce est de la taille d'un Trachyderes rufipes or-
dinaire ; il est noir de part et d'autre. La tête est petite ;
rugueuse , avec les yeux et les parties de la bouche d'un
brun obscur. Les antennes sont de cette dernière couleur ;
!■ sectes , Vl. 28 à 38. Il
un peu soyeuses et grisâtres vers leur extrémité. Le corselet
est noir , sinué irrégulièrement , rugueux de part et d'autre,
avec une dent crochue â chaque bord latéral , dont la pointe
se dirige en arrière. Le dessous est garni de poils grisâtres ;
l'écusson est noirâtre , et beaucoup plus lisse que les élytres ;
celles-ci sont également noires et elles offrent chacune ,
vers le milieu de leur longueur, une tache jaune transver-
sale , presque oblongue , qui ne touche ni le bord marginal
ni la suture. Le dessous du corps et les pattes sont noirs et
garnis de poils grisâtres.
Colombie. — Coll. Dupont.
Stenaspis ujnicolor. Dupont. PI. 58.
ÂUr, sub-cœruleus : capite, thorace , elytris pedibusque
punctatissimis.
Longueur, 17; largeur, 4 1/2 lignes.
11 est un peu plus grand que le Stenaspis verticalis , et
généralement de couleur noire à reflets bleuâtres. La tête
est couverte, à sa partie supérieure, de gros points enfoncés
et de rides transversales en dessous. Le corselet est un peu
moins long que large et parsemé de gros points enfoncés ,
plus rares vers le milieu ; les bords latéraux sont rugueux
en dessous. L'écusson est presque lisse ou couvert de petits
points à peine visibles. Les élytres sont généralement cha-
grinées, comme vermiculées et finement pointillées sur
toute leur étendue. Le dessous du corps et les pattes sont
également ponctués , mais cette ponctuation est beaucoup
plus forte, quoique beaucoup plus claire. Le dessous des
tarses est grisâtre.
Coll. Dupont.
N. B. Nous ne connaissons pas la véritable patrie de cet
insecte , mais nous présumons qu'il doit venir du Mexique.
TABLE ALPHABETIQUE
DES NOMS GÉNÉRIQUES ET SPÉCIFIQUES
CONTENUS
DANS LA MONOGRAPHIE
DES TRACHYDERIDES.
^EGOIBUS.
Peruvianus i84o. pi. 29. pag. 2.
ANCYLOSTERNUS.
Scutellaris «838. pi. 207. pag. 34.
CHARINOTES.
Fasciatus «836. pi. i5o. pag. 20.
CRIOPROSOPUS.
Servillei i838. pi. 217. pag. 53.
Viridipennis «838. pi. 218. pag. 54.
DENDROBIAS.
Basalis »84o. pi. 33. pag. 8.
Mandibularis «836. pi. «5i. pag. 23.
Maxillosus . . «836. pi. i52. pag. 25.
Quadrimaculatus «836. pi. i5i. pag. 22.
Testaceus '836. pi. i5s. pag. 24.
Insectes, Pi: 28 à 38. 13
DESMODERUS.
Variabilis i836. pi. i48. pag. 17.
DICRANODERES.
Annulatus i836. pi. i53. pag. 26.
GALISSU8.
Cyanopterus i84o. pi. 28. pag. i.
LISSONOTUS.
Abdominalis i836. pi. i45. pag. 12.
Bisignatus i836. pi. i45. pag. i3.
Corallinus i836. pi. i44. pag. 11.
Cruciatus. i836. pi. i43. pag. 8.
Equestris i836. pi. i44. pag. 11.
Flabellicornis i836. pi. i42. pag. 7.
Flavocinctus i836. pi. i43. pag. 9.
Multifasciatus i83G. pi. i43. pag. 10.
Spadiceus i836. pi. i42. pag. 7.
MEGADERUS.
Bifasciatus i836. pi. i4i. pag. 5.
Stigma »836. pi. i4i. pag. 3.
NOSOPHLOEUS.
Concinnus i83G. pi. 147. pag. 16.
OXYMERUS.
Abdominalis i838. pi. 209. pag. 37.
Aculeatus , |838. pi. 20g. pag. 38.
Approximatif i838. pi. 212. pag. 44.
Basalis i836. pi. 208. pag. 35.
Chevrolatii i836. pi. 208. pag. 3G.
Confusus i836. pi. 210. pag. 39.
Deletus i836. pi. ai5. pag. 5o.
Distinguendus i838. pi. 2i4. pag. 48.
Elongatus i838. pi. 2i3. pag. 45.
Rlugii i838. pi. 2i3. pag. 46.
Lobasii i838. pi. 2i4. pag. 47.
i4 Insectes, Pl. 28 à 38.
I.ineatus 1 8 -3 8 . pl. 211. pag. 4o.
Nigricornis i838. pl. 210. pag. 4o.
Nigriventris i838. pl. 212. pag. 43.
Pallidus 1 838. pl. 2i5. pag. 4y.
Rivulosus i i838. pl. 211. pag. 42.
OZODER A .
Xanthospilos i84o. pl. 37. pag. 10.
PHOEDIIVUS.
Debauvei i84o. pl. 3i. pag. i 5.
Lanio i84o. pl. 3o. pag. 4.
Microthorax i84o. pl. 32. pag. G.
Tricolor i836. pl . 109. pag, 19*
RACHIDIOTV.
Nigritum i836. pl. i4G. pag. i4.
STENASPJS.
Castaneipennis i838. pl. 21 G. pag. 5?..
Unicolor . i84o. pl. 38. pag. 11.
Verticalis. i838. pl 21G. pag. 5i .
SPHOENOTHECUS.
Bivittatus i838. pl. 220. pag. 68
Cyanicollis i838. pl. 220. pag. 59.
Toraentosus iS38. pl . 219. pag. 5G.
Trilineatus i838. pl. 219. pag. 67 .
TRACHYDERES.
Audouiuii i838. pl. 18G. pag. 2.
Badius i84o. pl. 3G. pag. 9.
Bicolor i838. pl. 1 64 . pag. 5i .
Bilincatus i838. pl. 197. pag. ai.
Blandus i84o. pl. 35. pag. 8.
Boisduvalii i838. pl. 188. pag. 5.
Cardinalis i838. pl. ao4. pag. 28.
Cayennensis ï836. pl. i56. pag. 34.
Cinctus i838. pl. 189. pag. G.
Conformis ... i836. pl. i83. pag. 49
Cruentatus i838. pl. 200. pag. 26
Iivsixtp.s, Pi.. 28 à 38. i5
Dejeanii i838. pi. 163. pag. 5i .
Dimicliatus i838. pi. i63. pag. 48.
Dorbignyi i838. pi. 198. p'ag. a3.
Duponti i838. pi. 195. pag. 17.
Ebcninus i838. pi. 189. pag. 7.
Elegans i836. pi. j 54 . pag. 3o.
Equestris i838. pi. 188. pag. 5.
Fabricii i838. pi. 186. pag. 1.
Fulvipennis i838. pi. 190. pag. 9.
Gcrmarii i838. pi. 1G0. pag. 4i.
Gloriosus i838. pi. 187. pag. 4.
Homoplatus i838. pi. 200. pag. 2G.
Intermedius i836. pi. 167. pag. 36.
Interruptus i83G. pi. i58. pag. 38.
Juvencus i84o. pi. 34. pag. 7.
Lacordairei i838. pi. 191. pag. 10.
Latreillei i838. pi. 191. pag. 11.
Lineolatus i83G. pi. 161. pag. 45.
Nigripennis 1 838. pi. 199. pag. 24.
Nigripes i838. pi. 192. pag. 12.
Notatus i83G. pi. i64. pag. 5o.
Olivieri 1 838. pi. 196. pag. 18.
Proximus i836. pi. 161. pag. 43.
Puncticollis i838. pi. 197. pag. 20.
Reichei i838. pi. i55. pag. 3i .
Rubripes i836. pi. 167. pag. 37.
Rufipes 1 838. pi. 190. pag. 8.
Scabricollis i838. pi. 195. pag. 19.
Scapularis i836. pi. 162. pag. 47.
Signaticollis i836. pi. 199. pag. 25.
Signatus i83G. pi. 193. pag. i4.
Simplicipennis 1 836. pi. 2o4. pag. 19.
Solieri i836. pi. 194. pag. 16.
Striatus i83G. pi. 161. pag. 44.
Strigatus i836. pi. 160. pag. 42.
Subfasciatus i83G. pi. 168. pag. 38.
Succinctus i836. pi. i54. pag. 32.
Testaceus i838. pi. 192. pag. i3.
Tratisversalis 1 836. pi. i56. pag. 35.
Thoracicus i836. pi. 159. pag. 4o.
Tamiatus i836. pi. 162. pag. 46.
Variegatus 1 838 . pi. 187. pag. 3.
Vauthierii 1 836. pi. 198. pag. 22.
:6 Insectes, Pl. 28 à 38.
XYLOCHARIS
Costatus i838. pl. 206. pag. 33.
Elegantulus i838. pl. 205. pag. 3i
Oculatus i838. pl. 2o5. pag. 3o.
Richardii i83o. pl. 206. pag. 32.
Nota. Ce mémoire a paru dans les années i836 , i838 et i84o du
Magasin de zoologie.
D'abord il a été divisé en deux parties : la première comprend les
pages 1 à 5i des feuilles i5, 16 et 17, et du premier quart de la
feuille 18 du Magasin de zoologie, année i836.
La deuxième partie comprend les pages 1 à 5g des feuilles 4, 5, 6 ,
et des trois quarts de la feuille 7 de l'année i838.
Le supplément et les tables occupent la feuille ï de l'année i84o.
Ce supplément est accompagné de onze planches qui portent les
numéros 28 à 38.
L'introduction, que l'on doit placer en tête de la monographie ,
forme une feuille (la feuille 8 de i838) ; elle est accompagnée de
quatre planches, les numéros 221 à 224, qui doivent aussi aller en
tête du mémoire.
Au moment où nous mettons cette feuille sous presse, nous rece-
vons de Colombie une nouvelle espèce (TOzodera , que nous nom-
mons O. callidioides (Rev. zool. par la Soc. Cuvievienne, février
i84o, p. 42). Elle ressemble à l'O. xanthospilos\ mais elle est d'un
brun ferrugineux de part et d'autre.
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///.ri'cMi- . Pt jiH.
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Pll^edinUS mùrof/iom.r. A-,y
S. Rèmond imp.
■Mcuj. t/f Zoo/oyio . 7&fa .
Jruvcteo >■. H. .Vf
Dondrobias ëm*m&r. jmum
DltVCM
T. A'rmo/uf imp
JA///. //c Zoo/oyû>
jBumçtiu'. PI. 3£.
Traclij deres Jmmem*. /><■/<■„,,
rtfini-J .,(■////,.
Mi//, (/c Zt><>/o</ir ./tfjo
Irurecies. PI. ii.i ■
Trachyderes Uandk*. »<r
. Y. HniK'ru/ //ii/i .
l/'/l/ t/f /oo/oi/ù' . /tfjo
Iri.nrh-s. J'1 . 3b'.
Tracli \ d e i vs , tyodûms. /><>;,■.„, .
.\. Rviiwiui lui;'
. i/<ii/ , <//• Zoti/oyi't- . liïjti ,
///.ii ;//'./■ . /'/. ,ï-
()Z()(1CL'<'1 - Xti/i t/io. i/n'/o. t , m*wm
A'r/>,'/ ,r, ■////>
Mut/, de /oo/ot/if ■ /<Yjo .
///.(vv/7'.r. /'/. ;iti .
S ((M'.'IS piS unûo/or.
. I • ,'{, •rnoru/ inif
G. SPH^NOGNATHE. Sph*nognathus. Baquet.
S. de Feisthamel. S. FeAsthamelii. Guérin-IVI.
S. Castaneus, nïtidus, infra cinereo-villosus ; capite , man-
dibulis (longitudinc capitis et ihoracis), thorace pedibusque
viridi-œnescentibus ; tibiis quatuor posticis Jlavis , nigro
spinulosis .
Chyasognathus feisthattie/ii, Guér. , Revue zool., 1838, p. 287
Mphœnognathus Feisthamelii , Guer., Dict. put. Whist, nal., t. IX,
p. 103.
Longueur, 47 millim. ; largeur, 14 1/2 millim.
La tète est d'un vert cuivreux avec la base d'un brun
marron ; elle est de forme carrée , un peu plus large que
longue , un peu rétrécie en arrière , sinueuse en avant :
elle offre, de chaque côté, une forte pointe dirigée latérale-
ment. Les yeux sont littéralement au -nombre de quatre ,
car chacun est séparé en deux par un large rebord de
la tête : ceux qui regardent en haut sont plus petits ,
tous quatre sont ronds et jaunâtres. Les mandibules sont
d'un vert cuivreux , juste de la longueur de la tête et du
corselet réunis , tricarénées , droites d'abord et arquées
vers la pointe , qui est aiguë ; elles ont à la carène supé-
rieure, vers la base, une pointe assez avancée ; le reste de
la longueur de cette carène est finement crénelé ; il en est
de même de la carène interne. Les palpes et les antennes
vsont noires.
Le corselet est d'un vert sombre à reflets cuivreux, trans-
versal, plus large en arrière, rugueux au milieu , finement
crénelé sur les bords, avec une assez forte épine aux angles
postérieurs :il est bordé, en arrière, d'assez longs cils jau-
1840, 2
2 fa sectes, Vl. 39.
nâtres ; l'écusson est grand , arrondi en arrière. Les élytres
sont d'une couleur marron rougeâtre, avec quelques reflets
cuivreux ; leur surface est légèrement plissée en travers.
Les pattes sont cuivreuses , à reflets rouges et verts , avec
les tarses noirs ; les jambes intermédiaires et postérieures
sont d'un beau jaune vif, armées extérieurement de petites
épines noires : tous les tarses sont noirs. Les jambes anté-
rieures sont plus longues que les autres , un peu aplaties ,
armées d'assez fortes dents au côté externe , et en offrent
quelques-unes sur le bord interne.
Le dessous du corps est d'un brun marron à reflets verts
cuivreux, il est entièrement garni d'un fin duvet gris cen-
dré assez serré.
La femelle , unique dans la collection de M. le comte
De jean , ressemble tout à fait au mâle ; mais elle est plus
courte et plus épaisse , d'une couleur marron plus foncée ,
avec des reflets cuivrés moins vifs. Ses mandibules sont
un peu plus longues que la tête , avec une dent latérale
assez forte : leurs bords internes sont droits , tranchants
et faiblement dentés.
Cet insecte a été trouvé en Colornbie par le voyageur
Lebas : nous l'avons dédié à M. le général baron Feisthamel,
qui consacre ses loisirs à l'étude de l'entomologie, et qui a
déjà rendu plus d'un service à cette science.
Lorsque M. le baron Feisthamel nous a communiqué
ce précieux insecte , pour être publié provisoirement dans
la Revue zoologique , nous n'avons pu savoir s'il appar-
tenait au genre Chyasognathus , ou à celui que M. Buquet
a publié sous le nom de Sphœnognathus, attendu que l'in-
dividu unique, mis à notre disposition avait perdu ses
antennes ; nous nous en sommes donc rapporté à son
faciès , qui le rapproche plus des Chyasognathes. Depuis
le retour de M. le comte Dejean , nous avons pu voir un
individu entier, dans sa riche collection , et nous avons re-
connu que ses antennes n'ont pas la petite houppe de poils
Insectes , Pl. -VJ.
qui caractérise le genre Chyasognathe , et que dès lors il
devait entrer dans l'autre genre. On voit , par l'embarras
où nous nous sommes trouvé, que ces deux genres ne
diffèrent guère, et que l'on devra les réunir un jour, quand
on connaîtra un plus grand nombre d'espèces intermédiai-
res : peut-être même quelques grands réformateurs de
notre époque opéreront-ils d'emblée cette réunion, croyant
ainsi se couvrir de gloire. Malheureusement ils ne pourront
pas mettre le nobis au bout du nom de notre insecte, qu'ils
en fassent im Chyasognathus ou un Spkœnognathus, puisque
nous l'avons décrit sous ces deux noms ; ils ne pourraient
arriver à cet insigne honneur qu'en réunissant ces deux
genres aux Pholidotus , réunion qui , à notre avis , serait
assez rationnelle.
GUÉRIN-MÉNEVILLE.
. Vdt/- ifr /oofoyie . /tfjo
///./ ftctm- ■ H> >>//
S])ll(r 1 lO(V 11 a lIlMS Mirt/ianu-tii.
/t,M s.n/p
I Remoiui intp
IVSMIKS, Pi, 40. \
G. PHRICODE. Phricodus. Spinola.
(Ordre des Rhyngotes , tribu des Géocorises, famille des
Aradites.)
Antennes moyennes, glabres, vues à l'œil nu, insérées sur
la ligne qui va du centre des yeux à réseau au sommet anté-
rieur de la tête , à l'extrémité d'un tubercule très saillant ,
large et épineux, composées de quatre articles : le premier
très court, obconique, couvert en dessus par le prolonge-
ment du tubercule antennaire ; le second , d'abord très
mince , puis se dilatant brusquement en dehors , devenant
alors très épais , dépassant extérieurement le premier , se
prolongeant visiblement au delà du tubercule , et s'amin-
cissant insensiblement vers l'extrémité ; le troisième , par-
tant de l'extrémité du second , très allongé proportionnel-
lement aux autres , faisant à lui seul les deux tiers de la
longueur de l'antenne : d'abord aussi mince que le second ,
et contrastant brusquement, à son origine, avec l'épaisseur
centrale de celui-ci , puis grossissant insensiblement et for-
mant une espèce de massue allongée à inanche très effilé et
à tête arrondie. Le quatrième, contrastant également avec
le troisième par sa petitesse, partant de l'extrémité de
celui-ci , offrant les apparences d'une petite soie courte ,
roide et cylindrique.
Tête assez grande , horizontale : face supérieure inégale,
contour difforme et épineux. Col nul. Vcrtex court, large
à sa base, ne s'élargissant pas en approchant des yeux à ré-
seau. Ceux-ci moyens, hémisphériques, sub-pédonculés ,
et aussi saillants que dans la plupart des Aradites connus.
Point d'ocelles apparents. Division de la tête en trois lobes,
peu marquée près de la base , et entièrement cachée près
de l'extrémité. Tubercules antennaires singulièrement dé-
1840. 2
2 Insectes, Pl. 40.
veloppés aux dépens des lobes latéraux , qu'ils finissent
par couvrir et masquer entièrement, très larges, fortement
échancrés en croissant ; cornes du croissant épineuses ; les
internes dépassant notablement l'extrémité antérieure du
lobe intermédiaire . Canal rostral creusé en dessous de la
tête, assez large, profond, fermé en arrière, et rebordé près
de la base de la tête , ne se prolongeant pas sous la poitrine :
parois latérales droites, parallèles, saillantes , sans dents et
sans épines.
Rostre ne commençant que vers le tiers du canal rostral ,
à une distance appréciable de l'origine du labre et du su-
çoir, de quatre articles non comprimés et à parois non
tranchantes. Le premier ne dépassant pas le canal rostral ;
le second , un peu plus long , atteignant l'origine des pattes
antérieures ; le troisième , à peu près égal au premier ,
arrive aux deux tiers du mésosternum ; le quatrième , plus
court, ne dépasse pas l'origine des pattes intermédiaires.
Son extrémité arrondie ne paraît guère propre à pénétrer
les corps un peu résistants
L ;bre , partant du sommet de la tête , paraissant un peu
ridé transversalement , étroit , allongé , mais ne dépassant
pas l'extrémité postérieure du canal rostral. Suçoir visible
sous le labre , dans tout l'espace compris entre l'origine de
celui-ci et celle du rostre. Quoique son extrémité soit jus-
qu'à présent inobservée , il est probable qu'elle est armée
d'un dard assez acéré pour entamer les corps qui résiste-
raient aux attaques du rostre.
Dos du prothorax en trapèze rétréci en avant , s'élevant
insensiblement en arrière , sans qu'il y ait une ligne de sé-
paration tracée visiblement entre ses deux lobes. Bord anté-
rieur peu échancré , de la largeur de la tête ; bords laté-
raux rebordés horizontalement , épineux ou laciniés. An-
gles postérieurs largement tronqués. Bord postérieur très
faiblement et largement échancré.
Ëcusson plane, en triangle isoseele , dont la hauteur est
Insectes, Pi.. '»0 3
au moins le double de la base : son sommet postérieur dé-
passe en arrière la base du quatrième anneau du ventre.
Pattes moyennes , simples et de la forme ordinaire. Les
deux paires postérieures un peu rapprochées entre elles à
leur origine : fémurs inermes ; tibias droits et cylindriques.
Tarses de trois articles : les premier et dernier à peu près
égaux en longueur; le second très petit et rudimentaire.
Plusieurs rangées transversales de soies fines et flexibles
sous le premier ; deux crochets simples, et deux petites
pelotes au dessous de ces crochets , à l'extrémité du troi-
sième.
Ailes supérieures biparties. Portion antérieure plus
grande que l'autre , épaisse et coriacée. Première nervure
externe saillante jusqu'au bout de l'aile ; seconde nervure
saillante encore près de la base , mais effacée avant d'at-
teindre le bord postérieur de la portion coriacée. Ce bord
droit et coupé obliquement , comme dans la plupart des
Hétéroptères. Seconde portion membraneuse , translucide ,
ayant trois nervures longitudinales, dont deux externes ,
sinueuses , irrégulières , n'atteignent ni la base ni l'extré-
mité , et une troisième, partant de l'angle interne de la base,
se divise , à peu de distance de son origine , en trois bran-
ches longitudinales, qui font entre elles des angles aigus.
A l'aide d'une forte loupe , on aperçoit quelques anasto-
moses transversales.
VOstiole odorifique , placée de chaque côté sur les flancs
du Métapectus , consiste en une fente transversale , en ligne
courbe , dont la convexité est tournée en arrière et dont le
bord antérieur est mince et tranchant.
1840.
4 Insectes, Pi, 40.
P. hérissé. P. hjstrix. (Aradus). Germar.
Aradus hfslrix, Germ., Re\>. enloni. 4e Stlb.t t, Y, -p. 1 34 , n. 34.
Proportions. Longueur du corps 3 lignes. — Id. des an-
tennes 1 lig. — Id. de leur second article 2/31ign. — Id. de
la tête 1/2 ligne. — Id. du dos du prothorax 2/3 ligne. — Id.
de la poitrine 1 ligne. — id. de l'abdomen 1 1/2 ligne. —
Largeur de la tête prise sur la ligne transversale qui passe
par les yeux à réseau 3/ 4 ligne. Maximum de la largeur du
corps mesurée vers le milieu du ventre 11/2 ligne.
Formes. Dessus de la tête, du prothorax et de la portion
coriacée des ailes supérieures , fortement ponctué. Points
moyens profonds et distincts , plus petits et presque ef-
facés sur les élévations inégales du vertex et du front.
Celle-ci consistant d'abord en une élévation médiane li-
néaire et longitudinale , qui commence en face des yeux à
réseau , et qui n'est autre chose que le lobe intermédiaire ,
puis en deux bossettes rondes , aplaties , qu'on doit con-
sidérer comme les rudiments des lobes latéraux dont le
développement a été arrêté par celui des tubercules an-
tennaires. Geux-ci sont armés de trois épines droites et
dirigées en avant , dont une interne et deux externes, su-
perposées l'une à l'autre. Les épines laciniées ou crénelées
des bords latéraux du prothorax sont très variables sans
doute , puisqu'elles offrent des différences aux deux côtés
du même individu. Pattes et dessous du corps lisses ou du
moins n'ayant pas de ponctuation visible à l'œil nu. Bords
latéraux des quatrième et cinquième segments bisinués et
postérieurement anguleux.
Couleurs. Corps , antennes et pattes gris clair, ponctua-
tion du dos noirâtre. De petites taches brunes , clair-se-
mées sous le ventre et sous la poitrine, plus serrées et plus
obscures aux pattes et notamment aux fémurs postérieurs.
I\sm ris , l'i . K>. 5
Second et troisième articles des antennes à hase claire « i
à extrémité brune; le quatrième noir. Portion membra-
neuse des ailes supérieures blanche , nervures longitu-
dinales noires
Sc.re et patrie. Dans la femelle , l'abdomen est tertuim
par quatre petites plaques disposées comme elles sont re-
présentées dans la figure C. Les deux antérieures sont les
divisions du sixième anneau, entre lesquelles nous suppo-
serons l'ouverture de la vulve ; les deux postérieures sont
les écailles vulgaires. Mâle , inconnu. Mon individu a
été recueilli au cap de Bonne-Espérance par M. Drège , et
il m'a été envoyé par M. Thorey.
M. le docteur Germar , auquel nous devons la première
connaissance de cette espèce intéressante , avait pressenti
qu'elle devait former un genre à part, forsan proprii generis ,
dit-il, jRee. de Sill/., loc. cit. S'il ne l'a pas proposé, décrit
et nommé , ce n'est sans doute que parce que son exem-
plaire ne lui a pas paru assez bien conservé. Il l'a laissé dans
le genre Àradus , à plus forte raison l'aui ait-il placé dans
la famille qui renferme ce genre. Je pense que M. Burmeis-
ter en aurait fait de même, à moins qu'il ne s'en fût laissé
imposer par la présence d'un quatrième article qu'on refuse
ordinairement aux Membranacés. Mais si on observe bien
attentivement plusieurs espèces assez communes du genre
Aradus, entre autres X Ar. anniclicornis, Fab., si on soulève
le labre on reconnaîtra l'existence d'un petit article sub-
triangulaire , dilaté en avant , qu'on ne soupçonnait pas
parce qu'il était couvert par le labre , et qui , ajouté aux
trois autres connus, prouve que le rostre de cette espèce est
réellement 4-articulé. Dans les faisant suite à toutes les édi-
tions de Buffon on ne compte pas le nombre des articles du
rostre , mezzo-termine qui est plus commode pour l'auteur
qu'instructif pour le lecteur. Mais on pose pour base de la
première section des hémiptères un bec naissant du front. Ce
caractère n'est pas général. Le labre et le suçoir ne partent
6 Insectes, Vl. 40.
pas toujours du front , le rostre en part rarement. Dans
la plupart des espèces, il en est plus ou moins distant.
Mais l'exactitude des faits était , sans doute, étrangère au
but que l'auteur s'était proposé. Un bon choix de maté-
riaux est nécessaire à celui qui veut édifier , il est inutile à
celui qui ne songe qu'à détruire.
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
A. Le Phricodus hyslrix considérablement grossi.
B. Tête pareillement grossie et vue en dessous. — a. Le labre. *—
b, c, dy e. Les quatre articles du rostre. — f. Epine interne
du tubercule antennaire. — g. Les deux épines externes du
même. — i, 2, 3 et 4. Les quatre articles des antennes.
C. Ventre pareillement grossi. — a. Divisions de la sixième plaque
ventrale. — b. Ecailles vulvaires.
D. Mesures de longueur et largeur de la grandeur naturelle du
Phricodus hystrix.
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PhriVodus hystrù
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Y.j&âmMtit '/»/'
. ////nr/tu/i/ii- .ri-'
Insectes , Pi,. 41 à 4U.
DESCRIPTION
de trois Hyménoptères nouveaux,
recueillis par M. Leprieur, à Cayenne
par M. Maximilien SPINOLA.
G. SEMINOTA. Seminota. Spinola.
Antennes distantes , insérées au dessous de l'angle an-
téro-interne des yeux à réseau et près du bord antérieur de
la tête , aussi longues que la tête et le corselet pris ensem-
ble, fusi formes, de vingt-un articles. Le premier, cylindri-
que , notablement plus épais que les autres , n'atteignant
pas le haut du front; le second, très court, obeonique, éga-
lement bien distinct de celui qui le précède et de celui qui
le suit; les suivants moins distincts entre eux , parce qu'ils
n'ont aucun rétrécissement auprès de leurs articulations,
diminuant d'abord insensiblement en longueur et augmen-
tant en épaisseur du troisième jusqu'au douzième, dimi-
nuant ensuite à la fois en longueur et en épaisseur jusqu'au
dernier, qui est terminé en pointe mousse.
Tête semblable à celle de quelques Formicaires , mais
proportionnellement plus large et plus grande. Face pos-
térieure concave , embrassant le devant du corselet et re-
montant bien au dessus et bien en arrière de son articula-
tion avec lui. Bord postérieur , droit. Fertex grand , égalant
en longueur la moitié de la tête, et cependant trois fois plus
large que long, faiblement convexe, doucement penché en
avant. Front encore plus penché que le vertex, dont il sem-
ble être le prolongement. Face renflée, courte et large,
recouvrant le chaperon ou se confondant avec lui.
1840. a
i Inskciks, Vl. 41 à 43.
Yeux à réseau petits , oblongs , latéraux , distants , placés
à peu près au milieu de la moitié antérieure de la tête et
en occupant environ les deux tiers.
'Trois ocelles situés au passage insensible du front au
vertex, petits, rapprochés et en triangle , dont l'angle anté-
rieur est presque droit.
Labre inobservé, caché sous le chaperon, qui se confond
lui-même avec la face. Mandibules fortes et épaisses. Face
externe bombée; bord interne trident é , dents aiguës et
équidistantes : l'extérieure plus forte que les deux autres.
Lèvre inférieure * courte , large et arrondie en dehors ,
ayant une petite échancrure au milieu. Paraglosses nulles
ou inapparentes. Menton tubuleux , extrémité arrondie.
Mâchoires à tige cornée engainante aussi large que le
menton , terminées par un lobe membraneux très court ,
palpigères. Palpes maxillaires sortant de l'extrémité de la
tige cornée des mâchoires , à côté et en dehors du lobe
membraneux apical, de six articles . Le premier, très court;
les deuxième et troisième, trois fois plus longs que le pre-
mier , et beaucoup plus épais que les suivants ; ceux-ci à
peu près de la même longueur, diminuant progressivement
en épaisseur ; le dernier , mince et allongé. Palpes labiaux
de quatre articles : le premier, très court, n'étant visible
qu'à l'aide de la loupe; le second, épais, cylindrique, aussi
long que les deux suivants pris ensemble; le troisième,
court, obconique, renflé à son extrémité; le quatrième,
triangulaire , tronqué , subsécuriforme.
Prothorax très court , ne s'élevant pas sensiblement au
dessus de son articulation avec la tête : son dos creusé
transversalement, et pouvant servir de retraite aux fémurs
de la première paire. Propectus ne paraissant d'abord
' Les parties membraneuses ou charnues changent trop de forme
après le dessèchement pour qu'une description faite sur un individu
mort depuis longtemps puisse ressembler à celle qu'on aurait pu
faire sur le vivant.
1\skctes, Pi.. 41 à 43. 3
formé que do deux pièces semblables, bombées au milieu,
déprimées et un peu concaves vers leur bord interne , où
elles se touchent et paraissent se souder ensemble au
moyen d'une suture relevée en carène : ce sont les deux
cpisternes prothoraciques ou pro-epistcrnum. Mais, en les ob-
servant plus attentivement, on reconnaît qu'il n'y a pas de
soudure entre les deux pièces , que la carène médiane est
sillonnée , et que c'est sous ce sillon qu'il faut aller cher-
cher le prostemum, qui est à nu et qui devient visible
entre les hanches antérieures, où il se termine postérieure-
ment en pointe mousse.
Le mésothorax est très volumineux ; son disque s'élève
beaucoup au dessus du prothorax et pénètre en avant, au
dessous de la face postérieure de la tête. Deux sillons peu
enfoncés , droits et longitudinaux , décèlent l'existence des
parapsides. Le bord postérieur est coupé en ligne droite, vis
à vis des écailles alaires, qui sont oblongues et de moyenne
grandeur. Le segment scutellaire est presque a.ussi long
que le disque ; il est visiblement divisé en quatre pièces ,
dont deux latérales plus courtes , plus étroites , à bord ex-
terne arrondi , rétrécies postérieurement , déprimées et
même un peu concaves , et deux médianes formant ensem-
ble la pièce qu'on nomme ordinairement Yécusson; elle est
ici un peu penchée en arrière, plane, rétrécie des deux cô-
tés , en rectangle un peu plus long que large. Le segment
mb-alaire décrit une courbe à très faible courbure. Les deux
pièces latérales sont profondément excavées ; celle du mi-
lieu , ou le post-écusson , monte à peu près au niveau de
l'écusson ; elle est également plane , presque horizontale ,
en trapèze, rétrécie en arrière et divisée, dans toute sa lon-
gueur, par un sillon longitudinal qui trahit sa composition
double primitive.
Dans le mélalhorax ' , nous trouvons réellement l'anoma-
■ J'ai conservé, au segment qui m'a paru ici le dernier du thorax ,
4 Insectes, Pl. 41 à 43. T
lie qui n'était qu'apparente dans le propectus. La pièce mé-
diane a disparu ; les deux latérales se sont réunies , et leur
suture consiste en un sillon assez profond qui aboutit pos-
térieurement à une fente triangulaire et membraneuse ,
élargie en dessous pour donner une issue au premier an-
neau de l'abdomen, dont elle peut aider et diriger les mou-
vements. Ainsi , dans la méthode empirique qu'on a suivie
si longtemps, et à laquelle on reviendra toujours quand on
exigera des descriptions abrégées et quand on se contentera
d'observations superficielles , on aurait pu dire métathorax
convexe , ayant un sillon longitudinal.
Le mésopectus est aussi renflé en dessous que le disque
du mésothorax en dessus. Les deux épistemes sont grands
et quasi verticaux. Le mésosternum est bombé au milieu
et coupé perpendiculairement en avant , où il descend
beaucoup plus bas que le propectus et où il tranche brus-
quement avec lui. Le métapeclus est très court et descend
beaucoup moins bas que le mésosternum. Le métasternum
l'ancien nom de métathorax pre'fe'rablement à celui degastrothorax,
quia e'té proposé par M. Vesmaè'l. Ce n'est pas que je ne reconnaisse,
à ce sujet, la justesse des observations de M. Audouin. Mais ces ob-
servations prouvent seulement que le segment qui termine ïe tho-
rax dans quelques insectes est l'analogue de celui qui commence
l'abdomen dans plusieurs autres. Or je pense que si un anneau in-
termédiaire peut se réunir tantôt à celui qui le précède et tantôt à
celui qui le suit , et que si chacun de ceux-ci a des fonctions parti •
culières à remplir, on doit présumer que cet anneau intermédiaire
est lui-même le siège de quelque autre fonction spéciale et indépen-
dante, ou bien qu'il est destiné à participera celles de l'anneau au-
quel il a e'té réuni. Dans le premier cas, il faudrait lui assigner un
nom correspondant à la fonction dont il serait chargé; car, s'il ne
s'agissait que de sa position, un numéro d'ordre serait suffisant. Dans
le second, qui est, en général, le seul démontré, il faudrait le consi-
dérer comme une des parties d'un tout, et il faudrait lui laisser le
nom qui exprime, sans équivoque, la place qui lui a été assignée par
l'auteur de toutes choses, et dont il ne saurait sortir sans cesser
d'être lui-même.
Issectes, li 41 à 43. &
est postérieurement anguleux , et il se prolonge peu en
arrière entre les hanches postérieures, qui sont très rappro-
chées à leur origine.
\J abdomen est subpétiolé et semblable à celui des Mutilles
ailées, mais proportionnellement plus court et plus ramassé,
de sept anneaux , sans rétrécissements , et à bords posté-
rieurs entiers dans les mâles. La femelle m'est inconnue. Le
premier anneau ou le pétiole est en trapèze, assez élargi en
arrière pour que le bord postérieur soit presque le triple de
l'antérieur. Face inférieure convexe; dos concave; bords
latéraux , droits et sans rebords. Le second anneau aussi
grand que les cinq suivants pris ensemble, très renflé, sur-
tout sur le dos ; les autres diminuant progressivement de
grandeur , penchés en bas , de manière que chaque plaque
dorsale dépasse en arrière la plaque ventrale correspon-
dante. La septième inférieure n'est pas apparente, parce
qu'elle a été refoulée en arrière par les organes génitaux
qui commençaient à sortir, et dont on aperçoit le bout, qui
est terminé par deux filets dont je ne connais pas l'origine,
mais que je regarde comme les appendices latéraux de la
verge. Pour en savoir davantage, j'aurais dû exposer mon
exemplaire unique aux chances peu favorables d'une dis-
section sur un cadavre desséché : ce sera pour une autre
fois.
Les pattes sont moyennes et de la forme ordinaire ; elles
sont toutes également propres à la marche, et elles vont en
augmentant de longueur, de la première paire à la troi-
sième. Fémurs mutiques ; les antérieurs arqués et pouvant
se coller , en se redressant , contre les flancs supérieurs du
prothorax. Tibias armés , à leur extrémité tarsienne , de
deux épines droites et simples. Tarses de cinq articles obco-
niques, distincts, diminuant progressivement de grandeur,
du premier au quatrième. A la troisième paire, le premier
article est aussi long que les trois autres pris ensemble ; le
cinquième, le plus long après le premier, est armé de deux
G I\st(TEs, Vl. 41 à 43.
crochets bifides et muni d'une pelote charnue assez appa-
rente. Mais ce que ces pattes m'ont offert de plus remar-
quable, c'est que les trochanters, souvent d'une seule pièce,
sont ici, comme dans le plus grand nombre des Térébrants,
formés de deux articles qui sont réunis par une articulation
simple et linéaire. Aux antérieures , le second article est
beaucoup plus petit que le premier; aux intermédiaires, il
augmente un peu de grandeur relative ; aux postérieures,
les deux articles sont à peu près égaux.
Ailes » plus courtes que le corps, a étant pas pliées dans
le repos ; leur innervation m'a présenté les caractères sui-
vants : Quatre cellules brachiales complètes ; une seule cel-
lule radiale y grande, oblongue, n'atteignant pas le bout de
l'aile. Bord interne sinueux, vis-à-vis de la première cubi-
tale. Quatre cellules cubitales : la première, grande, qua-
drangulaire , à côtés sinueux , recevant la première nervure
récurrente au point du cubitus postérieur, qui lui est commun
avec la seconde cubitale; celle-ci étroite, allongée, subtrian-
gulaire , bord antérieur très court ; la troisième , en rec-
tangle deux fois plus long que large , recevant , à peu de
distance de sa base, la seconde nervure récurrente ; la qua-
trième , complète. Trois cellules discoïdales distinctes et
complètes ; les deux premières commençant au point du
cubitus antérieur. Limbe complet.
S. de Leprieur. S. Leprieitrii. Spinola. (PI. 41.)
Proportions. Longueur du corps, 5 lignes 1/2 ; des anten-
nes , 3 lignes ; du vertex , 1/2 ligne (comme le devant de
la tête est penché en bas , il n'y a que le vertex qui puisse
entrer dans la mesure de longueur) ; du thorax, 2 lignes ;
de l'abdomen , 3 lignes.
* J'ai adopte, pour la description des ailes, le système de M. de
Saint-Fargeau, qui me semble réunir tous les avantages. Voy. Saint-
Fargeau, IJymênopt , t. i, p. 46 etsuiv.
In»«<:tes, Pi.. 41 à 43. 7
Largeur de la tète, prise sur la ligue transversale qui
passe par les yeux à réseau, 1 ligne 1/3 ; du thorax, à l'ori-
gine des ailes supérieures , 1 ligne 1/2 ; du même , à son
bord postérieur, 1/2 ligne.
Hauteur du prothorax , \f% ligne ; du mésothorax ,
1 ligne 1/2.
Formes. Tête lisse et luisante. Reste du corps mat et
visiblement ponctué. Ponctuation très forte au corselet,
points profonds et bien distincts ; plus fine et plus confuse
à l'abdomen ; peu apparente à la tête et aux pattes. Bord
antérieur de la tête , faiblement bidenté ou peu profondé-
ment triéchancré. Pelage rare, fin et flexible.
Couleurs. Antennes brunes. Les trois derniers articles et
les extrémités des trois premiers , pâles. Tête , corselet ,
hanches , trochanters et fémurs bruns-noirâtres. Ecailles
alaires , abdomen , tarses et tibias roux testacé. Premier
anneau, ou pétiole de l'abdomen, d'une teinte un peu plus
claire. Ailes jaunes. Point épais et nervures , noirs. Une
grande tache marginale enfumée, à l'extrémité de l'aile su-
périeure, occupant toute la cellule radiale et la moitié anté-
rieure des quatre cubitales. Pelage blanc.
Tant qu'on ne connaîtra pas la femelle de ce mâle, trouvé
dans l'intérieur de Cayenne , par M. Leprieur , et envoyé
par M. Buquet, ses affinités rationnelles présenteront une
question insoluble. J'ai exprimé l'état actuel de nos con-
naissances , en donnant au genre le nom de Seminota ,
connu à demi; il sera bon tant qu'on n'en saura pas davan-
tage , et on pourra le changer , quand on le voudra , en un
autre meilleur, que j'accepte dès à présent. Ce changement
me sera indifférent , précisément à cause de son extrême
facilité : il sera moins aisé de fixer la véritable place de cet
insecte dans une méthode rationnelle. Il appartient aux
Ichneumonides par le nombre des articles de ses antennes ,
aux Formicaires par quelques traits de la tête , aux Mutil-
laires par la forme de l'abdomen ; son premier anneau
8 Insectes, Pl. 41 à 43.
abdominal et ses teintes de couleurs le rapprochent des
Labidus ; ses trochanters lui donnent des rapports avec
un grand nombre de Tércbrants. Dans le doute , et n'osant
rien prendre sur moi , j'ai laissé en blanc le nom de la fa-
mille ; cependant, tout bien considéré, je pense qu'il y au-
rait peu d'inconvénients à le placer provisoirement à côté
des Braconides.
G. CHRYSÉIDE. Chryseida. Spinola.
Tribu ou famille des Chalcidites, Latr. ; — des Chalcites,
Newmann ; — des Chalcides, TValker ; — Ptéromales,
Haliday ; — Ptéromalins , Daim, et Nees-von-Esembeck ;
— Diplolép aires, Spinola olim.
Antennes insérées au devant de la tête , peu distantes à
leur origine , aussi longues que la tête et le thorax pris en-
semble , filiformes , de onze articles d'inégales grandeurs :
le premier , allongé , obconique , sortant , à sou extrémité ,
de la cavité frontale et remontant jusqu'au vertex ; le se-
cond, court et obconique; les cinq suivants, très distincts à
cause d'un fort rétrécissement basilaire , cylindriques en-
suite, allongés, à extrémités tronquées, ayant chacun deux
couronnes ou rangées transversales de poils larges et flexi-
bles , l'une près de la base , l'autre près de l'extrémité ; les
quatre derniers , beaucoup plus courts , à articulations peu
distinctes, formant ensemble une espèce de bouton allongé,
d'un diamètre égal à celui des articles précédents et à ex-
trémité arrondie.
Tête de moyenne grandeur, aussi large que le thorax.
Vertex spacieux , un peu concave , rétréci en avant , forte-
ment échancré en arrière. Front vertical, s'élargissant in-
sensiblement de haut en bas, excavé au milieu et caréné
latéralement ; cavité médiane étroite, longitudinale, termi-
née supérieurement en pointe aiguë , et inférieurement en
Insectes, Pl 41 à 43. g
deux branches droites et subparallèles qui aboutissent aux
origines des antennes ; espace intermédiaire ne consistant
qu'en une petite carène qui remonte tout au plus jusqu'à la
moitié de la cavité; carènes latérales minces et tranchan-
tes , partant du bord antérieur du vertex , longeant de très
près les orbites internes des yeux, et finissant avec elles vers
le milieu de la face. Face aussi longue que le front , ren-
versée en arrière , passant avec rapidité , mais sans aucune
trace d'une solution de continuité, du plan vertical et frontal
à un plan horizontal et inférieur. Chaperon nul ou soudé
avec la face. Labre, mandibules et autres parties de la bou-
che, retirés dans une cavité du prosternum et inobservés.
Les yeux à réseau, glabres, ovales-oblongs, de moyenne
grandeur et assez saillants.
Trois ocelles très distants ; angle antérieur du triangle
ocellaire très obtus ; les deux ocelles postérieurs , aux angles
antérieurs , au fond de la cavité frontale , près du sommet de
son angle supérieur ; l'ocelle antérieur, au fond de la cavité
frontale, près du sommet de son angle supérieur.
Dos du prothorax, d'une seule pièce, deux fois plus large
que longue et repliée insensiblement sur les flancs qu'elle
occupe presque en totalité, coupée postérieurement en ligne
droite , brusquement déprimée en avant , s'y rétrécissant
pour pénétrer dans l'échancrure postérieure du vertex , et
finissant en pointe mousse au point même de son articula-
tion avec la tête. Épisternes prothoraciques refoulés un peu
en arrière par la grande pièce dorsale et par le prosternum,
étroits, linéaires, dirigés obliquement de dehors en dedans
et d'avant en arrière. Prosternum très développé, occupant
toute la surface inférieure du prothorax , insensiblement
rétréci en arrière ; bord postérieur arrondi ; bord antérieur
rebordé et saillant en dessous , creusé en dessus , et formant
une espèce de cuiller au fond de laquelle la tête se retire en
partie quand elle se repose, et où elle peut enfoncer toutes les
parties de la bouche.
io Iissecies, Pl. 41 à 43.
Mésothorax de la largeur du prothorax. Le segment dor-
sal antérieur, que nous avons nommé ailleurs le disque ,
parce qu'en effet, dans plusieurs autres familles d'Hyménop-
tères, il en mérite le nom par sa forme et par sa grandeur
relative, n'est ici qu'un rectangle transversal plus court que
le prothorax , divisé en trois pièces trapéziformes par deux
sillons profonds et obliques, écartés en avant et convergents
en arrière. Les deux pièces latérales se replient sur les
flancs , comme la pièce unique et dorsale du prothorax , et
laissent derrière elles les deux écailles alaires, qui sont pe-
tites, oblongues et faiblement convexes. Le segment scutel-
laire, plus grand que l'antérieur et très développé, comme
dans la plupart des Hyménoptères sauteurs * , décrit posté-
rieurement une courbe à assez forte courbure, dont la con-
vexité est tournée en arrière. Sa division en trois pièces est
bien prononcée : les deux latérales sont penchées en bas ,
d'avant en arrière ; celle du milieu, ou l' écusson, est, au con-
traire, uniformément convexe, en ovale oblong, très grande
et se prolongeant un peu en arrière , au dessus du segment
sub-alaire : celui-ci ne consiste plus qu'en un sillon courbe,
profond et étroit , en sorte qu'il n'y a pas de post-écusson
apparent. Le mésosternum est la pièce la plus grande de la
poitrine; il est uniformément convexe en dessous et large-
ment échancré en avant, pour embrasser le bord postérieur
1 La grosseur des fémurs et des hanches de la troisième paire ne
suffirait pas pour rendre raison de la faculté de sauter, commune
à toutes les Chalcidites. La plupart des espèces de cette famille ont
leurs fémurs de la forme ordinaire. Les hanches épaisses se retrou-
vent dans d'autres Hyménoptères qui ne sont pas sauteurs. Il faut
donc remonter à l'origine du mouvement des pattes postérieures. Or
on sait que leurs muscles propres partent précisément de l'intérieur
du segment scutellaire ; il y a donc ici un rapport nécessaire entre
la grandeur de ce segment et la faculté de sauter. Il n'en est pas de
même partout. Le saut des Homoptères, en général, et, en particu-
lier, celui des Fulgorelles, parlent d'un autre principe et demandent
une autre explication.
Insectes, Vl. 41 à 43. 11
du propeclus : bord postérieur coupé en ligne droite trans-
versale, avec une petite échanci ure au milieu. Les épisternes
mesothoraciques sont aussi bien développés : ce sont deux
quadrilatères allongés et irréguliers , à côtés courbes et si-
nueux , placés des deux côtés de la poitrine , en un plan
oblique et rentrant qui s'éloigne peu de la verticale.
Le métathorax s'abaisse insensiblement de son bord anté-
rieur jusqu'à son extrémité postérieure. On remarque deux
carènes longitudinales, que je regarde comme les sutures
des trois pièces primitives ; uu large sillon médian , qui me
semble une trace d'une ancienne division, et deux enfonce-
ments longitudinaux en dehors des deux carènes et qui pro-
viennent de la torsion qu'a dû éprouver chaque pièce laté-
rale lorsque son bord interne et suturai s'est soulevé pour
devenir la face externe de l'une des carènes. Le métapeclus
est très court ; ses différentes pièces sont d'autant plus peti-
tes que les ouvertures des hanches postérieures sont plus
grandes. Dans mon exemplaire , elles me sont dérobées en
partie par les pattes qui se croisent , et je n'oserai pas entre-
prendre de les décrire.
Abdomen pétiole, à peu près de la longueur du thorax ,
un peu comprimé latéralement , de sept anneaux dans le
mâle : premier anneau , faisant à lui seul tout le pétiole ,
étroit , allongé , tubiforme , semblable au même anneau
dans les genres Smiera, Conura, Elachestus, et, en général,
dans les autres Chalcidites à abdomen pétiole ; les autres ,
de la forme ordinaire, diminuant progressivement de gran-
deur du second au septième. Les plaques dorsales, beau-
coup plus grandes que les ventrales, les enveloppent latéra-
lement et viennent se rejoindre en dessous; en sorte que
leurs bords réunis forment une fausse carène qui ne laisse
apercevoir que la base d'une première plaque ventrale, fai-
sant partie du second anneau, et l'extrémité de la dernière,
qui est probablement la septième.
Pattes, de la forme ordinaire dans cette famille; celles
12 Insectes, Fl. 41 à 43.
de la première paire plus écartées entre elles à leur origine,
en raison de la largeur du prosternum, et plus distantes des
autres paires, en raison de la longueur du mésosternum.
Hanches postérieures renflées et volumineuses. Trochanters
d'un seul article. Fémurs non renflés et mutiques. Tibias
armés de deux épines apicales , droites et simples. Tarses
menus, filiformes, de cinq articles qui diminuent de gran-
deur du premier au quatrième ; le cinquième plus long que
le précédent , terminé par deux petits crochets simples , et
muni d'une très petite pelote au dessous de ces crochets.
Ailes peu propres au vol , plus courtes que le corps ; in-
nervation des ailes supérieures , réduite à un radius qui
atteint le bord antérieur, vers le tiers de l'aile, et qui dis-
paraît presque aussitôt après avoir émis un rayon très
court , dirigé obliquement en arrière et terminé par un
point épais triangulaire.
C. a sourcils. C. superciliosa. Spinola. (PI. 42.)
Proportions. Longueur du corps, 2 lignes 1/6; des an-
tennes , 1 ligne 1/2 ; du milieu du vertex , 1/6 de ligne ; de
la tête, vue en dessous, 1/2 ligne ( le front étant vertical ne
saurait compter dans la mesure de longueur) ; du thorax ,
1 ligne ; du pétiole , 1/3 de ligne ; du reste de l'abdomen ,
2/3 de ligne. — Largeur de la tête et du thorax , 1/3 de
ligne ; du pétiole , 1/8 de ligne ; du second anneau de l'ab-
domen, 1/4 de ligne.
Formes. Tête et thorax fortement ponctués : points gros ,
profonds, ronds, assez rapprochés et irrégulièrement dispo-
sés, mais n'étant pas confluents, et ne formant ni rides, ni
rugosités ; ponctuation plus fine sur le vertex et aux han-
ches postérieures, nulle dans l'intérieur de la cavité fron-
tale. Bords élevés de cette cavité , et carènes latérales du
front , lisses et glabres. On en dirait autant des antennes ,
Insfctes, Pi.. 41 à 43. 13
des pattes et de l'abdomen , et surtout du dernier , qui est
très luisant, si l'existence d'une ponctuation réelle n'était
démontrée par celle d'un pelage fin et soyeux, qui est d'au-
tant plus épais que les points dont ils sortent sont plus pe-
tits et plus rapprochés : sous ce rapport, cette ponctuation
est à son maximum aux tibias, et à son minimum à l'ab-
domen. On voit un petit sillon longitudinal sous le proster-
num, et, au dessus du pétiole abdominal, une petite carène
tranchante un peu plus élevée auprès de la base.
Couleurs. Tête et corselet d'un beau vert bleuâtre métal-
lique très brillant. Hanches postérieures et pétiole bronzés.
Segment antérieur du mésothorax , rouge cuivreux. Les
trois enfoncements longitudinaux du métathorax , d'un
beau vert doré. Base des quatre premiers anneaux de l'ab-
domen, après le pétiole, à reflets cuivreux. Antennes testa-
cées; second article et extrémité du premier, noirs. Pattes
testacées ; une tache bronzée au milieu de la face externe
des fémurs postérieurs. Ailes hyalines ; radius et point épais
pâles. Pelage blanc.
Sexe et patrie. La femelle m'est inconnue ; le mâle a été
pris dans l'intérieur de Cayenne , par M. Leprieur , et m'a
été envoyé par M. Buquel.
Le genre Chryseida s'éloigne des Chalcidites counues, par
la forme extraordinaire de son prosternum et par le renver-
sement de la face , qui descend assez bas pour faire partie
de la surface inférieure. En vertu de cette singulière con-
formation , V extrémité de la tête peut s'enfoncer dans une
cavité du prosternum. Ce caractère est , sans contredit , de la
plus haute importance , parce qu'il prouve évidemment
une habitude spéciale de position pendant le repos. Or les ha-
bitudes de position pendant le repos et pendant l'action sont
peut-être les seules habitudes morales dont on puisse tenir
compte dans une méthode rationnelle , parce qu'elles sont
les seules qui aient des rapports nécessaires avec les formes
des pièces extérieures.
i4 Iivskctes, Pi.. 41 :"i 43
G. LYCISCA. Lycisca. Spinola.
Tribu ou famille des Chalci dites , Latr. ; — des Chalcites,
Newmann; des Chalcides, Walker-, — Ptéromales, //a-
liday ; — Ptéromalins, Daim, et Nées von-Esembeck \
Diplolépaires , Spinola olùn. — Sous-famille des Cléo-
NYMIDES.
antennes insérées vers le milieu du devant de la tête ,
glabres à l'œil nu , assez épaisses , brisées , de moyenne lon-
gueur, atteignant tout au plus l'origine des ailes supérieu-
res, de onze articles : le premier ou le scapus étant environ
le quart de la longueur totale , pouvant se loger dans une
cavité du front , ne paraissant pas remonter au dessus du
vertex, subcylindrique ou plutôt très faiblement obconi-
que ; le second de l'antenne ou le premier du flagellum
étant à peu près le tiers du scapus , cylindrique , bien dis-
tinct de celui qui suit ; le troisième , très court , fortement
obconique , subglobuleux ; les suivants , du quatrième au
dixième, cylindriques, diminuant progressivement en lon-
gueur, égaux en diamètre, moins distincts entre eux, parce
qu'on n'aperçoit pas des rétrécissements près des articula-
tions ; le onzième et dernier un peu plus long que le précé-
dent, échancré du côté interne, extrémité obtuse.
Tête moyenne , deux fois plus large que le bord anté-
rieur du prothorax , et égalant même le maximum de la
largeur du corselet. Col nul. Vertex étroit et égalant tout
au plus le quart du diamètre transversal de la tête , en rec-
tangle plus long que large. Front très allongé , profondé-
ment excavé ; excavation terminée supérieurement en
pointe mousse ou plutôt en arc d'ogive, divisée inférieure-
ment en deux branches droites et divergentes , dont cha-
cune aboutit à l'origine de l'une des deux antennes. Espace
intermédiaire, triangulaire. Face plane, plus large que Ion-
Insbctks, 1*l. 41 à 43. i5
gue; bord antérieur faiblement échancré. Chaperon très
court.
Labre non apparent. Mandibules très fortes j triangulai-
res, unisillonnées à leur face externe, sans dents à leur bord
interne. Autres parties de la bouche, inobservées.
Trois ocelles rapprochés , en triangle équilatéral : les
deux postérieurs , au bord du vertex ; l'antérieur , au fond
de l'angle supérieur de la cavité frontale.
Prothorax étant, à sa base, aussi élevé et aussi large que
le mésothorax. Dos plane, d'une seule pièce, en rectangle
allongé , dont l'extrémité antérieure s'abaisse insensible-
ment et se rétrécit assez brusquement pour former une es-
pèce de col. Flancs perpendiculaires au dos, mais faisant un
seul corps avec lui , parce qu'ils n'en sont séparés , ni par
une carène , ni par une suture. Le dessous divisé en trois
pièces : celle du milieu ou \e prosternum, masquée en partie
par les deux latérales ou par les épisternes prothoraciqucs ,
qui sont larges et ovales , qui s'étendent en avant au des-
sous du prosternum, qui s'écartent en arrière et qui finissent
à l'origine des hanches antérieures , sillonnée longitudina-
lement, dilatée en arrière, formant alors une espèce de
rhombe plus large que long , et dont le sommet postérieur
dépasse un peu l'origine des pattes de la première paire.
Disque dorsal du mésothorax , un peu rétréci en avant ,
biéchancré en arrière , divisé pareillement en trois pièces ,
qui sont à peu près au même niveau : la médiane s'abaisse
seule en avant , et y descend au niveau un peu plus bas du
prothorax , et finit en arrière en pointe qui touche le bord
postérieur ; les deux latérales ou les parapsidcs s'élargissent
en arrière , couvrent en partie l'origine des ailes supérieu-
res et se renversent insensiblement sur les flancs, au point
d'y descendre jusqu'au plan de la poitrine. Le second seg-
ment dorsal du mésothorax , ou le segment scutellaire , est
aussi formé de trois pièces, dont les deux latérales, beau-
coup plus petites, arrondies, tuberculiformes, pénètrent en
16 Insectes, Pi.. 41 à 43.
avant dans les échancrures postérieures du disque ; celle du
milieu , ou Yécusson proprement dit , est la pièce la plus
élevée du mésothorax : elle consiste en un grand ovale
allongé et uniformément convexe. Le segment sub-alaire ,
pressé entre le segment scutellaire et le métathorax , se ré-
duit à un sillon transversal très étroit et à forte courbure ,
qui longe tout le bord postérieur du lobe scutellaire , en
sorte qu'il n'y a pas de post-écusson bien distinct.
Métathorax plane , échancré fortement en avant pour
embrasser le mésothorax , moins profondément en arrière
où il s'articule avec l'abdomen , divisé encore en trois piè-
ces : la médiane , en trapèze rétréci en arrière et caréné au
milieu ; les latérales ayant chacune un sillon oblique, paral-
lèle au côté adjacent de la pièce médiane , et un stigmate
transversal , assez grand , placé au bord interne et près de
l'extrémité antérieure de ce sillon.
Mésoslernum très développé aux dépens des épistcrnes
mésothoraciques, qui ne consistent qu'en deux petites pièces
très étroites, planes, placées au dessous de la naissance des
ailes. La position des pattes ne m'a pas permis de bien ob-
server les épimères : j'en dirai autant de toutes les pièces
du métapectus.
Abdomen sessile , plus long que la tête et le corselet pris
ensemble. Six segments au dos : les trois premiers , de la
largeur du corselet , en rectangles planes et latéralement
rebordés ; le quatrième , pareillement plane et rebordé ,
mais en trapèze rétréci postérieurement ; les deux autres ,
convexes et effilés , forment ensemble la moitié supérieure
d'un cône très acuminé. Les cinq premiers anneaux du
ventre sont refoulés en arrière , au point que le quatrième
ventral répond au troisième dorsal et que le cinquième
ventral est recouvert en dessous par celui qui le précède.
Tarière abdominale commençant vers le tiers de l'abdo-
men ; suture intermédiaire des deux valves , peu relevée en
carène ; chaque valve est terminée en pointe mousse , en
Ixsectes , Pl. 41 à 43. 17
sorte que l'extrémité de la tarière paraît bifide lorsqu'on
l'observe à l'aide de la loupe.
Les quatre pattes postérieures très rapprochées à leur
origine , et de la forme ordinaire. Tibias terminés par deux
petites épines. Tarses de cinq articles , diminuant progres-
sivement de longueur ; le cinquième , armé de deux petits
crochets simples, et ayant, au dessous, une petite pelote
charnue ou membraneuse.
Les pattes antérieures peu propres à la marche , et étant
évidemment des armes offensives. Fémurs très renflés, en
ovale allongé et un peu élargi vers l'extrémité tibiale : face
externe convexe; face interne plane ; bord inférieur, for-
tement échancré près de son articulation avec le tibia : ce-
lui-ci épais et arqué, faisant, avec le fémur, une pince assez
forte, moitié plus court que lui, et s'en rapprochant, pen-
dant la rétraction , de manière que la moitié postérieure de
sa face externe passe seule sous la face interne du fémur.
Ailes glabres : les supérieures n'ayant qu'une seule ner-
vure, qui part de l'origine de l'aile, qui rejoint le bord ex-
térieur , vers le premier tiers de sa longueur , et qui atteint
le bout de l'aile, après avoir émis une branche unique vers
le second tiers. Cette branche, d'abord droite, dirigée obli-
quement en arrière, se dilate à peu de distance de son point
de départ, et forme un petit calus triangulaire; au delà de
ce point elle s'amincit et elle s'efface insensiblement, en
décrivant une courbe en arc de cercle, dont la convexité est
tournée en arrière, qui n'atteint pas le bord postérieur de
l'aile, et qui forme une cellule radiale assez longue, mais
peu marquée et incomplète.
La proximité des genres Lycisca et Cleonymus est incon-
testable; cependant je pense que les différences de la tête,
du corselet et des ailes devraient suffire pour nous engager
à les séparer, quand même nous n'y serions pas forcés par
les différences des pattes antérieures. La Lycisca est munie
d'une arme qui manque aux Cléonymes. Il nous est donc
1840. 4
18 Insectes, Pi,. 41 à 43.
permis de croire que le Créateur a destiné la première à une
autre fin , ou qu'il a voulu qu'elle passât par une autre
route pour arriver au même but.
L. ravisseuse. L. raptoria. Spinola. (PI. 43.)
Proportions. Longueur du corps, 4 lignes; de l'abdomen,
2 lignes 1/2. — Largeur de la tête, 1/3 de ligne ; du bord
antérieur du prothorax, 1/12 de ligne.
Formes. J'aurai fort peu de chose à ajouter à ce que j'en
ai dit en exposant les caractères du genre. Lorsqu'on aura
découvert quelque autre Diplolépaire , qui semblera mieux
placée avec la Lycisca que partout ailleurs, on pourra dé-
tacher de la description générale tous les caractères de dé-
tail qui ne seront plus que spécifiques. En attendant, je me
bornerai à ne parler que de cette ponctuation , qui est trop
universelle dans l'ordre des insectes pour ne pas être une
des conditions essentielles de leur économie animale. Elle
est bien prononcée sur le dos du corselet et sur la tête, hors
dans l'intérieur de la cavité frontale , où elle est à peine
visible. Les points sont de moyenne grandeur, ronds et bien
distincts sur le dos de l'abdomen ; la ponctuation est beau-
coup plus fine, effacée ou imperceptible près des bords pos-
térieurs des anneaux; elle consiste, près de leur base, en
des points très petits et très rapprochés , qui se confondent
souvent ensemble et qui forment alors de petites rides
transversales. Le dessous du corps est ponctué comme le
dessus , mais les points sont proportionnellement moins
enfoncés ; ceux des pattes sont encore moins apparents : on
douterait de leur existence, si on n'apercevait pas les poils
qui sortent à l'ordinaire du fond de chaque point. Les épis-
ternes mesothoraciques sont les seules pièces extérieures qui
m'aient paru presque lisses ; elles sont un peu bombées et
très luisantes.
Couleurs. Antennes noires. Tête et dos du corselet , d'un
Insectes , Pi., il à 43. Jfl
beau vert bleuâtre métallique. Mandibules , vertex , une
large bande transversale au milieu du prothorax , la pièce
médiane du disque du mésothorax , le segment scutellaire
entier, noirs. Dos de l'abdomen, cuivreux, avec quelques
reflets dorés aux bords postérieurs des quatre premiers an-
neaux ; dessous bronzé ; tarière noirâtre. Flancs du corselet
et du premier anneau de l'abdomen , d'un beau vert-bleu
métallique. Poitrine vert doré plus clair. Pattes testacées.
Hanches bleu métallique. Ailes hyalines : deux taches né-
buleuses et enfumées aux supérieures ; la première , au
point où le radius rejoint le bord antérieur; l'autre, à celui
où il émet la branche unique qui forme la cellule radiale.
Pelage très fin et peu serré, blanchâtre.
Sexe et patrie. Le mâle m'est inconnu. Mon exemplaire
est une femelle qui était comprise dans un choix de neuf
cent cinquante non-Coléoptères, recueillis par M. Le Prieur
dans l'intérieur de Cayenne , et qui m'a été envoyé par
M. Buquet : cet envoi contenait plus de cinq cents Hymé-
noptères ; il n'y avait pas d'autres Chalcidites que les deux
individus que je viens de décrire, et qui n'entrent convena-
blement dans aucun des genres européens. Que ne pour-
rait-on pas espérer, d'après cet exemple, de curieux et
d'inattendu, si les voyageurs tournaient leurs recherches
de ce côté , et si les amateurs , au lieu de se disputer les
longues cornes d'un gros Scarabée, s'avisaient de payer les
non-Coléoptères en raison inverse de leur grandeur, et en
exigeant , pour toute condition , qu'ils fussent livrés frais
et entiers, bien piqués ou bien étalés sur de bons tuteurs en
carton.
20 Insectes, Vl. 41 à 43.
EXPLICATION DES PLANCHES.
Pi. 41. A. Seminota Leprieurii considérablement grossie.
B. Son antenne très-grossie.
C. Le même insecte, de grandeur naturelle.
Pi. 42. A. Chryseida superciliosa considérablement grossie, vue en
dessus.
B. La même, considérablement grossie, vue de profil.
C. Sa grandeur naturelle.
D. Tête très-grossie, vue de face.
Pi. 43. A. Lycisca rapioria considérablement grossie.
B. Patte gauche antérieure beaucoup plus grossie.
C. Antenne.
D Grandeur naturelle.
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Scmiiiota Irprieurrï, spùw/a .
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lii/in/i'iii'/ir
Mlttf. de ZooliHfù' . tll^O .
Lycisca rapton'a , +jmmim
.\ Hrniond imp ■
Insectes , Pl. Ai. 1
G. LUCANE. Lucànus. Scopoli.
L. de Chevrolat. L, Chevrolatii. Chenu.
L. niger , nitidissimus , mandibulis porrectis , arcuatis , ad
apicem tridentatis.
Longueur, 57 millim.; largeur, 17 millim.
Cette espèce est très voisine des Lucanes girafe et rhi-
nocéros d'Olivier ; mais elle se distingue du premier parce
que son corselet n'a pas de saillie anguleuse de chaque coté
en avant , et du second parce que ses mandibules ne sont
point denticulées au bord interne.
Son corps est aplati, d'un noir très luisant dessus et
dessous ; sa tête est deux fois plus large que longue, très
finement chagrinée et ponctuée, vue à une forte loupe, avec
une petite dent anguleuse en avant des yeux et une faible
impression oblique, partant des angles antérieurs et se ter-
minant au tiers de sa largeur. Le labre est transversal,
avancé au milieu, bordé de cils fauves. Le pinceau de poils
qui termine les mâchoires est de la même couleur. Les an-
tennes et les palpes sont noires. Le corselet est deux fois plus
large que long, sinueux en avant et en arrière, finement re-
bordé, coupé obliquement aux angles postérieurs , très fine-
ment chagriné , vu à la loupe : son bord antérieur est garni
de cils courts et fauves. L'écusson est arrondi, lisse. Lesély-
tres sont un peu plus étroites que le corselet à leur base ,
assez allongées, arrondies en arrière, paraissant lisses, mais
offrant une très fine rugosité vues à l'aide d'une forte loupe ;
leurs angles antérieurs sont assez aigus. Les pattes et les tarses
sont de la couleur du corps , un peu moins luisants; les
jambes antérieures sont terminées extérieurement par deux
dents assez aiguës, et leur bord externe est armé de six ou
sept petites dents. Les jambes intermédiaires et postérieures
1840. 4
2 Insectes, Pt. 44.
n'ont qu'une petite épine au milieu de leur bord externe.
Tous les tarses sont garnis, en dessous , d'un duvet fauve.
Le dessous du corps est noir, luisant et très lisse.
Ce bel insecte vient des Jndes orientales; niais nous ne
pouvons dire de quelle partie, car il nous a été vendu avec
cette seule indication : nous l'avons dédié à M. Chevrolat,
comme un témoignage de notre estime pour ses travaux en-
tomologiques.
CHENU.
Janvier 184o,
. Vthj. de Zi>o/<u//r . /tijo .
//A/VV •/,'./ . /'/. M.
LllC a 11 11 S (Viconf/a/u, au*
I.-VSKCTES , Vl. 45. 1
G. CICINDÈLE. Cicïndela. Fabricius.
C. de Doué. C, Douel. Chenu.
C. elongata , supra œnea ; labio mandibulisque lateribiufla-
vis ; thorace quadralo , subcomplanalo , duabus sulcis
transversis et cyaneis prqfunde impresso; elytris margine
anteriori , lunulis humerali, punctoque subapicali, jlavis ;
cor pore subtus viridi-cyaneo, albo-piloso .
Long., 1 1 millim. ; larg. , 4 millim.
Cette espèce est facile à distinguer à cause de sa forme
allongée ; sa tête est très finement chagrinée , bronzée, avec
quelques reflets rouges et verdâtres. Sa lèvre supérieure est
transversale, beaucoup plus large que longue, avec une
assez forte dent avancée au milieu du bord antérieur. Les
mandibules sont avancées , d'un noir un peu bronzé , avec
une tache jaune à la base externe. Les antennes ont les
quatre premiers articles d'un vert bronzé très luisant et les
autres d'un brun noirâtre terne. Le corselet est un peu
aplati en dessus, aussi large que long, de forme carrée, fine-
ment chagriné, d'un bronzé à reflets un peu verdâtres ,
avec les bords d'un rouge cuivreux ; il offre, en avant et en
arrière, deux profonds sillons transverses d'un beau bleu
luisant: le premier partant des angles antérieurs et formant
un angle aigu presque au milieu du corselet, le second
presque parallèle au bord postérieur. Il y a, de chaque
côté du corselet , quelques poils blancs couchés et dirigés
latéralement. Les élytres sont d'un bronzé obscur à reflets
rouges cuivreux ; elles sont de plus de moitié plus longues
que larges , presque parallèles , arrondies au bout , très
finement chagrinées , vues à une forte loupe , avec quel-
ques points peu enfoncés et verts à la base et à l'extré-
mité; ceux de la base un peu plus forts et plus visibles.
1840. S
2 Insectes, Pl. 45.
Leur lunule numérale part de l'angle externe , longe un
peu le bord et se termine assez loin par un crochet arrondi.
Le jaune du bord externe se prolonge ensuite jusqu'au delà
du milieu , mais avant sa terminaison il est presque tou-
ché par l'angle extérieur de la bande médiane, qui est
assez large, brusquement coudée à sa naissance, descen-
dant de suite jusqu'aux deux tiers de la longueur de l'ély-
tre, en se dirigeant vers la suture, sans la toucher. Il y a,
près de l'extrémité et contre le bord externe , un gros point
arrondi. Ces bandes et points sont d'un blanc jaunâtre.
Tout le dessous de cet insecte est d'un beau vert bleu très
brillant , avec quelques reflets cuivrés sur les côtés du tho-
rax ; tous les côtés sont garnis de poils blancs assez serrés.
Les pattes sont d'un vert bronzé à reflets de cuivre rouge.
Nous avons acheté cette espèce chez un marchand qui
nous a assuré la tenir d'un chirurgien de navire baleinier,
lequel disait l'avoir prise à la Nouvelle-Zélande; nous la
dédions à M. Doué, pour lui donner un témoignage de
notre estime et de notre amitié.
Doct. CHENU.
Octobre 1839.
/////. ///' ZtH>/o<ft'(> . 1H4O .
//hii-rtf.r . Pl.âÔ,
W?
C ici 11 de la /VW, (/»■„« .
.1 Renuiiui unp
Insectes , Pc. 4(>. i
G. SCARABÉE. Scarabaus. Linné.
S. Jupiter. S. Jupiter. Baquet.
S. supra nigro-nitidus ; thoracis cornu supremo porrecto de-
curvo y simplici , subtus barbato ; lateribus duabus redis ,
subulatis brevioribus ; capilis cornu porrecto, longissimo ,
simplici unidentato ; elftris clongatis, punctatissimis, pec-
tore abdomineque jiavo-barbatis.
Revue zoologique par la Société Ciwierienne, 1840, p. 42.
Longueur, 125 millim. ; largeur, 41 millim.
Ce bel insecte , qui est très voisin du S, Neplunus de
Schonherr, en diffère cependant par des caractères essen-
tiels : il est entièrement d'un beau noir brillant; sur le
sommet du corselet prend naissance une corne qui est très
longue et qui s'étend en avant , se recourbe légèrement à
l'extrémité, et dont le dessous, surtout vers la pointe,
est couvert de poils roux assez longs. Deux autres cor-
nes beaucoup moins grandes , droites et aiguës , se trou-
vent placées sur les bords latéraux du corselet et en avant
de cette dernière; mais un des caractères les plus sail-
lants qui distinguent cette espèce du S. Neptunus , c'est
que la corne dont la tête est surmontée dépasse en lon-
gueur celle du corselet, qu'elle est terminée en pointe, et
qu'elle n'a, vers le milieu, qu'une dent, à la vérité très
saillante , et immédiatement après quatre à cinq dentelures
qui s'effacent peu à peu en se rapprochant de l'extrémité ;
tandis que, chez le S. Neptunus, la corne de la tête est
beaucoup moins grande que celle du corselet , d'une forme
toute différente, puisqu'elle est terminée par une forte
échancrure , et qu'elle a dans le milieu deux fortes dents ,
au lieu d'une seule qui semble invariable dans notre es-
1840. 7
i
2 Insectes, Pl. 46.
pèce , dont nous avons examiné quatre individus , un peu
différents de taille, qui tous nous ont offert ce même carac-
tère , et toujours d'une manière très prononcée. Les ély-
tres , qui sont allongées , s'élargissent un peu au delà du
milieu; elles sont glabres et couvertes de points enfoncés
assez serrés. Le dessous du corps et les pattes sont noirs.
Les tarses sont remarquables par leur dernier article, qui
est extrêmement renflé et armé en dessus de nombreuses
épines. L'abdomen, surtout vers l'extrémité, est C3uvert
de poils roux et assez longs.
Cet insecte habite la Nouvelle-Grenade , en Colombie ; il
en a été rapporté par M. Lemoyne , agent consulaire fran-
çais.
Nous ne connaissons pas la femelle.
Lucien BUQUET.
s
Insistes, Vu. 47. 1
G. IIELLUO. Helluo. BoneUL
H. porte-croix. H. cruciatus. Marc.
Ferrugineus ; elytris ni gris , macula humer ali elongata ,
apiceque flavo-lcstaceis.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , 1840, p. 113.
Longueur, 14 miîlim.; largeur, 5 miJlim.
Cet insecte ressemble beaucoup à la belle espèce in-
dienne que M. Guérin-Méneville a publiée dans la Revue
zoologique, 1840, p. 38, sous le nom à? H. quadrimaculatus .
La tête et le corselet sont d'un rouge-ferrugineux , couverts
de gros points enfoncés , velus (la tête plus que le corselet).
La lèvre supérieure est lisse , allongée , arrondie antérieu-
rement, et recouvre les mandibules. Les yeux sont gros,
noirs et entourés de quelques poils roides ; les antennes fer-
rugineuses , presque moniliformes , mais à articles compri-
més, vont un peu en grossissant vers l'extrémité, qui est
d'une couleur plus foncée. Les palpes sont également fer-
rugineux , avec leur dernier article très renflé et presque
sécuriforme. Le corselet est cordiforme , très échancré an-
térieurement et à angles postérieurs coupés obliquement.
Il a une impression de chaque côté de la base, et la ligne
longitudinale du milieu est bien marquée. L'écusson est
aussi d'un rouge ferrugineux et en triangle aigu. Les élytres
sont allongées , d'un noir luisant , avec une tache numérale
d'un jaune testacé , oblongue , allant en s'élargissant jusque
vers la moitié de l'élytre , où elle est coupée oblique-
ment ; l'extrémité des élytres est légèrement arrondie , avec
une grande tache commune et cordiforme de la même cou-
leur. Elles ont sept stries assez profondes, dont les inter-
184o. r
2 Iasixtes, Pl. 47.
valles sont garnis de deux lignes de petits points régulière-
ment espacés. L'intervalle compris entre la septième strie
et le bord des ély très est plus large que les autres, couvert
d'une ponctuation assez serrée, et lelong du bord externe,
qui est légèrement rebordé , il y a une rangée de points
enfoncés plus gros : le dessous du corps et les pattes sont
testacés.
Patrie : le Sénégal.
F. MARC.
Mu/ </f /i>o/"i/r'f ■ ifljo, Iii.rrrlr.t' . /'I 4-
eJlUO ('l'tiCÙltU.i' , Marc.
AmmK .<> -\- ftcmoitJ imp
Insectes, Pl. 48 et 49. 1
NOTE
sur le
GENRE PELECINUS
(Hymëiioptères pupivorea e'vaniales),
PAR M. DE ROMAND.
Le genre Pelecinus a été établi , en 1 802 , par Latreille ,
sur une espèce décrite par Fabricius, sous le nom à'Ichneu-
mon polycerator. En 1804, Fabricius adopta ce nom géné-
rique dans le Systema piezatorum. Ces deux auteurs ont
donné les caractères de ce genre, d'après une femelle, alors
seulement connue. Depuis, en 1825, Y Encyclopédie mé-
thodique y 10e volume, a donné la description de ce genre et
de deux espèces , en annonçant que les deux sexes n'étaient
pas encore distingués.
Étant à Londres, il y a trois ans , j'eus occasion de voir
un Pelecinus mâle , que M. Westwood me désigna sous le
nom de Pelecinus polyturator, Drury, et dont il eut la bonté
de me donner un dessin de sa main. Enfin j'ai vu, il y a
quelques mois, au Muséum d'histoire naturelle de Paris,
le mâle du Pelecinus polycerator ; et , avec l'agrément du
conservateur, j'en ai pris le dessin. J'ai obtenu également
de M. Gué ri n-M en e ville la communication obligeante
d'une femelle de Pelecinus , entièrement différente de
• celles déjà décrites.
Muni de ces renseignements et de ces matériaux, j'ai
étudié les deux sexes ; j'ai pensé qu'il serait utile d'en don-
ner communication, et de présenter un nouveau caractère
générique que la connaissance du mâle , si différente de la
femelle , rend nécessaire.
1840. il
2 Insectes , Pl. 48 et 49.
Pour éclairer, autant que possible, ce sujet, j'ajouterai
que M. Westwood , dans un de ses derniers ouvrages, Mo-
dem classification ofinsects, parlant du Pelecinus , dit que
le mâle a l'abdomen beaucoup plus petit et en massue.
Je vais donc présenter ci-après les caractères génériques
du mâle et de la femelle.
Pelecinus. Latreille.
Mas. Abdomine brève petiolato, ovato-globoso. tibiis posticis
gracilibus, antennœ 13 articulatœ.
Fœmina. Abdomine longissimo , lineari, ultimo brepissimo.
Tibiis posticis clavatis , antennœ 1 4 articulatœ , articulo
decimo albo aut flavô . In duobus sexibus primus articidus
tarsorum postcriorum et quartus minimi,secandus et tertius
maximi.
Pour donner une connaissance plus complète de ces in-
sectes , j'en donne des figures nouvelles.
La première, planche XL VIII , fig. 1, représente le Pe-
lecinus polycerator mâle que j'ai vu au Muséum de Paris.
la. aile supérieure , \b. abdomen, le. patte postérieure,
\d. antennes de treize articles.
La deuxième , même planche , fig. 2, offre la femelle de
cette espèce , qui a servi de base aux descriptions des au-
teurs.
la. aile supérieure , 1b. patte postérieure, 2c. antenne
de quatorze articles.
La troisième , planche XLIX, fig. 1, représente, d'après
le dessin de M. Westwood, le Pelecinus mâle qui est à
Londres sous le nom spécifique de P. polfturaior, Drury.
Enfin la quatrième, planche XLYIII, fig. 2, offre un
Pelecinus femelle, que M. Guérin-Méneville m'a prêté et
auquel j'ai donné le nom de P. Guerinii , en reconnais-
Insectes, Pl. 48 et 49. 3
sance des aimables rapports que M. Guérin-Méneville veut
bien avoir avec moi.
Pelecinus Guerinii. H.
Longueur, 45 millim.
Tête, corselet et premier segment de l'abdomen noirs;
cinq derniers segments de l'abdomen entièrement fauves ,
ainsi que les antennes et les six pattes. Un anneau blanc se
fait remarquer au dixième article des antennes.
Ce genre se trouverait composé , dans ce moment , des
trois espèces ci-dessus , et d'une quatrième, le Pelecinus
clavator, Latr. , que je ne connais pas, dont Latreille parle
dans le Dictionnaire d'histoire naturelle (1817), et qui est
décrit dans Y Encyclopédie méthodique , 10e vol. (1825). Cet
insecte est noir, avec le corselet d'un rougeâtre foncé.
Taris , i84o.
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Insectes, Pt. 50 et 61. 1
G. CALOCOME. Calocomus. Servïlle.
Dans la classification des Longicornes que nous a don-
née M. Serville , tome I , p. 194 des Annales de la Société
entomologique de France, ce savant a établi , dans le groupe
des Prioniens , le genre Calocomus , dont la seule espèce
connue jusqu'à ce jour est lePrionus D es mar est iï,Guér'my ou.
C, hamatiferus, S en'. Un heureux hasard m'ayant procuré
deux espèces inédites de ce genre curieux , j'ai cru devoir
les publier, parce que rien ne me paraît plus propre à con-
solider un genre nouveau que la connaissance de plusieurs
espèces qui peuvent y être rapportées.
G. de Kreuchely. C. KreùckeljL Buquet.
(PL 50.)
Capite thoraeeque nigro-ferrugineis ; antennis pectinatis ,
22 articulatis ; ely tris castaneis , punctatissimis , macula
magna humerali , sutura , pedibus abdomineque brunneis ;
palpis tarsisque rufis.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , mai 1840, p, 142.
Longueur, 49 millim.; largeur, 19 millim.
Il est beaucoup plus grand que le C. Desmarestii. La tête
est d'un brun foncé ferrugineux et assez finement ponctuée,
l'impression longitudinale qui se trouve entre les antennes est
fortement inarquée ; ces dernières sont composées de vingt-
deux articles , tandis qu'on n'en compte que moitié dans
celles du C. Desmarestii ; elles sont fortement pectinées,
surtout à partir du sixième article, et d'un brun foncé. Les
douze derniers articles sont d'un rouge ferrugineux , ainsi
que l'extrémité de la dent latérale des huitième , neuvième
1840. 12
2 Insectes, Pl. 50 et 61.
et dixième articles. Le corselet, de la couleur de la tête, est
crénelé et dilaté des angles antérieurs jusqu'au milieu, et
cette dilatation est terminée par une épine très forte, diri-
gée un peu en arrière ; il est de moitié plus large que long,
en comprenant les épines latérales , chaque bord est coupé
obliquement depuis l'épine jusqu'à l'angle postérieur, et en
dessus il est couvert de rugosités très profondément mar-
quées.
L'écusson est grand, triangulaire, de la couleur du cor-
selet , et couvert , excepté à la pointe , d'une ponctuation
très serrée.
Les élytres , d'un rouge brique , sont légèrement con-
vexes, les angles huméraux sont sans épine, peu saillants,
arrondis et couverts d'une large tache allongée d'un
brun foncé qui occupe le tiers environ de leur longueur,
puis s'oblitère de manière à ne plus présenter qu'une
simple ligne, qui parcourt la bordure et remonte sur la su-
ture de manière à encadrer parfaitement bien les élytres ;
celles-ci sont couvertes d'une ponctuation très serrée dans
toute leur longueur , mais qui est beaucoup plus fortement
marquée dans l'espace occupé par les taches numérales si-
gnalées plus haut.
Le dessous du corselet et de la poitrine est couvert
d'un duvet court , gris , très serré et brillant. Les pattes sont
d'un brun marron , les segments abdominaux de même cou-
leur, mais assez brillants ; le dernier n'est pas échancré, on
voit seulement, de chaque côté , une impression demi-cir-
culaire et fortement marquée. Les tarses et les palpes sont
d'un brun rougeâtre.
Cet insecte faisait partie d'une collection remarquable rap-
portée de Santa-Fé de Bogota, en Colombie, par M. Saint-
Amand-Rostaine. Dédié à mon ami M. de Kreùcliely.
',',/,/ ,/.• Xoottyie . tâft
insectes l'I
( a locom us KreiïcAelyi, u^**
Insectes, Pl.' 50 et 51. 3
C. Lycius. C. Lycius. Buquet. (Pl. 51.)
Ater, punctatissimus ; thorace spinoso ; antennis pectinatis ,
viginti articulatis ; palpis tarsisque rufis.
Revue zoolngique par la Société Cuvierienne, mai 1840, p. 142.
Longueur, 43 millim. ; largeur, 17 mil'im.
Un peu plus petit que le précédent , il est entièrement
d'un brun foncé , tirant sur le noir, et proportionnellement
plus allongé. La tête , assez finement ponctuée , a une im-
pression longitudinale bien marquée entre les antennes ;
celles-ci ne comptent que vingt articles qui sont pectines, et
les dix derniers sont d'un rouge ferrugineux , ainsi que la
dent latérale des septième , huitième et neuvième articles.
Le corselet , comme dans le C, Kreùckelfi, est épineux,
crénelé et dilaté des angles antérieurs jusqu'au milieu ,
coupé ensuite obliquement , couvert de rugosités très pro-
fondes et de moitié plus large que long.
L'écusson est assez grand , triangulaire et entièrement
ponctué.
Les ély très , très légèrement convexes , à angles numé-
raux arrondis, peu saillants , sans épines , vont en se ré-
trécissant vers l'extrémité ; elles sont très rugueuses dans le
premier tiers de leur longueur, et ensuite ponctuées assez
fortement jusqu'à l'extrémité. Le dessous du corselet et la
poitrine sont couverts d'un léger duvet grisâtre. Les palpes
et les tarses sont d'un brun rougeâtre ; le dernier segment
abdominal n'offre rien de particulier, si ce n'est qu'il est
finement ponctué à l'extrémité.
Il se trouve également en Colombie, et faisait aussi partie
de la collection rapportée par M. Saint-Amand-Rostaine.
LUCIEN BUQUET.
//,/,/ ,/,; Zoo>
frurecie*. PL A
CaJoCOffltlS lyeùw, u
■n/urt
Insectes, Pi.. 5î. 1
G. MÉCOSARTHRON. Mecosarthron. Buquet.
Tête plus longue que large , canaliculée , ayant au mi-
lieu une ligne longitudinale profonde.
Mandibules fortes , pointues , peu arquées , dentées inté-
rieurement , faiblement échancrées en dessous , au côté ex-
terne et non loin de l'extrémité.
Antennes plus courtes d'un tiers que le corps, distantes,
à leur base, de onze articles filiformes ; le premier presque
aussi long que les quatre suivants réunis , le second très
court, moins long que large, tous les autres à peu près
égaux.
Corselet transversal , de près de moitié plus large que
long , entièrement épineux sur les bords latéraux , armé
d'une épine longue et plus forte aux angles postérieurs.
Elytres allongées , convexes , duveteuses , s'élargissant à
peine aux angles numéraux , légèrement rétrécies vers
l'extrémité, qui est arrondie ; angle suturai armé d'une
épine droite assez forte.
Ecusson aussi large que long, arrondi postérieurement.
Pattes longues , égales , entièrement rugueuses et cou-
vertes intérieurement de petites épines ou dentelures qui
sont beaucoup plus fortes aux deux premières paires de
pattes.
Tarses larges , épais , le premier article en triangle
allongé , étant presque aussi long que les deux suivants.
Abdomen large , dernier segment arrondi sur les côtés ,
coupé carrément à l'extrémité.
Ce genre , qui est fort remarquable , m'a semblé devoir
être rangé entre les Ênoplocères et les Cténoscèles ; il diffère
des deux par la dimension extraordinaire du premier ar-
ticle des antennes , par la forme du corselet, qui est épi-
neux dans toute sa longueur; il s'éloigne des Cténoscèles
par la dilatation plus grande des tarses , et enfin par sa
1840. 13
2 Inskctks, Pi,. 52.
forme en général , qui est allongée , beaucoup moins élar-
gie proportionnellement et plus convexe que dans les genres
précités.
M. Buphagus. M. Buphagus. Biiqaet.
Capite thoraceque nigro-piceis; elytris ferrugineis ,flavo~pilo-
sis; antcnnarum articulis tribus primis pedibusque nigro-
piceis.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne, juin 1840, p. 172.
Longueur, 75 millimètres; largeur, 26 millimètres.
Il est d'un brun presque noir sur la tête et le corselet.
La première est allongée , lisse , canaliculée dans le milieu
avec une ligne profonde qui , arrivée à la hauteur de l'in-
sertion des antennes, s'étend à droite et à gauche, de ma-
nière à former un T dont la partie supérieure serait un peu
arquée. Le labre , d'un brun rougeâtre , coupé carrément ,
offre à la base une tache transversale d'un jaune d'orange.
Les mandibules , comprimées et ponctuées , sont noires ,
lisses à l'extrémité et sur le bord intérieur. Les trois pre-
miers articles des antennes sont d'un brun mat et noirâtre ;
tous les autres rougeâtres et luisants ; le premier, fortement
comprimé en dessous , rugueux , denté extérieurement, est
arrondi à l'extrémité ; les suivants , d'un brun rougeâtre ,
sont cylindriques et finement ponctués. Le corselet, inégal,
fortement déprimé sur les côtés , rugueux , légèrement
échancré antérieurement, coupé obliquement aux angles
postérieurs, se termine ensuite carrément : il a au sommet
deux impressions semi-circulaires assez profondes, placées
transversalement , et, dans le milieu , une petite côte lon-
gitudinale peu élevée , qui n'atteint ni la base ni l'extré-
mité. Les élytres , d'un brun rougeâtre , rebordées , de la
largeur du corselet, à angles numéraux arrondis, et armées,
à chaque bord suturai , d'une épine très aiguë , sont assez
IivsfCTEs, Pt. 52. 3
fortement rugueuses dans le premier quart de leur lon-
gueur, et beaucoup moins ensuite; elles sont, de plus,
presque entièrement couvertes de poils fauves , courts et
serrés ; des poils de même couleur recouvrent la poitrine
et le dessous du corselet; en dessus et sur la tète ils sont
très clair-semés. Les pattes et les tarses sont d'un brun
noirâtre; ces derniers sont couverts, en dessous, de poils
fauves , ras et très serrés» La ligne de séparation qui se
trouve entre chaque segment abdominal est d'un brun rou-
geâtre et brillant. Ce bel insecte faisait partie d'une collec-
tion que j'ai acquise , il y a plusieurs années, et qui a été
recueillie au Brésil par M. Dreux.
LUCIEN BUQUET.
Juin 1840.
.!/(/</ de Zoolojie /#4<
//i.rrc/r.i /'/ 5»
Mecosarthron t*tph*ytwt ****>
Insectes, Pl. 63. 1
G. TRIGONALIS. Trigonalis. Klug.
Ayant retrouvé , dans une boîte où je Pavais oublié , un
Hyménoptère brésilien que M. le docteur Klug m'avait
donné en 1837, comme étant de son genre Trigonalis , et
sous un nom spécifique qui a été égaré , j'ai reconnu aisé-
ment que ma Seminota Leprieurii est de ce genre. La déno-
mination assignée par le savant entomologiste de Berlin a
non seulement les droits de la priorité, mais elle a, de plus,
le grand avantage de ne pas être provisoire , parce qu'elle
n'est pas l'expression d'une demi-connaissance. Je m'em-
presse de l'adopter en publiant une troisième espèce que je
dois croire indigène , si l'étiquette fixée à l'épingle de mon
exemplaire unique mérite quelque confiance. Malheureu-
sement cet individu est un mâle. Celui du docteur Klug est
du même sexe; je n'ai pas lu ce que ce savant a sans doute
écrit sur son genre Trigonalis , aussi mes doutes primitifs
sur la place rationnelle du genre subsistent toujours. L'ab-
domen , que j'ai fait dessiner à part , ne ressemble certai-
nement pas à celui d'une Braconide.
T. de Hahn. T. Hahnii. Spinola.
Dimensions, — Longueur du corps, 4 lignes; ici., des
antennes. — Largeur du vertex et du deuxième anneau de
l'abdomen , 2/3 ligne ; ici. , du corselet à l'origine des ailes,
3/4 ligne.
Formes semblables à celles de notre Trig. Leprieurii
(olim Seminota). Antennes proportionnellement plus lon-
gues et plutôt filiformes que fusiformes; radicule appa-
rente. Tète plus petite ; yeux et ocelles plus grands ; vertex
assez convexe , presque horizontal , en rectangle transver-
sal ; front penché immédiatement en bas et presque verti-
cal; deux crêtes longitudinales, comprimées et tranchantes,
1840. 13
a Insectes, Pl. 53.
derrière les trous antennaires. A paît cette dernière particu-
larité , la tête de notre espèce ressemble plutôt à celle de
l'espèce du Brésil qu'à celle de la Leprieurii. Ecusson plane
et penché en arrière. Dans l'espèce du docteur Rlug il est
proéminent; son dos , également plane , est aussi élevé que
le disque du mésbthorax ; sa face postérieure est verticale.
Ponctuation du corps inapparente; surface lisse et luisante.
t'oyez, pour les autres détails, la description de la T. Le-
prieurii. {Ins. , pl. 41.)
Couleurs. Antennes , corps et pattes noirs ; les quatre
tarses antérieurs et la face externe des tibias de la première
paire, pâles; ailes hyalines; une grande tache enfumée
sur les deuxième et troisième cellules cubitales , et à la base
de la radiale, point épais et nervures noires.
Sexe. Un mâle que j'ai trouvé dans la collection des
Hyménoptères du feu docteur Halin , avec cette étiquette
de la main de l'ancien possesseur, BavN. 3108.
EXPLICATION DE LA. PLANCHE.
Fig. 1 , Tvigonalis Hahnii c? vue en dessus et considérablement
grossie. — 2 , dimensions delà grandeur naturelle. — 3, Têlc très
grossie, vue de profil. — 4, Abdomen grossi, vu de même.
DE SPI1NOLA.
Octobre i84q.
</<t// ds Zoologie iS^o .
//i n-rtt'.i . /'/ .>,'!
'IVio-onalis /(a/utiï ,
,l/>l/K>Al . ,//•/■
.1 ttmtmd, l'iif
L\SECTUS , I'L. 64. i
G. NECTANÈBE. Nectanebus. Spinola.
Les caractères du genre Nectancùus ont été décrits dans
les Jnn. de la Soc. entom. , t. 1 , p. 489 et suiv. Les détails
démontrent que les Nectanèbes tiennent le milieu entre les
Philanthes et les Cerceris; ils tiennent des premiers parles
ailes, par la bouche, par les tarses antérieurs et par l'ab-
domen ; ils tiennent des seconds par la tête , par le corselet
et par la plaque anale : on pourrait les regarder comme
des Cerceris à ailes de Philanthes.
N. de Fischer. N. Fis chéri. Spinola.
Je réunis à la femelle publiée sous ce nom dans les
Ann. de la Soc. ent. , loc. cit. , n. 36, le mâle du numéro
suivant , que j'avais nommé Histrionicus , en raison du sin-
gulier mélange de ses couleurs, noire, jaune et ferrugi-
neuse , et non Histerisnicus, nom qui ne signifie rien.
Dimensions. Longueur, n lignes ; largeur, 1 1/2 5 . —
Longueur, 6 lignes; largeur, 1 ligne à. — Egypte.
Formes. Tête finement ponctuée ; chaperon trilobé ; lobes
latéraux , transversaux , courts , échancrés en avant ,P , en-
tiers <? ; lobe médian ,P plus large que long , arrondi en
arrière , fortement rebordé en avant , rebord saillant et
largement échancré ; idem <? plus long que large , bord
postérieur tronqué, bord antérieur trigone , côté intermé-
diaire droit et un peu rebordé ; côtés latéraux en arcs de
courbe infléchis dont la convexité est tournée en arrière ;
espace inter-antennaire caréné ; prothorax comme dans les
Cerceris. Dos du mésothorax lisse, luisant, n'ayant que
quelques gros points enfoncés clair-semés. Dos du méta-
thorax terne et finement pointillé; pièce médiane triangu-
laire , ayant plusieurs rides transversales sub-parallèles , et
un seul sillon longitudinal large , médian , et n'atteignant
pas la pointe postérieure ; flancs ? renflés en dessous et
terminés par un tubercule aigu et spiniforme ; anneaux de
1840. 13
2 Iksectes, Yl 64.
l'abdomen bien distincts , mais sans bourrelets et sans
étranglements : le premier rétréci à sa base et s'élargissant
insensiblement ; le deuxième s'élargissant en arrière beau-
coup plus rapidement ; maximum de largeur à la jonction
des deuxième et troisième anneaux; troisième, quatrième
et cinquième à côtés presque parallèles ; plaque anale supé-
rieure trièdre et obtuse ; face médiane terne et ponctuée ,
entière £> , échancrée <? ; faces latérales étroites et triangu-
laires ; arêtes intermédiaires très saillantes. Pattes de la
forme ordinaire.
Couleurs, Antennes noires 2 , brunes en dessus et pas-
sant insensiblement du jaune au brun en dessous <? : les
cinq premiers articles testacéo-ferrugineux 2 , jaunes c?.
Tète noire ; base des mandibules , chaperon , orbites inter-
nes , bord postérieur du vertex ferrugineux 2 ; mandibules,
chaperon , face , carène inter-antennaii e , une ligne tirée
de l'extrémité de cette carène à l'ocelle antérieur, une
tache au bord interne des yeux à réseau , jaunes <? . Thorax
noir ; prothorax et flancs du mésothorax , jaunes et tache-
tés de noir j? ; au milieu de l'écusson , une tache ferru-
gineuse 2 , deux taches jaunes <?. Abdomen ferrugineux 2 ,
jaune-orangé <? ; bords postérieurs des deuxième, troisième
et quatrième anneaux , cinquième et sixième entiers ,
noirs 2 ; une tache bilobée sur le premier anneau , une
bande transversale au milieu des deuxième , troisième ,
quatrième et cinquième , bord postérieur du sixième, pla-
que anale supérieure , noirs <? ; pattes ferrugineuses 2 ,
jaunâtres <? ; hanches et base des trochanters , noires ;
ailes obscures et unicolores 2 , assez claires à leur base et
obscures à l'extrémité cT ; nervures noires ; point épais ,
jaune ; poitrine jaune «T.
Fig. i, N. Fischeri, o*. i a, tarse ant. ; i b, sixième ann. de l'abd.
et plaque anale supe'r. Fig. 2, id. d*7 ou N. histrionicus, Soc. ent.f
s a, tarse post ; 2 b, tête de face.
Vaa. Un Zoologie Mo
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MAGASIN
DE ZOOLOGIE
D'AMTOWE COMPARÉE
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DESTINÉ A FACILITE» AUX ZOOLOCISTES I»E TOI S LES PAYS LES MOYENS DE PGBLIER
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Par UI. F.-E. Guériii-IfléncTilte.
/[ LIVRAISON. — ANNÉE \$///
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mammifères, texte et pi., n°
oiseaux, texte et pi., n°
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poissons, texte et pi., n°
mollusques, texte et pi., n°
annélides , texte et pi., n*
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insectes , texte et pi., n
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PARIS ,
ARTHUS BERTRAND, LIBRAIRE -ÉDITEUR,
LIBRAIRE DE LA SOCIÉTÉ DE GÉOGRAPHIE ,
23, RUE UAUTFEULLE.
PREMIERE SERIE. — AMEES 1831 A 1838,
Le magasin de zoologie a commencé à paraître en 1831.
Les huit années , 1831 à 1838 , forment la première série de ce recueil , dont
l'utilité est reconnue et garantie par cette longue existence. L'empressement que
les savants et les zoologistes de tous les pays ont mis à l'enrichir de leurs mémoires
et à y consigner leurs travaux en assure désormais la réussite. C'est un livre indis-
pensable à toutes les personnes qui s'occupent de zoologie, tant à cause de l'im-
portance que du nombre des mémoires qu'il renferme; il est aujourd'hui le
recueil à figures le plus considérable qui existe.
Cette première série, terminée par des tables méthodique, alphabétique et par
noms d'auteurs, nécessaires pour la facilité des recherches, forme 8 volumes in-8,
ornés de 635 planches gravées et soigneusement coloriées, prix. . . 259 fr.
Première année, 1831, 80 planches, 25 fr., par la poste, 28 fr.
Deuxième année, 1832, 100 planches, 36 fr., » 42 fr.
Troisième année, 1833, 95 planches, 36 fr., » 42 fr.
Quatrième année, 1834, 54 planches, 18 fr., » 21 fr.
Cinquième année, 1835, 76 planches, 36 fr., » 42 fr.
Sixième année, 1836, 83 planches, 36 fv., » 42 fr.
Septième année, 1837, 69 planches, 36 fr., » 42 fr.
Huitième année, 1838, 78 planches, 36 fr., » 42 ù\
( Mammifères, i
Première section. / [Sjles' [ U9 pl#' 3 vo1'' " f*' par la poste' 108 f*
1 Poissons. f
Deuxième section, j ^opUhYtesS' 1 162 p1'' 3 vo,-'/*> 77 f* 50, par la poste, 85 f.
/ Annélides. i
Troisième section. ) Arachnides ( 32 4 pl>' 6 vo1, % l37 f* 50>par la Poste>150 f-
( Insectes. J
mammifères, 30 planches. . . 22 fr. » c, par la poste 24 fr. » c.
oiseaux, 86 planches. . . 66 ù\ » c, » 70 fr. » c.
reptiles, 16 planches. . . 12 fr. » c, » 13 fr. » c.
poissons, 17 planches. . . 12 fr. » c, » 13 fr. » c.
mollusques, 159 planches. . . 76 fr. 50 c, » 80 fr. » c.
zoopiivtes, 3 planches. . . 2 fr. » c, » 2 fr. 50 c.
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arachnides, 18 planches, . . 10 fr. » c, » il fr. » c.
insectes, 278 planches. . . 127 fr. 50 c, » 135 fr. » c.
Insectes, Pi.. 65 à 60. 1
COLÉOPTÈRES DU MEXIQUE1 (2012).
(PENTAMÈRES CARABIQUES.)
G. MÉGACÉPHALE. Megacephala . Latr.
3. M. étroite. \M. angustata. Chevr.3
Affinis M. Mexicanae nobis, sed longior et angustior. Atra,
palpis , mandibulis , apicibus exceptis , labio , antennis
f2-4° <]ue articulis versus apicem nigro maculatis ) , ma-
cula luniformi in extremitate elytrorum , pedibus anoque,
flavis. Thorax niger, sulci's duobus Unea dorsali margineque
cyaneis. Elytra nigra, virescenti-cyanea, punctis projun-
dis et c rebris punclat a usque ad médium, et ultra, distan-
tibus decrescentibusque.
Longueur, 19 millim.; largeur, 6 millim. — Pi. 55.
Elle se rapproche de beaucoup, quant à la forme, de la
M. Lebasii de Dejean; les élytres, au lieu d'être rugueuses
comme dans cette espèce, ont une ponctuation forte, à sur-
face unie. Noire , bleue sur les bords latéraux et le fond
des sillons du corselet , d'un vert bleuâtre sur la marge
des élytres. Tête convexe, allongée, lisse, deux ou trois
plis le long des yeux (verte à cet endroit) , en avant et
en arrière de ceux-ci est un point enfoncé , d'où sort un
long poil ; sur l'occiput une ligne longitudinale obsolète ;
les bords antérieurs et latéraux seulement d'un beau bleu.
Palpes d'un jaune pâle , très poilues. Mandibules d'un
jaune foncé brillant, noirâtres à leur extrémité et sur les
' Ce travail fait suite aux deux centuries de Coléoptères du Mexi-
que, publiées par M. Chevrolat (in-12, Strasbourg, 1834 et 1835).
3 Ce nume'ro indique que l'auteur en est à la deux-cent-unième
description des Coléoptères du Mexique,
3 Le numéro qui précède le nom de l'espèce indique que c'est la
troisième de ce genre de'crite dans les Coléoptères du Mexique.
1841. 1
2 Insectes, Pl. 55 à 59.
deux dents internes, les deux carènes extérieures d'un brun
clair. Lèvre jaune, luisante, bordée de noirâtre en avant, qua-
tre dents aiguës sur les bords, et au-dessus quatre points en-
foncés tous munisd'un poil. Antennes jaunes, les deuxième,
troisième et quatrième articles maculés de noir avant le
sommet, et le premier article a le dessus bordé de cette cou-
leur. Yeux gros. Corselet aussi large antérieurement que
long , rétréci en arrière , avancé et arrondi sur le milieu de
la base ; on voit au-dessus de celle-ci un sillon non entier,
qui se termine en dessous à l'insertion de la patte, sillon an-
térieur dirigé anguleusement vers la tête, entre la ligne dor-
sale et la marge (en cet endroit le corselet est longitudinale-
ment élevé, et forme par conséquent un plan incliné sur
chaque côté), et ensuite delà même manière dans la ligne
dorsale qui est étroite, sillon postérieur à peine anguleux sur
la ligne , profond sur les côtés ; d'un noir terne, quelques
reflets verts près des côtés , bord antérieur jaunâtre à
points cannelés. Elytres longues, parallèles, arrondies régu-
lièrement au sommet et un peu obliquement sur le dedans
de la suture ; d'un noir mat, couvertes d'une forte ponctua-
tion qui, au delà du milieu, diminue insensiblement de
grosseur et devient espacée vers l'extrémité ; lunule apicale
d'un jaune foncé, étroite, non arquée, située le long de la
marge. Corps en dessous, d'un beau bleu luisant changeant
en vert, segments abdominaux ayant des crevasses longitu-
dinales fines, les quatrième, cinquième et base du sixième
noirs, ridés ; la presque totalité du dernier , jaune, évasée
angulairement à l'extrémité et dentelée sur les bords.
Pattes, trochanter et appendices jaunes ; genoux postérieurs
un peu obscurs.
Elle se rapproche de notre M. Mexicana pour la cou-
leur, et de la M. Lebasii de Dejean pour la forme. La
ponctuation des élytres la distingue suffisamment de l'une
et de l'autre espèce.
Des environs de Jalapa , enterre froide, où elle a été
prise en juin par M. Auguste Salle .
Insectes , Pi,. 65 à 69. 3
h. M. imprimée. M. impressa. Chevrolat.
Affinis Meg. Virginica? , glabra, viridis ; caput utrinque
foveolis duabus intcr oculos , palpis , mandibulis dentibus
exceptis, labio et quatuor primis articulis antennarwn;
flavo piceis. Thorax sulcîs duobus sinuatis , lineaque dor-
sali anguste ùnpressis. FAytra basi valde depressa , infra
humerum profunde punclala , ultra médium ad apicem
punctulata , lunula apicali lata , recta, anlice truncala,
margini exteriori adnexa , interne obliqua, ad suluram
desinentc et foraminata. Corpus viride, pectore medio ab-
dominis segmentibus posticis piceis, ultimo jlavescenle.
Longueur, 18 millim. ; largeur, 6 raillim. — PI. 56.
D'un vert foncé brillant. Tête raccourcie , large , deux
fossettes obliques, impressionnées davantage sur le devant,
offrant deux ou trois rides extérieures ; on en voit cinq à
six autres au-dessus de l'insertion des antennes et de plus
un point enfoncé, près du bord de l'oeil. Palpes d'un jaune
obscur ; labiaux longuement poilus. Mandibules fortes ,
d'un jaune obscur, les trois dents internes et le sommet, à
partir de la dernière, noirs. Lèvre jaune, transverse, droite,
ayant quatre dents peu avancées, noirâtres, et au-dessus
du bord antérieur quatre points, de chacun desquels sort
un long poil blond. Chaperon anguleusement cintré sur la
tête, d'un vert foncé bleuâtre, un point impressionné près
du bord et assez rapproché de l'insertion de l'antenne. An-
tennes d'un jaune terne, les quatre premiers articles de
couleur de poix luisante. Yeux gros. Corselet un peu plus
large aux côtés antérieurs que haut, rétréci postérieure-
ment, bi-sinueux et arrondi sur le milieu de la base, avec
un petit sillon extérieur ; cylindroïde, bordé de jaunâtre et
cannelé de points par le haut ; élevé longitudinalement et
incliné entre les sillons, le plan extérieur est plus large, sillon
4 Insectes, Vl. 55 à 59.
antérieur anguleux de chaque côté vers la tête, anguleux
ensuite sur la ligne dorsale ; tout l'espace compris entre ce
sillon et le bord antérieur violacé , sillon inférieur très im-
pressionné latéralement et rectangulaire, bleuâtre dans le
fond , ligne dorsale entière. Ecussor jaunâtre , transversa-
lement triangulaire. Elytres oblongues, tronquées au som-
met suturai, couvertes de gros points profonds, réticulés ;
ces points deviennent insensiblement moins nombreux et
plus petits en approchant de l'extrémité, une assez forte
dépression basale ; vertes, nuancées de bleuâtre en marge,
violacées sur la partie dorsale jusqu'aux deux tiers de leur
longueur ; la plupart des points en cet endroit sont verts
dans renfoncement ; lunule apicale appuyée à la marge,
coupée droit par le haut, dirigée obliquement sur l'angle
suturai ; vues à la transparence, elles offrent des pores agglo-
mérés ; épipleures d'un noir un peu verdâtre, dessous du
corps d'un vert très brillant, poitrine au milieu, quatrième
et cinquième segments de l'abdomen et base du sixième
d'un noirâtre de poix; celui-ci est presque entièrement d'un
jaune obscur ; quelques-uns de ces segments offrent de pe-
tites rides longitudinales. Pattes , trochanters et appendices
d'un jaune obscur luisant.
Elle se rapproche, pour la forme, delà Meg. Brasiliensis
de Rirby, et à la coloration de la M. Virginica de Fab. Une
femelle unique a été prise par M. Auguste Salle en allant
de la Vera-Cruz à Mexico.
IttsKCTES, Pl. 55 à 5q. 5
G. CICINDÈLE. Cicindela. Linné.
21. C. rayonnante. C. radians .
Simillima C. Vasseleti nob, , thorace elytrisque brevioribus,
his in margine poslicali rotundioribus. Caput , rubro-
cyaneo-viridique splendido varialwn , mandibulis palpis-
que ut in specie vicina coloratis. Thorax sulcis duobus li-
neaque viridibus, sulco basait extra depresso, vil lis duabus
rubro splendidis. Scutellum viride. Elylra subparallela ,
convcxa, coloribus pulcherrimis insignita, cumvitta c'yanea
versus médium , quam in C. Vasseleli non tam sinuala et
extensa, ex humero ad extremitalem sulurœ ducta, in parte
extrema rubra, punctala (punctis pupillatîs viridibus, ali-
quoties medio-cyaneis), et in parte interna et dorsali pur-
purea vel viridi-obscuraj epipleuris viridibus.
Lateribus thoracis et pectoris rubro nitido et splendi-
dissimo) abdomine viridi-cyanescente.
Longueur, 9 millim. ; largeur, 3 1/2. — Pl. 57.
Tête rouge en avant , d'un vert cuivreux et ridée en
dessus, trois taches rouges dont une sur le vertex et deux
le long des yeux, au-dessous desquels on voit deux autres
taches d'un bleu indigo et qui s'étendent au delà de l'in-
sertion des antennes. Palpes d'un jaune d'ivoire, pâles, le
dernier article des labiaux et des maxillaires vert. Man-
dibules courtes, n'étant pas aussi arquées et surtout si-
nueuses au milieu , comme cela a lieu chez le mâle de la
C. Vasseleti, jaunes, vertes à l'extrémité ; la dent apicale
n'a de noir que le sommet. Lèvre d'un vert obscur, jau-
nâtre sur les bords latéraux et antérieurs, non dentée, avec
six points enfoncés, ornés chacun d'un long poil, et dont
les quatre du milieu sont plus rapprochés. Chaperon cintré,
moins anguleusement que dans l'espèce comparative. An-
tennes d'un brun noirâtre, les quatre premiers articles
C Insectes, Pe. 56 à 50.
d'un vert métallique Corselet plus long que large, arrondi
sur les côtés et non parallèle entre les sillons, comme
dans la C. Vasscleti, le sillon antérieur est plus rapproché
du bord que celui qui est au dessous ne l'est de l'inférieur;
ce dernier est déprimé jusqu'à la base, la ligne dorsale est
obsolète, tous trois sont verts au fond de la dépression ;
chaque tache latérale est rouge, allongée et est limitée aux
sillons ; il est d'un jaune doré sur les bords latéraux, d'un
rouge poli très éclatant en dessous , avec quelques poils
blancs près de la carène. Ecusson vert. Ely très plus courtes,
plus étroites et convexes que dans la C. J^asseleti, bien plus
arrondies sur le sommet extérieur de la marge ; la bande
sinueuse qui part obliquement de l'épaule à l'extrémité de la
suture est verte et d'un bleu indigo au milieu; cette bande
est inoins avancée sur l'étui, son bord supérieur est mélangé
de vert et de jaune clairs, mais ces couleurs se convertissent
en pourpre velouté sur la partie dorsale, et chez les mâles
cette couleur tourne au vert obscur ; tout l'espace com-
pris entre la bande à la marge est rouge pour le fond,
marqué de points verts ocellés, dont quelques-uns ont une
gouttelette centrale bleue. Base latérale de la poitrine
rouge, abdomen d'un vert bleuâtre. Pattes vertes ou d'un
rouge cuivreux, jambes et tarses noirâtres, les trois articles
antérieurs des mâles violacés, modérément dilatés, allongés
et poilus sur le côté interne, le troisième est moitié moins
long que le premier.
Elle se placera après la C. Vasseleti ; elle habite sans
doute, comme la précédente, les sables des bords de la mer ;
j'ignore en quel endroit elle a pu être trouvée par M. De-
lattre qui, le premier, a fait connaître cette espèce.
Nota. On a oublié d'indiquer sa grandeur naturelle sur
la planche 57.
Insectes, Pl. 55 à 59. 7
22. C. de Sommer. C. Sommeri1. Mannerheim.
Brunnco-obscura, subtus violaceo-micans, albo-pilosa. Caput
planum, minute rugatum, palpis vîridibus, labialibus basi
flavis, mandibulîs cxserlis, valde dentatis, vîridibus (den-
tibus alris)\, externe triangulatim sulcatis et jlavidis. Tho-
rax vix longior lalitudine , transverse rimosus , sulcis duo-
bus sat impressis et angulatim ductis in linea dorsah.
Scutellum triangulare , obscure rubrum. Elytra porrosa ,
ad apicem obliquata et serrata , cum lunula humerali ,
fascia média et latescente ad suturam , sed non margini
adnexa, maculaque subapicali lateritiis ; pedes violacei ,
trochanteribus viridibus.
Longueur, 12 millim. j largeur, 5.
D'un brun cuivreux opaque ou plutôt d'un vert olive
noirâtre. Tête très finement ruguleuse, élargie entre les
yeux, avec de petites rides longitudinales en dessus. Palpes
d'un vert foncé brillant ; labiaux, à l'exception du dernier
article , d'un jaune pâle , hérissés de poils blancs. Mandi-
bules fort longues , très aiguës , excavées triangulairement
sur le dehors de la base, rougeâtres, d'un vert cuivreux,
brillant en dessus, dents internes et extrémité vertes. Lèvre
avancée, arrondie et inégale en devant, d'un violacé obs-
cur, six points en dessus, dont les quatre centraux se trou-
vent rapprochés; tous sont munis d'un poil blanc. Chaperon
arqué, vert, faiblement sillonné sur le bord, un sillon
transverse entre les antennes. Antennes d'un brun noirâtre,
les quatre premiers articles violacés. Yeux grands, globu-
leux, proéminents, noirs. Corselet aussi haut que large,
paraissant cependant un peu plus allongé, droit, cylin-
droïde et violacé sur le bord antérieur, bi-sinueux, arrondi
1 Mémoire sur quelques genres et espèces de Carabiques, Bulletin
de la Société imp. des naturalistes de Moscou, 1837, n. 2.
8 Insectes, Pl. 55 à 59.
extérieurement sur la base, avec quelques sillons trans-
verses non entiers sur celle-ci ; les deux sillons dorsaux
rentrent angulairement sur la ligne longitudinale qui n'at-
teint pas le haut; l'antérieur se dirige en droite ligne et
obliquement au dessous de l'angle et là il est étranglé ,
l'inférieur est sinueux et profond sur les extrémités , d'un
cuivreux rougeâtre doré à cet endroit, bleuâtre dans le
fond ; le dessus offre des crevasses transverses et les côtés
quelques poils blancs courts. Ecusson large, triangulaire,
d'un rouge cuivreux un peu obscur. Êlytres une fois et
demie aussi longues que la tête et que le corselet réunis, du
double plus larges que ce dernier, presque droites sur le
côté, obliques et dentelées depuis le sommet de la marge
jusqu'à la suture ; celle-ci élevée, lisse, rougeâtre, terminée
par une épine à peine saillante ; lunule humérale entière,
avancée en dessous jusque vers le milieu de l'étui; bande
médiane obliquant vers le bas, élargie inférieu rement près
de la suture, ne s'étendant pas sur celle-ci ni sur la
marge, et une grande tache angulaire sur le haut, ar-
rondie d'autre part , placée près le sommet de la marge,
toutes trois de couleur de brique , quelque peu convexes ,
à pores peu évidents. Epipleures étroits , unisillonnés, noi-
râtres, dilatés subitement vers la naissance de l'abdomen.
Corps violacé , couvert sur les côtés de poils blancs denses
et abaissés ; abdomen rougeâtre près des bords , dernier
segment jaunâtre. Pattes violacées, cuisses garnies de poils
blancs, antérieures épaisses, une rangée longitudinale de
points sur les médianes, les trois premiers articles des
tarses antérieurs du mâle étroits , longs et diminuant d'é-
tendue.
J'ai reçu cette belle espèce de M. Sommer d'Altona ; elle
lui avait été adressée des environs d'Oaxaca. C'est la C.
Hopfneri du catalogue de M. le comte Dejean , qui l'a
placée entre les C. d'Unnllei et unipunctata.
Insectes, Pl. 65 à 69. 9
23. C. cuivrée. C. œrea, Chevrolat.
Lata, rubro-olwacea. Caput planum, labio (unidenlalo, nu-
merosis punctis sub-marginalibus impressoj, dimidiaquc
parte mandibularum basi jlavis. Thorax brevis,pilis albis
indutus, linea dorsali Umitata sulcis duobus, cyaneis et
viridibus infundo. Elytra lateribus ampliata, minutissime
populosa , in sutura et margine rubro-micantia. Corpus
subtus rubro splendens, albis pilis densis vestitum, abdo-
mine glabro, violaceo atque viridi.
Longueur, 17 millim. 5 largeur, 7. — Pl. 68.
D'un rouge olivâtre cuivreux. Tête large, aplatie en
dessus, ayant entre les yeux des rides nombreuses, serrées,
ligne occipitale courte , bordure supérieure des yeux
épaisse , d'un vert foncé luisant. Palpes d'un rouge cui-
vreux obscur, premier article des labiaux ferrugineux,
bérissé de longs poils blancs. Mandibules très avancées ,
cambrées, jaunes à partir de la base à la dernière dent in-
terne, cuivreuses en dessus au milieu, dents internes et ex-
trémité noires. Lèvre d'un jaune d'ivoire , droite sur les
côtés, angulaire en devant, n'ayant qu'une seule dent mé-
diane, environ vingt points en dessus, posés sur deux lignes
trans verses. Chaperon anguleusement cintré, d'un rouge
vif, léger sillon entre la base des antennes; celles-ci ont les
quatre premiers articles d'un rouge cuivreux poli; troisième
fort long, orné, vers le milieu, de quelques soies blanches
qui se retrouvent encore sur le quatrième ; suivants d'un
gris soyeux. Corselet court, aussi haut que large, bi-sinueux
à la base, cylindroïde sur la tête ; sillons également distants
des bords ; l'antérieur remonte et s'appuie sur l'angle, l'in-
férieur, très profond par les côtés, remonte vers le haut ;
l'un et l'autre rentrent angulairement sur la ligne dorsale,
laquelle est limitée aux sillons; leur fond est mélangé de
bleu, de vert et d'un peu de rouge cuivreux ; marge basale
10 Insectes, Vt. 55 à 59.
d'un rouge vif; il est , extérieurement, un peu plus large
entre les sillons, finement ruguleux en dessus, couvert, an-
térieurement et latéralement, de longs poils blancs épais.
Ecusson grand , triangulaire , aigu par le bas. Êlylres
ayant à peu près une fois et demie la longueur de la tête
et du corselet, très élargies au-dessous de l'épaule, subi-
tement dilatées à la hauteur de la naissance de l'abdo-
men jusqu'au sommet de la marge, étroitement tronquées
sur l'extrémité de la suture , finement denticulées à cet
endroit , presque planes , offrant un grand nombre de
petits boutons ; marge d'un cuivreux jaunâtre ; suture éle-
vée, d'un rouge vif, terminée par une petite dent. Corps,
en dessous, d'un rouge de feu, très velu ; abdomen glabre,
violacé et vert foncé, ridé longitudinalement ; le premier
segment a une forte dépression latérale, les troisième,
quatrième et cinquième se recourbent angulairement sur les
côtés à leur partie inférieure ; le dernier a une fente lon-
gitudinale, il est dentelé à son sommet. Pattes d'un rouge
cuivreux brillant, ayant des séries longitudinales de points,
garnies, en dessus et en dessous, de poils blancs.
Je dois cette espèce bien distincte à feu de Cristofori ,
de Milan ; je suppose qu'elle a été prise à Oaxaca ; je la
placerai à côté de la C. Purpurea d'Olivier.
I: x sectes , Pl. 55 à 59. 11
24. C. a petites lignes. C. tenuilineata . Chevr.
A(finis cerle C. Fera? nobis , sed delineationibus elytrorum
angustioribus albidioribusque. Brunnea, subvirescens ; ca-
put brève, lalum, sub-rugatum, mandibulis ( longissimis,
dentatissimis) lateribus , palpis apice exceptis , labioque
eburneis. Thorax vix latior longitudine , sulcis duobus sub
impressis virescentibus , pilis brevibus albis marginalibus.
Elytra obovata, ultra médium subito ampliata, rugoso-
punctata, lunula humerait et apicali integris a margine
sejunctis , fascia média perpendiculariter curvatâ juxla su-
turam , sulurd elevata , viridi nitidâ, margine punctatâ.
Corpus subtus compressum , viridi-auratum , dense pilosum,
anoflavescente. Pedes virides.
Longueur, 13 millim. j largeur, 5 1/4.
Elle a beaucoup d'analogie avec notre C. Fera ; les des-
sins de l'élytre, au lieu d'être jaunes comme dans celle-ci,
sont blancs et plus étroits ; ensuite la marge est inter-
rompue entre les lunules, tandis que dans la C. Fera la
disjonction n'a lieu qu'au dessus de la lunule apicale. D'un
brun vert olive. Tête aplatie, large, à peine ridée le long
des yeux. Palpes maxillaires d'un jaune roux, les deux
derniers articles verts ; labiaux d'un jaune pâle, dernier ar-
ticle vert. Mandibules fort longues, aiguës, jaunes sur le
côté , vertes en dessus, noires depuis la dernière dent in-
terne jusqu'au sommet. Lèvre d'un jaune d'ivoire, trans-
verse, droite sur le côté, environ i6points et autant de poils
d'un blanc pâle placés au dessus du bord antérieur. Chape-
ron presque droit, d'un rouge de feu. Antennes d'un brun
terne , les quatre premiers articles d'un beau vert, troisième
et quatrième longs. Yeux un pendéprimésen dessus, gros en
dessous, livides; bord supérieur vert, lisse, ayant un point
impressionné. Corselet un peu plus large que haut, droit
sur les bords , sillon antérieur angulaire sur la ligne dor-
12 Insectes, Pl. 65 à 69.
sale qui est obsolète, postérieur droit, verdâtre dans le
fond, assez distant du haut et du bas, quelques poils blancs,
roides, sur les côtés ; il est couvert de petites crevasses ru-
guleuses et trans verses. Écusson triangulaire. Élytres obo-
valaires, légèrement convexes, élargies subitement au delà
du milieu, arrondies obliquement au sommet de la marge
et finement denticulées, ruguleuses, inégales, couvertes de
petits boutons et points assez rapprochés ; épine suturale
aiguë; suture élevée d'un vert foncé luisant, rougeâtre, vue
de profil ; marge mince, d'un vert lisse, ayant une rangée
de points serrés près de l'épaule et espacés vers le milieu ;
lunule numérale très arquée, plus avancée en dessous; celle
apicale est droite oblique en dessus, marge élargie à son
extrémité inférieure ; de son commencement part une bande
transverse qui se dirige perpendiculairement et se recourbe
en avoisinant la suture. Epipleures étroits, d'un vert rou-
geâtre obscur. Corps plan, latéralement revêtu de poils
denses d'un blanc sale , rouge et vert doré brillant sur les
côtés du corselet, de la poitrine et des hanches ; bord infé-
rieur des quatrième, cinquième et sixième segments d'un
jaune orangé , extrémité du dernier échancrée angulaire-
ment. Pattes longues, surtout les postérieures, vertes; ap-
pendices postérieurs violacés.
Des environs de Tampico. Je la classerai après la C.
Fera.
Infectes, Pl. 55 à 59. 13
25. C. humérale. C. humeralis. Chevrolat.
Affinis C. Flavo punctata?, Nob. Atro-brunnea, labio, primo
articulo pa/porum lahialium, mandibulis dentibus exceptis,
in elylro lunula humer ali et maculis tribus rotundatis qua-
rum duabus submarginalibus , flans. Thorax cylindricus,
vix longior latiludine, linca dorsali tenui, limitata sulcis
duabus transver s alibus, his sal remotis a margine. Corpus
subtus rubro-micans, abdomine violaceo , jlavicante apicej
pedes cuprcij tibiis viridibus.
Longueur, 10 millim. ; largeur, 3 1/2. —PI. 69.
D'un brun foncé presque noirâtre. Télé allongée, élevée
longitudinalement et très finement ridée en dessus, ornée
de couleurs métalliques brillantes en avant ; les côtés sont
aussi ridés, d'un vert rougeâtre brillant avec une sorte de
strangulation en arrière des yeux ; près de leur bord supé-
rieur et sur la partie avancée et arrondie est un point en-
foncé , sillon transverse étroit entre les antennes. Palpes
ayant le dernier article vert ; labiaux jaunes ; maxillaires
d'un jaune roux. Mandibules longues, croisées angulaire-
înent l'une sur l'autre, jaunes, leurs dents et l'extrémité
noires, vertes en dessus et seulement près de la dernière dent
interne. Lèvre subangulaire et inégale en avant, droite sur
les côtés, noirâtre sur le bord antérieur, avec six points en
dessus, qui tous reçoivent un poil blanc. Chaperon arqué
anguleusement vers le sommet, d'un vert cuivreux poli.
Antennes d'un vert noirâtre métallique, troisième article
long, courbe. Yeux livides, très saillants et arrondis en
dessous, leur bord supérieur aplati et d'un cuivreux bril-
lant. Corselet à peu près une fois et demie aussi long que
large, droit et cylindroide sur la tête, droit sur la base,
mais légèrement sinueux et avancé en dehors, avec un faible
sillon en dessus, élargi sur les côtés entre les deux sillons
transverses, convexe et ridé transversalement entre ceux-ci
et la ligne dorsale qui est étroite, non entière ; le sillon an-
térieur se dirige obliquement de chaque côté sur la ligne, et
14 Insectes, Pl. 55 à 59.
il est étranglé sur les côtés en dessous de l'angle ; le sillon
postérieur est presque droit, très impressionné aux extrémi-
tés ; ces sillons ont leur fond d'un vert un peu rougeâtre, le
bord antérieur et postérieur est seulement de cette dernière
couleur. Ecusson assez grand, droit latéralement, coupé
obliquement sur les côtés postérieurs et terminé en pointe ;
d'un brun noirâtre, bleuâtre à sa base. Èljtres une fois et
demie aussi longues que la tête et que le corselet ; parallèles,
arrondies régulièrement au sommet de la marge, avancées
obliquement et se terminant sur la suture , en pointe assez
aiguë, mais non isolée ; très finement denticulées à l'extré-
mité ; une dépression basale, assez forte sur le dedans de
l'épaule ; elles sont convexes sur le dos, d'un brun noirâtre;
leur ponctuation est obsolète, poreuse et assez régulière-
ment espacée ; la lunule numérale est jaunâtre, a la forme
d'un C long dont la tête serait peu avancée , tandis que
sa partie inférieure se terminerait par un pâté; deux taches
submarginales jaunâtres et arrondies , dont l'inférieure
avoisine le sommet de la marge ; au dessous de la médiane,
vers le milieu de l'étui, mais plus près de la suture, est une
autre tache arrondie, beaucoup plus petite; on aperçoit
entre l'une et l'autre quelques vestiges de parties jaunes qui
doivent former, chez des exemplaires mieux caractérisés ,
une sorte de bande trans verse qui doit se recourber en des-
sous en forme de crochet ; la suture est élevée, lisse, rouge.
Epipleures d'un beau vert, élargis et rouges à la naissance
de l'abdomen. Corps en dessous d'un rouge vif et luisant,
vert sur le milieu du corselet et de la poitrine, abdomen
violacé, anus jaunâtre, côtés couverts de poils blancs.
Pattes poilues, cuisses d'un rouge métallique, antérieures
épaisses, jambes vertes, les trois premiers articles antérieurs
des mâles longs et étroitement dilatés en dehors , appen-
dices postérieurs rouges.
Elle se rapproche assez de notre C. flavo-punctala , mais
celle-ci a les étuis plus longs, beaucoup plus larges et apla-
Insectes, Vl. 55 à 69. 15
tis ; la couleur, pour le fond, est un mélange de rouge , de
vert et de jaune, leurs points sont tiquetés de bleu et entou-
rés d'un anneau vert, tandis que les étuis de la C. humeralis
sont d'un brun noirâtre unicolore, à ponctuation poreuse
et obsolète. Elle devra être placée à côté de la C. Incerta.
Nota. On a oublié d'indiquer sa grandeur naturelle sur
la planche 59.
26. C. de Cristofori. C. Cristoforii. Chevrolat.
Sinùllima C. marginatae, Fab., viridi obscurci ; labio , man-
dibulis basi, palpis ultimo crticulo excepto ;flavis. Thorax
limbo antico et postico nitidior, inter sulcos transverse ru-
gatus, linea longitudinali limitata sulcibus, sulco-basali
medio lateribusque impresso. Elytra ante médium paullo
amplicata, apice obtuse product a inter marginem et sutu-
7'am, lunula humcrali litteram C efficiente, lunula apicali
intégra, product a, fascia média inobsoletum hamumjuxta
suturam curvata, totoque margine laterali ; flavis. Corpus
pilis densis albis vestitum, medio viridi nitens. Pedes longi,
trochanteribus coccineis.
Longueur, 13 millim.; largeur, 5.
D'un vert olivâtre terne. Tête finement ruguleuse , très
élrgie entre les yeux , déprimée sur ceux-ci, deux points
sur leur bord, rides crevassées sur les côtés postérieurs, d'un
cuivreux brillant sur le bord supérieur des yeux, couverte de
poils assez serrés d'un blanc sale. Palpes d'un jaune pâle, le
dernier article des maxillaires et des labiaux d'un beau vert.
Mandibules fort longues, jaunes à la base, au côté et jusqu'à
la dernière dent interne, vertes en dessus, la dent terminale
entièrement noire, les autres n'ont que leurs extrémités de
cette couleur. Lèvre avancée , droite latéralement et en de-
vant, une dent médiane, huit ou dix poils près du bord, qui
font conjecturer autant de points. Chaperon à peine cintré.
Yeux très gros, déprimés en dessus, livides. Corselet plus long
/6 Insectes-, Pjt.. 55 à 59.
que large, ridé transversalement entre les sillons, ligne dor-
sale étroite, limitée par ces derniers, supérieur peu profond,
faiblement étranglé par l'angle antérieur, anguleux sur le
bord de la ligne, sillon postérieur fortement impressionné
au milieu et aux extrémités, déprimé jusque sur la base ;
bords antérieur et postérieur d'un cuivreux lisse, brillant,
ruguleux et ponctué latéralement. Êcusson cuivreux , mais
triangulaire, grand. Élylres obovalaires, à peine élargies au
milieu et au sommet de la marge, avancées en angle obtus
entre la marge et la suture, faiblement déprimées, convexes
sur le dos , couvertes de petits points élevés , égaux , nom-
breux, en forme de râpe, base déprimée extérieurement,
quelques points enfoncés, assez grands au fond de la dépres-
sion; lunule numérale commençant à la base par une tache
triangulaire, disjointe à l'épaule, obliquement linéaire en
dessous , à coude droit , lunule médiane dirigée vers l'écus-
son formant, au dessous du coude de la précédente, une sorte
d'hameçon obsolète ; le crochet en est plus net et avoisine la
suture ; lunule apicale ayant la branche supérieure avancée et
opposée à l'angle marginal ; l'autre suit le bord et se termine
su r la suture, la marge s'élargit entre les lunules numérale et
posticale; tous ces dessins sont d'un jaune pâle. Corps en
dessous, couvert de poils blancs, courts , serrés, d'un vert
doré, lisse, brillant sur le milieu de la poitrine, du sternum
et de l'abdomen . Pattes longues , j ambes antérieures épaisses,
tarses grêles; trochanters et appendices postérieurs écarlates.
Femelle. Elle se placera à côté de la C. marginata, dont elle
se rapproche infiniment ; elle s'en distingue par sa taille plus
petite. Le corselet de la C. marginata est d'un vert foncé uni-
colore; les élytres sont parallèles , tronquées obliquement
sur la suture ; une petite dent échancrée à sa base ; leur
ponctuation est plus forte et nombreuse.
Elle se trouve probablement à Oaxaca ; je la tiens , ainsi
que la précédente, de feu M. Cristofori de Milan , qui n'a-
vait que ce seul exemplaire.
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I.\sti i hs Vl. GO. 1
DESCRIPTION
de deui nouveaux Méi.asomls du genre adesmie, l'ischei ;
tau F. DE BRÈME.
G. ADESMIE. Adesmia. Fischer.
A. élytres blanches. A. candidipennis.
De Brème.
Oblongo-ovalis , ad partem posticam dilatata ; capite et tho-
race nigris, valde irre guîaribus punctis notai is ; eljlris
albissimis, ad latera dilatatîs, et rétro acutis ; partibus in-
ferioribus et pedibus prorsus nigris et lucentibus ; tibiis
anticis brevi&simis.
lieue zoologique par la Société Cuvierienne , 1840, p. 112.
Longueur, 25 millimètres; largeur, 12 millimètres 1/2.
Ovale assez large à la partie postérieure.
Tête noire, vétrécie en avant, et sensiblement embrassée
dans l'échancrure du thorax.
Épis tome sans échancrure antérieure, sinué latéralement,
avec un petit sillon presque longitudinal. Front et vertex
irrégulièrement ridés et ponctués. Deux fossettes orbicu-
laires à bords légèrement carénés , formant , en avant des
yeux et de chaque côté , deux fortes saillies sous lesquelles
s'articulent les antennes.
Labre transverse , faiblement échancré en avant et à ligne
médiane supérieure légèrement élevée.
Menton profondément bilobé et à échancrure angu-
leuse.
Prothorax convexe , entièrement noir , à ponctuation fine
et écartée dans le milieu , plus rapprochée sur les côtés ,
1841. 2
GO.
notablement transversal et rétréci en arrière. Angles anté-
rieurs très saillants , embrassant la tête et semblant même
couvrir une partie des yeux. Bord antérieur, compris entre
ces angles, garni de cils blancs très courts et serrés.
Éljtres d'un blanc pur, très faiblement variolées, con-
vexes , s'élargissant notablement vers la moitié de leur lon-
gueur, et se rétrécissant ensuite vers le bas , qui se prolonge
eu une pointe légèrement relevée. Parties latérales forte-
ment embrassantes et à rebords faiblement marqués.
Angles numéraux larges et arrondis , et ne formant pas de
saillie vers le prothorax.
Antennes, assez courtes , grossissant légèrement à l'extré-
mité : dixième article un peu plus gros que le neuvième.
Tout le dessous d'un noir brillant; mésosternum et les trois
premiers segments de l'abdomen ridés longitudinalement.
Pattes noires; tibias ppstérieuxs filiformes ; les antérieurs
courts et sensiblement renflés vers l'extrémité.
Du cap Négro , côte de Guinée.
,'tftuf i/r /txi/in/n' /flji
//t. ici /e.r /'/ du
r,
idcsm i n ( •an</ié/t/n •//// 1, i •, a
laSECTLS Pl. iil
A. a élytres bordées. A marginipennis. De Bi .
Oblongo-ovalis , quasi parallela; capite et thorace nigris et
punctatis ; elytris Jlavo-fuscis, ad basim dilutioribus ; su-
tura alba; super singulis elylris biais costis marginalibus
a luis, ad extremitatem posteriorem confusis , exlcrna lar-
giori ; partibus inferioribus et pedibus nigris.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , 1839, p. 1 1 2.
Longueur, 16 millim.; largeur, Bmillim. 1/2.
Ovale-oblongue , presque parallèle.
Tête comme dans l'espèce précédente. Front fortement
ponctué . Vertex presque lisse.
Épistome échancré antérieurement et latéralement.
Les deux impressions longitudinales à peine sensibles , et
la fossette orbiculaire moins prononcée que dans Y A.
candidipennis , mais présentant cependant la saillie anté-
rieure sous laquelle vient s'articuler l'antenne.
Labre avancé, arrondi, bombé et très faiblement sinué
antérieurement.
Menton fortement bilobé.
Prothorax transversal , presque parallèle , à ponctuation
écartée sur les côtés , à peu près nulle sur le milieu. Angles
antérieurs saillants , embrassant la tête et bordés de cils
blancs très courts.
È ly très non dilatées , planes sur le dos , rétrécies en
pointe légèrement relevée postérieurement, d'un brun jau-
nâtre clair vers la base , plus obscur et testacé inférieu-
rement , suture blanche. Chaque élytre ayant , en outre ,
sur les parties embrassantes , deux lignes blanches paral-
lèles très rapprochées, et confondues postérieurement;
1841. 2
2 Insectes, Pl. Gl.
l'extérieure , qui forme le bord marginal , beaucoup plus
large que l'autre , qui est très faiblement relevée en arête.
Entre la suture et cette dernière ligne on en distingue trois
autres qui sont blanchâtres et à peine visibles.
Antennes courtes , le dixième article plus large et moins
long que le neuvième.
Tout le dessous noir, ainsi que les pattes.
Cap Négro , côte de Guinée.
■f</ ,/r Zoofoaie ttlji
//l.r.ftc, /'/
S V / /
!
i
Adesmia
rmtrautift /t/t/.i- , />.■
Insectes, Pi.. 02. 1
G. HEXODON. Hexodon. Olivier.
H. de Montandon. H. MontandoniL Buquet.
H. nigro-piceum ; antennis palpisque ferrugineis ; thorace
lœvigato, maculis quatuor lateribus rufis ; elylris rotundatis,
margine vittisque quatuor albidis.
Longueur, 20 1/2 millim.; largeur, 15 1/2 millim.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , mai 1840, p. 212.
Il est , en dessus , d'un brun noirâtre mat et entière-
ment lisse. La tête est plate, plus large que longue , avec
une petite ligne transversale enfoncée qui est interrompue
dans le milieu ; le chaperon est avancé , rebordé en dessus
et échancré en dessous. Les antennes et les palpes sont d'un
rouge ferrugineux. Le corselet, convexe, très dilaté, du
double plus large que long , est fortement échancré anté-
rieurement et entièrement rebordé ; les angles sont légère-
ment arrondis, et près de chacun d'eux se trouve une tache
assez large d'un rouge brique , un peu moins apparente en
dessous qu'en dessus du corselet. L'écusson est trois fois
plus large que long , triangulaire et d'un noir d'ébène très
brillant. Les élytres, d'un noir bleuâtre , convexes , un peu
plus larges que le corselet, à angles numéraux arrondis et
rebordées sur les côtés, sont ornées, chacune, de cinq raies
longitudinales, légèrement cannelées , assez larges et cou-
vertes d'une sorte de poussière blanchâtre. La première de
ces raies , située près de la suture , va converger avec la cin-
quième , qui remonte le long de la bordure, se bifurque
ensuite non loin des angles huméraux , et dans l'espace
ménagé par cette bifurcation , on voit quelques rides
transversales assez bien marquées. Les trois autres raies
1841. 3
2 Insectes, Vl. 6&
sont espacées également et n'atteignent pas l'extrémité des
élytres. Le dessous du corps et les pattes sont d'un brun
noirâtre très brillant , et de dessous les bords latéraux du
corselet s'échappent de longs poils fauves et roides ; quel-
ques-uns se rencontrent aussi sur les jambes et les cuisses,
surtout aux pattes antérieures.
J'ai dédié cet insecte remarquable , qui vient de Mada-
gascar, à M. Montandon , qui a bien voulu en enrichir ma
collection. Il complète la monographie de ce genre cu-
rieux , qui se compose aujourd'hui des quatre espèces sui-
vantes : H. reticulatum et unicolor, Olivier; H. Kùùii,
Hope , et Montandonii , Buq.
LUCIEN BUQUET.
Juillet 1840,
.///,/ ,/<■ /.,>, >/(><//'<' têjg.
///.rc< ■/<'.!■ /'/■ Sa,
1 1 CXO (ioil . Von/d/n/onit'. tm^mt,
i . Wèmmtâ. imp
Insectf.s, Pt. 63.
DESCRIPTION
d'un genre nouveau de Longicokisks , de la tribu des Prioniem ,
Par M. LUCIEN BUQUET.
G. STIPH1LUS. Stiphilus. Buquet.
Tète assez forte, arrondie; mandibules petites , arquées,
pas tuberculées extérieurement. Palpes presque égaux,
cylindriques, l'article terminal obeonique , légèrement
tronqué.
Antennes glabres , plus courtes d'un tiers que le corps ,
de onze articles , le premier assez grand, en cône renversé,
le second très petit , plus large que long , les trois suivants
allongés, à peu près de même longueur, légèrement com-
primés , ceux de six à dix très larges , presque carrés, très
aplatis , à peu près égaux , nullement épineux , le onzième
plus long de moitié , un peu moins large , fortement échan-
cré au bord externe , légèrement denté au bord interne ,
tronqué et obliquement éebancré à l'extrémité.
Corselet dilaté latéralement , plus large que la tête, lisse,
uniépineux sur les côtés et un peu au delà du milieu , angles
postérieurs fortement éebancrés, aigus.
Ecusson assez petit , triangulaire , un peu plus long que
large.
Présternum peu ou point saillant , ne s'avançant pas en
arrière au delà de l'insertion des pattes.
Mésosternum légèrement bombé , n'offrant aucune es-
pèce de saillie.
Elytres allongées , rebordées , arrondies à l'extrémité ,
ainsi qu'aux angles buméraux , se rétrécissant à peine de la
base à l'extrémité.
Pattes moyennes , mutiques , point en massue brusque ,
1841. 3
2 Insectes, Pi,. 03.
assez fortement comprimées dans toute leur longueur.
Tarses peu élargis , le deuxième article plus court que les
autres.
Corps duveteux, luisant, dernier segment abdominal
un peu arrondi sur les côtés , puis coupé carrément.
Ce genre , que j'ai étudié avec soin , m'a paru devoir être
placé , dans Tordre naturel , avant le genre Rachidion, avec
lequel il a le plus d'analogie ; il en diffère cependant par
les antennes , qui ne sont pas dentées extérieurement , par
la forme des articles dont elles se composent , par l'absence
totale de protubérance sternale.
S. A quatre points. S. quadripunctatus . Buquet.
S . oblongus, cylindricus, niger, nitidus, thorace quadrato ,
spinoso , elytris lœvigatis apice rotundatis, maculis quatuor
ovatis albidis.
Longueur, 26 1/2 millim. ; largeur, 8 1/2 millim.
Revue zoo logique par la Société Cuvierienne , 1840 , p. 172.
Cet insecte , de forme très allongée , est d'un beau noir
brillant. La tête a une ligne longitudinale enfoncée entre
les antennes, sur le vertex, une élévation en forme de V, et,
en avant , près de chacun des angles du chaperon, non loin
de l'insertion des antennes , un gros point enfoncé. Les cinq
premiers articles des antennes sont très brillants, les sui-
vants d'un noir mat , en dessus et en dessous ; le dernier
disposé, par son échancrure, de manière à simuler un
douzième article. Le corselet est un peu plus large que long,
lisse , presque cylindrique , uniépineux latéralement , for-
tement échancré aux angles postérieurs, qui sont aussi
très aigus, et l'on voit à l'extrémité une impression trans-
versale étroite, triangulaire au milieu. L'écusson est mat,
en triangle peu allongé et entièrement ponctué. Les élytres
fallBCTBS, Pl. U3. :{
sont plus larges d'un quart que le corselet , lisses , cylin-
driques, parallèles; elles ont une impression profonde aux
angles numéraux : sur chacune se trouvent deux très pe-
tites taches ovales , brillantes et d'un blanc d'ivoire, qui
paraissent comme incrustées dans les élytres; la plus
grande , située au milieu , est assez rapprochée de la su-
ture ; la seconde , qui est plus petite et placée obliquement ,
un peu plus bas , se trouve au milieu de l'espace compris
entre la première tache et la bordure. Les pattes sont
comprimées dans toute leur longueur, et les jambes fine-
ment ponctuées. Le dessous du corps , d'un noir brun , est
couvert d'un léger duvet gris , court et très serré , qui lui
donne un aspect velouté.
Ce bel insecte vient du Brésil; il m'a été donné par
M. Petit de la Saussaye , qui s'occupait autrefois d'ento-
mologie , et qui est aujourd'hui l'un de nos conchyliolo-
gistes les plus distingués.
LUCIEN BUQUET.
Juin 1840.
,///</. </(' /(><>/oi/(l' . /flji-
/,,.,;><■/<-.,■ /'/.(!J.
Si i phi lus (juadriftuu tatou , **nm
1 .ft,-m.'ii.f tôt/-.
Insectes, Pi.. Ù4 et 65. 1
COLÉOPTÈRES DU MEXIQUE' (2092).
(PENTAMÈRES CARABIQUES ET HYDROCANTHARES.)
MORION. Morio. Latreille.
1. M. en coeur3. M. cordatus. Chaudoir4.
Niger, nitidus. Caput antice profunde bi-fulcatum , linea
transversale tenui , labio subquadrato, angulosc emargi-
nato , clypeo tribus impressionibus elongatis. Thorax basi
vix lalior longiludine, valde extensus lateribus anticis, sul-
cis duobus basalibus et linea dorsali haud intégra impres-
sissimis. Elylra elongata, subparallela , 14 sulcala, inter-
stitiis convexis , margine lemniscata et in medio punctata.
Corpus glabrum. Pedes validi , tibiis intermediis ciliato-
spinosis , tarsis nigro-piceis, posticis planis atque latis.
Mov. elongatus, Chevrolat , olim.
Longueur, 17 millim. ; largeur, 6 1/2.
Tûe longue , inclinée , un peu atténuée cylindriquement
derrière les yeux ; deux fossettes antérieures étroites , pro-
fondes , prolongées jusqu'à la hauteur des yeux , brisées
obliquement et réunies à une ligne transverse; sur le bord
de chaque œil est une carène canal i culée et un point en-
• Ce travailfait suite aux deux centuries de Coléoptères du Mexi-
que , publie'es par M. Chevrolat (in-12, Strasbourg, 1834 et 1835).
a Ce numéro indique que l'auteur en est à la deux-cent-neuvième
description des Coléoptères du Mexique.
3 Le numéro qui précède le nom de l'espèce indique que c'est la
première de ce genre ddcrite dans les Coléoptères du Mexique.
4 Description de quelques genres nouveaux et de quelques espèces
nouvelles inédites de Carabiques , p. 13 , n* 13.
1841. 4
2 Insectes, Pl. 64 et 65.
foncé. Palpes ayant leur terminaison roussâtre. Mandibules
épaisses , courtes , creusées coniquement sur le côté ; celle de
gauche est plus longue. Lèvre plane, presque carrée . échan-
crée angulairement , ligne déprimée en devant , d'un noir
mat. Chaperon légèrement anguleux , trois ou quatre dé-
pressions longues et étroites en dessus. Antennes brunes ,
pubescentes , les quatre premiers articles luisants , d'un
fuligineux noirâtre. Yeux petits, ronds, livides. Corselet
aplati , rétréci et recourbé sur l'angle latéral postérieur,
rectangulaire et droit à la base ; largement échancré sur la
tête , il s'élargit insensiblement sur les côtés, depuis la base
jusqu'au sommet, et est faiblement sillonné et rebordé;
ligne longitudinale non entière , deux impressions basales
très enfoncées au centre , situées entre la ligne et la marge,
et sur laquelle on voit quelques poils près des angles anté-
rieurs. Écusson triangulaire. Èlytres coupées droit sur l'ex-
térieur de la base , parallèles , arrondies conjointement à
l'extrémité.
Ixsectks, Pr.. (i't et 05. 3
DRIMOSTOME. Drimostoma. Dejean.
1. D. mexicanum. D. du Mexique. Dej. , Cat.
(inéd.), 3e éd., p. 37.
Nigro-piceunij encaustum ; palpis , antennis pedibusquc fia-
vis. Caput rotundatum, foveolis duabus inter antennas ,
mandibulis longis, tenuibus, cylindraceis y oculis orbicula-
tis , lateralibus. Thorax subquadratus , latus, planus, ad
angulos anticos rotundatus , rectangulisque ad posticos
oblique refiexus et sulcatus , basi apiceque fere rectus ,
dorso transversim rugatus. Elytra lala, brevia , convexius-
cula, in humer o et apice conjunctim rotundata , margine
subrefiexa, sulcatula atque interrupto-costata , costulis
duabus apicalibus obliquis.
Longueur, 6 millim. ; largeur, 3. — Pi. 64.
D'un brun noirâtre très luisant et comme vernissé. Tête
arrondie , convexe , lisse , non ponctuée , ornée de longs
poils distants ; deux fossettes irrégulières , allongées, situées
à la base de l'antenne ; en avant des yeux , une élévation
sillonnée, brune, d'une couleur plus pâle à sa partie an-
térieure. Palpes testacés , longs, deuxième article subite-
ment renflé et coudé , pénultième mince à sa naissance ,
cylindroïde, tronqué à son sommet, dernier en ovoïde
long. Mandibules obliques , longues, minces , cylindriques ,
recourbées et aiguës à l'extrémité , excavées triangulaire-
ment à la base latérale , d'un brun de poix. Antennes un
peu plus longues que le corselet , poilues , testacées , lisses
à la base , à articles presque égaux ; le deuxième est le
plus court et le dernier le plus long , en ovoïde allongé.
4 Insectes, Pl. G4 et 65.
Yeux latéraux globuleux , à hachures distinctes . Corselet
plus large que la tête , presque carré , plan , arrondi aux
angles antérieurs , rectangulaire , obliquement relevé et
sillonné sur les angles postérieurs , un peu plus large à la
base qu'au sommet ; celui-ci est à peine arqué et presque
droit, quelques rides dorsales transverses. Écusson d'un
triangulaire très-aigu par le bas , obsolète. É ly 1res plus
larges que le corselet , courtes , convexes , arrondies sur
l'épaule et conjointement sur l'extrémité, lisses, sans
points , faiblement relevées sur la marge ; celle-ci a un
sillon assez large, qui offre au milieu une côte interrompue,
l'un et l'autre se dirigeant obliquement vers le sommet de
la suture ; mais à cet endroit la côte n'est pas interrompue
et le sillon est comme tronqué. Epipleures larges, obliques,
leur milieu fortement creusé. Corps noirâtre , abdomen de
quatre segments , premier très grand , deuxième et troi-
sième transverses. Pattes testacées.
Trouvé à Orizaba.
Insectes, I'i . G4 et 65. 5
CYBISTER. Cybister. Curtis.
1 . C. bordé de jaune. C . flavo-cinctus . Chevrolat-
Aubé, Sp.y t. vi, p. 78, n. 21.
Oblongo-ovalis , postice dilatai us ; coiwexiusculus , viridi-
olivaceus, nitidulus, infra nigro-ferrugineus. Caput minu-
tissime coriaceum, foveolis rotundatis quatuor, quarum
duabus anticis subtransversis , duabus inter oculos longi-
tudinalibus, palpis, mandibulis, clypeo et labro lateflavis.
Thorax lateribus flavo-limbatus , marginibus anticis et
posticis obscure rubidis , infra marginem anticam transver-
sim sulcato-punctatus , minutissime coriaceus, rugis Ion"
gitudinalibus minutis basalîbus , linea dorsali tenui abbre-
viala. Eljtra latejlavo marginata , seriebus tribus longi-
tudinalibus punctorum impressorum , epipleuris omnino
jlavis. Pedes antici testacei, postici nigro ferruginei ; late-
ribus abdominis flavo-maculatis.
Femina differt thorace supra rimis irregularibus nume-
rosissimis tecto et linea marginali elytrorum ad apicem la-
dore et obliqua.
Longueur, 29-30 millim. ; largeur, 16-15 1/2.
Ovale , dilaté en arrière , médiocrement convexe , d'un
vert olivâtre luisant. Tête jaunâtre en avant et le long des
yeux ; quelques petits points sur le milieu interne de leur
bord et un sillon arqué à leur partie postérieure ; quatre
fossettes, dont deux transverses au dessus du labre, et deux
longitudinalement ovalaires , sur la limite de la couleur
jaune. Labre échancré semi-circulairement , d'un jaune
testacé, ainsi que les palpes, les mandibules et les antennes.
Corselet olivâtre , largement bordé de jaune sur le côté , les
bords antérieur et postérieur d'un rouge obscur, le premier
grandement échancré , arrondi vers la tête sur le milieu ,
médiocrement sinueux en arrière , où il est plus large , le
milieu de la base à peine prolongé sur l'écusson , presque
• Insectes, Vl. G4 et 65.
droit , les côtés antérieurs un peu arrondis ; angles de la
tête assez saillants et aigus , angles postérieurs légèrement
arqués et prolongés en arrière ; au dessous du bord anté-
rieur est un sillon interrompu , ponctiforme ; quelques
points sur la limite de la bordure jaune , et à la base quel-
ques lignes longitudinales ou petites rides, sillon dorsal ob-
solète non entier. Chez la femelle il est un peu terne ,
quoique légèrement brillant , couvert en dessus de cre-
vasses irrégulières , nombreuses , qui s'étendent jusque sur
la bordure jaune. Écusson triangulaire, arrondi par le bas.
Élytres lisses , luisantes , ovalaires , dilatées en arrière , un
peu obliquement arrondies à l'extrémité, médiocrement
convexes, olivâtres, avec une très large bande marginale
d'un jaune rougeâtre, qui est plus large que celle du cor-
selet, suit et touche le bord extérieur dans toute son éten-
due ; cette bande se dilate en dedans , près de l'extrémité
(surtout chez la femelle) et se dirige obliquement vers
l'angle de la suture ; elle a sur son milieu une ligne longi-
tudinale brune qui est formée extérieurement de réticula-
tions transverses et oblongues ; des pores irréguliers tant en
dedans qu'en dehors de cette ligne ; sur chaque étui , trois
séries longitudinales de points enfoncés chez le mâle, deux
chez la femelle, celle située sur la limite de la couleur jaune
étant nulle dans ce sexe. Épipleures d'un jaune rougeâtre.
Dessous du corps d'un noir un peu ferrugineux , une tache
latérale testacée sur le bord inférieur des deuxième , troi-
sième et quatrième segments de l'abdomen , l'extrémité du
dernier est aussi testacée. Pattes antérieures et intermé-
diaires testacées , postérieures d'un noir ferrugineux, tarses
intermédiaires ferrugineux. Appendices postérieurs coupés
obliquement et aigus par le bas , d'un testacé rougeâtre.
Les élytres de la femelle ont , à la région humérale , de
petits traits courts, irréguliers et assez nombreux.
Trouvé par madame Salle et M. Vasselet, à Corafalce, en
allant de la Vera-Cruz à Mexico.
Insectes, Pl. 64 et 65. 7
DYTIQUE. Dytiscus. Linné.
1 . D. habile. D. habilis. Say, Desc. ofnew, sp. 27.
Aube, Sp. , t. vi, p. 115, n. 12.
AffinisDy. circumflexo , Fab. Supra nigro-olivaceus, infra
brunneus; elongafus, subovalis. Caput rimulis punctulatis,
macula triangulari média duabusque anticis , rubris , la-
bro, cljpeo antennisque jlovis. Thorax omnino flavo-mar-
ginatus , rimosus. Scutellum semi-flavum. Elylra in utro-
que sexu lœvia , late jlavo cincla , crebre punctulata ,
seriebus duabus punctorum ; coxarum posticarum appen-
dice obtuso.
Longueur, 26 millim. ; largeur, 13. — PL 65.
Vert olivâtre en dessus , jaune et brunâtre en dessous.
Tête couverte de légères crevasses qui , aperçues au verre
grossissant, paraissent pointillées; ligne occipitale obsolète,
limitée à une tache triangulaire , centrale , rouge , deux
autres taches de même couleur, arrondies , une sur chaque
côté antérieur ; deux fossettes en avant , circulaires , assez
profondes ; le long de chaque œil est un sillon dont le fond
est pointillé. Mandibules jaunes, obscures par le bout.
Lèvre d'un jaune pâle luisant, étroite, transverse, échancrée
semi-circulairement. Chaperon large et presque droit, à bor-
dure noirâtre, pointillée, avec un point déprimé et latéral.
Palpes et antennes d'un jaune pâle. Corselet transverse,
largement entouré de jaune; la partie centrale, olivâtre,
est placée transversalement , et la couleur jaune rentre rec-
tangulairement sur le milieu du bord inférieur, jusqu'aux
deux tiers environ de son étendue ; ligne dorsale obsolète ,
non entière , un sillon raccourci au dessous du bord anté-
8 Insectes, Pi.. 64 et 66.
rieur ; le dessus est lisse , couvert de crevasses nombreuses,
distinctes et ponctuées , et finement pointillé sur le côté.
Ecusson triangulaire, un peu arrondi, de grandeur
moyenne, olivâtre , jaunâtre par le bout. Elytres longues,
conjointement arrondies , largement marginées de jaune ;
une ligne sinueuse , oblique , cendrée , est dirigée vers
l'angle suturai ; deux lignes longitudinales ponctuées , dont
l'interne a des points réguliers , serrés, la médiane, distants
et obsolètes ; au delà du milieu et sur le dehors de la bor-
dure jaune est un petit sillon assez profond. Leur pointillé
est minime , multiple , moins serré et plus gros vers l'extré-
mité. Corps brunâtre , poitrine et pattes d'un jaune testacé
luisant. Stigmates profonds; prolongement des hanches
postérieures assez avancé et mousse par le bas. Femelle.
Say, qui, le premier, a décrit le Dy. habilis , n'a connu
que le mâle , auquel il donne pour caractère trois rangées
de lignes ponctuées aux élytres ; la seule femelle que je
possède n'en offrant que deux , j'avais été porté à la consi-
dérer comme une espèce distincte , et je l'avais appelée Dy.
frontalis, Malgré cette différence assez notable , M. Aube l'a
publiée sous le même nom ft Habilis.
Trouvé par madame Salle à l'Hacienda de San Diego,
sur la route de la Vera-Cruz à Mexico.
[■•JtCTSi , Pl. (14 et 65. 9
ACIL1US. Acilius. Lench. Aube (Thermoncctus
Erichson. Dj.).
1 . A. a fascies noires. A nigro-fasciatus .
Chevrolat-Aubé, Sp., t. vi, p. 136, 6.
Ovalis , dcprcssiusculus , supra lut eo-ciner eus infra testaceus,
nilidus. Caput in occipite nigrum , cum macula frontali
transversa flava. 'Thorax fus dis duabus nigris, infemina
juxta marginem , conjunctis. Scutcllum nigricans. Eljtra
lulea atomis conjluentibus nigris adspersa , fascia undata
ultra médium notulaque suùmarginali nigris (in femina
macula subapicalis nigra, thorax et eljtra sculpti).
Longueur, c? 12 millim.; largeur, 7.
2 13 8 1/2.
Trois exemplaires ont été trouvés par madame Salle ,
dans le courant d'août, en allant de la Vera-Cruz à Mexico.
2. A. a col orné. A. ornaticollis. Dejean. Aube,
Sp., t. vi, p. 140, n. 9.
Qvalis , deprcssiusculus , supra nigro-cinereus , nitidus, infra
rufo-testaceus. Caput antice rufum, postice nigrum, fascia
frontali circumflexa, ru/a. Thorax niger, margine laterali
fasciisaue duabus rufis, quarum basali interrupta. Elytra
lulea, punctis minimis valde conjluentibus , fascia trans-
versa vix conspicua ultra médium notulaque juxta margi-
nem nigro-ornata, margine laterali, basali et suturait
flava , seriebus tribus longitudinalibus punclorum impres-
sorum ; sed duabus externis fere obsoletis.
Mas. E Ij tris lœvibus.
Femina. Adbasin lineolis brevissimis fere punctiformi-
bus impressis ; thorace lœvi.
I liei moneclus ornaticollis , Dej., Cat. , 3e éd. , p. 61.
//> daticus tenebrosus , Chcvrolat , olim.
longueur, $ 12 millim. ; largeur , 6 1/12.
î 12 1/2 7.
10 Iksectes, Vl. 64 et 65.
3. A. circonscrit. A. circumscriptus. Latr\
Foj. deHumb. et Bomp., Ins., p. 223, tab.,23,
fig. 5. —Aube, Sp., t. 6, p. 143, 11.
Oblongo-ovalis, niger. Caput antice luridum, postice nigrum,
macula frontali circumflexa ru/a, palpis, labio antennisque
lundis. Thorax niger, nitidus, fascia transversali et mar-
gine laterali, flaçis ; in femina versus latera rugose punc-
tatus. Elytra cinerea, atomis confluentibus atris adspersa,
fascia infra médium notulisque duabus , atris, quorum
prima submarginali ante fasciam , secunda apicali juxta
suturam, margine, sutura lineisque tribus longitudinali-
bus obsoletis flavis. Pedes flavi , postici nigro-ferruginei.
Longueur, c? 10 1/2 millim.; largeur, 6.
5 11 1/2 6 1/2.
Cette espèce , trouvée à la Vera-Cruz par madame Salle,
se rencontre encore dans toutes les Antilles et au Brésil.
4. A. ceint. A. succinctus. Chevrolat-Aubé,
Sp. , t. vi, p. 145, 12.
Ovalis , convexiusculus , supra testaceo-brunneus , infra brun-
neo niger. Caput testaceum postice nigrum, macula fron-
tali circumflexa nigra. Thorax testaceus , lineola-obsoleta
transversa ad apicem , maculaque ad basin oblongo-oculata
nigro-notatus. Elytra teslacea , maculis minimis rotundatis
plus minusve confluentibus fasciaque ultra médium nigro
ornât a.
Longueur, J* 9 millim. ; largeur, 5 , Orizaba.
$ 11 6 1 1/4.
La seule femelle que je possède a été prise à Orizaba ; elle
ne présente aucun vestige d'impressions linéaires indiquées
I\se(.iks, Pi.. 64 et (56. 11
par M. Aube dans sa description faite sur des individus
provenant , sans doute , du Brésil ou du Paraguay , et qui
constituent peut-être une espèce distincte. Je crois devoir
rappeler ici les différences assez notables que cet auteur
mentionne en général : 1° la tache noire frontale est quel-
quefois réunie aux prolongements latéraux ; 2° la seconde
bande ou tache qui est en forme d'arc garni de sa corde, ou
pleine ; alors elle est oblongue , pointue par les extrémités,
presque rectiligne en arrière et légèrement échancrée en
avant sur le milieu.
5. A. incisé. A. incisus. Dejean-Aubé, t. vi,
p. 147, n. 13.
Ovalis , niger. Caput antice flavum , postice nigrum , fascia
frontali circumflexa , palpis , labio, antennisque flavis.
Thorax margine laierali et fascia média flapis. Elyira
cum fascia infra basin, haud intégra, margineque laterali,
flavis , externe plus minusve nigro-inorata , singula serie-
bus duabus punctorum impressorum. Pedesflavi , postice ,
nigro-picei , femoribus apice rufescentibus .
Mas nigro-encauslus lœvis , thorace longitudinaliter sub-
st ri gato, fascia margineque inter se junctis.
Femina nigricans, nitidula ; fascia thoracis sejuncta a
margine; lineolis sculptis impressa, prœserlim in lateribus
thoracis et triangulatim dispositis in dimidia parte antica
elytrorum.
Jhermonectus incisus, Dej. , Cat. , 3e éd., p. 60.
Longueur, 10-11 millitn. ; largeur, 5 1/2-6 1/2.
Des environs de la Vera-Cruz.
12 Insectes, Pl. 64 et 65.
6. A. a marge tachée..//, margineguttatus . Dej.
Aube, Sp., t. vi, p. U9, 14.
Ovalis, convexus, supra nigro-nitidus , infra nigro-piceus.
Caput antice flavum , postice nigrum , fascia frontali bi-
triangulata , rufa , palpis antennisque testaceis. Thorax
niger, in margine laterali late fiants, et in medio dorsi
notula transversa flava signatus. Elflra nigra , margine
laterali et antico brevi, notula submarginali ultra médium,
fascia haud intégra dentulata , exlus latiora , notataque
minima in apice sutura , luteis. Pedes testacei , sed pos-
tici ferrugineo picei et lateribus abdominis piceo-variatis.
Thermonectus margineguttatus , Dej. , Cat. , 3e étlit. , p. 61.
Longueur, 8 1/2-9 raillim.; largeur, 5-5 1/2.
Des environs de la Vera-Cruz , envoyé par madame
veuve Salle.
Cet insecte se retrouve à la Guadeloupe et au Brésil. Les
exemplaires mâles de cette partie des Antilles ont au cor-
selet une bande jaune , étroite , qui est réunie à la marge ;
la bande des élytres est quelquefois nulle et n'offre plus
que deux petites taches. Ceux de l'un et l'autre sexe que
j'ai reçus de Campos, au Brésil , ont la même disposition de
bande sur le corselet ; mais les élytres sont souvent pres-
que entièrement noires , et n'ont de jaune que le commen-
cement de la marge , une très petite tache submarginale
au delà du milieu ; de plus , la presque moitié de la marge
postérieure est d'un châtain noirâtre , et l'abdomen , qui
est d'un châtain clair, a de larges bandes jaunâtres.
Ixsectes, Vi. 04 et G5. 1*
HYDATIQUE. Hydaticus. Leach. Erickson.
1. H. crevassé. H. rirnosus. Chevrolat. Dej. ,
Cat., 3e édit. , p. 61. — Aube, Sp.3 t. vi,
p. 182, n. 18.
Niger. Caput ru/um, antice bifoveolatum* medio litteram ni-
gram U efficiens. Thorax ru/us, nigrescens dorso, angulïs
posticis intus arcuatis , acutis, in fetnina versus latera
rimosus. Elytrafulvo-limbata; corpus suùtus nigro-piceum,
3°, 4°, 5°que segmenlo abdominis notula laleraliflava. Pe-
desfulvi, postici obscuriores.
Var. C (femina). Caput rubrum, limbo occipitali nigro. Ely-
ira latius fulvo-marginata , seriebus duabus punctorum
marginalium, fasciola transversale flava , infra humerum ,
margineque adnexa.
Tards intermediir maris in patellam ovalem.
Longueur, c? 12 1/2 millim. ; largeur, 6 1/2.
2 13 7.
La variété B femelle a la tête et le corselet rougeâtres ;
les élytres ont , au dessous de l'épaule , un filet jaune ,
transverse , qui se lie à la ligne numérale et qui est dirigé
du côté de l'écusson.
Trouvé à Tuspan par madame Salle et M. Vasselet.
M Insectes, Pi.. 64 cl 05.
COPELATUS. Copelatus. Érichson.
1 . C. distingué. G distinctus. Chevrolat-Aubé ,
Sp.,t. vi, p. 375,7.
Elongato-ovalis, depressus , niger. Palpis, antennis , lateri-
bus thoracis , atque pedibus testaceis. Caput antice piceum.
Thorax margine laterali angustissime sulcatus, stria lace-
rait sulcata et arcuata basi, striolis minimis utrinque dense
impressus. Elytra infra humerum picea, in disco striis
sulcatis longitudinalibus undecim , stria secunda marginali
antice posticeq ue obliterata.
Longueur, 6 millimètres ; largeur, 2 millimètres 3/4.
Route de Mexico à la Vera-Cruz , voyage de madame
Salle et M. Vasselet.
LACCOPHILUS. Laccophilus. Leach.
1 . L. peint. L. pictus. Laporte , Etud. ent. ,
p. 1 04. Aube y Sp. , t. vi , p. 441 , 22.
Exscultatus , supra testaceus , rubidulus infra y caput pos-
tice nigro-limbatum. Thorax in angulo basali niger. Ely-
tra albo-picea undecim notulis inœqualibus 2, 2, 3, 1 , 2, 1 ,
vittaque longitudinali in margine antico , luteo-pallido or-
nala. Epipleuris nigris.
Longueur, 5 millim. 1/2; largeur, 3 millim. 1/3.
Il m'a été adressé d'Orizaba par M. Lesueur.
Ixskctes, Pi.. (54 et 65. li>
COLYMBETE. Colymbetes. Clairville.
1 . C. a col tacheté. C, maculicollis. Klug.-Dej.-
Aubé , Sp. , t. vi , p. 245 , n. 20.
Ovatus, supra cinereus, infra nigcr. Cap ut postice nigrum,
fascia occipitali rufa. Thorax supra et infra flavicans ,
duabus maculis dorsalibus fere contiguis nigris. Elytra
cinerea , crebre nigro-irrorala, margine laterali , basali et
suturait impunctata , lineis quatuor obsoletis Jlauicantibus ,
nigro-punctatis et impressis. Pedes testacei. Abdomen la-
leribus flavo-limbatum et submaculatum.
Ranlus maculicollis , Klug. Dej. Cat. , 3e ëd. , p. 62.
— ordinavius , Chevrolat, olim.
Longueur, 10-11 millim. ; largeur, 5 1/2-6. Orizaba.
M. Aube a placé cette espèce entre les Col. bilineatus et
binotatus.
Un seul exemplaire femelle m'a été adressé dans un en-
voi fait par madame veuve Salle.
2. C. mexicain. C. mexicanus. Laporte, Et. ent.,
p. 101. — Aube, Sp., t. vi, p. 249, n. 23.
Ovatus, nigro-piceus. Capul antice angulose-rufum, postice
nigrum, fascia frontali rufa , antennis palpisque apicibus
exceptis , rufis. Thorax ru/us , notulis duabus dorsalibus
approximatis et rotundatis nigris. Elytra brunneo-nigra ,
basi, margineque anguste rufa, apice cinerea, atro-irrorata.
Corpus atrum, in abdomine rufo-limbatum et submacu-
latum.
Rantus maculicollis , Chevrolat, olim.
Longueur. 11-11 1/2 millim.; largeur, 6-6 1/2.
16 Insectes , Pi,. 64 et 05.
3. C. chaud. C. calidus. Fab.
Late ovatus , niger. Caput antice piceum , ore , antennisque
testaceis. Thorax ad latera rufo-luteus. Elytra cinerea ,
notulis crebris, punctiformibus, nigris irrorata, cumfascia
interrupta infra basin, quatuor lineis et margine exteriori
pallidioribus . Corpus nigricans , marginibus inferioribus
segmentorum abdominalium, piceis. Pedes testacei, postice
picei.
Dfliscus calidus, Fab. , Syst. el. , 1 , p. 26-
Colfmbetes calidus , Aube, t vi , p. 262 , 33.
Longueur, 12 millim. ; largeur, 7.
Il a été trouvé , par madame veuve Salle , aux environs
de la Vera-Cruz. On le reçoit de toutes les parties de l'A-
mérique ; mais on le rencontre encore plus particulière-
ment dans les Etats-Unis , aux Antilles et même dans les
provinces les plus méridionales du Brésil.
4. C. atricolore. C. atricolor. Chevrolat-Aubé ,
Sp.9 t. vi, p. 265, n. 35.
Ovatus , convexus, ater, nitidus, minutissime rugulosus. Ca-
put antice rubro-obscurum fascia occipitali rubra. Anlen-
nisferrugineis. Elytra tribus seriebus punctorum.
— Femina.
Longueur, 15 millim. ; largeur, 8.
Un seul individu a été pris par la veuve Salle pendant son
voyage de la Vera-Cruz à Mexico.
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nskctcs, Pt. 66 et (J7
DESCRIPTION
de deux Longicornes nouveaux , appartenant aux genres Stenaspis
et Galissus ,
par M. LUCIEN BUQUET.
Le genre Stenaspis , qui ne compte encore qu'un petit
nombre d'espèces , paraissait, en quelque sorte, propre au
Mexique, lorsque plusieurs envois qui nous sont récemment
parvenus de la Colombie nous en ont fourni quelques-unes
de nouvelles : la plus remarquable, entre toutes, est, sans
contredit, celle rapportée de Santa-Fé de Bogota, par
M. Saint- Amand Rostaine, entomologiste assez exercé et
collecteur fort habile ; en voici la description.
G. STENASPIS. Stanaspis. Serville.
S. crevassé. S. rimosus. Buquet.
S, capite thoraceque rufis ; elytris parallelîs, smaragdinis ,
nitidisy rimosisj antennis pedibusque rufis.
Longueur. 26 millim. ; largeur, 8 1/2.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , 1840 , p. 142.
Cet Insecte est de la taille du S. verticalis.
La tête est moyenne , finement ponctuée , avec un sillon
longitudinal assez fortement marqué entre les antennes ; sa
couleur est d'un brun rougeâtre , ainsi que les cinq pre-
miers articles des antennes ; les suivants sont d'une teinte
beaucoup moins foncée et tournant au rouge testacé.
Le corselet , de même couleur que la tête, est d'un tiers
18*1. 5
2 Iivskctks, Pi . (j(j et 67.
plus large que long et légèrement convexe ; il a , sur ses
bords latéraux , deux tubercules assez saillants qui se
trouvent placés un peu au delà du milieu , mais plus rap-
prochés de la base des élytres et non loin de l'étranglement
qui les termine ; il est , en outre , fortement ponctué.
L'écusson est d'un brun moins foncé que la tête et le
corselet; il est moyen , en triangle allongé , et il a dans le
milieu une impression longitudinale assez marquée.
Les élytres , de la largeur du corselet à la base , se rétré-
cissent un peu vers l'extrémité , qui est arrondie et terminée
par une très petite épine; elles sont convexes et d'un vert
doré très brillant ; mais ce qui les rend d'autant plus re-
marquables , c'est qu'elles sont entièrement couvertes de
rides profondes ou gerçures disposées de manière à en
faire ressortir l'éclat avec beaucoup d'avantage. Au pre-
mier aspect , ces rides paraissent produites , ou par l'effet
du hasard , ou par celui d'un avortement ; il n'en est rien .
cependant; car j'ai pu nie convaincre, par l'examen scru-
puleux que j'ai fait de plusieurs individus en tout sembla-
bles , que celui-ci est bien réellement dans son état parfait.
Le dessous du corps et les pattes sont d'un brun foncé
rougeâtre , ces dernières finement ponctuées; et les seg-
ments abdominaux sont de couleur un peu plus claire.
Cette jolie espèce vient de Santa-Fé de Bogota, en Co-
lombie.
/.■>i)/<i<;/r //y/.
///.'-,; V, ;i . /'/ ,,(, .
S 1 CI 1 «l sp I s rùnojn.r , Buftiet
&;,„•„./
iNsir.TES, Pi.. 66 lit G7. 3
G. GALISSUS. Galissus. Dupont.
G. a deux plaies. G. biplagicitiis. Buquet.
G. niger; thorace tuberculato-spinoso , macula postica ru-
hra ; elytris parait élis , truncatis, apice dentatis.
Longueur, 21 millim. 1/2; largeur, 7.
Revue zoologique par la Société Cuvierienne , 1840, p. 142.
Il est entièrement d'un beau noir.
La tête , assez petite , a une côte élevée et lisse au som-
met , elle est fortement ponctuée entre les antennes ; les
huit derniers articles de celles-ci sont d'un noir mat. Le
labre est légèrement échancré , les mandibules assez courtes
et sillonnées longitudinalement : le dernier article des
palpes , en cône renversé , est tronqué à l'extrémité1.
Le corselet est d'un tiers plus large que long, comme
dans le Cyanopterus ; mais il est beaucoup plus fortement
ponctué , et il a , de plus que lui , une épine sur le milieu
de chaque bord latéral ; au sommet , deux tubercules très
élevés , assez éloignés l'un de l'autre , placés transversale-
ment, et en arrière de ces derniers se trouve une côte sail-
lante, courte et lisse; enfin, il est orné, de chaque côté,
d'une large tache d'un rouge très vif, qui vient immédia-
tement après l'épine latérale et s'étend obliquement en ar-
rière , de manière à laisser toutefois un assez grand espace
entre elles.
L'écusson est moyen , d'un noir presque mat et entière-
ment couvert de points enfoncés.
Les élytres , d'un noir très brillant , paraissent lisses à
1 J'ai cru devoir faire ressortir ces caractères dont M. Dupont n'a
pas fait mention dans le travail qu'il a publié sur le genre Galissus.
4 Insectes , Pl. 6(j et 07.
la simple vue ; mais , à la loupe , elles sont très finement
ponctuées ; elles sont parallèles , à angles huméraux arron-
dis ; de chaque côté on voit un très large enfoncement , et ,
peu après , touchant presque à l'écusson , une autre im-
pression arrondie et un peu moins marquée : à leur extré-
mité elles sont tronquées obliquement et légèrement échan-
crées , de manière à former une petite dent sur la bordure,
et une pointe assez aiguë sur la suture.
La poitrine est couverte par un duvet court, gris, très
serré et soyeux ; les jambes postérieures sont assez longues,
comprimées et bordées de petits poils noirs veloutés.
Cet Insecte , qui vient du Brésil , rentre évidemment
dans le G. Galissus , qui a été établi sur une espèce de
Cayenne , dont les caractères m'ont paru justifier suffisam-
ment la distinction qui en a été faite des autres groupes de
Trachy dérides. Cependant , comme ces mêmes caractères ,
tirés d'une seule espèce , pourraient entraîner à des erreurs,
j'ai cru devoir donner une description exacte de celle-ci ,
qui , par la forme du corselet et des élytres , s'éloigne d'une
manière assez tranchée du G. cyanopterus.
J'ai vu dans la collection de M. le marquis de Brème une
variété fort remarquable de l'espèce que je décris ici ; cette
variété consiste dans une bande jaune qui se trouve au
milieu des élytres. Du reste , comparée à mon insecte , elle
m'a paru identique.
.}/</</ de /<><>/<></"' tS$* ■
/,,.•<;■/,:.. /'/ 09,
G «il issus Ùiplamatour, tuf*
y. iM/i
Insectes, Pi.. 08 à 70.
NOTICE
SUR DIVERS INSECTES HYMENOPTERES
DE LA FAMILLE DES MELMFERES ,
par M. DE ROMAND.
Ainsi que je l'ai annoncé , en 1840 , dans la Revue zoo-
logique, j'allais donner la description et la figure d'un
Insecte que m'avait prêté M. Gory, et qui est maintenant
dans la collection de M. Guérin-Méneville, lorsque je vis
dans V Histoire des Hyménoptères , par M. le comte Lepel-
letier-de-Saint-Fargeau , qu'il y était décrit et figuré. J'ai
retardé la publication, pour insérer les motifs qui me font
persister à faire paraître mon travail dans le Magasin de
zoologie.
Cet Insecte est pourvu d'un caractère qui se retrouve
dans les Acanthopus mâle et femelle , et ce caractère n'a été
décrit ni figuré dans V Histoire des Hyménoptères ; d'un
autre côté , il est nommé Melissodes dans ce dernier ou-
vrage , et à moins qu'il ne soit ainsi désigné par M. La-
treille lui-même, je veux dire de sa main , je ne puis le
reconnaître pour tel, ayant reçu en communication de
M. de Fonscolombe un Insecte mâle nommé Melissodes,
qui se rapproche plus des Macrocera que celui en ques-
tion , et en ayant dessiné la femelle à Deptfort , dans
la collection de M. Newmann. Je conserve autant de res-
pect que d'attachement pour M. le comte de Saint-Far-
geau , et je le prie de ne pas prendre en mauvaise part
cette nouvelle publication ; qu'il veuille bien accueillir
avec indulgence , ainsi que nos collègues amateurs des
1841. 6
•2 Insectes, I'l. 08 à 70.
Hyménoptères , ces descriptions et figures, et comme des
matériaux qui pourront utiliser nos études mutuelles. Ce
caractère peut servir à former, dans la famille des Melli-
fères, un groupe facile à reconnaître; c'est une espèce de
peigne à l'extrémité de la jambe intermédiaire, dans les
mâles comme dans les femelles , ainsi que permet de le
supposer l'examen d'un Acanthopus mâle et femelle, et
qui se retrouvera , sans doute , dans la femelle de l'Insecte
que je vais décrire , lorsqu'elle sera découverte. Pour
augmenter les moyens de recherches, d'études et de com-
paraison , je vais donner les descriptions et figures de
Y Acanthopus, mâle et femelle ; de l'Insecte mâle que j'ai
nommé Clenioschelus Goryi, et du Melissodes mâle et
femelle , que j'ai nommé Melissodes Fonscolombei.
Insectes hyménoptères de la famille des Mellifères , dont la patte
interme'diaire est munie, à rextre'mite' de la jambe, d'un appendice
en forme de peigne.
Je ne connais encore que deux genres de ce groupe : le
premier, Acanthopus , a les antennes courtes dans le mâle
comme dans la femelle ; le deuxième , Clenioschelus, les a
fort longues dans le mâle qui , jusqu'ici , est le seul décou-
vert. Ces deux genres sont munis d'un appendice en forme
de peigne à l'extrémité de la jambe intermédiaire ; ils ont
également , à l'extrémité du scutum , une bifurcation re-
présentant de petits mamelons terminés en pointe , et , à
l'extrémité de l'anus , deux petits mamelons pointus.
Acanthopus. Klug.
Insecte très gros, d'une apparence riche et brillante
dans les deux sexes , qui ont entre eux très peu de diffé-
rence. Tête forte, antennes courtes, de douze articles dans
Insectes, Pl. 08 wi 70. |
les femelles et de treize dans les mâles. Corselet un peu
plus fort que l'abdomen dans les femelles. Écailles alaires
très prononcées. Pieds des plus remarquables par leur
grandeur et leur conformation. L'aile offre une cellule
radiale , quatre cellules cubitales ; mais la quatrième à
peine formée ; la troisième reçoit les deux nervures récur-
rentes discoïdales ; la première très près de la deuxième
nervure récurrente cubitale , et la deuxième vers le milieu
de la deuxième et de la troisième.
Ctenioschelus. De Romand.
Insecte remarquable par sa forme , par la variété et la
vivacité de ses couleurs. Tête ordinaire. Antennes très
longues , annelées de treize articles dans le mâle , seul
connu. Corselet plus peli* que l'abdomen. Ecailles alaires
inoins fortes que dans le précédent. Pieds petits, lisses et
dépourvus de poils. Trois ocelles sur une ligne droite.
L'aile offre une cellule radiale appendicée , quatre cellules
cubitales , dont la quatrième est à peine commencée. La
première nervure récurrente discoïdale aboutit à ladeuxième
nervure récurrente cubitale , et la deuxième à la troisième.
Le bout de l'aile est pointillé.
Acanthopus splendens. Fabr. (mâle et fem.)
Longueur, 20-22 millim.
Bahia , Brésil.
Tête plus forte dans les mâles que dans les femelles ,
couverte d'un duvet bleu-noir luisant. Un peu au dessous
de la base des antennes sont deux petites cavités. Dans le
mâle , à l'extrémité de la lèvre supérieure f sont deux ap->
4 Insectes, Vl. 68 à 70.
pendices cornés , longs et pointus. Antennes courtes
brunes. Yeux assez forts. Abdomen vert doré, très lisse et
brillant. Pattes vert brun , longues, très velues et garnies
de poils noirs. Onglets très longs et fauves ; articles des
tarses cachés sous les poils , et qu'il est difficile de distin-
guer.
La couleur des ailes est viole t-rougeâtre , avec des reflets
mordorés , suivant la position. Leur teinte empêche de
voir, à l'œil nu, les traces des nervures.
Cteimoschelus Goryi. De Rom. (mâle).
Long. , 17 mil Jim.
Monte- Video , Paraguay.
Vert, avec reflets bleus dans toutes les parties qui ne
sont pas recouvertes de poils.
Les yeux occupent les deux tiers du devant de la tête.
Une bande de poils blanc fauve , épais et ras recouvre l'en-
tre-deux des yeux , à l'exception d'une languette cornée et
lisse, de couleur verte, qui la sépare jusqu'un peu au
dessus de la lèvre supérieure.
L'extrémité du vertex est cornée , lisse et verte. Les an-
tennes sont placées au sommet du front , un peu au dessous
des ocelles ; elles ont 26 millimètres de long et sont anne-
lées. Les premier et deuxième articles sont verts , les onze
autres sont d'un fauve brun , avec un petit renflement à
l'extrémité de chacun , terminé par un point blanc , qui
distingue chaque séparation ; les quatre derniers articles
sont beaucoup plus courbés que les autres , qui le sont un
peu. De chaque côté des ailes est une bande de poils épais
et ras , d'un blanc fauve ; le milieu , rejoignant la bifurca-
tion qui termine l'écusson , est lisse et vert. Les écailles
alaires sont fortes et d'un vert luisant. L'épaulette , qui
Insectes, Pl. 08 à 70. «S
borde de chaque côté la partie antérieure du corselet , est
formée par une bande de poils ras et bruns ; la partie pos-
térieure est bordée de poils blanchâtres qui la séparent de
l'abdomen. Le dessous du corselet est garni de poils blan-
châtres. L'abdomen est lisse , vert , avec de larges reflets
bleus. Le dernier segment est terminé par deux pointes en
bifurcation ; le dessous est lisse en partie ; mais à l'extrémité
postérieure est une petite cavité en cœur, garnie de poils
noirs et serrés , et, de chaque côté de cette cavité , est laté-
ralement une touffe de poils blancs de forme ronde. Les
hanches et les tarses sont bruns. Les cuisses et les jambes
sont ver t# .bleuâtre ; elles sont courtes et lisses en dessus ,
mais garnies, en dessous, de poils blancs , épais et ras. Les
ailes sont brunâtres, avec une tache enfumée sur toute la
partie qui longe le bord costal , et pointillées dans la partie
qui avoisine le bord apical.
Melissodes. Latr.
Latreille s'est contenté de nommer cet insecte. Je n'en ai
trouvé dans aucun ouvrage la moindre description. Ce que
M. le comte de Saint-Fargeau dit sur un Insecte, auquel il
donne ce nom, n'a nul rapport avec ceux que j'ai sous les
yeux (que je regarde comme le véritable Melissodes de La-
treille) et s'applique à celui que j'ai décrit plus haut sous le
nom de Ctenioschelus. Pour apporter mon tribut à la dis-
tinction des genres et des espèces qui restent en discussion,
je vais essayer d'en donner quelques notions : le dessin qui
accompagnera ce texte complétera ce que j'ai vu.
Ainsi que le dit Latreille , les Melissodes sont les Eucera
de l'Amérique : ils en ont l'apparence ; mais ils en diffèrent
par la conformation de la tète , la direction des antennes et
les nervures des ailes. La face de la tête est très raccourcie ;
le front est terminé par la lèvre supérieure , qui se retire
6 Insectes, Pl. 68 à 70.
brusquement en dessous et ne peut être vue qu'en la re-
gardant en face. Les ocelles sont, comme dans les Eucera,
sur une ligne presque droite. Les antennes s'avancent droit
entre les yeux , mais ne s'étendent pas latéralement.
Melissodes Fonscolombei. De Rom. (mâle et fem.)
Long. , lOnrillim.
Antilles, mâle; Chili , femelle.
Brun , avec des poils blanchâtres ; la couleur des poils
est plus claire dans la femelle , et cette dernière est plus
velue. Antennes fauves; mais le premier article est brun-
noir. Douze articles dans la femelle , treize dans le mâle.
Dans celui-ci les trois premiers anneaux de l'abdomen sont
lisses , les autres sont garnis de poils fauve blanc , qui des-
sinent chaque séparation ; dans ce dernier, l'abdomen est
plus allongé , et il est terminé par deux petits mamelons
pointus, formant une bifurcation. Les ailes sont vitrées :
elles ont une cellule radiale , quatre cellules cubitales ; la
deuxième plus petite que les trois autres , la quatrième
n'est que commencée. Les première et deuxième nervures
récurrentes discoïdales aboutissent aux deuxième et troisième
nervures récurrentes cubitales. La jambe postérieure est
très velue; elle est terminée par deux épines droites et
longues. Le premier article des tarses est et fort long, et fort
velu ; les trois autres sont garnis de poils , mais détachés et
distincts. Le dernier article est terminé par un onglet bi-
furqué des deux côtés.
Nota. Par sa lettre du 6 juin 1841 , M. de Fonscolombe
m'annonce avoir reçu de Latreille, sous ce seul nom, le
Melissodes qu'il m'a communiqué , et qu'il vient des An-
tilles.
EXPLICATION DES PLANCHES
Acanthopus splendens.
PLANCHE 68.
Aê.
2 . Tête de l'Acanthopus o* .
3. Corselet de l'Acanthopus J avec ses deux appendices.
4. Derniers segments de l'abdomen S.
5. Derniers segments de l'abdomen de l'Ac. ,p .
6. Antenne de l'Ac. 3 .
7. ld. de l'Ac. ,p .
8. Aile de l'Ac. c? et p .
9. Portion delà jambe intermédiaire avec l'appendice à son extré-
mité'.
PLANCHE 69.
1 . Ctenioschelus Goryi c? .
2. Tête, avec les deux appendices pointus au bout de la lèvre supé-
rieure.
3. Dessous de l'abdomen avec les deux appendices pointus à son
extre'mité.
4. Aile.
5. Antenne.
6. Patte postérieure.
7. Patte intermédiaire avec l'appendice à l'extrémité de la jambe,
8. Appendice terminant la jambe intermédiaire.
9. Corselet avec ses deux appendices.
EXPLICATION DES PLANCHES.
PLANCHE 70.
A ê.
\ . MelissoJes Fonscolombei.
. B P
2. Tête vue de derrière.
t. — vue de devant.
A <?,
4. Antennes
^ <?.
5. Pattes postérieures
6. Derniers segments de l'abdomen c? avec les deux mamelons poin-
tus qui le terminent.
7. Aile.
8. Ongles bifurque'*.
Les insectes seuls sont de grandeur naturelle; toutes les pal-
lies sont amplifie'es.
liai/ /À- Zoologie nt^z
/n.ri'r/r.r . /'/. o'/>
i.A
Vc a n 1 1 1 < ) p 1 1 s , (piendtfu. aârùm*.
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Insectes , Pj. . 7! i 74
DESCRIPTION
de cinq espèces de Coléoptères de Conslantiue et d'Oran
nouvelles ou peu connues ,
par M. H. GORY'.
G. BOLBOCËRE. Bolboceras. Kirbj.
B. bocchus. B. bocvhus. Erichs. PL 71 , fig. 1.
B. obscitro-castaneus ; capitis cornu recurvo bifurcato ; an-
tennis ferrugineis ; thorace quadridentato , punctato ;elytris
striato-punctatis ; corpore sublus pedibusque ferrugineo-
pilosis.
Longueur, 13 millim.; largeur, 8.
liolb. bocchus, Erichson, Reisen in Algier, 1841, t III, t. 3, p. 170,
n. 6, pi. vu.
D'un châtain obscur. Tête fortement ponctuée , avec une
corne élevée et bifurquée ; mandibules arquées et aiguës ;
antennes fauves ; corselet avec quatre tubercules pointus en
avant , dans le mâle , couvert d'une ponctuation plus serrée
près des bords latéraux que sur le disque. Ècusson trian-
gulaire presque lisse, avec une impression au milieu.
Élytres couvertes de lignes longitudinales de points for-
1 La publication de ces espèces a été annoncée dans la Revue zoo-
logique de la Société Cuvierienne , 1840, p. 113; cependant Y Ana-
tolica auriculata en a e'te' retranchée par les raisons exposées dans le
même recueil, 1840, p. 255. Nous avons dû aussi adopter le nom
donné par M. Erichson (Reisen in der regentschaft Algier, etc., von
dr Moritz Wagner, vol. III, 1841) à une espèce que M. Gory se pro-
posait de nommer Bolboceras africanus. (G. -M.)
1841. 7
2 Insectes, Pt. 7 à 74.
mant des stries , les intervalles lisses. Pattes fortement den-
tées extérieurement. Dessous du corps et pattes fauves,
couverts d'une longue pubescence de cette couleur.
Cette espèce est très voisine du B. lusitanicus du Catalo-
gue de M. le comte Dejean ; on la reconnaîtra cependant
avec facilité , en ce que la corne de la tête de celle-ci est
bifurquée, tandis qu'elle est lanciforme dans le Lusitanicus,
et que son écusson est presque lisse , celui du Lusitanicus
étant fortement ponctué.
La femelle a un rudiment de lame sur la tête , et des
quatre tubercules sur le corselet , celui-ci est aussi un peu
plus ponctué que celui du mâle.
De Constantine.
Insectks, Vx. 71 à 74. 3
G. GÉOTilUPE. Geotrupes. Fabricius.
G. de Doué. G. Douei. Gory. PI. 71 , iig. 2.
G. niger, capite rugosu quinque dentato , vertice dilatât o den-
tato; thoracis lateribus carinatis ; tibiis anterioribus uni-
dentatis , tarsis gracilibus bispinosis ; elytris subtilissimc
striato-punctatis vel rugulosis.
Longueur, 23 rnillim. ; largeur, 13.
D'un noir brillant; extrémité de chaque article des
palpes d'un ferrugineux obscur. Tête fortement granu-
leuse ; mandibules aiguës ; lèvre supérieure carrée. Dans
le mâle le vertex se dilate de chaque côté et forme trois
dents; dans la femelle il n'existe aucune dilatation. Dans
les deux sexes le chaperon se prolonge, en avant, en une
lame arrondie ; et , de chaque côté , il existe deux dents ai-
guës placées au dessous des yeux, entre lesquels on voit
une petite lame élevée et pointue. Corselet globuleux ,
entièrement rebordé , avec une impression arrondie de
chaque côté, au milieu et près des bords latéraux, qui sont
rugueux , tandis que le disque est couvert de quelques
points assez marqués , mais très dispersés. Écusson triangu-
laire, rugueux. Élytres rebordées latéralement, couvertes
de points assez disposés en lignes longitudinales et formant,
dans plusieurs endroits , par leur réunion , quelques rides
transversales , surtout depuis leur base jusqu'au milieu de
leur longueur ; elles offrent aussi quelques rudiments de
côtes longitudinales ; les élytres de la femelle sont un peu
plus rugueuses. Pattes antérieures fortement dentées exté-
rieurement , dilatées à l'extrémité dans les mâles , munies
de tarses très grêles terminés par un crochet bifide ; les
4 Insectes, Vl. 71 à 74.
cuisses , chez les mâles , ont intérieurement une forte dent.
Dessous du menton , pattes et dessous du corps couverts
d'une longue pubescence roide et serrée.
De Constantine.
Vtl</ ■</<■ Sot>/<></ ir tS^J
//i.rrr/r.i /'/ -/
/. WolbocCVdS />ocr/i //.r, ArùA.r„n
2. Geotrupes #<>(/</, e~y.
Iusectks, Pt« 71 à 74. 6
G. RH1S0TR0GUE. Rhisotrogus. Latr.
R. disparate. R. dispar. Gory. PI. 72.
H. nigei\ punctatus , clypeo rotundato ; antenne? lamcllatœ ,
clava ferruginca ; thorace emarginalo , piloso ; elytris tri-
costatis, pedibus posterioribus crassis extensisque.
Longueur du mâle , 18 millim ; largeur, 9. — Longueur de la
femelle, 9.3 millim.; largeur, n.
D'un noiff terne. Tête fortement ponctuée ; chaperon un
peu droit en avant , un peu relevé ; articles des antennes
noirs ; massue jaune. Le mâle diffère de la femelle en ce
qu'il est méplat, moins gros et d'un noir plus terne. Cor-
selet beaucoup plus large que long dans la femelle , ayant
ses bords latéraux très arrondis , couvert d'une ponctuation
très serrée et très régulière dans les deux sexes , avec une
bande lisse et longitudinale dans son milieu. Écusson trian-
gulaire , ponctué. Élytres bombées et arrondies à l'extré-
mité dans la femelle, couvertes d'une granulation assez
prononcée, disposée en petites rides transversales et offrant
une carène près des bords latéraux et deux côtes longitudi-
nales sur leur milieu; elles sont plus méplates dans le
maie , moins arrondies à leur extrémité et presque lisses.
Dessous du corps et pattes d'un noir brillant , pubescents.
Cuisses postérieures , surtout dans la femelle , très fortes ;
tarses dans les deux sexes, très longs et terminés par un
crochet bifide.
De Constantine.
KS41.
!/</// </(' £<><>/<></((• it&l
//i.rc</<\r /'/ 71
RhisotroP'iis JUpar, aory
AnruM/tiufAf ,n
1 . À'r'vii<>/)</ intf>
Iniecies, PI. 71 à 74. 7
G. SITARIS. Sitaris. Fabr.
S. a pieds rouges. S. rufipes. Gory. PI. 73.
S. antennis , capite , thorace , pectore tarsisque nigro-pilosis ,
punctatis ; elytris , abdomine pedibusque brunneo-rubris ,
granulatis.
Longueur, 10 millim. ; largeur, 4.
Elle est un peu moins grande que la Sitaris humeralis.
Tête assez forte, renflée sur les côtés, irrégulièrement
ponctuée , tenant à un cou très court. Corselet également
ponctué , ayant ses angles antérieurs et postérieurs arron-
dis , sa base un peu lobée et relevée. Ècusson large , trian-
gulaire , ponctué , avec trois petites côtes sur sa partie an-
térieure. Elytres impressionnées et renflées à leur base ,
fortement ponctuées; mais ces points forment, par leur
réunion, une granulation peu régulière. Tête, antennes,
corselet , écusson , poitrine et tarses noirs , couverts de poils
assez courts et durs. Elytres , pattes et abdomen d'un brun
rouge.
D'Oran. Mon cabinet.
t/tuy de Zooioate /tfj/
fnsecter. /'/ -J
S 1 1 a I * i s rti/ipe+r , rfkrj
Insectes, Pi. . 71 à 74. 9
G. SAPERDE. Saperda. Fabr.
S. cendrée. S. cinerea. Gory. PI. 74.
S . cinerea , antennis thorace vittis duabus brunneo-cinereis ;
elytris planis , punctulatis , lateribus brunneo-cinereis.
Longueur, 27 millim. ; largeur, 6.
D'un blanc cendré pubescent. Tête finement ponctuée ,
couverte d'une pubescence blanchâtre. Corselet presque
carré , avec deux bandes longitudinales brunes. Écusson
carré , arrondi postérieurement, blanc. Élytres carrées à
leur base , méplates , allongées , allant en se rétrécissant
jusqu'à l'extrémité, qui est arrondie; elles ont quelques
lignes longitudinales de points , et leurs bords latéraux sont
d'un brun mêlé de grisâtre. Dessous du corps et pattes cou-
verts de cette pubescence blanchâtre, piquetés de petits
points noirs (femelle).
Cette espèce sera placée entre les S, vittigera de Fabri-
cius et Guerinii de Brème (Rev. zool. , 1840, p. 277)'.
De Constantine.
1 La femelle de cette dernière vient d'être de'crite et figure'e par
M. Erichson (Reisenin Algier, etc. , par Wagner, vol. III, p. 183,
n. 43 , pi. vin, 184t) sous le nom de Saperda (Phytcecia) glauca.
(G.-M.)
U(l,/. </<• /.!>!'//>(/ /<• /(Vj/
//i.rr</<:r. /'/ -y.
S&perda a'/w/va
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{ /l'I /■</,' M-//<- , .<•<■
X />>'"■■■
Insectes, Pl. 75.
G. OSPRYNCHOTE. Osprynchotus. Spinola.
ORDRE DES HYMÉNOPTÈRES. TRIBU DES TEREBRANTS.
FAMILLE DES ICHNEUMONIDES. SOUS-FAMILLE DES OPHIONIDES.
Antennes insérées vis à vis le milieu des orbites oculaires
internes , assez rapprochées , filiformes , moins longues que
le corps , dans les deux sexes , de vingt-quatre à vingt-cinq
articles indépendamment de la radicule , qui est apparente.
Premier article, n'atteignant pas le haut du front, en olive
vidée , coupée en dessus , d'avant en arrière et de haut en
bas. Second article obconique , plus mince et un peu plus
court que le précédent , très apparent en dessus dans l'é-
chancrure du premier, le dépassant à peine en dessous.
Troisième et suivants jusqu'à Tavant-dernier, cylindriques,
d'abord beaucoup plus longs que larges , diminuant rapi-
dement en longueur après le huitième. Dix-huitième et
suivants transversaux , peu distincts et difficiles à compter,
le dernier terminé en pointe mousse.
Tête moyenne , allongée et rétrécie en avant ; la face, les
joues , le labre et les autres parties de la bouche formant
ensemble une espèce de museau allongé. ( C'est à ce trait ,
d'autant plus remarquable qu'il est très rare dans cette
famille, que fait allusion le nom générique à? Osprynchotus,
id est fer e rostratus.)
Vertex court , quatre fois plus large que long , en tra-
pèze élargi en avant. Front faiblement convexe, en triangle
transversal. Face deux fois , au moins, plus longue que le
front , prolongée notablement au delà des yeux à réseau ,
se confondant , en avant , avec Pépistome ou chaperon et ,
des deux côtés , avec les joues ; sutures intermédiaires
complètement effacées ; joues en demi-cônes tronqués.
1841. 9
2 Insectes , Pl. 76.
Yeux à réseau latéraux , ovales , grands et saillants.
Ocelles au nombre de trois , à la base du front , rappro-
chés et équidistants : triangle ocellaire équilatéral.
Labre assez grand , entièrement découvert , plane ; bord
antérieur arrondi ; bord postérieur droit.
Mandibules minces , arquées , entourant le labre qui les
sépare, ne pouvant se rejoindre qu'à leur extrémité, celle-ci
bidentée ; dents petites et aiguës, l'antérieure ou supérieure
plus forte que l'autre.
Palpes filiformes. Maxillaires de cinq articles : les quatre
premiers obconiques ; second un peu plus grand que le
premier; troisième et quatrième à peu près égaux entre
eux et moitié plus petits que le second; cinquième mince,
cylindrique, plus long que celui qui le précède. Labiaux
de quatre articles : premier plus mince et plus long que
chacun des suivants ; deuxième , troisième et quatrième
égaux en longueur et cylindriques ; extrémité du dernier
arrondie.
Prothorax très court ; dos ne s'élevant pas à la hauteur
du mésothorax ; flancs peu rentrants et n'étant pas expres-
sément excavés pour la retraite des fémurs antérieurs.
Mésothorax en contact immédiat avec le bord posté-
rieur de la tête : disque d'une seule pièce. Autres parties
du corselet comme dans plusieurs autres Ichneumonides et
renvoyées à la description de l'espèce. Écailles alaires
ovales.
Abdomen inséré à l'extrémité postérieure et inférieure
du meta thorax , au même niveau que les pattes de la troi-
sième paire , très allongé , fortement comprimé , le plus
souvent penché de manière à décrire une courbe dont la
convexité est du côté du dos , de huit anneaux dont le
dernier est , pour ainsi dire , surnuméraire , parce qu'il
appartient exclusivement à l'appareil génital. Premier an-
neau pédonculiforme , d'une seule pièce tubuleuse , muni
de deux tubercules stigmatifères , échancré en dessous :
Insectes, Pj.. 75. 3
vule de l'échancrure occupé par une membrane flexible
destinée à se prêter aux mouvements des autres anneaux
2-7, augmentant progressivement en largeur et diminuant
en longueur, comprimés latéralement , formés de deux
pièces en demi-cônes superposées l'une à l'autre et réunies
par une membrane flexible qui se prête à leur rapproche-
ment et à leur éloignement : la pièce dorsale étant toujours
plus grande que la ventrale, l'embiassant des deux côtés et
la dépassant en arrière , au point que, si l'abdomen quitte
forcément sa courbure naturelle et s'étend en ligne droite
sur un plan horizontal, la septième plaque ventrale semble
terminée au dessous de la cinquième dorsale. Huitième
segment formé pareillement de deux pièces entières dans
les mâles. Dans les femelles la pièce ventrale est fendue
dès son origine et divisée en deux deini-tuyaux linéaires
creusés en dessus et formant ensemble un étui destiné à
défendre la tarière , depuis sa naissance jusqu'à l'extrémité
du corps.
Tarière de la femelle plus ou moins prolongée en ar-
rière , au delà de l'extrémité du corps, conformée comme
dans les autres Ichneumonidcs. Voyez les G. cryptus, pim-
pla , Grav , etc.
Pattes simples, minces et allongées; tibias épais propor-
tionnellement à la ténuité des autres pièces ; ceux de la
troisième paire à trois faces , dont deux supérieures obli-
ques et une inférieure horizontale ; arêtes intermédiaires
droites et mutiques. Tarses de cinq articles : les quatre
premiers garnis, en dessous, de deux rangées marginales de
soies courtes , fines et serrées ; le premier, aussi long que
les trois autres pris ensemble ; ceux-ci diminuant progres-
sivement en longueur, du deuxième au quatrième; cin-
quième plus long que le quatrième , muni , en dessous,
d'une pelote membraneuse et terminé par deux crochets
simples. Tarses de la troisième paire aussi épais que dans
les espèces du G. anomaton, Grar.
1841. 9
4 Insectes , Pl. 75.
Région caractéristique de l'aile supérieure (St-Fargeau)
composée d'une seule cellule radiale , étroite , allongée , à
bord interne sinueux , terminée en pointe et sans appen-
dice, à quelque distance de l'extrémité de l'aile , et de trois
cellules cubitales. La première , très grande, reçoit la pre-
mière nervure récurrente, un peu avant le milieu. La
seconde petite , en pentagone presque régulier, reçoit la
seconde nervure : la troisième est grande et complète.
0. du Cap. O. Capensis. Spinola.
Dimensions : longueur du corps , prise du liaut du front
jusqu'à l'anus, 10 lignes. — la1, du devant de la tête prise
du haut du front jusqu'à l'extrémité du labre , 1 ligne 1/2.
— Id. de la portion de la tête qui s'étend au delà des yeux
à réseau, 2/3 de ligne. — Id. du vertex , 1/2 ligne. — Id.
du corselet , 2 lignes 1/2. — Id. de l'abdomen , 7 lignes.
— Largeur de la tête, mesurée au haut du front, 1 ligne 1/4.
— Id. du corselet à l'origine des ailes supérieures, 2 lignes.
— « Id. de l'abdomen à son origine , 1/4 de ligne. — Id. au
milieu du sixième anneau , 2/3 de ligne.
Formes. Corps mat, finement pointillé ; ponctuation plus
forte et plus serrée sur les côtés du segment post-scutellaire
et sur le dos du métathorax. Pubescence rare, poils plus
serrés et couchés en arrière , à l'extrémité de l'abdomen.
Antennes glabres. Devant de la tête lisse. Disque du méso-
thorax uniformément convexe en avant et au milieu, pen-
ché brusquement en arrière, au point de former une fossette
transversale au contact de l'écusson. Bords antérieurs du
segment scutellaire saillants et caréniformes ; faces latérales
en un plan incliné de haut en bas , d'avant en arrière et de
dehors en dedans ; bords postérieurs enfoncés et sulci-
formes ; écusson élevé , faiblement convexe , en trapèze
allongé et élargi en avant. Segment post-scutellaire très
IflSECTKS , Pl. 75. 5
étroit ; post-écusson court , transversal , saillant , mais ne
se relevant pas à la hauteur de l'écusson. Dos du métatho-
rax uniformément convexe , doucement penché en arrière.
Des pièces qui sont censées le composer, il n'y en a que
trois qu'on puisse distinguer nettement, parce que l'anté-
rieure médiane , les trois intermédiaires et les trois posté-
rieures sont intimement soudées ensemble et forment un
tout où on n'aperçoit aucune trace de suture : les deux an-
térieures latérales sont courtes , larges , rebordées et arron-
dies en arrière. Premier anneau de l'abdomen subcylin-
drique ou s'élargissant très peu en arrière : tubercules
stigmatif ères latéraux coniques , placés vers le milieu de la
longueur de l'anneau. Côté radial de la deuxième cellule
cubitale plus grand que chacun des cubitaux : côtés trans-
versaux plus grands que le radial.
Couleurs. Antennes, corps et pattes noirs. Articles huit à
douze des antennes , face, labre, tarses et tibias jaunes.
Extrémité tarsienne des tibias postérieurs , base du premier
article des tarses de la même paire noires. Onglets obscurs.
Ailes violettes.
Sexes, Femelle : quatre derniers anneaux de l'abdomen
jaunes ; tarière de la longueur de l'abdomen. — Mâle :
huitième plaque ventrale plane , étroite et allongée. On
aperçoit entre elle et la plaque dorsale correspondante les
extrémités de deux appendices linéaires et pubescents qui
font partie de l'appareil génital dont les autres pièces ne
sont pas en évidence.
Patrie. Cap de Bonne-Espérance. Trois mâles et trois fe-
melles rapportés par M. Drège.
MAXIMILIEN SPINOLA.
EXPLICATION DE LA PLANCHE,
Fig. I. Osprynchotus capensis c?, grandeur naturelle.
II. Abdomen du même, vu de profil.
III. Osprynchotus capensis J , grandeur naturelle.
IV. Tête vue de face , très grossie.
V. Id. vue de profil , avec le même grossissement,
ifaa </<' /<>(>/<><//<• /////
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Osprynchotiis tyamrar, $ê*»u
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iNSfcCTES, Tl. 7G. 1
OBSERVATIONS
sur les affinités naturelles de la famille
des PatjsidjB ,
PAR. M. H. BURMEISTER,
| professeur de zoologie à l'université de Halle.
Aujourd'hui les entomologistes qui envisagent la science
d'une manière philosophique ne mettent plus en doute
que l'arrangement des Coléoptères d'après le nombre des
articles des tarses ne soit contraire aux rapports naturels , et
il serait impossible de soutenir une opinion contraire ,
quand on voit qu'il existe , dans plusieurs familles , des
genres et même des sous-familles pleines d'exceptions.
Ainsi, par exemple, on sait aujourd'hui que non-seule-
ment les Hydroporiens ont quatre articles aux tarses anté-
rieurs et intermédiaires, et que la plupart des Aléocliariens
n'ont pas cinq articles , comme cela devrait être > d'après
le système qui leur donne le nom de pentamères , mais que,
d'un autre côté , presque tous les Longicornes et Cycliques
sont de véritables pentamères, quoique le système leur
donne le nom de tétramères.
Il résulte de ces faits que la série des familles , d'après le
nombre des pièces tarsales , est erronée , et que le caractère
tiré du nombre des articulations des tarses n'est pas propre
aux familles, mais qu'il est seulement un caractère de
genres ou de sections naturelles dans l'une ou l'autre de
ces catégories.
M 'occupant depuis longtemps d'une étude générale des
Coléoptères pour établir les véritables caractères des
familles, j'ai acquis la conviction que la quantité des
exceptions aux règles imposées par le système tarsal est
J841 . 10
2 Ixskctes, Pi. 76.
plus considérable qu'on ne le croit , et que le nombre des
articles des tarses a moins d'importance , pour établir une
famille , que la forme générale des tarses et la relation des
différents articles entre eux. Mais il n'est pas possible de
déterminer les familles des Coléoptères par la seule forme
des tarses , et nous devons admettre d'autres caractères si
nous voulons les fixer.
En considérant les caractères qui doivent concourir en-
semble pour former les familles , je crois être arrivé à cette
loi , qu'aucun de ces caractères n'est sans exception , et
qu'il peut arriver qu'un Insecte appartienne certainement
à telle ou telle famille , quoiqu'il soit privé d'un ou même
de deux des caractères qui lui sont assignés. C'est ainsi
qu'on observe des tarses tétramères ou trimères dans une
famille de pentamères, comme cela a lieu dans le genre
Enicotarsus , Laporte. C'est encore le cas d'un genre de
Longicornes qui n'a pas les tarses élargis etbilobés, comme
YAmallopodes , Lequien , ou le Trictenotoma , Gray, carac-
tère qu'on trouve dans toute la famille. C'est enfin ce qui a
lieu dans les Carabiques , qui doivent tous avoir les an-
tennes filiformes et qui offrent cependant des antennes
épaissies au bout , comme dans quelques espèces du genre
Helluo, Dejean.
Ces exceptions dans la marche générale de la nature, re-
lativement aux familles, ne sont pas seulement considérées
par nous dans chaque groupe de ce rang ; mais nous les
admettons dans tous les caractères qui doivent être réunis
pour établir la définition véritable de la famille. Cependant
les meilleurs de ces caractères sont ceux qui admettent le
plus petit nombre d'exceptions, et, si nous avons un carac-
tère presque invariable , nous devons , sans doute , lui at-
tribuer le plus haut rang dans la définition de la famille ou
du genre.
En observant la famille des Coléoptères sous ce point de
vue , nous avons trouvé que le meilleur caractère de tous
IftSËCTKS, Vl. 7G. 3
se trouve dans des organes qui n'ont été employés , jus-
qu'ici, par aucun entomologiste1. Ces organes sont les
ailes. Il est remarquable que personne n'ait songé à ob-
server les ailes pour les faire servir à la classification des
Coléoptères , tandis que celles des Diptères , des Hyménop-
tères et même des Lépidoptères ont été étudiées avec atten-
tion. Il est probable que c'est la présence des élytres qui a
empêché les entomologistes d'étudier une partie du corps,
qu'il est sans doute moins nécessaire de connaître que
toutes les autres. Peut-être aussi la grande similitude
des ailes dans la même famille a-t-elle engagé les mono-
graphes à étudier moins les organes du vol que les autres
organes du mouvement, pensant qu'ils sont sans différences,
puisque , dans une monographie , ils ne devaient pas en
trouver. Cependant cette grande ressemblance des ailes dans
une même famille est ce qui les rend importantes pour la
classification et permet de conclure de leur forme à l'affi-
nité , si tous les autres organes ne donnent pas encore des
motifs suffisants pour établir cette affinité.
Je viens de prouver ce que j'avance en étudiant un groupe
très curieux de Coléoptères qui a eu le malheur d'être
placé dans des familles avec lesquelles il n'a pas plus de ca-
ractères communs qu'avec les Coléoptères en général; cette
famille est celle des Pausidœ , établie par Linné , dans une
dissertation académique , quelques années avant sa mort. Il
n'a pas eu occasion de lui donner sa place dans le système
des Coléoptères. Fabricius, en adoptant ce genre de Linné,
le plaçait entre les Cerocoma et Lytta , mais le regardait
comme douteux et encore mal connu. Latreille , le premier,
en a donné une bonne description scientifique , en faisant
* MM. Guérin-Méneville et Percheron avaient cependant pense' que
les ailes pourraient devenir un moyen d'étudier les Coléoptères ; car
ils les figuraient dans leur Gênera des Insectes : ils espéraient en tirer
des caractères , quand ils auraient pu les comparer dans la série des
insectes. (Edit.)
4 Insectes, Pl. 7fi.
des genres Pausus et Cerapterus une famille qu'il plaçait
dans le groupe des Xylophages, parmi les Tétramères, la
regardant comme intermédiaire entre les Bostrichiens et les
T'rogossitiens. M. Westwood , enfin , l'auteur qui a étudié
les Pausidœ avec le plus grand succès , a suivi la manière de
voir de Latreille , et a rangé les Pausidœ avec les Trogossita
et les Cucujus dans le même groupe.
Il n'est pas difficile de démontrer l'erreur de cet arran-
gement , et je ne connais aucun caractère qui puisse faire,
motiver ce rapprochement ; car les Pausidœ sont différents
des Trogossitœ et des Cucujidœ par toute l'organisation.
Pour faire voir clairement ces différences , il est nécessaire
de connaître les caractères essentiels de la famille , comme
ils existent dans les organes de la manducation , du vol et
du mouvement en général , ainsi que dans la composition
de tout le corps. Voici la description de ces parties dans le
Platyrhopalus denlicornis, la seule espèce qu'il m'ait été
possible d'examiner spécialement , comparée avec les des-
criptions données par M. Westwood dans ses excellents mé-
moires sur la famille en question.
L'examen de la bouche du Platyrhopalus denlicornis m'a
montré que les Pausidœ ont une lèvre supérieure tranchante,
cornée, plus ou moins semi-circulaire et sans échancrure, qui
couvre la partie inférieure des mandibules (fig. 4). Celles-ci
sont cornées , arquées avec le bout crochu , très aigu, sans
dents1, mais un peu élargies à la base , qui est couverte par
la lèvre supérieure (fig. 5). Les mâchoires (fig. 6) ont un pé-
dicule inarticulé , cordiforme , extérieurement corné, mais
rempli de muscles charnus dans sa partie intérieure,
muscles qui meuvent toute la mâchoire et principalement
le lobe interne de celle-ci , que j'ai nommé mando (k) ou
1 M. Westwood a figuré, chez le Plalyrh. denlicornis, deux dents
à la mandibule ( Linn. Trans., t. XVI , pi. 33 , f. 45) ; mais je n'ai
pas vu de dents chez l'individu que j'ai disséqué.
lasBCTts , Pi.. 70. 5
pièce manducateuse , puisqu'elle est la plus broyeuse , si un
Insecte prend une nourriture dure et non pas fluide. Cette
pièce est d'une grandeur fort remarquable dans les Pau-
sidcv , comme les figures de M. Westvvood nous le montrent,
et a , en général, la même configuration que chez le Plaly-
rhopalus dcnticornis. On voit une plaque cornée , compri-
mée et courbée au bout, terminée par un crochet assez
grand pour retenir et broyer les aliments durs, et , sous ce
crochet, une laine interne tranchante , qui est sans doute
destinée à découper les aliments. M. Westvvood a figuré ,
dans son essai sur les Pausides (Linnean Transact. , t. XVI,
pi. 33;, la même pièce dans différents genres, comme
fig. 7, c, du Penlaplalarthrus pausoides, fig. 18, c, d'un
Pausus genuine ; fig. 46, c. , du Platyrhopalus dentt'cornis,
et pi. 10, fig. 4 (deuxième volume des Transact. ofthezool.
Soc. of London) du Platyrhopalus Mellii. Toutes ces figures
ont une ressemblance générale et font voir un mando
corné, comprimé et arqué au bas avec un ou deux crochets.
J'ai examiné soigneusement la conjonction de ce mando
avec la mâchoire et j'ai trouvé qu'il est fixé à la seconde
pièce de la mâchoire , qui forme un petit anneau sur la
pièce basale ou stipes. Cet anneau , que l'on peut prendre
pour le premier article du palpe maxillaire , a , dans son
côté interne, un petit appendice capituliforme (lig. 8 , a)
qui est situé dans une excavation du mando et fait avec
lui une articulation sur laquelle il peut se mouvoir par
ses muscules en haut (fig. 6) et en bas (fig. 7) comme le
mouvement broyant l'exige. Tout près , dans l'excavation
articulaire du mando , on observe une autre excavation qui
est allongée dans toute sa partie interne et postérieure
(fig. 10). Dans cette excavation se fixe un petit style clavi-
forme (fig. 9), qui peut faire avec le mando tous les mou-
vements, quand il est contenu dans le sillon de son côté
intérieur. Quand le mando est redressé , ce petit style est
caché entre lui et le palpe maxillaire (fig. 6, /) , et c'est
P Insectes, Pi.. 76.
pourquoi nous ne voyons pas ce style dans les figures de
M. Westwood , excepté dans celle de la mâchoire du Pla-
tyrhopalus Mellii , où ce style n'est pas seulement inarti-
culé , mais forme un appendice filiforme , biarticulé et
tout à fait semblable au palpe maxillaire interne d'un Ca-
rabique ou Hydrocantbare. Les autres parties de la mâ-
choire forment le palpe maxillaire , qui est , dans tous les
Pausides, composé de quatre articulations, différant beau-
coup dans la figure et la grandeur du second article. La
plupart des Pausides ont ce second article très grand et
élargi au côté interne , comme le montrent mes figures du
Platyrhopalus denticornis ( fig. 6 et 7) , et du Pansus
Fichtelii (fig. 3); mais, dans quelques uns, le même
article est plus petit, comme M. Westwood l'a figuré chez
le Pentaplatarthrus pausoides ( Linn. Trans. , Tab I ,
fig. 3 , 4, 7). La lèvre inférieure d'un Pauside est compo-
sée d'un menton, d'une languette ou ligule et de deux
palpes labiaux. Le menton est une pièce cornée , transver-
sale , deux fois échancrée au côté libre , avec des angles
extérieurs plus ou moins tranchants (fig. 3 a). Entre ces
angles , dans les échancrures , sont attachés les palpes triar-
ticulés , filiformes , communément aigus , mais élargis au
bout , et en massue chez le Pentaplatarthrus pausoides et le
Cerapterus. La languette (fig. 1 d) est une pièce circulaire ,
extérieurement cornée et deux fois excavée pour faire
mouvoir les palpes maxillaires. Elle est couverte , chez
tous les vrais Pausus , par les palpes labiaux appliqués
sur la bouche (fig. 3) , mais libre et découverte chez les
Platyrhopalus (fig. 1), Pentaplatarthrus et Cerapterus,
puisque les palpes labiaux chez tous ces genres sont pen-
dants.
Les pattes des Pausides sont , chez la plupart des espèces,
robustes et comprimées. Les hanches des deux premières
paires sont globuleuses ; mais les deux postérieures sont
élargies sur les côtés , transverses et couvertes par les bords
Km:, ils Pl. 76. 7
latéraux infléchis des élytres. Les trochanters sont grands
et allongés de la manière que M. Kirby amommée/ulcrans .
ce qui est aussi un caractère général des Carabiques. Les
fémurs ne sont pas très grands , de même que les tibias ,
mais plus larges. On n'aperçoit, au premier coup d'ceil,
que quatre articles seulement aux tarses, chez la plupart
des Pausides; mais ils en ont réellement cinq (fig. 11),
comme Ta montré M. Westwood , excepté le Lebiaderus
Goryi, qui n'en a véritablement que quatre. Ce dernier
ei quelques Pausus des Indes orientales sont les seules
espèces qui aient des tibias grêles et cylindriques ; chez
tous les autres ils sont plus ou moins comprimés et dilatés.
Les tarses sont aussi dilatés ou un peu élargis , et les trois
ou quatre premiers articles sont très velus à la face infé-
rieure ; le quatrième est , chez les Platyrhopales , très petit
(fig. 11) ; mais le cinquième est le plus long de tous , moins
dilaté , non velu en dessous et armé de deux crochets très
grêles, aigus et courbés.
Les élytres de tous les Pausus ont une échancrure
noueuse à l'extrémité du côté interne, fermée par une
membrane cornée plus mince. Sous cette échancrure est
situé le dernier orifice aérien au stigmate du ventre. Le
ventre même est composé, chez la plupart des Pausides,
de quatre anneaux : les premier et quatrième grands , les
deux intermédiaires plus petits (fig. 2) ; seulement chez le
Platyrhopalus TVestwoodii on a observé cinq anneaux.
La configuration des ailes est très difficile à décrire avant
d'avoir donné un résumé des caractères qui sont importants
pour une description scientifique ; c'est pourquoi je donne
ici quelques indications sur la construction générale des
ailes des Coléoptères.
D'abord il est nécessaire de connaître la construction
de leur membrane même pour voir si elles sont couvertes
de petits poils ou glabres. La petitesse des poils m'a fait
longtemps croire que les ailes de tous les Coléoptères en
8 Insectes, Pl. 76.
sont privées, comme le sont véritablement les ailes des
lamellicornes ; mais un examen plus attentif, avec un mi-
croscope composé , m'a montré que le plus grand nombre
des Coléoptères, comme les Carabiques, les Hydrocanihares,
les Cycliques , les Dimères , les Mycétophagiens , ou la
plupart des familles, ont des ailes couvertes par des poils
microscopiques. C'est aussi le cas des Pausidœ. Considérant
ensuite la disposition des nervures dans les ailes , nous re-
marquons que tous les Coléoptères ont deux nervures prin-
cipales , que je nomme nervure marginale et nervure radiale.
La nervure marginale est située au bord antérieur de l'aile
et est accompagnée généralement par une autre nervure
plus petite , qui part aussi de la base de l'aile. La nervure
marginale n'atteint pas le bout de l'aile; mais elle se ter-
mine , à peu près à la moitié , aux deux tiers ou aux trois
quarts de sa longueur, près du bord antérieur, par une ar-
ticulation : c'est le point dans lequel l'aile est pliée, si elle
doit être couverte par les élytres. La nervure radiale part de
la base de la première, mais en divergeant sur un angle
plus ou moins grand. Cette nervure se dirige vers le bord
postérieur de l'aile ; mais elle ne l'atteint pas et se termine
aussi par une sorte d'articulation à la même hauteur que
celle de la nervure marginale. J'ai trouvé ces deux nervures
dans toutes les ailes des Coléoptères, et souvent seules,
comme chez les Cis et dans la plupart des genres contenant
des espèces très petites; mais, chez la plupart des Coléop-
tères , l'aile a des nervures accessoires. Ces nervures sont
situées, tantôt entre les deux nervures principales et tantôt
après la radiale. Je nomme les premières discoïdales si elles
sont entre la nervure marginale et la radiale , et apicales si
elles sont après les articulations des deux nervures au bout
de l'aile ; enfin je nomme basales toutes les nervures qui sont
situées après la radiale au côté du bord postérieur de l'aile.
Ces trois groupes différents de nervures sont très variables
chez les différentes familles des Coléoptères et donnent un
Iksuctf.s, PI. 76. 9
très bon caractère pour les déterminer. Voilà la description
des différentes nervures chez les Pausidœ.
La nervure marginale A ( 1 ) n'atteint pas au delà
de la moitié du bord antérieur de l'aile , où elle est
terminée par une articulation faible. La nervure radiale B
(2) n'arrive aussi qu'au milieu de l'aile , où elle est
terminée par une petite cellule ( 3 ) triangulaire qui
donne naissance à une petite branche recourbée (6) au
côté intérieur de l'aile , pour distinguer mieux la partie
apicale de la partie basale , et supplée l'articulation de
l'aile dans cette place. Entre les nervures marginale et
radiale , on voit une faible nervure discoïdale (7) , qui a
plutôt l'apparence d'une plaque coriacée , au côté interne
de la nervure marginale. Cette plaque est terminée par
une nervure plus cornée et fourchue qui donne un ra-
meau (4) à la partie de l'aile après l'articulation du flé-
chissement. Ce rameau est aussi fourchu et attaché , par
sa branche antérieure la plus petite , à la nervure apicale
supérieure , qui termine en avant la partie de l'aile après
l'articulation , et fait même l'articulation avec la ner-
vure marginale. La branche postérieure (5) du rameau
part de la partie apicale de l'aile et la fait étendre. Enfin
la nervure basale B est composée de trois rameaux diver-
gents ; le premier et le second sont fourchus et réunis par
des nervures transverses qui forment quelques cellules
allongées très difficiles à décrire , mais très bien expliquées
par une figure de l'aile; c'est pourquoi je n'entrerai pas
dans d'autres développements.
Voilà les caractères de la famille des Pausides ; compa-
rons-les avec ceux des autres familles pour connaître leur
affinité véritable et naturelle.
Cette comparaison détaillée serait longue et monotone ,
aussi en donnerai-je seulement le résultat en affirmant que
les Pausides sont des Coléoptères carnassiers , très voisins des
Carabiques et remplaçant la même modification du type des
10 * ÏNSECTIS, Pl. 76.
carnassiers terrestres , comme les Gyriniens parmi les carnas-
siers aquatiques .
Il est possible que le lecteur soit surpris d'une assertion
qui paraît aussi paradoxale ; mais je vais apporter la preuve
de ce que j'avance.
D'abord la configuration de la bouche est tout à fait la
même et ne diffère que par de faibles modifications acci-
dentelles. Le véritable caractère de la bouche d'un Coléop-
tère carnassier est la figure de la mâchoire et la construction
du inantlo. Nous voyons cette pièce cornée, arquée, allon-
gée etbroyeuse chez les unes et les autres , et la seule diffé-
rence est que le inando des Carabiques est couvert de
poils , mais que celui des Pausides est nu et sans poils. Le
palpe maxillaire interne n'a-t-il pas les mêmes caractères
chez les Carabiques et les Pausides, c'est à dire une figure
filiforme? On m'objectera que le palpe intérieur des Pau-
sides est inarticulé et le palpe des Carabiques biarticulé ;
mais j'ai déjà montré que quelques genres des Pausides ,
comme le Platyrhopalus Mellii , Westw. ( qui forme un
genre particulier et n'est pas un vrai Platyrhopalus) , ont
des palpes maxillaires internes triarticulés ; et Ton voit que
ce même palpe , chez le Pentaplatarthrus pausoides , d'après
la figure de M. Westwood (Linn. Trans. , XVI , pl. xxxm ,
fig. 7 c) , est dilaté en forme de capuchon et couvre le
mando comme dans le genre Cychrus et ses congénères chez
les Carabiques. Je ne veux cependant pas dire que les Pau-
sides sont des Carabiques , mais seulement qu'ils forment
une famille particulière à côté des Carabiques , montrant la
même variation du type d'un carnassier terrestre que nous
montrent les Gyriniens à l'égard des carnassiers aquatiques ;
et cette manière de voir est tout à fait assurée par la figure
du palpe maxillaire interne , aussi petit chez les Gyriniens
et souvent nul. Il est même possible que quelques Pausides
n'aient pas plus ce palpe interne , puisqu'il est disparu chez
les Gyriniens. Je ne parle pas des autres parties de la bouche
ItWKCTttf, Pl. T(i. 1 1
pour montrer que la lèvre supérieure cornée , que les man-
dibules grandes , crochues , cornées , que le menton trans-
versal , tridenté , dilaté , enfin que la langue libre, proémi -
nente et l'insertion des palpes maxillaires, donnent une
correspondance si grande entre les groupes en comparaison,
qu'il faudrait une sorte d'obstination pour ne pas admettre
l'affinité naturelle entre eux. En surabondance je ferai seu-
lement mention de la figure des palpes labiaux sécuri-
l'ormes chez les Pentaplatarthrus et Cerapterus comme chez
les Cychrus , ce qui donne une seconde analogie entre les
Pentaplatarthrus et la dernière analogie déjà offerte par le
palpe maxillaire interne dilaté en forme de capuchon.
Mais il n'est pas nécessaire de prendre seulement la bou-
che pour faire connaître l'affinité des Pausides et Carabi-
ques. Toutes les autres parties du corps, excepté les an-
tennes, montrent la même ressemblance. La tête saillante,
le cou très distinct , le prothorax plus ou moins cordi-
forme , les hanches antérieures globuleuses et les hanches
postérieures , transverses et aiguës au côté extérieur et très
distinctes des trochanters soutenants (trochanteres fulcran~
tes) , sont aussi des preuves d'une affinité naturelle qui ne
peut pas être affaiblie par quelques différences des antennes
et des pattes. Il est vrai que les antennes sont tout à fait
différentes ; mais il en est ainsi de toutes les antennes de
Coléoptères; et l'analogie déjà signalée avec les antennes
des Gyrins est la seule que je connaisse. Les antennes de
quelques Carabiques mêmes, comme celles de YHelluo lati-
cornis , Dej. , de quelques Morio et de YOzœna orientalis,
Klug. , ont une grande analogie avec les antennes des Cé-
raptères et sont les premières traces d'une modification
du type de l'antenne filiforme , elle sera typique dans la
beauté de sa perfection chez les Pausides ; car nous voyons
comment l'antenne des Céraptères , encore très analogue en
nombre des anneaux et en figure avec les antennes des
autres Coléoptères , est déformée chez les Pentaplatarthrus
12 Insectes, Vl. 7C.
et Lebiaderus , et arrive jusqu'à la forme de celle des vrais
Pausus et Platyrhopalus , où le nombre des anneaux dimi-
nue et où les derniers se dilatent. Enfin la proéminence en
nœud au côté externe postérieur des élytres, chez les Pausi-
des, n'est-elle pas observée aussi chez quelques Carabiques,
comme les Ozaenes? J'ai comparé cette proéminence chez
VOzœna lestudinea , Klug. (Iahrbuch, I , tab. i , fig. 7) , avec
la même chez le Platyrhop. lœvifrons, Westw. , et n'ai trouvé
aucune différence. M. Westwood , en n'admettant pas l'ana-
logie des Pausidœ avec les Pselaphidœ, qui, sans doute,
n'existe pas , a déjà fait une allusion à la ressemblance
des Ozœna et des Pausus, sans lui donner plus d'impor-
tance , comme une sorte d'analogie ( The entom. Magaz.) ;
mais je crois avoir raison de dire que cette analogie est
véritable , car les Ozsenes et les Pausus ont même la faculté
de produire une crépitation Ayant montré l'affinité de tout
le corps des Carabiques et des Pausides , il me reste , pour
faire voir cette ressemblance parfaite, à parler des ailes,
de l'abdomen et des pieds. Pour ce qui concerne les ailes ,
je ne crois pas avoir besoin de montrer leur ressem-
blance par une description détaillée, je prierai seulement
mes lecteurs de voir les figures que j'ai données de l'aile des
Platyrhopalus denticornis (12) , Calosoma sjcophanta (13),
Dyticus marginalis (14) et Gyrinus natator (15), et celles
des genres Cucujus (16) et B os tri chus (17). Un seul regard
montre une ressemblance générale parfaite entre les ailes
des Platyrhopalus , Calosoma , Dyticus et Gyrinus ; mais
la plus grande différence entre les quatre ailes des carnas-
siers et celles d'un Cucujus et d'un Bostrichus, genres
aberrants de la famille des Longicornes et des Rhynco-
phores. Nous avons ici en même temps l'occasion de voir
l'importance de la configuration des ailes pour déterminer
les familles naturelles ; car nous voyons les quatre ailes des
Coléoptères qui sont des membres d'un seul groupe naturel
tout à fait semblable ; mais celles des autres groupes
I:\sixtes , Pi.. 7(>. 13
diffèrent non seulement de celles des carnassiers , mais
aussi entre elles ; et la même ressemblance que l'on voit
dans les ailes de ces quatre carnassiers se trouvera , si Ton
compare les ailes des Longicornes avec celles du Cucujus
depres sua , ou , d'un autre côté , si l'on compare celles des
Rhynchophores avec celles d'un Bostriclius. Je le répète ,
les ailes de tous les carnassiers sont couvertes de petits poils
microscopiques , et nous trouvons les mêmes poils à l'aile du
Platyrhopalus.
La ressemblance de l'abdomen des Pausides et des Cara-
biques est assez grande pour montrer leur affinité naturelle.
On voit , dans ma figure du dessous du corps d'un Platy-
rhopalus , que l'abdomen est composé de quatre articles , et
la même configuration a été dessinée plusieurs fois par
M. Westwood ; c'est la construction typique d'un Carabus,
d'un Gychrus et des autres genres des Carabiques, produite
par la réunion du premier segment avec le second , et du
pénultième avec le dernier. Si cette conjonction n'existe
pas , le Carabique doit avoir six anneaux ; si l'une ou
l'autre paire des anneaux est jointe , on trouve cinq an-
neaux, et, si les deux paires sont unies, il y en a seulement
quatre. Ces trois différences des nombres sont observées
chez les Carabiques en général , mais non pas encore chez
les Pausides. Cependant M. Westwood a donné la figure du
Platyrhopalus JVestwoodii avec cinq anneaux abdominaux ,
et la grandeur des deux premiers anneaux nous montre
qu'ils ne sont pas soudés comme chez le Platyrhopalus
denticornis.
Enfin les jambes et les tarses , parties des pattes que nous
n'avons pas encore comparées avec les mêmes des carnas-
siers , ont une ressemblance moindre , puisqu'ils forment
une partie typique de la famille. Ici il est suffisant de con-
naître que la plupart des Pausides sont pentamères comme
la plupart des carnassiers , et qu'ils ont des ongles simples,
comme tous; mais la forme comprimée des jambes, la
14 Insectes , Pl. 76.
brièveté du premier article des tarses, la petitesse du qua-
trième chez les Platyrhopales,et la surface velue des quatre
ou trois premiers, sont des caractères qui leur donnent leur
figure particulière et leurs différences de famille dans le
groupe des Coléoptères carnassiers. Cependant l'analogie
avec les Gyriniens n'est-elle pas grande? ceux-ci n'ont-ils
pas les mêmes jambes courtes et comprimées comme la
plupart des Pausides ; et les tarses des Gyriniens ne sont-ils
pas tout à fait particuliers et différents des tarses des Dyti-
ciens ? C'est pourquoi personne ne peut douter que ces deux
familles ne soient les membres d'un groupe plus grand et
naturel que nous nommons des Hydrocanthares et qui est
placé à côté des Carabiques , dans le plus grand groupe des
carnassiers. Il est nécessaire de donner un nom général poul-
ies deux groupes des Carabiques et Pausides, qui forment
ainsi les Coléoptères carnassiers terrestres , et je propose le
nom de Géolestès , dérivé de -}«, terre, et de Xvgthç , ra-
visseur, puisqu'ils sont des ravisseurs de la terre comme
les Hydrocanthares les ravisseurs de l'eau.
Ainsi les carnassiers sont déterminés et partagés de cette
manière :
COLEOPTERA CARNIVORA Seu ADEPHAGA.
Mandibulae arcuatœ , corneae , maxillarumque mandones
cornei, elongati, sœpissime uncinati, setosi vel ciliati, rarius
nudi. Maxillarum galea, sive palpa? maxillares interna? ,
ssepissime filiformes , biarticulatae , rarius uniarticulatae
vel nullae. Mentum transversum in apice bisinuatum,
extus dilatatum ; ligula libéra, mobilis , extus stipite corneo
suffulta. Femora pedum posticorum connata cum pectore
extus acuminata ; trochanteres pedum fulcrantes. Ala? pi-
losae , vena radialis cellula trans versa in apice terminata.
livsKc.ïES, Pi.. 7(î. ï&
ï. Geolestes. Pedibus ambulatoriis ; capite exseito , collo
plus minusve elongato.
1. Antennœ W-articul atœ} filiformes , rarius moni If ormes
vel depressœ versus apicem. Maxillarum galca semper biarti-
culata elongata, interdum cucullata, sœpissimc filiformis.
1 . Carabidae.
2. Antennœ 2-10 articulât œ, vel omnino depressœ, latœ-
ellipticœ, vel lentif ormes , vel irregulariter clavatœ. Maxilla-
rum galea sœpissime styliformis uniarticulala , interdum ob-
soleta rarius eue u liât a. 2. Pau sida?.
II. Hydrocanthari. Pedibus natatoriissaepissiiuecompressis,
ciliatis.
1. Antennœ filiformes t rarius medio paululum in crassatœ
vel in apice depressœ Oculi duo. Maxillarum galea semper
biarticulata, filiformis , interdum minuta.
3. Dyticida?.
2. Antennœ clavatœ , primo articulo dilatato , auriculato ;
maxillarum galea obsole/a vel nulla. Oculi quatuor.
4. Gyrinidae.
I/lJ/T/f'J- ■ fl. 7 6
Pausidœ
Jkirnui
V. Homomi ' împ-
. i ' nnedouc/'.e
RÉVISION CRITIQUE
ET
SUPPLÉMENT A LA MONOGRAPHIE
DU GENRE
PASSALE,
par A. im:iuiiiko\
PREMIÈRE PARTIE.
Depuis que la monographie des Passales a paru , un
certain nombre d'espèces nouvelles ou que je n'avais pu
reconnaître dans les auteurs s'est répandu dans les collec-
tions ; afin de faciliter leur détermination , quelques amis
m'ont engagé à donner un supplément à cet ouvrage. Pour
ne pas faire trop attendre ce travail, il paraîtra par parties
séparées , à mesure que j'aurai rassemblé les matériaux de
deux ou trois planches. Dans cette première partie , profi-
tant des observations qui m'ont été faites par quelques en-
tomologistes et surtout de celles pleines de bienveillance de
M. le comte de Mannerheim , je donne une révision cri-
tique de la monographie originale ; je rétablis , d'après le
1841. 11
2 Insectes, Pl. 77 à 79.
désir des commissaires de l'Académie des sciences, les
phrases latines de toutes les espèces , et j'établis une suite
complète de numéros pour toutes les espèces anciennes et
nouvelles que je range sous les divisions que je n'avais fait
qu'indiquer dans l'ouvrage primitif ; pour les espèces qui
paraîtront dans d'autres parties du supplément, il sera
facile de les intercaler à la place qu'elles doivent occuper
au moyen de numéros dont elles seront marquées ; enfin je
donne à la fin de cette partie la description de quelques
espèces que je n'ai pu reconnaître dans les auteurs, et
qui , plus tard , peut-être , me passeront sous les yeux.
A. P.
Mai i84i
IfctBcm, l'i.. 77 ■ 7î>. 3
G. PASSALE. Passalus. Fabricius.
HEXAPHYLLL
1. P. emarginatus. Weber. Mon., p. 21 , n. 1,
pi. 2,f.g.1.
Mandibulœ magnœ , apice truncatœ , emarginatœ. Caput in*
œquale , denticulis vix determinatis , lateris sinistris majo-
ribus. Thorax lœvis serius ater, nitidus , linea média haud
impressa. Elytra striala, atra , margine imprimis baseos
rufo-barbata; antennis hexaphyllis. Fab.
Cette espèce, indiquée au bas de la planche comme
grossie deux fois , ne Test qu'un peu plus de la grandeur
naturelle.
2. P. pilifer. Perch. Mon., p. 23, n. 2,
™i 9 fi™ o
pi. 2, fig. 2
Corpore lœvissimo, corwexiusculo ; capite punctato ; caréna
vertice transversa , et antice in extremis furcata; clypeo
valde emarginato , lalere sinislro oblique producto ; anten-
nis hexaphyllis, foliis primis tribus brevibus, alteris lon-
gioribus , ultima incrassata.
Cette espèce , indiquée au bas de la planche , comme
grossie trois fois , ne Test que deux fois.
4 Insectes , Pe. 77 à 79.
3. P. neelgherriensis. Guêrin , Rev* zool.
(PI. 77, fig. 1.)
Grossi deux fois et demie.
Semiconvexus ; vertice tuberculo minimo , carenaque trans-
versa magna; carenœ duœ divergentes procedunt , clypeo
procul spinis terminatœ ; clypeo valde emarginato; dente
sinistra obliqua , dextra longiore.
Longueur, 28 millim.
Corps médiocrement bombé , tête lisse en dessus , avec
quelques points dispersés ; du vertex s'élève une petite ca-
rène longitudinale , en ayant deux autres transverses à son
extrémité ; de l'avant de la carène médiane s'en détache
une autre très fine , d'abord droite , se séparant ensuite en
deux sous un angle ouvert et courbe, formant un mamelon
au point d'arrêt, et réunies par une autre carène transverse,
le tout sans atteindre le bord du chaperon ; celui-ci est for-
tement anguleux vis à vis l'extrémité des deux carènes ,
mais ses angles sont tronqués à leur extrémité : l'angle
gauche est plus dilaté que l'angle droit et se penche un peu
vers lui à son extrémité. Les bords élevés de la tête sont
saillants et anguleux avant leur extrémité ; les carènes ocu-
laires sont peu élevées et obliquent beaucoup du côté de
l'œil. Le labre est assez fortement échancré, pointillé, velu ;
les mandibules sont droites , d'abord anguleuses extérieu-
rement, recourbées brusquement à l'extrémité; la lèvre
s'articule avec le menton par une ligne très sinuée; les lobes
latéraux de celui-ci sont chargés de très gros points,
excepté vers leur extrémité : on n'aperçoit pas de fossettes
gulaires; les antennes sont hexaphylles, les trois derniers
articles sont beaucoup plus longs que ceux qui les précè-
dent; le dernier est notablement renflé dans son milieu. Le
Insectes, Pl. 77 à 79. 5
pi othorax est en carré transversal , ayant un sillon dorsal
peu profond , n'atteignant ni le bord antérieur, ni le bord
postérieur ; le sillon marginal est très étroit , avançant par
derrière la tête , un peu élargi à son extrémité ; les fossettes
latérales sont peu profondes et ne sont accompagnées d'au-
cun point, l'écusson est lisse; les fossettes mésosternales
sont peu profondes, rugueuses et s'élargissant un peu à
leur extrémité ; le disque du mésosternum est accompagné
de quelques points agglomérés ; les stries des élytres sont
également profondes et également chargées de petits points
espacés.
Cette espèce vient de la côte du Malabar et fait partie de
diverses collections ; elle se rapproche du groupe formé par
les P. emarginatus, pilifer et Chevrotât.
4. P. tridens. Wiedemann. Mon., p. 24, n. 3,
pl. 2, fig. 3.
Capite antice bicorniculato ; elytris punctato-sttiatis , utrin<
que costatis et ,striato-punclatis ; antennis hexaphyllis
Wied.
Cette espèce, indiquée au bas de la planche comme
grossie trois fois, ne l'est qu'un peu plus d'une fois.
5. P. Chevrolat. Perch. Mon., p. 26, n. 4.
pl. 2, fig. 4.
Antennis hexaphyllis , mandibulis extra angulatis; vertice
valde punctato , tuberculato ; carenis duabus transversis;
carence duœ alterœ procedunt circumjlexe divergentes ante
clypeum dentatœ ; clypeo lato , emarginato.
6 Insectes, Pl. 77 à 79.
6. P. austral asicus. Perch. (PL 77, fig. 2).
Grossi une fois et demie.
Corpore convexiusculo , /œei; vertice rugoso ; tuberculo com-
pressa connexo , duobus basi minoribus transiter sis ; clypeo
transversim quadrato depresso , subtile rugoso , angulis
quatuor dentatis ; antennis hexaphyllis , foliis primis dua-
bus brevioribus.
Longueur, 45 millim.
Corps demi-convexe , tête largement chagrinée ; sur le
vertex naît un tubercule peu saillant , entièrement engagé,
relevé un peu à son extrémité , accompagné à sa base de
deux autres tubercules qui le joignent au milieu de sa lon-
gueur par une ligne presque droite ; l'extrémité du tuber-
cule principal les coupe perpendiculairement et donne
naissance à une double carène tout à fait transversale , aux
extrémités de laquelle sont deux petites dents dirigées en
avant de la tête. A partir de ces deux dents , la carène est
simple et se dirige , à angle droit , vers le bord du chape-
ron , où elle se termine par une dent avancée. Le chaperon,
limité de tous côtés par la carène, forme un parallélogramme
très allongé , placé transversalement , dont le bord anté-
rieur est un peu concave ; il est très finement chagriné : les
bords élevés de la tête sont saillants et viennent , après
avoir formé, près de leur extrémité, un tubercule saillant 7
aboutir au bord antérieur de la tête , où ils forment une
dent avancée , de sorte que le bord de la tête se trouve armé
de quatre pointes très écartées , mais les deux intermédiaires
plus que les autres; les carènes des yeux sont très incli-
nées en arrière et un peu anguleuses ; le labre est presque
droit à son bord antérieur, ponctué, velu; les mandibules
sont assez allongées , la lèvre s'articule avec le menton par
IvsKCTBS, Pl. 77 à 79. 7
une ligne droite ; les lobes de celui-ci sont finement ponc-
tués , les fossettes gulaires sont rondes , profondes et fort
écartées ; les antennes sont hexaphylles , avec leur dernier
article épais au milieu. Le corselet est en carré transversal ,
sans sillon dorsal ; le sillon marginal est étroit , profond ,
avançant soit antérieurement , soit postérieurement , d'un
tiers de la largeur du corselet de chaque côté ; l'extrémité
antérieure est un peu dilatée et un peu écartée du bord an-
térieur ; Técusson est lisse ; les fossettes mésosternales sont
assez profondes , accentifères , dirigées très obliquement ;
les cicatrices abdominales sont étroites et profondes à leur
origine , mais se dilatent un peu et sont moins creuses à leur
extrémité ; le disque du mésosternum est accompagné d'une
bande de gros points enfoncés ; les segments abdominaux
sont fortement rugueux sur les côtés ; les élytres sont sans
aucune villosité , profondément striées partout , et les stries
chargées de points serrés ; tous les tibias sont légèrement
velus.
Cette espèce est propre à la Nouvelle-Hollande et se
trouve dans plusieurs collections.
7. P. sexdentatus. Escks. Mon. , p. 28, 11. 5,
pl. 2,fig. 5.
Antennarum clava sex lamellata , thorace angustiore , an-
gulis acutis ; eljtris basi glabris. Eschs.
8. P. moluccanus. Guérin. Mon., p. 31 , n. 7,
pl.2,fig.7.
Corpore convexo lœvi ; vertice tuberculo ; basi carcnis duabus
iransversis lineatis, anteorsum carenis duabus bi-intus
convcxis , medio cantho transverso junclis ; clypeo emargi-
nato lineis duabus cotwexis.
S Insectes, Pl. 77 à 79.
9. P. DILATA.TUS. Dalman. Mon. , p. 29, n. 6,
pl.2,fig. 6.
Depressus niger nitidus, capite inœquali tuberculato; thorace
lœvïssimo haud canaliculatd; elytris imberbis , striis exte-
rioribus profonde , interioribus subtiliter, punctatis, inter-
stitiis dorsalibus planis. Daim.
Cette espèce est bien réellement de la Nouvelle-Hol-
lande ; elle se rapproche beaucoup de l'espèce nommée P.
australasicus , qui est de la même localité et qui , sans la
différence des antennes, qui est très remarquable, pourrait
en être considérée comme l'un des sexes.
10. P. latipennis. Dup. (Pl. 77, flg. 3.)
Grossi deux fois et demie.
Corpore corwexiusculo , lœvissimo ; capite punctatissimo ver-
tice tuberculo connexo elongato , carenisque medio duabus,
antice carenis duabus mox fere transiter sis postea rectis
apice emarginatis ; cljpeo recto ; antennis hexaphyllis.
Longueur, 25 raillim.
Corps demi-convexe; tête fortement chargée de gros
points rapprochés ; sur le vertex se trouve un tubercule
très peu saillant , si ce n'est à sa pointe , accompagné , vers
le milieu de sa longueur, de deux autres tubercules très pe-
tits. De l'extrémité du tubercule central s'avancent , sous
un angle ouvert et courbe , deux petites carènes tranchantes
se rejoignant , à leur extrémité , par une petite ligne trans-
verse un peu anguleuse vers le milieu du chaperon. Vis à
vis l'extrémité de chacune des carènes , et un peu du côté
des yeux , le chaperon forme deux angles aigus ; l'espace
Insectes, Pl. 77 à 79. 9
renfermé entre ces deux angles est concave ; les bords éle-
vés de la tête sont fortement carénés , les carènes oculaires
peu saillantes. Le labre est presque carré , finement ponc-
tué, velu; les mandibules sont anguleuses sur les côtés,
avec les deux premières dents de l'extrémité plus appa-
rentes que la troisième. La lèvre s'articule avec le menton
par une ligne un peu sinuée ; celui-ci a les lobes fortement
ponctués et les fossettes gulaires très grandes. Les antennes
sont hexaphylles , le dernier article un peu épais et les in-
termédiaires les plus longs de tous. Le prothorax est en
carré transversal , sans sillon dorsal ; le sillon marginal est
très fin , n'avançant vers la tête que jusqu'aux bords élevés,
un peu élargi à son extrémité. Les fossettes latérales sont
fortement ponctuées ; les bords du prothorax sont forte-
ment ponctués , surtout du côté de la tête ; l'écusson est
lisse. Les fossettes mésosternales sont assez grandes, en pa-
rallélogrammes , placées obliquement et fortement ponc-
tuées; les cicatrices abdominales sont très étroites à leur ori-
gine , s'élargissent insensiblement pour se rétrécir un peu
plus brusquement, elles sont fortement ponctuées, et un
grand nombre de points qui accompagnent ordinairement le
disque du métasternum sont groupés autour d'elles. Les
élytres ont leurs stries également profondes , et les stries
également garnies de points fins espacés ; les élytres n'of-
frent, en outre, aucune villosité remarquable; le dessous
du corps et les tibias sont velus.
Cette espèce est de Java et fait partie de la collection de
M. Gory.
10 Insectes, I'l. 77 à 79.
PENTJPHYLLI.
11. P. barbatus. Fab. Mon., p. 33, n. 8,
pi. 2, fig. 8.
Ater verlice anticë quadridentato , elytris margine baseos
rufo hirtis. Caput inœquale , denticuli utrinque duobus
brevibus incumbenlibus . Fab.
12. P. robustus. Percher. Mon. , p. 35, n. 9,
pi. 3, fig. 1.
Cor pore crasso, brevi, lœvi } verlice tuberculo aculo; carenis
duabus, angulo obtuso procedentibus dentalis , terminato i
clypeo recto, medio spinis duabus minimisjunctis.
13. P. Leachii. Mac-Leay. Mon., p. 37, n. 10,
pi. 3, fig. 2.
Ater nilidus , corpore valde depresso thoracis lateribus punc-
tatis; angulis anticis plants; elytris punctato-striatis ,
tibiis anticis extus 4-dentatis. Mac-Leay.
La synonymie du P. tetraphyllus d'Eschs. doit être re-
gardée comme douteuse ; aussi donnerai-je la description
de cet auteur aux espèces que je n'ai point vues en nature.
1 4. P. crenatus. Mac-Leay. Mon. , p. 38 , n. 1 1 ,
pi. 3, fig. 3.
Ater nitidus, thoracis lateribus punctatis ; angulis anlice pro-
funde impressis ; elytris crenato-slriatis , tibiis anticis
extus 6-dentatis, Mac-Leay.
Insectes, Pr.. 77 à 70. 11
15.P.pentaphyllus. Palissot. Mon.,\>. 40,n. 12,
pi. 3 , n. 4.
Niger depressus. Antennœ penlaphyllœ. Thorax utrinque
scaùei'f medio sulcatus. Tibiœ mediœ levés. Paliss.
TRIPHYLH.
* Feuillet des antennes allongé-
A. Chaperon denté au milieu.
-f- f^erlex portant une corne.
a. Élytres velues à la base.
16. P. interruptus. Linné. Mon. , p. 42, n. 13,
pi. 1, fig. 1, 2.
^/ter vertice tuberculis tribus elevatis : intermedio majori com-
pressa ; mandibulœ tridentatœ. Fab.
M. Hope , dans son Coleopterist's manual, pense que
Y Interruptus de Linné n'est pas celui de Fabricius; que
cette espèce doit être propre à l'Amérique méridionale et
non aux Etats-Unis. Je ferai observer que Linné donne une
citation de la Jamaïque , une de Cayenne ; que Fabricius
l'indique comme des îles de l'Amérique ; qu'il a dû parfai-
tement connaître l'espèce typique de Linné , son maître , et
que , dans sa description détaillée , il donne un moyen de
reconnaître au moins la taille. Ces raisons, jointes à celles
que j'ai données dans la Monographie, me font persister à
croire que ces deux auteurs n'ont eu en vue qu'une seule
et même espèce , mais que , peut-être , ils en ont confondu
plusieurs sous ce nom.
12 Insectes , Pl. 77 à 79.
17. P. tlascala. Perck. Mon., p. 45, n. 14 ,
pi. 3, fig. 5.
Dcpressus , vertice punctatissimo , tricarenato ; caréna média
elongata, in. extremis in clypeum producta rejlexa ; clypeo
transverso triangùlari medio emarginato ; antennis triphyl-
lis y sulcis elytrorum dorsalibus subtile punctatis.
18. P. punctiger. Lepel. et Serv. Mon., p. 47,
n. 15, pi. 3, fig. 6.
Passalus antennarum clava trilamellata capite puncto sub-
inermi , thoracis sulco haie œquali angulisque anticis reç-
us submucronatis ; elytrorum striis punctatis , intervalles
transverse subrugosis. Lepel. et Serv.
19. P. coarctatus. Perch. Mon. , p. 49, n. 16,
pi. 3, fig. .7.
Corpore depressiusculo , vertice lœvi ; tuberculo conico valdc
producto acuto, tuberculis basi duobus minoribus ; clypeo
antice circumdato medio emarginato ;Jbssula sub extremi-
tatem tuberculi. Antennœ triphyllœ.
20. P. punctatissimus. Eschs. Mon. , p. 51 ,
n. 17, pi. 3, fig. 8.
Vertice tuberculato acuminato , thoracis lateribus longitror-
sum punctatis ; elytrorum striis dorsalibus profunde punc-
tatis , interslitiis transversim striolatis. Eschs.
Insectes, Pl. 77 à 79. 13
21. P. plic\tus. Perch. Mon., p. 54, n. 19,
pi. 4, 6g. 2.
Corpore convexo. Caput vertice rugoso , tuberculo porrecto
incurvato, tuberculis duobus basi minimis ; carenis unie
duabus semi-circularibus ; clypeo recto vix in médium
sinuato.
22. P. villosus. Perch. Mon. , p. 56, n. 20,
pi. 4, fig. 3.
Depressiusculus , clypeo lœvi antice producto bidentalo ; ver-
tice tuberculo conico in extremis acuto, basi tuberculis
duobus minimis ; thorace quadrato , angulis rejlexis ; an-
tennis triphyllis.
23. P. unicornis. Lep. Serv. Mon., p. 57,
pi. 4, fig. 4.
Antennarum clava trilamellata, capite impunctato , cornuque
recto horizontali armato , thoracis sulco huic œquali angu-
lisque anticis redis ; elytrorum striis punclatis, intervallis
transverse rugosis. Lep. Serv.
Nota. Malgré le soin que j'ai pris d'éliminer, lorsque
j'ai fait cette monographie , beaucoup d'espèces faites aux
dépens des variétés du P. interruptus , je suis obligé de
convenir que ,. lorsqu'on connaîtra mieux les différences
sexuelles des Passâtes et les modifications qu'une nourri-
ture plus ou moins abondante, à l'état de larve, peut
amener dans leur taille à l'état parfait , on sera probable-
ment encore obligé de supprimer quelques-unes des espèces
qui précèdent, à partir du P. interruptus , parce qu'elles
n'en sont peut-être "que des modifications soit de climat,
soit accidentelles , soit sexuelles.
14 Insectes, Pl. 77 à 79.
24. P. aculeatus. Perch. Mon. y p. 52, n. 18,
pl. 4, fig. 1.
Corpore depressiusculo ; capite &&P1 * vertice tuberculo ele-
vato valde producto tereti ; clypeo in medio parum pro-
ducto emarginato', valde lùnulis impresso.
b. Élytres glabres à la base.
25. P. hostilis. Perch. (Pl. 77, fig. 4.)
Grossi deux fois.
Depressus, lœvis, clypeo dentibus quatuor ; vertice tuberculis
tribus œqualibus vix elevatis; ex intermedio duœ procedunt
careriœ circumflexœ elevatœ, ante clypeum tuberculis ter-
minatœ.
Longueur, 35 millim.
Corps déprimé , très lisse. Tête déprimée très finement,
rugueuse; au milieu du disque sont trois tubercules
presque égaux , à peine saillants , dont l'intermédiaire , un
peu plus avancé, donne naissance à deux carènes élevées di
vergeant sous un angle aigu et se terminant, avant le bord du
chaperon, par deux mamelons élevés; ce bord du chaperon
offre quatre dents avancées, également espacées sur une
ligne presque droite ; les carènes oculaires sont petites et
tranchantes , les bords élevés de la tête sont légèrement
épineux à la hauteur de l'œil. Le labre est carré, un peu
sinué , fortement ponctué ; les mandibules sont avancées ,
perpendiculaires sur les côtés ; la lèvre s'articule avec le
menton par une ligne peu sinuée ; les fossettes gulaires sont
grandes , en demi-croissant , dont les cornes sont tournées
en haut ; les lobes latéraux sont médiocrement ponctués.
Les antennes sont triphylles ; mais le septième article est
Insectes, Pi,. 77 à 79. 15
un peu feuilleté ; les trois derniers ont le feuillet allongé ,
mais vont en diminuant de grandeur, du huitième au der-
nier, qui est un peu plus épais que ceux qui le précèdent,
et un peu cambré. Le prothorax , plus large que haut ,
forme un carré assez régulier, arrondi à ses angles ; le sillon
dorsal est profond et atteint les deux extrémités; le sillon
marginal est étroit et s'avance peu en arrière de la tête ; les
fossettes latérales sont profondes , finement ponctuées. L'é-
cusson est marqué d'une ligne longitudinale. Les fossettes
mésosternales sont accentiformes , obliques , écartées ; les
cicatrices abdominales sont de largeur moyenne , à peine
dilatées à leur extrémité , finement ponctuées ; le disque du
métasternum est lisse, accompagné, de chaque côté, vers
son extrémité, d'un amas arrondi de points enfoncés; cha-
que segment abdominal offre , de chaque côté , un espace
transversal rugueux. Les élytres ont leurs stries fines et
profondes ; celles latérales chargées de très petits points en-
foncés.
Cette espèce , dont la patrie m'est inconnue , fait partie
de la collection de M. Gory.
26. P. quadricollis. Escks. Mon. , p. 59, n. 22,
pi. 4, fig. 5.
Clypeo rugoso vertice tuberculo compresso incumbente ; tho-
race compresso; lateribus fovea vix punctata ; elytris
glabris. Eschs.
27. P. rusticus. Perch. Mon., p. 61, n. 23,
pi. 4, fig. 6.
Cor pore cowexo; vertice tuberculo careniformi , carenis dua-
bus circumjlexis ; clypeo emarginato, quadridentato, den-
iibus intermediis approximatis.
1G Insectes, Pr,. 77 à 79.
28. P. exaratus. Klug. P. manouffi, Perch.
Mon.,?. 62, pi. 4, fig. 7.
Clypeo dentibus sex approximatis , fronte in tuberculum
porrecto; elytris convexiusculis , crenato-sulcatis . Klug.
Lorsque j'établis l'espèce nommée Manouffi, dans la
Monographie des Passâtes , le travail de M. Klug sur les
Insectes de Madagascar m'était totalement inconnu , ce qui
peut paraître extraordinaire , puisqu'il porte le millésime
de 1833 et le mien celui de 1835; mais l'on sait combien
les livres qui paraissent à l'étranger sont longs à se répandre
en France , et l'on ne doit pas oublier, non plus , que les
mémoires des sociétés savantes paraissent souvent beaucoup
plus tard que le millésime qu'ils portent. Je m'empresse de
rendre hommage à l'antériorité de date.
29. P. approximatif. Klug. (PL 77, fig. 5.)
Grossi deux fois et demie.
Clypeo antice quinquedentato ; dente intermedio brevissimo,
emarginato ; fronte trituberculata oblique carinata ; thora-
cis lateribus scabris ; elytris planis, crenato-sulcatis. Klug.
Longueur, 30 millim.
Corps méplat , disque de la tête très finement rugueux
et terne , bord antérieur lisse et strié longitudinalement ;
sur le vertex est un tubercule entièrement engagé, accom-
pagné , à droite et à gauche , de deux autres plus petits.
De l'extrémité du tubercule principal s'avancent , en diver-
geant sous un angle obtus , deux carènes qui , au milieu de
leur longueur, offrent deux petits mamelons, et s'avancent
ensuite presque parallèlement jusqu'au chaperon , où elles
Insectes, Pi.. 77 à 79. 17
forment deux dents plus avancées que les autres ; le cha-
peron offre cinq dents , y compris les deux dont nous ve-
nons de parler; celle du milieu paraît refendue à son ex-
trémité, et au dessus est un petit mamelon peu saillant,
placé près de la base des deux carènes ; les carènes ocu-
laires font saillie à leur extrémité. Les bords latéraux de la
tête sont peu élevés; le labre est carré , si nu;: à son extré-
mité ; les mandibules sont peu avancées, droites sur les
côtés. La lèvre s'ariicule avec le menton par une ligne
sinuée ; les lobes latéraux sont finement ponctués , les fos-
settes gulaires ovalaires , grandes. Les antennes ont leurs
feuillets allongés, et le dernier seulement un peu plus épais
dans son milieu. Le prothorax est en carré transversal à
peine arrondi aux angles; le sillon dorsal, bien prononcé ,
atteint les deux extrémités; les fossettes latérales sont
rondes , peu profondes et accompagnées de petits points peu
serrés s'étendant dans toute la longueur du prothorax ; le
sillon marginal est très étroit et s'avance , en arrière la tête,
jusqu'à moitié de l'espace de l'angle au sillon dorsal , sans
se détacher du bord. L'écusson offre une ligne longitudinale
peu marquée. Les fossettes mésosternales sontaccentiformes,
obliques ; les cicatrices abdominales sont très étroites à leur
origine , se dilatant très fortement jusque vers les deux tiers
de leur longueur, pour se rétrécir ensuite jusqu'à leur extré-
mité. Le disque du métasternum est très large, accompa-
gné , à son extrémité y de quelques points enfoncés ; chaque
segment abdominal est largement rugueux sur les côtés. Les
élytres ont toutes leurs stries fortement marquées et fine-
ment ponctuées.
Cette espèce ressemble , au premier coup d'œil , au P.
dentatus de Fab. ; mais elle en diffère par les feuillets des
antennes plus allongés , le disque de la tête rugueux et les
cicatrices abdominales très larges. Elle vient de Madagascar.
1841. 12
18 Insectes, Pl. 77 à 79.
30. P. MORBILLOSUS. Klug. (PI. 77, fig. G.)
Grossi deux fois et demie.
Clypeo antice quadridcntato ; dentibus intermcdiis longiori-
bus ; thorace impresso punctato ; elytris carcno-sulcalis.
Klug.
Longueur, 2 centim. 5 millim.
Corps demi-convexe ; disque de la tête lisse , mais
raboteux ; sur le vertex un très petit tubercule entiè-
rement engagé , accompagné , à sa base , de deux autres
plus courts ; du tubercule principal s'avancent , sous un
angle droit, deux carènes peu élevées , s'étendant presque
jusqu'aux deux angles du chaperon ; du milieu interne de
ces deux carènes en partent deux autres qui s'avancent , en
se rapprochant , vers le milieu du chaperon , où elles se
terminent par deux dents avancées ; au milieu de ces quatre
carènes est un petit tubercule peu sensible ; les carènes ocu-
laires sont peu saillantes et les bords élevés de la tête sont
peu élevés, mais comme refendus du côté du chaperon.
Le labre est carré , les mandibules petites , droites sur les
côtés. La lèvre s'articule avec le menton par une ligne peu
sinuée ; les lobes latéraux de ce dernier sont chargés de gros
points et les fossettes gulaires triangulaires. Les antennes
ont leurs articles foliacés assez courts , allant cependant en
grandissant du huitième au dernier, qui est brusquement
plus épais que les deux autres et brusquement en massue à
l'extrémité. Le prothorax est plus large que haut, droit aux
bords antérieur et postérieur, courbe sur les côtés; le sillon
dorsal est profond , atteignant les deux extrémités du pro-
thorax ; les fossettes latérales sont très chargées et accom-
pagnées de points qui s'étendent sur les côtés et même sur
le disque du prothorax. Les fossettes mésosternales sont
Insectes, Pl. 77 à 79. 19
fortement rugueuses, en forme d'accent circonflexe; le
sommet de l'intervalle qui les sépare est fortement ponctué;
les cicatrices abdominales sont très rugueuses et d'égale
largeur partout , excepté à l'extrémité inférieure , où elles
se rétrécissent; le disque du métasternum est accompagné,
vers son extrémité, de deux agglomérations triangulaires
de points enfoncés. Les segments abdominaux sont large-
ment rugueux de chaque côté. Les élytres sont également
striées partout, et toutes les stries sont couvertes de points
enfoncés.
Cette espèce, de Madagascar, fait partie de la collection
de M. Gory.
31. P. quadrifrons. Perck. Mon., p. 64, n. 25,
pi. 4; fig. 8.
Corpore convexiusculo, vertice tuberculo brcvi abrupte cle-
vato, duobus parvulis connexis '? ex eo procedunt duœ ca-
rence circumflexœ , mox parallelœ ; clypeo valde punctato,
recto, spinis quatuor parvis, intermediis approximatis ;
elytris valde punctatis.
32. P. timoriensis. Perch. (PI. 78, fig. 1.)
Grossi deux fois.
P. depressus lœvis, capite vix lunulalo ; clypeo quadriden-
tatûy dentibus intermediis distantibus ; vertice cornu parvo
comte xo ; carenis, poslice duabus transversis, antice duabus
obliquis ; antennis triphyllis.
Longueur, 3 centim. 2 millim. à 2 centim. 7 millim.
Corps déprimé très lisse ; tête large , lisse , ayant le disque
parsemé de lunules, et les parties postérieures de gros
20 Insectes, Pl. 77 à 79.
points enfoncés ; du vertex s'avance un très petit mamelon
entièrement engagé , s'élargissant , vers le milieu de sa
longueur, en deux carènes transverses un peu sinuées anté-
rieurement, de même longueur que lui : du bord antérieur
du chaperon s'avancent , sous un angle un peu obtus et
sinué, deux carènes saillantes offrant un petit mamelon
vers le milieu de leur longueur et continuant ensuite pral-
lèlement avec moins de saillie. Le chaperon se termine par
quatre dents très aiguës, dontles deux internes plus écartées
entre elles , plus longues, faisant suite aux carènes du disque
delà tête et ayant un petit mamelon entre elles deux. Les
bords élevés de la tête sont presque mamelonnés dans leur
milieu; les carènes oculaires sont saillantes à leur extré-
mité, sans être aiguës. Le labre est carré, sinué à sa partie
antérieure; les mandibules sont avancées , verticales, leurs
arêtes sont fortement senties et les trois dents de leur extré-
mité très saillantes. La lèvre s'articule avec le menton par
une ligne presque droite : les lobes latéraux de ce dernier
sont peu ponctués et lisses à l'extrémité ; les fossettes gu-
laires en demi-cercle , dont la partie convexe tournée en
bas. Les antennes sont triphylles ; les articles, feuilletés,
vont , en augmentant de longueur, du premier au dernier ;
celui-ci est cambré, mais à peine plus épais que les autres.
Le prothorax est plus large que haut , carré , ses angles an-
térieurs sont un peu aigus; le sillon dorsal est d'égale
épaisseur partout et atteint les deux extrémités du protho-
rax; le sillon marginal est étroit , rugueux, s'a vançant jus-
qu'au tiers de la largeur du prothorax , en arrière de la
tête , mais sans dilatation ni divergence sensible. Les fos-
settes latérales sont profondes, accompagnées de quelques
points enfoncés; les bords inférieurs du prothorax sont
lisses. Les fossettes mésosternales sont peu profondes , mais
grandes et placées obliquement. Les cicatrices abdominales
sont finement rugueuses , un peu dilatées à leur extrémité ;
le disque du métasternum est lisse ; mais tout l'espace situé
Insectes, Pl. 77 à 79. 21
entre lui et les cicatrices abdominales est finement ponctué ;
les élytrcs ont toutes leurs stries bien marquées et ponc-
tuées ; mais les stries latérales ont leur ponctuation presque
transverse.
Cette espèce, voisine du P. dentatus, vient de Timor et
fait partie de la collection de M. Buquet. D'autres indivi-
dus que je trouve dans les collections de MM. Goryet Gué-
rin indiqués comme de l'Inde et de la Nouvelle-Hollande
sont tout à fait identiques , sauf plus de ponctuation sur
les parties latérales du prothorax et un peu moins de
grandeur de taille.
33. P. dentatus. Fab. Mon. , p. 66, n. 26,
pi. 5,%. 1.
Vertice antice multidentato, thorace sulcato ; laleribus punc-
tatis, elytrorum striis lateralibus punctatis. Fab.
34. P. bicolor, Fab. Mon., p. 69, n. 28,
pi. 5, fig. 3.
Depressus niger subtus rufus, vertice inœquali, thorace cet-
naliculato. Fab.
35. P. cayor. Perch. Mon., p. 67, n. 27,
pi. 5,fig. 2.
Corpore depresso, capite lunulis magnis impresso, ver lice ca-
réna transversa, medio dente producta ; ex ea duœ carence
brèves obtuse divergentes tuberculo terminât œ ; elypeo piano
antice reflexo dentibus tribus , medio brevi sulcato ; oculo-
- rum carenœ quadratœ ; antennœ triphyllœ.
Depuis l'impression de laJVIonographie , j'ai pu m'assu-r
rer que cette espèce venait du Brésil.
22 Insectes, Pl. 77 à 79.
36. P. agnoscendus. Gorj (Pl. 78, fig. 2.)
Grossi deux fois et demie.
Depressus, lœvis, vertice tuberculis tribus , intermedio majore
compresso; ex eo proéminent duo canthi valde elevati,
dente producto terminai i ; clypeo recto, lato, dentis duobus
terminato ; elytris striis valde punctatis.
Longueur, 2 ccntim. 3 millim.
Corps méplat , très brillant ; disque de la tête lisse ; sur
le vertex s'élève un tubercule entièrement engagé, un peu
élevé et comprimé à son extrémité , accompagné , vers sa
base, de deux autres très petits. Du tubercule principal s'a-
vancent, en divergeant, sous une forme circonflexe, deux ca-
rènes très élevées, terminées par une dent saillante en avant ;
le bord du chaperon est droit, large et terminé bien au delà
des dents des carènes, par deux petites dents méplates sur-
montées de deux autres plus saillantes; les bords élevés de
la tête sont déprimés, les carènes oculaires peu saillantes.
Le labre est large, un peu échancré à son bord antérieur;
les mandibules sont avancées, perpendiculaires sur les côtés ;
la lèvre s'articule avec le menton par une ligne sinuée ; les
lobes latéraux de ce dernier sont chargés d'une forte ponc-
tuation sous laquelle se confondent les fossettes gulaires ;
les antennes ont leurs trois derniers articles assez épais, peu
allongés et presque pareils , le dernier étant à peine plus
épais que ceux qui le précèdent. Le prothorax est en carré
transversal, avec les bords latéraux courbes et les angles
arrondis ; le sillon dorsal est assez profond et atteint presque
les deux extrémités du prothorax ; le sillon marginal, très
étroit , avance à peine en arrière des yeux et est largement
ponctué ; les fossettes latérales sont petites , transverses ,
couvertes de quelques points. Les fossettes mésosternales
Issixns , Pl. 77 à 79. 23
sont très longues , étroites et placées obliquement ; les cica-
trices abdominales sont étroites , finement ponctuées, allant
un peu en se dilatant vers le milieu de leur longueur. Le
disque du métasternum n'est accompagné d'aucune ponc-
tuation. Les élytres ont toutes leurs stries fortement ponc-
tuées.
Cette espèce vient du Mexique et fait partie de la collec-
tion de M. Gory.
** Ver lex portant une carène.
a. Elytres velues à la base.
37. P. INTERSTITIA.LIS. Eschs . Mon., p. 73,
n. 31, pl. 5, fig. 6.
Vertice caréna anguliformi dentata , labro emarginato ; tho-
racis latcribus rude punctatis ; elytris dorso transversim
striatis. Eschs.
b. Elytres glabres à la base.
38. P. binominatus. Perch. Mon. P. occipitalis
Eschs. p. 80, n. 35, pl. 6, fig. 6.
Cor pore semi-convexo ; vertice tuberculo connexo, duabusque
carenis transversis ; e tuberculo duœ procedunt sub angulo
recto carence serratœ ; clypeo quadridentato, dentibus inter-
me dits approximatis.
M. le comte de Mannerlieim , dans la revue critique de
quelques ouvrages récemment parus, fait observer que tous
ses Passales ont été examinés par feu Eschscholtz, et que
l'espèce que j'ai décrite et figurée sous le nom d'occipitalis
n'est pas celle de cet auteur : je me rends à cette observa-
24 Insectes, Pl. 77 à 79.
tion et je renvoie Yoccipitalis cTEschscholtz aux espèces que
je n'ai pas vues en nature ou que je n'ai pu reconnaître
clans les auteurs.
39. glaberrimus. Eschs. Mon. , p. 81 , n. 36,
pl. 6, fig. 2.
Vertice caréna anguliformi ; thoracis lateribus longitrorsum
punctatis ; elytris glabris, striis dorsalibus profunde punc-
tatis. Eschs.
40. P. abortiyus. Perch. Mon., p. 87, n. 40,
pl. 6, fig. 7.
Corpore depresso , vertice caréna longitudinali , basique tuber-
culis duobus parvis ;e caréna duœ procedunt angulo aperto,
alterœ carenœ in medio dentatœ ; clypeo quadridentato ,
dentibus intermediis proeminentibus , tuberculo obtuso prope
carenarum basim.
B. Chaperon mulique dans son milieu.
a. Èlytres velues a la base.
41. P. geometricus. Perch. Mon., p. 70,
n. 29, pl. 5, fig. 4.
Corpore convexiusculo, capite lœvi, vertice tuberculo connexo,
vix elevato; carenis anticis duabus redis obtuse divergenti-
bus ; clypeo antice recto in medio parum depresso ; anten-
nis triphyllis.
Insectes, Pl. 77 à 79. M
42. P. affinis, La treille. Mon., p. 72, n. 30,
pi. 5, fig. 5.
Corpore convexiusculo , capite lœvi , vertice tuberculo conico
connexo in extremis compresso; ex eo duœ procedunt ca-
rence semi-circulares, usque ad clypeum; clypeo antice recto
valde depresso, lunulisque impresso.
43. P. plajniceps. Eschs. , Dissertât, de génère
Passalus, n. 11 (pi. 78, fig. 3).
Grossi une fois et demie.
Antennarum clava suhsexlamcllala ; thoracis angulis rotun-
datis ; elytrorum margine basali barbai o. Eschs.
Longueur, 4 centim.
Corps convexe , lisse; disque de la tête fortement
chagriné, mais brillant. Sur le vertex est un tubercule
à peine saillant, ayant, à droite et à gauche de la base,
deux petites carènes transverses ; de son extrémité en par-
tant , sous un angle très ouvert , deux autres peu saillantes
qui se redressent au milieu de leur longueur, deviennent
parallèles et se terminent en deux épines élevées joignant
un rebord saillant qui précède le bord du chaperon ; celui-ci
est droit, large et limité par deux dents plus écartées que
celles des carènes ; les carènes oculaires sont courtes et
assez saillantes , les bords élevés de la tête sont peu sail-
lants. Le labre est large , un peu sinué , les mandibules
sont avancées , brusquement courbées à leur extrémité , peu
épaisses. La lèvre s'articule avec le menton par une ligne
sinuée , les lobes latéraux du menton sont finement ponc-
26 Insectes , Pl. 77 à 79.
tués. Les fossettes gulaires sont très grandes, en forme de
larme, descendant tout le long des lobes latéraux du men-
ton jusqu'au dessous de l'insertion de la lèvre, où elles se
rapprochent. Les antennes ont leurs feuillets assez courts ,
épais, et le dernier brusquement en massue à l'extrémité;
les articles 5, 6 et 7 sont légèrement dilatés au côté interne.
Le prothorax est en carré transversal, droit à son bord an-
térieur, arrondi aux angles , un peu arrondi sur les côtés ;
le sillon dorsal est mince et atteint les deux extrémités du
prothorax ; le sillon marginal est étroit , finement ponctué
et s'écarte un peu du bord antérieur en arrière des yeux , «
au delà desquels il ne s'étend point. Les fossettes laté-
rales sont rondes et assez profondes , très ponctuées. L'é-
cusson est lisse. Les fossettes mésosternales sont représen-
tées par deux espaces triangulaires lisses , luisants. Les
cicatrices abdominales sont très larges , même à leur com-
mencement , et sont tronquées brusquement à leur extré-
mité. Le disque du métasternum est accompagné, en haut
et en bas , de larges espaces finement ponctués ; les seg-
ments abdominaux sont largement rugueux sur les côtés.
Les élytres sont finement striées et finement ponctuées
dans les stries latérales.
Des côtes de Guinée et de la collection de M. Gory.
44. P. wasutus. Perch. Mon., p. 90, n. 42,
pl. 6, fig. 8.
Cor pore depresso, verlice luberculo lato, depresso , inclinalo
basique duobus aliis parvis compressis. Caréna duœ e
tuberculo medio procedunt angulo obtuso, mox parallelœ a
clypei limine duobus dentibus terminât œ. Clypeo lato
recto, lunulis impresso.
Insectes, Pl. 77 à 79. 27
45. P. anguliferus. Perch. Mon,, p. 75, n. 32,
pl. 5,%. 7.
Corpore convexiusculo , vertice tuberculo connexo compresso ,
basique cluobus alteris parvis ; e tuberculo duœ procedunt
angulo aperto carenœ, dente ante clypeum terminatœ ;
clypeo recto dentibus duobus limitato, lunulis impresso.
46. P. incertus Buqnet. (Pl. 78, fig. 4.)
Grossi deux fois et demie.
P. convexiusculus , lœvis , capite rugoso , clypeo inermi
sinuato , vertice cornu parvo connexo ; carenis posticis dua-
bus transversis obliquis, antice duabus obtuse obliquis ,
elevatis ; antennis triphyllis, articulo ultimo incrassato.
Longueur, 2 centim. 3 millim.
Corps légèrement convexe , allant en s'élargissant de la
tête à l'extrémité des élytres , lisse ; tête irrégulièrement
rugueuse , excepté sur le chaperon , où ses stries conver-
gent vers le labre. Du vertex s'avance un petit mamelon
comprimé à son extrémité, entièrement engagé , du milieu
duquel s'étendent, à droite et à gauche, en obliquant un
peu en arrière , deux petites carènes transverses ; de son
bord antérieur s'avancent, sous un angle obtus , deux
autres carènes tranchantes allant rejoindre les bords du
chaperon , mais se redressant un peu avant d'y atteindre et
formant quelquefois un petit mamelon. Le bord du chape-
ron est en forme d'accolade , avec un petit enfoncement au
milieu. Les carènes oculaires sont courtes, un peu com-
primées; les bords latéraux de la tête sont très élevés au
long des yeux. Le labre est presque carré , à peine sinué.
28 Insectes, Pi.. 77 à 79.
Les mandibules sont courbes , très visiblement tridentées.
La lèvre s'articule avec le menton par une ligné très
sinuée , les lobes latéraux de ce dernier sont chargés de
très gros points dans lesquels sont perdues les fossettes gu-
laires. Les antennes ont les deuxième, troisième et qua-
trième articles très petits , les trois suivants très épais , les
trois derniers feuilletés , assez courts et épais; le dernier,
surtout, est presque aussi épais que long. Le protliorax est
en forme de trapèze arrondi aux angles et dont la partie la
plus étroite regarde la tète ; généralement, il est petit , par
rapport à l'abdomen; son bord antérieur forme deux
courbes très douces , jointes bout à bout ; le sillon dorsal
atteint les deux extrémités ; le sillon marginal est étroit ,
chargé de points , se dilate beaucoup en arrière de la tète ,
s'écarte du bord antérieur et se termine en s'arrondissant, en
se rapprochant du sillon dorsal. Les fossettes latérales sont
peu visibles : à la place se trouve un large amas de points
enfoncés , et les bords inférieurs du prothorax sont légère-
ment velus. Les fossettes mésosternales sont grandes, obli-
ques , peu profondes et lisses. Les cicatrices abdominales
sont étroites, lisses, sans dilatation à leur extrémité; le
disque du métasternum n'est accompagné , à droite et à
gauche, d'aucune ponctuation. Les élytres ont toutes leurs
stries ponctuées , mais celles latérales le sont plus profondé-
ment ; la partie numérale est un peu chargée de duvet.
Cette espèce , qui doit venir à côté du P. morio, vient de
la Colombie et fait partie de la collection de M. Buquet.
Insectes, Pi.. 77 à 79. J9
b. E ly très glabres à la base.
47. P. peluculàtus. Perty. Mon. , p. 77, n. 33,
pi. 5, fig. 8.
Niger subdepressus , nitidus, antennarum capitulo triphyllo ;
capite antice subretuso, utrinque intra canthum lateralem
elevatum impresso , carina média elevata ; thorace con-
vexiusculo , fovea utrinque subrotundata , punctata , pos-
tice ad latera ferrugineo-hirto ; elytris punctato-strialis.
Perty.
48. P. punctato-striatus. Chevr. Mon., p. 78,
n. 34, pi. 6, fig. 1.
Cor pore convexiusculo, capite lœvi, verlice trituberculato,
tuberculo intermedio longiore; ex eo duœ procedunt carenœ
angulo obtuso, tuberculo obtuso terminatœ. Clypeus tuber-
culis duobus limitatus7 antice rectus, valde impressus.
49. P. spinifer. Perch. (PI. 78, Gg. 5.)
Grossi deux fois et demie.
P. convexus, clypeo antice recto, spina unica medio ; thorace
quadrato , angulis anterioribus acutis sulcis lateralibus ,
valde dilatatis, approximatis ; elytrorum striis omnibus
punctatis ; antennis triphyllis.
Largeur, 2 cent. 5 ipillim.
Corps convexe , lisse ; tête large , disque légèrement ru-
gueux; occiput finement ponctué en arrière des yeux. Sur
le vertex s'avance un petit mamelon entièrement engagé ,
comprimé à son extrémité, de la moitié duquel partent
M) Insectes, Pl. 77 à 79.
deux petites carènes transverses dirigées un peu oblique-
ment en arrière. De l'extrémité antérieure du mamelon
s'avancent deux carènes sinuées , tranchantes , à peine sail-
lantes à l'endroit où elles limitent le chaperon, divergentes
sous un angle obtus. Chaperon parsemé de quelques lunu-
les , droit à son bord antérieur, avec une pointe courte au
milieu ; les carènes oculaires sont très élevées et tranchan-
tes , les bords élevés de la tête forment un mamelon saillant
vers le milieu de leur longueur. Le labre est carré , un peu
échancré à son bord antérieur ; les mandibules sont peu
saillantes. La lèvre s'articule avec le menton par une ligne
sinuée : les lobes latéraux de ce dernier sont finement ponc-
tués et les fossettes gulaires rondes et grandes ; les an-
tennes , triphylles , ont leurs trois derniers articles assez
allongés et le dernier à peine cambré en dessus. Le protho-
rax est en carré transversal , un peu sinué à son bord et se
relevant aux angles , qui sont aigus ; le sillon dorsal est pro-
fond , le sillon marginal est étroit , parsemé de quelques
points enfoncés , mais se dilate beaucoup en arrière de la
tête , où il se rapproche beaucoup aussi du sillon dorsal. Les
fossettes latérales sont peu profondes, accompagnées de
petits points enfoncés se répandant irrégulièrement sur les
côtés du prothorax ; les bords inférieurs offrent à peine des
traces de villosité. L'écusson offre une agglomération de
petits points peu marqués. Les fossettes mésosternales sont
peu enfoncées , assez larges et disposées très obliquement ;
les cicatrices abdominales sont étroites , de même largeur
partout ; le disque du métasternum est accompagné , à sa
partie inférieure , d'une forte agglomération de petits points
disposés transversalement : une pareille agglomération se
remarque auprès des hanches. Les élytres sont profondé-
ment striées et également ponctuées dans toutes les stries.
Cette espèce , dont je ne connais pas au juste la localité ,
fait partie de la collection de M. Buquet, et vient dans le
voisinage du P. punctato-slriatus.
Jwsectes, Pi.. 77 à 70. 31
50. P. Maillei. Dcj. (PI. 78, fig. 6.)
Grossi deux fois et demie.
Corpore corwexo incrcssato ; clypco recto, vertice tritubercu-
lato, carenis duabus dentatis , antice angulo recto proce-
denlibus ; prothorace valde lateribus punctalo ; elylris
punctis striarum transv ersis .
Longueur, 8 à 15 millim.
Corps convexe , ramassé ; tète large , disque à peine cha-
griné et ponctué. Du vertex s'avance un très petit mamelon
entièrement engagé , comprimé à son extrémité , accompa-
gné , à droite et à gauche , de deux autres petits mamelons
plus courts , dirigés dans le même sens ; du bord antérieur
du mamelon principal s'avancent deux carènes tranchantes,
divergeant sous un angle droit, fortement dentelées sur leur
longueur et formant, au bord antérieur de la tête, deux
angles peu avancés , limitant le chaperon ; celui-ci est droit ,
avec une petite échancrure dans son milieu , et est forte-
ment chargé de lunules enfoncées ; les bords élevés de la
tête sont peu saillants à la partie antérieure, mamelonnés
dans leur milieu. Les carènes oculaires sont saillantes,
presque aiguës à leur extrémité. Le labre est carré, les
mandibules peu avancées , courbes. La lèvre s'articule avec
le menton par une ligne peu sinuée ; les lobes latéraux du
menton sont ponctués de gros points, et les fossettes gulaires
rondes et larges. Les antennes , triphylles , ont les trois
derniers articles courts , épais , le premier des trois plus
court que les autres , et ce dernier presque aussi épais que
long. Le prothorax est trapézoïdal , plus étroit en avant ,
arrondi sur les côtés , bombé ; le sillon dorsal est profond
et atteint les deux extrémités du prothorax ; le sillon mar-
ginal est étroit, couvert de gros points en foncés ; il se dilate
32 Insectes, Pr.. 77 à 79.
un peu en arrière de la tête, en s'éc;»rtant d'elle. Les fos-
settes latérales sont peu visibles , cachées sous une multi-
tude de points enfoncés qui couvrent largement les côtés du
prothorax , d'une extrémité à l'autre ; les bords inférieurs
n'offrent aucune villosité Les fossettes mésosternales sont
petites, accentiformes , placées obliquement; les cicatrices
abdominales sont étroites, de même largeur partout, fine-
ment rugueuses ; le disque du métasternum offre , à droite
et à gauche , de son extrémité , une agglomération de points
enfoncés. Les élytres, profondément striées, sont fortement
ponctuées ; les ponctuations latérales paraissent ob longues
et disposées transversalement.
Cette espèce , qui paraît actuellement répandue dans les
collections , vient de la Colombie : on en doit la connais-
sance au naturaliste dont elle porte le nom ; on peut la
placer dans les environs du P. morio.
51. P. latifrons. Perch. (PI. 79, fig. 1.)
Grossi deux fois.
Corpore convexo lœvi, vertice tuberculo compresso, basi ca-
renis duabus transversis ; ex extremitate tuberculi, duœ
carence, medio dentatœ, angulo apertissimo, ultra limites
clypei procèdent es J clypco lato , recto dentibus duobus li-
mitato , valde punctato ; antennis phyllis crassis abbrevia-
tis y articulo phyllarum primo breviore.
Long. , 3 centim.
Corps convexe , lisse ; disque de la tête lisse : de son mi-
lieu s'élève un tubercule entièrement engagé , comprimé à
son extrémité, accompagné, vers le milieu de sa longueur,
de deux petites carènes transverses ; de l'extrémité du tu-
bercule s'avancent , sous un angle très obtus , deux carènes
1 \m,<:tes, Pi,. 77 à 7Î). .33
tranchantes dentées dans leur milieu et s'étendant au delà
des limites du chaperon. Le chaperon est ponctué, droit à
son bord antérieur et limité par deux petites dents avan-
cées ; au dessous de l'origine des carènes est un mamelon
obtus. Les carènes oculaires sont courtes , assez élevées ; les
bords élevés de la tête sont tranchants dans la première par-
tie de leur longueur; le labre est carré, ponctué, un peu
avancé dans son milieu; les mandibules sont peu avancées,
perpendiculaires sur les côtés La lèvre s'articule avec le
menton par une ligne sinuée ; les lobes latéraux de ce der-
nier sont peu ponctués, les fossettes gulaires grandes,
triangulaires, transverses. Les antennes sont épaisses, ont
leurs trois derniers articles en feuilles, mais un peu courbes
tous les trois , et le premier des feuillets plus court que les
autres. Le prothorax est carré, son bord antérieur est
droit , avec les angles avancés, les côtes sinuées au milieu;
le sillon dorsal est assez profond , mais n'atteint pas le
bord antérieur ; le sillon marginal est profond , ponctué ;
en arrière il ne rejoint pas le sillon dorsal , en avant il se
détache d'abord vis à vis la tête , où il se dilate beaucoup :
il n'atteint pas , à beaucoup près , le sillon dorsal. Les fos-
settes mésosternales sont presque nulles ; les cicatrices ab-
dominales sont profondes , très étroites , sans dilatation ; le
disque du métasternum n'est accompagné d'aucune ponc-
tuation. Les élytres sont profondément striées , et chaque
strie couverte de points rapprochés.
Cette espèce vient de la Guyane et fait partie de la col-
lection de M. Guérin-Méneville.
52. P. morio. Dej. Mon., p. 83, n. 37,
pi. 6, fig. 4.
Corpore convexiusculo , verlice lœvi , tubercule) parvo con-
nexo compresso, duobusque parvis lateralibus ; e tuberculo
intermédiare duœ procedunt carenœ rectœy angulo obtuso ,
1841. 13
'i'i Insectks, Pi.. 77 à 79.
post diniidiam partent luberculatœ ; clypeo anlice producto,
recto, in medio parum emarginato , irregulariter punctato.
b'<\. P. contractus. Perch. PI. 79, fig. 2.
Grossi deux fois et demie.
Cor pore corwcxo, contracto , vertice tuberculo parvo connexo,
antice carenis duabus , parte prima angulo obluso, secunda
recle ad 1 clypeum procèdent ibus ; clypeo recto medio parum
emarginato ; antennis triphyllis.
Longueur, 2 centim. 5 miliim.
Corps court , large , convexe ; tête large , un peu ru-
gueuse dans les parties enfoncées. Sur le disque est un
petit mamelon court, à peine saillant, un peu refendu à sa
partie postérieure , accompagné, de chaque côté, d'un autre
plus petit, dirigé obliquement. De la partie antérieure du
mamelon central s'avancent, sous un angle très obtus, deux
carènes tranchantes , se retournant brusquement près du
bord antérieur pour former une dent , continuant ensuite
dans le même sens et venant formel une des dents qui limi-
tent le chaperon. Les bords élevés de la tête sont peu sail-
lants ; mais leur extrémité est aiguë et la portion du bord de
la tète comprise entre cette extrémité et le chaperon est très
concave. Les carènes oculaires sont dirigées très oblique-
ment par rapport au bord du chaperon. Le chaperon est
droit antérieurement , avec une petite échancrure profonde
au milieu, une grosse ponctuation irrégulière et un tuber-
cule au dessous de l'origine des deux carènes. Le labre est
carré , un peu sinué ; les mandibules sont courtes , forte-
ment arquées à leur extrémité. La lèvre s'articule avec le
menton par une ligne sinuée ; les lobes latéraux de celui-ci
sont courts , peu ponctués, et les fossettes gulaires sont
grandes , ovalaires , transverses. Les antennes , triphylles,
ont leurs trois derniers articles courts , le dernier plus
Insectes, Pl. 77 à 79. 3J»
épais , obtus à son extrémité. Le prothorax est en carré
transversal , droit à son bord antérieur , avec les angles un
peu avancés; les côtés sont courbes er un peu sinués dans
leur milieu ; le sillon dorsal est profond et n'atteint pas
tout à fait le bord antérieur; le sillon marginal est profond,
irrégulièrement ponctué , et s'écarte de la tête en se dila-
tant un peu. Les fossettes latérales sont rondes, profondes,
fortement chargées de petits points, dont une certaine
quantité les accompagne tout le long des côtés. Les fossettes
mésosternales sont peu apparentes ; les cicatrices abdomi-
nales sont finement rugueuses et se dilatent doucement
jusque vers leur extrémité; le disque du métasternum
offre , de chaque côté de sa partie inférieure , une agglomé-
ration de petits points très rapprochés. Les élytres sont
également striées et chargées de petits points réguliers un
peu transverses sur les côtés. Les tarses paraissent plus pe-
tits que d'habitude.
Cette espèce, assez remarquable, et qui peut se rappro-
cher du P. mono, vient du Mexique et fait partie de la
collection de M. Buquet.
54. P. longulus. Perch. Pl. 79, fig. 3.
Grossi deux fois et demie.
Corpore elongato convexiusculo , vertice carenis duabus an-
gulo obtuso procedentibus , medio dentato ; clypeo recto ;
antennis triphyllis, articulo ultimo obtuso.
Longueur, 2 centim. 7 millim.
Corps semi-convexe , allongé, lisse ; tête large, lisse;
vertex portant un petit tubercule à peine saillant , ayant ,
à droite et à gauche , près de son extrémité antérieure ,
deux carènes transverses de même longueur que lui : de
son bord antérieur s'avancent , sous un angle droit , deux
carènes ayant une dent élevée vers le milieu de leur lon-
gueur et se terminant, en revenant un peu sur elles-mêmes,
36 Insectes, Pl. 77 à 79.
par deux dents qui servent de limite au chaperon ; le bord
antérieur de celui-ci est entièrement droit , fortement ponc-
tué le-long de ce bord et offrant un petit mamelon à la
jonction des deux carènes. Les bords élevés de la tête et
les carènes oculaires sont peu saillants ; le labre est carré;
les mandibules sont courbes, peu saillantes ; la lèvre s'ar-
ticule avec le menton par une ligne très sinuée ; les lobes
latéraux de celui-ci sont fortement ponctués et chagrinés ;
les fossettes gulaires grandes , ovalaires , transverses. Les
antennes , triphylles , ont les trois derniers articles de
même longueur, et le dernier guère plus épais que les
deux autres. Le prothorax est transversal, convexe au bord
antérieur, légèrement arrondi sur les côtés ; le sillon dorsal
n'atteint pas , à beaucoup près , le bord antérieur , et est
assez profond ; le sillon marginal est profond, irrégulière-
ment ponctué, s'écartant de la tête à son extrémité et se di-
latant beaucoup. Les fossettes latérales sont petites , trans-
verses , ponctuées ; les bords inférieurs sont à peine velus.
Les fossettes mésosternales sont à peine visibles ; les cica-
trices abdominales sont très étroites , lisses, accompagnées,
dans toute leur longueur, d'une ponctuation irrégulière ;
le disque du métasternum n'est accompagné d'aucune
ponctuation. Les élytres ont les stries peu profondes et
également ponctuées de points un peu écartés.
Cette espèce , dont la localité ne m'est pas bien connue ,
fait partie de la collection de M. Buquet et peut venir à
côté du P. contractas,
55. P. angulatus. Perck. Mon. 9 p. 84, n. 38 ,
pl. 6, fig. 5.
Corpore convexiusculo , vertice lœvi, tuberculis vix distinctis;
clypeo Iriangulari , piano, retuso in medio canaliculato ;
carenis ocalorum spinosis ; mandibulis desuper concavis ;
thorace quadrato , angulis anterioribus dentalis.
C'est à tort que cette espèce a été indiquée dans la Mo-
Ikskciks, PI. 77 à 79. 37
nographie comme de Madagascar; elle est maintenant
commune dans les collections et est toujours venue du
Mexique.
56. P. convexus. Dalman. Mon, , p. 86, n. 39,
pi. 6, fig. 6.
Convexior niger n'tidus , capite inœquali iuberculato ; tho-
race sulcaio ; clylris undique punctato-striatis imberbibus.
Dalman.
57. P. marginatus. Perch. Mon,, p. 89, n. 411,
pi. 7, fig. 1.
Cor pore depressiusculo , vertice lœvi , tuberculo valde elevalo
compresso , carenis lateralibus transversis elongatis ; sub
extremitate tuberculi fossula profunda carenisque tribus ,
duabus angulo obtuso rotundato procedentibus , tuberculo
limitatis, una média recta; clypeo porreclo , antice emar-
ginato , parum sinuato.
** Feuillets des antennes courts.
58. 2. P. furcilabris. Eschs. Mon. , p. 92,
n. 43, pi. 2, fig. 3.
Vertice tuberculo aculo porrecto , labro inciso ; thoracis
angulis rotundatis. Eschs.
59. P. transversus. Dalman. Mon., p. 94,
n. 44, pi. 7, fig. 3.
Castaneus nitidusy nertice lœvi trituberculato ; thorace medio
sulcato , antice sinuato angulis rotundatis ; elytris imberbis
punctato striatis. Dalman.
as Insectes, IV 77 à 7l>.
60. P. assimila. Weber. Mon., p. 96, n. 45,
pi. T, %. 5.
Capite multituberculato ; elytris striatis striis mediis nullo
modo lateralibus subpunctatis. Weber.
61. P. tropicus. Perch. Mon., p. 97, n. 46,
pi. 7, fig. 4.
J^ertice punctulato , laberculo acuto basique carenis duabus
elevatis; e tuberculo duœ procedunt carence semi-circulari-
ter ante clypeum abrupte terminatœ ; clypeo late convexo
denlibus duobus parvis limilato ; mandibulis curvis elon-
gatisy antennarum phyllis abbreviatis.
62. P. distinctus. Weber. Mon., p. 99, n. 47,
pi. 7, fig. 6.
J^ertice cornu erccto , medio recto angulo curvato ; elytris
punctato-sulcatis, Weber.
M. le comte de Manherheim , dans l'ouvrage déjà cité ,
observe que c'est à tort que j'ai changé le nom de cornutus,
adopté par Fabricius , parce que les ouvrages de Weber et
de Fabricius étant de même date, il valait mieux choisir
le nom le plus généralement adopté. Je serais très disposé
à adopter cette correction comme les autres qui m'ont été
été indiquées, s'il n'existait une preuve évidente que le
deuxième volume du Systema Eleuthcratorum de Fabricius
a paru après l'ouvrage de Weber, et cette preuve se trouve
dans Fabricius même , qui , sur sept Passales qu'il décrit ,
cite trois fois l'ouvrage de Weber ; seulement il n'a pas
reconnu ou voulu reconnaître le distinctus pour faire une
espèce nouvelle sous le nom de cornutus; au reste, l'on
Ihmi us l'i 77 à 79. 39
sait , à présent , combien Fabricius était sujet à cette mau-
vaise foi entomologique.
63. P. striàto-punctatus. Chev. Mon. f p. 101 ,
n. 48, pi. 7, fig. 7.
Cor pore corwexiusculo ; capitc lœvi , vertice cornu elevalo,
acuto , longiludinis medio rejlexo ; basi carenis duabus
curvis ad clypeum procedentibus ; clypeo antice rejlexo ,
in médium angulo produclo ; antennis triphyllis.
64. P. kdentulus. Mac-Leay. App. ad nat. hist.
à la suite du Voyage du capit. King. in Mon.
P. cylindraceus , n. 49, p. 103, p). 7, fig. 8.
P. ater convexiusculus antennis triphyllis verticis cornu e!e-
vato inciuvo canaliculato ; apice emarginato , tuberculo
utrinque acuto ; elytrorum slriis subpunctalis ; mandibulis
convexis extus dentatis. MaoLeay.
Voyez , pour la description détaillée , celle du P. cylin-
draceus de la Monographie, avec lequel je l'avais con^
fondu*; naturellement il faut supprimer la synonymie.
65. P. teres. Perch.
Elongatus cylindricus , vertice cornu elevato incutvaio desu-
per canaliculato bijido ; canthis lateralibus acutis ; clypeo
recto marginato , margine punclalo ; striis lateralibus ely-
trorum vix punctatis.
Longueur, 4 centim.
Cette espèce n'est peut-être qu'une variété sexuelle du
P. edentulus qui précède : les différences les plus remar-
quables consistent dans sa taille , dans le déiaut presque
absolu de ponctuation des stries des élytres , qui se retrou-
40 Ixsectes, Pi.. 77 à 79.
vent à peine dans les stries latérales; dans les cicatrices
abdominales, qui sont tiès étroites en commençant et vont
en s'élargissant beaucoup vers leur extrémité et dans l'é-
chancrure plus profonde du labre. J'ai eu sous les yeux
deux exemplaires de VEdentulus variant de 2 centimètres
5 mil!, à 3 centim. ; mais tous ceux du P. teres que j'ai vu
ont 4 centim.
Cette espèce est , comme la précédente , de la Nouvelle-
Hollande , et fait partie de la collection de M. Gory.
Je n'ai pas cru devoir faire figurer la tête , qui est tout à
fait pareille à celle de VEdentulus.
66. P. cylindraceus. Perty. (PI. 79, fig. 4.)
Grossi deux fois et demie.
Nigerrimus , nitidus, subcylindraceus , antennarum capitula
triphyllo ; capile utrinque cantho e.levato , et corniculo
medio porrecto; thorace coiwexo , impunctato, utrinque
impresso, ad médium sulcalo; elytris tumidulis , ad discum
paullo deplanatis , sulcato-punctatis. Perty.
Longueur, 2 centim. Gmillini.
Corps cylindrique , velu en dessous et un peu à la partie
humérale des élytres ; tête fortement ponctuée. Du vertex
s'élève un tubercule mince , tranchant en dessus , incliné
à son extrémité, qui est libre, inclinée et aiguë. Le bord
du chaperon est droit , fortement rebordé ; les bords laté-
raux de la tête sont fortement élevés , tranchants à leur
partie supérieure ; les carènes oculaires sont courtes , for-
tement épineuses à leur extrémité ; le labre est très velu ,
ponctué et échancré antérieurement ; les mandibules con-
caves , fortement tridentées , perpendiculaires sur les
côtés ; la lèvre s'articule avec le menton par une ligne con-
cave : celui-ci , qui est très ponctué et très velu , a ses lobes
latéraux courts et pointus , et, dans son milieu , est une
Iivskctes, Pi.. 77 à 79. 41
courte carène très saillante ; les fossettes gulaires sont
assez profondes , situées au bas de la carène du menton ; les
antennes ont leurs trois derniers articles assez courts , le
dernier brusquement en massue à son extrémité ; les cin-
quième, sixième et septième articles ont un commence-
ment de dilatation Le prothorax est en carré transversal ,
les angles antérieurs sont arrondis et saillants du côté de la
tête ; le sillon dorsal est profond et atteint presque l'extré-
mité antérieure ; le sillon marginal est profond , entoure
entièrement le prothorax et se dilate beaucoup de chaque
côté en arrière de la tête , il est fortement chargé de points ;
les fossettes latérales sont transverses , profondes , lisses ;
Técusson est profondément ponctué à sa partie supérieure ;
tout le dessous du corps est finement ponctué ; les fossettes
inésosternales sont nulles ; les cicatrices abdominales sont
très peu profondes . un peu dilatées à leur extrémité ; le
disque du métasternum est lisse. Les élytres sont peu pro-
fondément striées et toutes également ponctuées.
Le peu de matériaux que j'avais de cette coupe, lors de
la rédaction de la Monographie , m'avait empêché de re-
connaître l'espèce de Perty, que j'avais confondue avec
YEdentulus de Mac-Leay ; je m'empresse de corriger mon
erreur; l'espèce que j'ai figurée vient des Moluques et fait
partie de la collection de M. Gory.
67. P. bicanthatus. Guér. (PI. 79, fig. 5.)
Grossi deux fois et demie.
Corpore convexo\ ver lice canthis duabus postice ferream so-
leam simulantibus , intermcdio punctato ; clypeo lato recto
tenue marginato ; mandibulis concavis.
T.onçueur, 2 centim. Smillim.
Corps très convexe , lisse ; tête lisse , assez large ; sur le
vertex s'élève un mamelon très saillant , entouré par deux
carènes parallèles qui , réunies, à leur partie postérieure ,
42 Insecti-s , Pl. 77 à 7i).
par une ligne demi-circulaire , représentent un fer à cheval
très allongé ; l'intervalle entre les deux branches est ponc-
tué ; le chaperon est très large , droit , légèrement rebordé,
limité par deux petites dents mousses , après lesquelles
commencent immédiatement les carènes oculaires , qui
descendent très brusquement et sont assez élevées à leur
extrémité ; les bords élevés de la tête sont tranchants ; le
labre est presque droit, fortement ponctué ; les mandibules
sont concaves en dessus , la lèvre s'articule avec le menton
par une échancrure bisinuée très profonde ; les lobes laté-
raux du menton sont courts , étroits , fortement ponctués ,
velus , les fossettes gulaires peu apparentes. Les antennes
ont les feuillets courts , épais ; le dernier article est brus-
quement obtus à son extrémité et beaucoup plus épais que
ceux qui le précèdent. Le prothorax est eu carré transversal
presque droit antérieurement, un peu sinué au milieu des
côtés , vis à vis les fossettes latérales , arrondi aux angles
postérieurs ; le sillon dorsal atteint les deux extrémités du
prothorax ; le sillon marginal est fortement marqué ; tout
autour du prothorax, il forme , derrière la tête, deux pro-
fondes cicatrices dilatées au milieu et fortement ponctuées ;
les fossettes latérales sont transverses, contournées et
ponctuées. L'écusson est ponctué sur les côtés. Les fossettes
mésosternales sont nulles ; le disque du métasternum est
entièrement lisse , les cicatrices abdominales très étroites ,
sans dilatation sensible; les tibias antérieurs déprimés,
fortement dentés. Les sillons des élytres sont profonds et
également ponctués.
Cette espèce remarquable a été découverte sur la côle
Malaye par M. Ad. Delessert et fait partie de la collection
de M. Guérin-Méneville.
Les quatre espèces qui précèdent donneront lieu proba-
blement à de nouvelles observations soit spécifiques , soit
génériques, quand les matériaux qui s'y rapportent seront
plus nombreux dans les collections,
InstcTKS, H. 77 I 79. 43
ESPÈCES NON RECONNUES DANS LES AUTEURS.
P. polyphyllus. Mac-Leay. Append. d'hist. nat.
à la suite du voyage du capit. King, p. 439 ,
n. 8.
Ater depressiusculus , antennis sex lamellatis, vertice tuber-
culis tribus , intermedio majore compresso linearum supe-
riorum duarum elevatarum transversarum dissecante ;
thoracîs lateribus rufo-ciliatis ; elytrorum striis lateralibus
punctatis.
Nouvelle-Hollande.
Cette espèce peut se rapprocher du P. Chevrolat et du
P. australicus ; elle diffère du second par son corps aplati, et
je ne vois pas dans le P. Chevrolat les carènes transverses
que doit partager le tubercule principal ; au reste , des
descriptions aussi concises prêtent beaucoup à l'arbitraire.
P. tetraphyllus. Eschs. Diss. de génère
Passalus } n. 13. — Leachii?
Thoracîs angulis anticis rectangulis , lateribus circa foveam
punctatis ; elytris basi glabris.
Longueur, 19 millim.
Habitat in Guyana.
Ater, caput vertice carenis duabus anterioribus in angu-
lum contingentibus , duabus posterioribus lineam rectam
formantibus , omnibus carinula longitudinal*! média con-
nexis ; carinae orbitales inermes. Labrum ti uncatum ;
mandibulaî apice obtusa? tridentatre , antennarum clava
quadrilamellata ; la ni cl lis tribus ultiinis elongatis quarto
** Insectes, Pl. 77 à 79.
caeteris dimidiobreviori. Thorax longitudine dimidio latior
antice haud angustior ; margine antico in medio truncato ,
lateribus utrinque parum sinuato , angulis anticis rectangu-
lis absque acumine; supra convexiusculus canaliculatus ,
lateribus fovea magna transversa punctata punctisque ma-
gnis circa foveam dispersis, subtus lateribus pilosus ;
elytra dorso indeterminate deplanata , striis omnibus dis-
tincte et sat profunde punctatis , humeris glabris. — Vero
similiter corn. Dejean banc speciem nomine Passali tetra-
phylli in Catalogo suo signiticavit.
P. toriferus. Eschs. Diss. de génère Passalus ,
n. 4.
Clypeo obsolète dentato vertice tuberculo oblongo depresso
incumbente ; thoracis lateribus punctis paucis impressis ;
elylris striis dorsalibus profunde punctatis.
Longueur, 30 millim.
Habitat ad Rio Janeiro Brasilia?.
Ater, clypeus a capite vix distinctus, impunctatus, medio
carenis duabus obsoletis transversis, altéra recta interrupta,
altéra bisinuata ; margine extico medio producto obsolète
bidentato , lateribus utrinque dente obsoleto. Vertex tuber-
culo elongato incumbente depresso, lateribus rugosus. La-
brum vix emarginatarn. Thorax longitudine multo latior,
antice truncatus ; angulis anticis acutis ; dorso convexius-
culus canaliculatus, lateribus deflexus, fovea punctisque
paucis maguis coarctatis impressis ; subtus lateribus rufo-
barbatus. Elytra pone médium parum latiora infra numé-
ros rufo-barbata , dorso anterius plana, striis dorsalibus
profunde punctatis ; interstitiis saturalibus lineolis trans-
versis impressis , striis lateralibus foveolato-punctatis.
Inskctes, Pl. 77 à 79. 45
P. occipitalis. Eschs. Diss. de génère Passa/us >
n. 9.
Clypeo foveolato , tuberculo occipitali erecto ; thorace vertice
angustiori ; elytris barba ante humerali.
Longueur, 30 millim
Habitat ad Rio Janeiro Brasilia?.
Ater, clypeus indistinctus margine antice obtuse quadri-
dentato, supra foveolis haud profundis densis notatus.
Caput in regione occipitali tuberculo elevato , antrorsum
carinas duas angustatas tuberculo mini mo terminatas exer-
cite notatuin , caréna orbitali dentata. Labrum truncatum.
Thorax longitudine niulto latior antice truncatus et angus-
tior, angulis anticis acutis , dorso convexiusculus canalicu-
latus ; lateribus deflexis , fovea punctis magnis impressis
notatis ad marginem anticum utrinque fossa arcuata pro-
funda punctata , subtus lateribus ferrugineo-barbata. Ely-
tra ultra médium haud dilatata , ante numéros in superficie
antica et dense punctata et ferrugineo-barbata , dorso me-
dio tant uni deplanata, striis dorsalibus profunde puncta-
tis; punctis striarum lateralibus majoribus. — Magnam
P. convexi Schœnh. affinitatein habere videtur ; sed satis
differt.
P. semi-cylindricus. Eschs. Diss. de génère
Passalus , n. 18.
Antennarum lamellis brevibus , apicali majori semi-lunaia ;
thorace antice bisinuato , angulis rotundatis ; elytris con-
vexis.
Longueur, 25 millim.
Habitat ad Rio Janeiro Brasilia?.
Rufo-castaneus totus. Clypeus truncatus supra obsolète
46 Insectes, Fl. 77 à 79.
punctulatus , punctis duobus acutis elevatis. Vertex eleva-
tione média carinulis duabus lateralibus et tertia apicali
munita notatus. Labrum truncatum , mandibula? apice tri-
dentatae , nigrœ. Antennarum clava coarctata , lamellis tri-
bus breviusculis, apicali majori semi-lunata. Thorax longi-
tudine dimidio latior, antice bisinuatus, angulis anticis
rotundatis, supra convexiusculus canaliculatus , lateribus
fovea profunde impunctata sulcoque intermarginali toto
profunde punctatissimo, subtus lateribus ferrugineo-pilo-
sus. Scutellum medio lœvissimum , lateribus parum punc-
tatum. Elytra convexa, ante numéros pilis raris obsita ;
striis omnibus punctulatis.
P. armatus. Perty, Voy. de Spix et Martius ,
p. 54 , tab. 2 , fig. 1 Ai — Supplém. à la Mon. ,
pi. 79, fig. 6.
Depressus niger, nitidus, antennarum capitulo triphyllo ;
capite procumbenti porrecto ad apicem truncato , emargi-
nalo; thorace suie ato , fovea utrinque punctulata ; elytris
punctato-sulcatis , punctis latera versus ew'dentioribus.
Long,, 40 raillim.
Habitat in Brasilia sequinoctiali.
P. cornuto affinis , sed corpore magis elongato , de-
presso, cornuque verticalis figura facile distinguendus, caput
fronte excavato , utrinque intra oculos cantbo antice acuto ,
subemarginato , septo oculorum pœne in eorum médium
contingente ; cornu medio magno paullo deorsum curvato ,
subparallelo antice emarginato ; margine antico utrinque
obsoletissime dentato ad médium minime emarginato.
Oculi rufo-brunnei. Thorax satis planus , angulis anticis
acutis y linea média profunde impressa , utrinque ad mar-
ginem punctis aliquot magnis , cicatricosis , confluentibus
iNMCTEt, Pi.. 77 à 79. kl
foveam eflormantibus. Elytra plana ad latera abruptius
decliva, sulcis latiusculis ad parlem declJvein profundius
punctatis. Mandibula? a labio fere tota3 obtectae , apice sub-
quinquedentatœ , antennae capitulo depresso, triphyllo,
favescenti-tomentoso.
P. Goryi. Mellj. Guérin, Mag. de zool. j cl. ix,
n. 59, 1833.
Long. , 7 cent. 3 millim. ; larg. , 27 millim.
« Noir : antennes garnies de longs poils bruns ; le pre-
" mier article très gros et renflé , les deuxième, troisième et
« quatrième arrondis, les quatrième , cinquième et sixième
« renflés ,et les trois derniers en lames. Tète munie de trois
« tubercules : celui du milieu conique et aigu ; les yeux très
« petits, d'un gris fauve et en partie recouverts d'une projec-
« tion des tubercules ; corselet plus large que la base de la
« tête , fortement marqué au centre, déprimé sur les côtés.
« Elytres très arrondies à la base, convexes, fortement
« marquées de stries ponctuées ; les trois premières lignes,
« stries garnies de poils bruns : jambes très fortes ; celles de
« devant armées postérieurement de six dents aiguës; tarses
« composés de quatre articles égaux et arrondis, et d'un
« crochet fortement renflé à la base.
« Ce bel insecte , qui devra probablement former un
m genre nouveau, vu sa forme beaucoup plus arrondie et
« ovale que celle des autres Passales , m'a été envoyé de
« Guatimala. »
Nota. C'est à tort que l'auteur de la description dit que
cet insecte a aux tarses quatre articles égaux et un crochet ;
si le dessin, comme j'ai des motifs de le croire, est exact, les
tarses ont cinq articles, dont le premier plus long, les trois
suivants courts, le cinquième plus long que le premier et
48 Insectes, Pl. 77 à 79.
portant deux crochets ; les sixième et septième articles des
antennes ont déjà un commencement de dilatation feuille-
tée , et les derniers articles sont bien minces pour leur lon-
gueur ; mais ce qui me paraît le plus extraordinaire, ce sont
les yeux , qui seraient extrêmement petits par rapport à la
grandeur de l'insecte , et qui sont entièrement environnés
par les bords de la tête. Je regrette beaucoup de ne pas
avoir vu ce Passale en nature.
P. minutus. Fab.
Ferrugineus elylris testaceis ; corpus vix pediculo majus.
Habitat in America? meridionalisinsulis.
M. Hope , dans l'ouvrage ci-dessus cité , fait observer que
j'ai omis le Passalus minutus de Fabricius ; cela est vrai ,
comme il est vrai aussi que je ne crois pas que cette espèce
soit un vrai Passale, mais quelque petit genre de Xylo-
phage; peut-être, cependant , suis-je dans l'erreur.
A. PERCHERON.
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2 Contrat' tu* . fir a ^Z*-
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3 Bicatithatus . Or 2 9/.
6 Arma tus . JâjM* </r Arfî/ /
V Remt'ruf imp
Insectes, Pi.. 80.
G. AMBLYSOMA. Amblysoma. Westwood.
Insectum sub hoc nomine hic depingo ad ordinem Hy-
menopterorum et subfamiliam Thynnidarum etiam perti-
nens Scotaense Klug. affine, at subgenus peculiare evidenter
constituens. Abdomineparvo, segmentis continuis distinc-
tuin ; caput médiocre; antennae â vix thoracis longitudine ,
13 articulât» , articulo secundo parvo at distincto, articulis
ultimis paullo gracilioribus et subcurvatis. Thorax oblongo-
ovatus tegulis magnis; metathorax postice rotundatus. Alae
magnœ venis omnino ut in Anodontyra dispositis, cellula
prima cubitali in duas partes appendiculo abbreviato sub-
divisa. Pedes longi, tarsorum unguibus subtus ante apicem
dente armatis. Abdomen ovale , thorace minus segmentis
continuis apice inermi <?.
Obs. Partes oris deterritae nisi mandibulae elongatae fere
rectae , apice suboblusae dente maximo truncato interno ante
apicem armatae.
A. de Latreille. A. Latreillii. Weslwood.
Species unica.
Nigra, luteo albidoque varia ; alis anticis fascia subapicali
fusca.
Long. corp. , lin. 4 1/2 ; expans, alar., lin. 12 1/3.
Caput nigrum , facie albida; antennis nigris , collare lu-
teum , utrinque linea brevi transversa nigra notatum. Me-
sothorax niger , tegulis scutello maculisque duabus in
medio scuti fulvis. Metathorax luteo-fulvus , linea trans-
versa arcuata nigra versus basin. Abdomen brève , unico-
1841. M
i Insectes, P*. 80.
lor obscure fusco-fulvescens. Femora nigra, antica ad api-
eem picea ; tibia? fulvescentes , tarsi fulvi , articulo ultima
nigro.
Habitat in Brasilia , regione des Missions.
In mus. D. Romand , olim Latreillii.
WESTWQOD.
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Insectes, Pl. 81. 1
G. ANODONTYRA. Anodontyra. Westwood.
Genus, velpotiussubgenusHymenopterorum; ad subfa-
miliam Thynnidarum pertinens, Scotaense, Klug (Elaphrop-
terae, Guérin) magis affine. Corpus elongatum, brevius tamen
quam in Scotœnis. Caput médiocre , clypeo producto, ocel-
lis inaequalibus , antico majori , mandibulae curvatse , apice
acutae intus , paullo ante apicem dente valido subobtuso
arma ta? ; maxillae, lobo apicali subrotundato, ciliato , stipite
basali nudo ; palpi maxillares elongati ; 6 articulati, articulo
primo brevissimo , secundo et tertio majoribus, tribus ulti-
mis gracilioribus et longioribus. Mentum compressum ;
labium in individuo dessiccato occultum. Palpilabiales 4-ar-
ticulati , articulo primo curvato , secundo et tertio crassio-
ribus , ultimo gracili. Antennae<? graciles , thorace vix lon-
giores , 13 articulatse, articulo secundo discreto. Thorax <?
oblongus , collari brevi transverso ; mesothoracis scutum
transversum longitudinaliter 4-canaliculatum ; metathorax
magnus , postice subtruncatus ; tegulae magna? ala? médio-
cres ; anticae cellula unica radiali et 4 cubitalibus , prima in
medio linea abbreviata subdivisa ; secunda recipit primam
venam recurrentem , et tertia secundam. Pedes graciles
tarsis posticis longis , unguibus bifidis. Abdomen elongato-
ovatum ad apicem inerme , segmentis continuis.
Femina latet.
A. tricolore. A. tricolor. Westwood, Proceed.
zool.Soc, 1835, p. 74.
Species unica.
Nigra, collari antice linea flava transvert a ornala; segmentis
abdominalibus secundo , tertio et quarto ad apicem flavo
1841. 14
IXSECTKS, Pf, . Si.
interrupte marginal is, subtus etiam macula paiva ejusdem
coloris notatis ; tibiis tarsisque testaceis ; alis fufoo testa-
ceis , anticis fone médium fascia latafuscescenti ornatis.
Long. corp. , Un. 8 1/4 ; expans. alar. , lin. 14 1/2.
Habitat in Chili.
In mus. D. Hope.
Fig. a, caput cum mandibulis; b, maxilla; c, mentum et palpi
labiales; d , antennœ ; e , portio alae anticœ stigmaticalis ; f, lingues;
g , apex abdominis.
WESTWOOD.
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b ,
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Anod.OJQ.tyra trico/or , vre<rtu>ood
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AiinfdoucAe> se .
I\SKCTiis, Pi,. 8î. 1
G. CENTROTE. Centrotus. Fabricius.
C. horrible. C. horrificus. Westwood, Proceed.
zool. Soc, 1837, p. 130.
Haec species scutellum habet prothoracis lobo haud
occultatum , frontem simplicem , pedes anticos latos et
posticos compressos , inde ad genus Centrotum stricte sic
dictum Burmeisteri et Germari pertinet.
C. fuscus punctatus etluberculatus; prothorace supra utrin-
que in cornu crasso produclo , apiceque in nodis duobus
maximis elevalo.
Long. corp. , lin. 2 ; expans. alar. , lin. 4 1/2.
Habitat in Manilla.
In mus. Dom. H. Cuming.
Fuscus , rude punctatus ; abdomine nigro , punctis ma-
joribus excavatis, facie antice rugosa; prothoracis parte
antica in cornua duo erecta divergentia , tuberculis conicis
obsita , producta ; apice singuli dilatato et acute emargi-
nato ; parte postica abdominis longitudine vel paru m lon-
giori , basi (supra scutellum distinctum et bifidum) in no-
dum tuberculatum curvata , nodoque paullo ante apicem
maximo elevato compresso supra rotundato, tuberculis co-
nicis vel setis rigidis armato ; tibiis quatuor anticis oblongo-
ovatis ; posticis compressis ; tegminum venis basalibus et
subcostalibus tuberculatis ; vena mediastina (colore viridi
tincta) ad apicem bifida ; vena postcostali (rubro colorata)
in médium tegminis furcata ; furcis tamen subito coales-
centibus at paullo ante apicem iterum disjunctis; vena me-
1841. 14
2 Insectus , Pi.. 82.
diana (cgeruleo colore tincta) ad apicem furcata ; vena anali
(flava) simplici.
Obs. Affinis Centroto crucialo , Stoll , pi. 2, fig. 8, et
pi. 15, fig. 77; C. cntcialus, Perty, pi. 35. fig 14, £,prae-
cedenti omnino distinctus.
Fig. a, Insectum supra visum ; b, idem a fronte visum; c, ala
antica seu tegmen; d , ala postica.
WESTWOOD
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Insectes > // 82 .
Centrotus Aû/rjfaw. m-smxw
H<-rrkm<{ imp
Insectes, Pi. 83. 1
G. SMILIA. Smilia. Gernmr.
S, a deux feuilles. S. bifoliata. Westvvood.
{Centrotus bifoliatus , Westw. in Proceed. of
zool.Soc, 1837, p. 130.)
Haecspecies scutello obtecto tegminibus ad angulum ana-
lem haud incisis; tibiis anticis haud ellipticis tatsisque
xqualibus; ad genus Smiliam Germ. et Burm. pertinere
videtur.
S. fusca prothorace antice in cornu maxirno erecto ad apicem
infoliis duobus elongatis reflexis terminato, producto.
Long. corp. , lin. 3 ; expans. alar. , lin. 6.
Habitat in Manilla. Dom. H. Cuming.
Fuscus punctatus ; prothorace antice in cornu longissi-
mum erectum conicum aut sensim attenuatum elevato;
margine postico setigero, summo apice bifido ramis fere lon-
gitudine cornu rétro extensis cum apice extremo singuli di-
latato acutosubfoliato ; parte postica prothoracis compressa ,
longitudine corporis carina acuta dorsali, apice sensim atte-
nuato et paullo deflexo-curvato ; prothorace in medio supra
dorsum abdominis fascia lata albida ; tegminibus fuscis
punctisnonnullis obliquis pallidis ad marginem internum ;
tibiis anticis latioribus posticis gracilioribus subserrulatis.
0^5. Valde afiinis Centrolo Hardwickii , Kerby (in Lou-
doni Mag. of nat. hist., t. II , p. 21 a). — - Hab. Nepalia.
1841. 14
83.
Fig. a, insectum supra visum ; b , idem e fronte ; c, pes anticus ;
cl, tibia et tarsus postici 5 e , tegmen seu ala antica, vena mediastina
(viridis) ad apicem bifida ; vena postcostalis (rubra) pone médium
in ramos duos divisa fere ad apicem tegminis currentes ; vena me-
diana (cœrulea) ad apicem bifida ; vena analis simples ;f, ala postica.
WESTWOOD.
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ïnsecùss. Fl$S\
Smilia bifoliata , rresaoood
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.i/tnestoucàe
Insectes, Pi-. 84. 1
G. LYCISCA. Lycisca. Spinola.
Lycisca genus e faniilia Chalciditarum et subfamilia
Cleonymidum , a cel. Spinola nuperrhne in hoc opère
(1840, pi. 43)editum, cum génère nostro Hetroxydi forma
elongata et Cheiropacho (D. quadrum , Fab.), pedibus
anticis incrassatis convenit.
L. de Romand. L. Romandù Westwood.
Cœruleo-nigra , punctatissima ; capite postice et ad margi-
nem internum oculorum aureo-viridi ; antennis nigris ;
collaris margine postico parapsidum et paraplerum margi-
nibus metathoraceque aureo-viridibus ; abdomine supra
piano punctato lateribus inflexis , supra cœruleo -nigro ,
apice segmentorum nitidissimis ; subtus marginibus segmen-
torum aureo-viridibus et punctatis ; pedibus brunneis ; alis
pallide infumatis maculis duabus brunneis subcostalibus
postice lunula pallidiori connexis î .
Long. corp. , lin. 8 ; expans. alar. , lin. 9 (mens. angl).
Habitat in Cayenna et Brasilia.
Speciem alteram hic depingo cujus caput fere thoracis
latitudine et transverso-quadratum est , antennœ prope os
insertae, 11 articulatae, articulo primo in canalem obliquum
faciei recepto , graciles, articulo primo tenui elongato,
secundo dimidio breviori , tertio brevissimo , quarto lon-
gitudine secundi , quinto et sexto proximis longitudine
decrescentibus etnonnihilcrassioribus, articulo ultimo (un-
deciino) acuminato ; collare mesothorace quadratum angus-
tius e capite collo brevi separatum. Mesothorax maximus
1841. M
2 Inslctes, Pl. 84.
parapsidibus parapterisque bene determinatis , scutello-
que magno inerini. Metathorax minutus. Abdomen tlioracc
duplo longius et angustius, sensim ad apiceni attenuatum .
Oviductus vix exsertus e basi abdominis subtus enascens.
Pedes antici brèves, femoribus incrassatis et interne versus
apiceni dente parvo armatis ; tibiis in medio interne sinua-
tis ; pedes 4 postici longi graciles , femoribus intermediis
posticis multo gracilioribus , his paullo incrassatis. Tarsi
omnes 5-articulati. Alac ut in congeneribus , nervo sub
stigmaticali brevi , clavato et ad apiceni versus costam
paullo recurvo.
In mus. Dom. Romandi hymenopterologi peritissimi et
cum ejus nomine inscripta, etiam in mus. D. Miers , bota-
nici acotissimi.
WESTWOOD.
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L yc 1 S C a Av mandé , resnvood .
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Annedoucfic Jt
Insectes, l'i.. 85. 1
G. TMESIDÈRE. Tmesidera. Wcstwood.
Tmesidera genus novum e familia Meloidarum , nomen
habet e prothorace ad angulos anticos incisos (t/umV/s-, inci-
sio , et <T«f n , colluni) et characteribus sequentibus distin-
guitur.
Gaput thorace paullo angustius obtriangulare , pone ocu-
los dilatatum et truncatum , postice in collum distinctum
contractum. Oculi latérales, anticeemarginati. Labrumpar-
vum porrectum , angulis anticis rotundatis , margine antico
in medio parum emarginato. Mandibulae tenues , apice sub-
obtusae , intus inermes membranaque fere ad apicem ex-
tensa instructœ, clausœ ultra labrum haud protensae.
Maxillae cornea? longa? , lobo apicali magno et valde ciliato,
interno parvo ciliato ; palpi maxillares brèves 4-aiticulati ,
articulo secundo longiori , quarto paullo securiformi.
Mentum tenue antice latius, labium magnum in medio
valde constrictum apice in lobos duos rotundatos divisum.
Palpi labiales e medio labii prodeuntes brevissimi 3-arti-
culati, articulo basali minimo , tertio paullo securiformi.
Antenna? longitudine médiocres, articulo primo clavato,
secundo omnium minimo , reliquis obconicis , compressis
extremis paullo majoribus. Thorax capite paullo latior,
margine antico rotundato, angulis anticis truncatis et vaide
incisis ; dorso valde sculpto. Scutellum minutum. Elytra
thorace fere duplo latiora , parallela , apice rotundata ,
parum hiantia. Pedes elongati , femoribus tibiisque sini-
plicibus compressis calcaribus duobus brevissimis externo
tibiarutn posticarum latissimo ; tarsis compressis hetero-
meris. Unguibus denticulatis , denteque apicali majori,
singulo seta compressa apice latiori , instructo .
1941. 15
2 Insectes, Fl. 85.
Hoc genus affine videtur generibus Nemognatha Ctenopo
velLeplopalpopotius quam cum G. Horia et Cissiti quibus
tarsorum unguibus denticulatis et appendiculatis congruit.
T. rufipenne. T7. rufipennis. Westwood.
Tota nigra nilida ; elytris testaceis exceptis.
Longueur, 20 1/2 miilim. ; largeur, 15 1/2 millim.
Habitat in Nova Hollandia.
In mus. Hope et nostr.
Species unica àdhuc niihi nota Australasiae incola.
Caputpunctatum postice inmedioimpressum. Prothorax
margine antico elevato , linea média longitudinali impres-
sionibus duabus profundis utrinque notatus. Elytra lœte
testacea , reticulato-rugosa , singula lineis quatuor longi-
tudinalibus elevatis.
WESTWOOD.
jf<n/. de ZoêlogU ; tâéi>
Insecte*. /'/ êS,
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